Un pilote brésilien a volé dans une réplique du 14-Bis de Santos Dumont

Publié le par david castel

 
Un Brésilien réédite l'exploit du père de l'aviation

BRASILIA - Un Brésilien passionné d'aviation a réédité dimanche à Brasilia devant un millier de personnes l'exploit réalisé il y a un siècle par son compatriote Alberto Santos Dumont, considéré comme le père de l'aviation. Il a volé à bord d'une réplique du 14-Bis.

Alan Calasa a parcouru quelque 350 mètres à une altitude de 3 mètres au-dessus de l'Esplanade des Ministères, une immense pelouse de plus de 2 km de long au coeur de la capitale. La foule a applaudi le pilote, bien que le train d'atterrissage (des roues de bicyclette) se soit brisé en touchant terre du fait de la vitesse de la descente.

Le vol du pilote Alan Calasa, qui a construit lui-même la réplique du 14-Bis, est un hommage à Santos Dumont à la veille du centenaire, lundi, du premier vol en public d'un avion sur le champ de Bagatelle à Paris. Le Brésilien avait alors volé sur 60 mètres à une hauteur de 3 mètres.

Santos Dumont, un millionnaire qui vécut une grande partie de sa vie à Paris, n'a pas laissé de plan du 14-Bis, un avion avec le moteur et les ailes dans la partie arrière. Cependant, il a laissé les plans de son second avion, le "Demoiselle", avec lequel il vola en 1907 et qui devait devenir le modèle des avions à hélice.

Santos Dumont est mort le 23 juillet 1932. La première Guerre Mondiale l'avait plongé dans la dépression car il se sentait coupable de l'utilisation des avions comme machines de guerre.

(ats / 23 octobre 2006 04:33)




AFP 23.10.06 | 00h10

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Un Brésilien passionné d'aviation, Alan Calasa, a réédité dimanche à Brasilia devant un millier de personnes l'exploit réalisé il y a un siècle par son compatriote Alberto Santos Dumont, considéré au Brésil comme le "père de l'aviation", à bord d'une réplique du 14-Bis. Alan Calasa a parcouru quelque 350 mètres à une altitude de 3 mètres au-dessus de l'Esplanade des Ministères, une immense pelouse de plus de 2 km de long au coeur de la ville construite par Oscar Niemeyer. La foule a applaudi le pilote, bien que le train d'atterrissage (des roues de bicyclette) se soit brisé en touchant terre du fait de la vitesse de la descente. Le vol du pilote Alan Calasa, qui a construit lui-même la réplique du 14-Bis, est un hommage à Santos Dumont à la veille du centenaire (lundi) du premier vol en public d'un avion sur le champ de Bagatelle à Paris, quand le Brésilien avait volé sur 60 mètres à une hauteur de 3 mètres. "Santos Dumont avait résolu le problème d'un vol dans un appareil plus lourd que l'air: le 14-Bis a couru sur le sol, a décollé, a volé en ligne droite et a atterri sans avaries", relate Fernando Hipolito da Costa, l'un de ses biographes. "Il n'a pas volé plus longtemps car la foule, entrée sur le champ pour assister à l'événement, courait en direction de l'appareil, émerveillée du véritable miracle qui venait de se produire", raconte Da Costa dans un livre publié récemment sous le titre "Alberto Santos Dumont, le père de l'Aviation". Les frères américains Wilbur et Orville Wright avaient réalisé une prouesse semblable trois ans auparavant mais dans un vol catapulté, non officiel et sans circuit pré-établi. Santos Dumont, un millionnaire qui vécut une grande partie de sa vie à Paris, n'a pas laissé de plan du 14-Bis, un avion de type "canard", avec le moteur et les ailes dans la partie arrière et avec presque tout le fuselage dans la partie avant, ce qui compliquait les manoeuvres. Cependant, il a laissé les plans de son second avion, le "Demoiselle", avec lequel il vola en 1907 et qui devait devenir le modèle des avions à hélice. Santos Dumont a volé jusqu'en 1909 et a perfectionné pendant 12 ans ses inventions, mais une maladie dégénérative a mis fin à ses expériences. La première Guerre Mondiale l'a plongé dans la dépression car il se sentait coupable de l'utilisation des avions comme machines de guerre. Il est mort le 23 juillet 1932.



Alberto Santos-Dumont
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Alberto Santos-Dumont

Alberto Santos-Dumont (20 juillet 1873 à Palmyra ou Palmira, aujourd’hui Santos-Dumont - 23 juillet 1932 à Guarujá) est un pionnier brésilien de l'aviation.

Il construisit de nombreux ballons à bord desquels il vola et conçut le premier dirigeable pratique. La démonstration de son puissant aéronef plus-lourd-que-l'air le 14 Bis eut lieu dans le parc de Bagatelle près de Paris, avec un vol public, homologuant par la même le premier record du monde d'aviation, le 23 octobre 1906.

Biographie [modifier]

Hommage de l'aéro-club de France à Santos Dumont à Saint-Cloud
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Hommage de l'aéro-club de France à Santos Dumont à Saint-Cloud

Alberto Santos-Dumont est venu très jeune en France où il passera la majeure partie de sa vie. En 1898, il se fixe à Paris.

Il est le premier à quitter le sol à bord d'un aéronef plus-lourd-que-l’air pourvu d'un moteur à essence qu'il a lui-même élaboré. En 1901, Henry Deutsch de la Meurthe crée une compétition, dotée de 100.000 francs, réservée aux seuls dirigeables et qui consiste à couvrir en moins de 30 minutes la distance entre Saint-Cloud et la Tour Eiffel. Il y participe et la remporte. Puis il se passionne pour les « machines volantes » de Clément Ader, des frères Wright et d'Otto Lilienthal. En fait, leurs machines parviennent à peine à s’arracher du sol.

Le 23 octobre 1906, dans le parc de Bagatelle, Santos-Dumont parvient à maintenir sa machine au-dessus du sol sur une distance d’une soixantaine de mètres au-dessus de l’herbe. Il vient d’effectuer le premier vrai vol en Europe. Conforté par cet exploit, le 12 novembre 1906, à bord du 14 Bis, un biplan à moteur d’une puissance de 50 CV, il franchit en vol une distance de 220 mètres en 21 secondes, à la vitesse invraisemblable de 41,3 km/h ; cette prouesse figure sur les tablettes de la toute nouvelle Fédération Aéronautique Internationale comme le premier record du monde d'aviation. Il avait appelé son aéroplane 14 Bis parce que ses premières expériences de sustentation s’étaient déroulées arrimées à un dirigeable immatriculé 14.

Le 22 novembre de la même année, l’aérostier remporte le prix d'aviation créé conjointement par Deutsch de la Meurthe et Ernest Archdeacon. En 1907, Santos-Dumont tente à 15 reprises des vols motorisés avec les moteurs Antoinette. Bon nombre seront un échec.

Santos-Dumont à bord d'un de ses dirigeables.
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Santos-Dumont à bord d'un de ses dirigeables.

Cela fait maintenant une dizaine d’années que son nom circule dans le milieu des aéronautes et des aérostiers lorsqu’en 1909, il entreprend la construction des « Demoiselles », petits monoplans motorisés, ce qui augmente sa popularité auprès du public français mais aussi des vedettes des meetings, d'autant plus qu'il offre gratuitement les plans à ceux qui souhaitent les construire. Ces appareils sont d’une incroyable maniabilité, si bien qu’ils deviennent à leur tour les vedettes des exhibitions aériennes que le public réclame. Devant un tel succès, et sa gloire montante, Santos-Dumont modifie, pour encore les améliorer, ses aéronefs. Bientôt ce sont de véritables avions de tourisme fait, de toile de chanvre et de bambous qu’il vend en kit au public].

Après la Première Guerre mondiale, il reste en France encore une dizaine d’années. Mais la seule perspective de voir évoluer l'aviation à de seules fins militaires le dégoûte et, il est atteint de sclérose en plaques en 1928. Il retrouve son pays natal la même année où il fera quelques meetings, mais finira par se suicider le 23 juillet 1932.

Liens extérieurs [modifier]

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C'est en 1904 que Louis Cartier a créé la toute première montre-bracelet pour son ami l'aviateur brésilien Alberto Santos-Dumont

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