Staline le tyran rouge

Publié le par david castel

endredi 16 mars 2007 (17h45) :

17 commentaires

À l’attention de M. Hubert Tison, directeur de la rédaction et rédacteur en chef de la revue Historiens et Géographes et de M. Robert Marconis, président de l’Association des professeurs d’histoire et de géographie de l’enseignement public (APHG)

Chers collègues,

Je suis informée aujourd’hui par un collègue de l’enseignement secondaire, agrégé d’histoire, M. Weiser (que je remercie vivement de son initiative), du soutien apporté ès qualités par l’APHG (Association des professeurs d’histoire et de géographie de l’enseignement public), et, selon sa section d’Aix-Marseille, par "la rédaction d’Historiens et Géographes", à une production télévisée non encore diffusée.

Après lecture de la pièce concernée, la diffusion par www.aphgAixMarseille.com d’une publicité intitulée "Documentaire pédagogique de M6 à destination des collégiens et des lycéens" (que vous trouverez reproduite ci-dessous), je constate avec stupeur que :

1° l’APHG a été dotée du privilège de visionner, avant la masse des spectateurs français, un « documentaire » de M6 intitulé « Staline, le tyran rouge », titre accrocheur qui semble augurer du même sérieux qu’une production antérieure, « Hitler, la folie d’un homme », dont l’intitulé constitue à soi seul un aveu de manque de sérieux scientifique. Je remercie l’association de faire savoir aux professeurs d’histoire et de géographie de l’enseignement public à quel titre elle a reçu ledit privilège de cette chaîne de télévision privée.

2° l’APHG accepte que son label et sa réputation auprès des collègues servent de relais publicitaire à une chaîne de télévision qui n’a pas habitué les élèves et étudiants des membres de l’association à des spectacles de nature à informer et éduquer la population française, qu’il s’agisse d’histoire ou de « télé-réalité » information et éducation qui constituent, au moins en partie, la mission de notre profession.

3° l’APHG donne sa caution, quasi complète, à cette émission, en dépit de la légère réserve finale destinée à sauver son honorabilité : « Bien sûr les réalisateurs ont fait des choix. Le documentaire ne dit pas tout. Le professeur doit remettre en perspective et compléter, expliquer, et initier les élèves à la critique de l’image ». C’est bien le moins que l’APHG reconnaisse au professeur d’histoire « de l’enseignement public » le droit ou le devoir de compléter l’enseignement de base dispensé par une chaîne privée de télévision. Concernant les bases « scientifiques » sur lesquelles le malheureux « professeur » pourra se livrer à cet examen « critique » a posteriori, vous lirez au point suivant mes remarques sur les références bibliographiques que vous fournissez aux collègues, pour la tâche à eux assignée après diffusion du « documentaire » colorisé.

4° l’APHG, au rebours de toutes les traditions de l’université relatives à la « disputatio » ou au débat scientifique, accentue encore cet appui par la référence à deux des travaux de M. Nicolas Werth, qui a déjà dispensé ses « conseils historiques » au « documentaire » réalisé par Mathieu Schwartz et Serge de Sampigny, et monté par Yves Deleumandre. Je rappelle que Nicolas Werth, Directeur de Recherches au CNRS, a vu sa notoriété portée aux cimes par sa large participation à un ouvrage qui, sur le plan scientifique, a confirmé la « soviétologie » française en lanterne rouge de l’historiographie internationale : du Livre noir du communisme (Paris, Robert Laffont, 1997) réalisé sous l’égide de Stéphane Courtois, M. Werth a en effet fourni la partie présumée scientifique. Il s’est agi en réalité d’une opération politique et idéologique de grande envergure, à l’échelle tant de la France que de l’Europe unifiée. Cette opération éditoriale a donné l’élan décisif à l’assimilation entre nazisme et communisme qui peuple aujourd’hui les manuels scolaires (est-ce avec la caution scientifique de l’APHG?).

Dans l’Europe unifiée comptant désormais nombre de pays d’Europe orientale supposés avoir acquis la liberté grâce à l’effondrement de l’abominable Union Soviétique, l’opération a abouti à ce que, malgré l’identité proclamée entre nazisme et communisme, les groupements communistes sont aujourd’hui pourchassés et interdits, tandis que les héritiers des bourreaux nazis et des collaborationnistes de la période 1939-1945 sont dotés de statues, places, etc., et érigés en héros de manuels scolaires ayant servi la liberté des peuples contre la barbarie soviétique. Un des derniers hauts faits de ces hérauts de la liberté s’est déroulé en Roumanie « démocratique », avec la récente réhabilitation « partielle », par la « cour d’appel de Bucarest », du dictateur nazi Ion Antonescu, chef des Gardes de fer, boucher hitlérien, tortionnaire et massacreur de juifs passé par les armes le 1er juin 1946 sur décision de la justice de son pays, événement rapporté par un historien américain, Radu Ioanid, dans le Monde du 2 mars 2007. Je signale en outre que M. Courtois, le maître d’œuvre du Livre noir du communisme, se fait aujourd’hui, entre autres tâches médiatiques, une spécialité de diffuser en tous lieux la bonne parole des organisations « ukrainiennes » : lesquelles se sont illustrées le 25 mai 2006 en rendant un hommage solennel sous l’Arc de Triomphe au pogromiste ukrainien Petlioura, outrage qui a valu auxdites organisations l’ire de la LICRA, organisation juive née de la défense de Samuel Schwarzbard, jeune juif ukrainien émigré à Paris qui y avait tué Petlioura en 1926.

L’APHG peut-elle expliquer pourquoi son soutien enthousiaste au documentaire réalisé sur les « conseils historiques » de M. Werth est doublé d’une publicité exclusive en faveur du même chercheur ? On imagine dès lors comment le professeur, convaincu des mérites de M. Werth à la fois par M6 et par l’APHG, pourra « remettre en perspective et compléter, expliquer, et initier les élèves à la critique de l’image » mise en forme sur les « conseils » de M. Werth.

Les collègues ignoreront donc que les travaux de M. Werth, devenu l’idole des manuels scolaires et universitaires, entrent en contradiction absolue avec nombre de ceux qui, dans le monde, font autorité. J’en citerai peu. L’un a été rédigé par son père, le remarquable journaliste anglais Alexander Werth, qui a passé en URSS les années de guerre d’extermination allemande contre ce pays, et en a tiré le gros ouvrage La Russie en guerre, Paris, Stock, 1964, 2 vol. Cette étude de journaliste demeure une des meilleures observations de la guerre en URSS et du soutien massif qu’a recueilli de sa population le « tyran rouge » dont Nicolas Werth décrit en tous lieux « la guerre contre son peuple ». Un des derniers livres universitaires en date, paru en octobre 2006 (donc, qui ne figure pas encore dans l’ensemble es bibliographies) confirme le sérieux du témoignage de 1964 : il a été rédigé par un des plus importants spécialistes internationaux de la politique extérieure soviétique des années trente à 1953, Geoffrey Roberts, Stalin’s Wars : From World War to Cold War, 1939-1953. New Haven & London : Yale University Press, 2006.

Sur l’histoire intérieure de l’URSS, « la famine en Ukraine » pour ne citer que cet aspect sur lequel M6 va nous faire frémir, l’APHG nous l’annonce est traitée par nombre de spécialistes mondiaux dans des termes absolument antagoniques avec les méthodes et les conclusions de M. Werth. On citera notamment les travaux de Douglas Tottle, Fraud, Famine and Fascism. The Ukrainian Genocide Myth from Hitler to Harvard, Toronto, Progress Book,1987 (photographe de formation qui a démontré, entre autres, que la campagne de presse germanique des années trente sur « la famine en Ukraine » a été alimentée par les photographies de celle de 1921-1922), et, plus récemment, ceux de spécialistes d’histoire sociale : Mark B. Tauger dont la plupart des articles et ouvrages sont téléchargeables (http://www.as.wvu.edu/history/Faculty/Tauger/soviet.htm) et R.W. Davies and S.G. Wheatcroft, The Years of Hunger : Soviet Agriculture, 1931-1933, New York, Palgrave Macmillan, 2004 (travaux catégoriques sur le caractère non volontaire et non génocidaire de la famine ou grave disette, non limitée à l’Ukraine, qu’a connue une partie de l’Union Soviétique en 1932-1933).

Le fait qu’il n’existe que peu de travaux en français illustre l’état pitoyable auquel est réduit la « soviétologie » française : un historien français se met en péril s’il ne partage pas les vues de M.M. Nicolas Werth et Stéphane Courtois, comme je l’ai fait observer L’histoire contemporaine sous influence, Pantin, Le Temps des cerises, 2004. Il existe cependant un ouvrage traduit en français qui eût pu équilibrer la thèse du « tyran rouge » et qui porte en partie, malgré son titre, sur la période stalinienne, celui d’Arno Mayer, Les Furies, terreur, vengeance et violence, 1789, 1917, Fayard, Paris, 2002. L’APHG n’a cependant pas cru bon non plus de mentionner ce travail comparatif éclairant du grand historien américain, pourfendeur de la « soviétologie » de l’ancienne gauche radicale française qui a acquis « droit de cité dans les salons des VIe et VIIe arrondissements » en abjurant tapageusement le péché original de son appui à la révolution bolchevique (et à l’extrême gauche ici même) et en pratiquant « l’analogie entre Robespierre, Rousseau et la Grande Terreur d’une part, et Lénine/Staline, Marx et le goulag de l’autre » (op. cit., p. 10-11).

5° l’APHG donne dans la surenchère antisoviétique et antistalinienne même par rapport à l’hebdomadaire culturel et de télévision Télérama. Ce magazine critique systématiquement les régimes qui ont aboli ou menacent d’abolir la propriété des grands moyens de production et d’échange (URSS, Chine, Cuba, Vietnam, Corée du Nord, etc., et désormais Venezuela du « tyran » Chavez). Le journaliste rendant compte du documentaire qui a émerveillé l’association considère cependant que « “Staline pour les nuls” pourrait être le sous-titre de cette biographie du “petit père des peuples”, nouvelle incursion de M6 dans le champ du documentaire historique ». Vous trouverez ci-après le commentaire intégral de François Ekchajzer de Télérama dans son n° 2982 du 7 mars 2007, p. 110 (transcription fournie par M. Weiser) : « Staline, le tyran rouge

Documentaire de Mathieu Schwartz, Serge de Sampigny et Yvan Demeulandre (France, 2007). 100 mn. Inédit.

« Staline pour les nuls » pourrait être le sous-titre de cette biographie du « petit père des peuples », nouvelle incursion de M6 dans le champ du documentaire historique. Réalisé à base d’archives en couleurs ou colorisées (première partie de soirée oblige), ce programme destiné à un large public pousse l’exigence de simplicité jusqu’à réduire l’histoire du stalinisme à la folie d’un homme, négligeant le contexte dans lequel son régime s’instaura, comme les circonstances de l’exercice de son pouvoir. Soucieux de nous convaincre de la barbarie du stalinisme, les auteurs usent de procédés pour le moins accrocheurs. C’est le cas dès le prégénérique, qui confronte une image de Maurice Thorez exprimant son « amour ardent » pour Staline à la réalité chiffrée des méfaits du tyran : 1 million d’exécutions, 18 millions de prisonniers… Des chiffres qui s’inscrivent à l’écran pour marquer nos esprits, comme se gravent dans nos oreilles quelques formules assassines du « petit père des peuples ». Le reste est à l’avenant. Bruitage à tout-va des archives, musique omniprésente et commentaire emphatique, concourent à l’hyperdramatisation de ce documentaire, dont la vertu essentielle est de parler d’histoire sur une chaîne et à un horaire habituellement dédiés au divertissement. François Ekchajzer ».

Pouvez-vous expliquer, chers collègues, aux « professeurs d’histoire et de géographie de l’enseignement public » pourquoi vous engagez la revue Historiens et Géographes et l’association en leur nom dans la promotion militante d’une production que même Télérama qualifie de « Staline pour les nuls ». Je me permets d’espérer que mes collègues membres de votre association solliciteront de votre revue et de l’association qui les représente un comportement plus conforme à la déontologie universitaire.

Bien cordialement,

Annie Lacroix-Riz

Ci-dessous panégyrique de l’APHG (WWW.aphgAixMarseille), envoyé à M. Weiser et communiqué par ce dernier : Staline , le tyran rouge un documentaire de la chaine M6 Documentaire pédagogique de M6 à destination des collégiens et des lycéens

Nous attirons l’attention des adhérents de l’APHG, des lecteurs de la revue Historiens et Géographes sur la projection d’un nouveau documentaire en couleurs qui va sortir le mardi 13 mars à 20h50 sur M6 Après les documentaires sur Hitler, la folie d’un homme et Quand l’Algérie était française , M6 sort ce nouveau documentaire sur Staline , le tyran rouge . Réalisé par Mathieu Schwartz et Serge de Sampigny et Yves Deleumandre pour le montage, il a bénéficié desconseils historiques de Nicolas Werth, Directeur de Recherches au CNRS

Comment Staline a t-il conquis le pouvoir, comment est-il devenu un dictateur impitoyable comment a t’il dirigé d’une main de fer son pays (planification , collectivisation des terres , industrialisation à outrance) ? Pourquoi a-t-il éliminé ses amis comme ses opposants ? Le documentaire essaie de répondre à ces questions et de cerner la personnalité d’un tyran qui a causé en 30 ans la mort de millions de personnes. La famine d’Ukraine en est un exemple tragique.

Pour contourner la difficulté des films de la propagande stalinienne, les réalisateurs ont consulté plusieurs centaines de sujets d’archives émanant de 15 sources différentes, notamment à Moscou. Ils ont pu photographier quelques documents terribles auprès d’associations pour la mémoire des victimes du stalinisme. Beaucoup de ces images sont inédites.

Le documentaire est un récit historique réalisé à partir d’archives (Les deux tiers des images ont été colorisées pour rendre selon les réalisateurs le sujet plus accessible et plus réaliste). Aucune interview n’a été réalisée pour privilégier les documents d’époque : cahiers intimes photos, lettres. Les citations des protagonistes sont lues par des comédiens qui ont été colorisées pour les rendre plus accessibles à un grand public. Ajoutons que des cartes permettent de mesurer les évolutions territoriales de l’URSS, de situer par exemple les camps d’emprisonnement.

La revue Historiens et Géographes qui a vu le documentaire, le recommande, c’est un excellent support aux cours sur l’histoire de l’URSS en 3 ème, en 1ère et en Terminale. Il est libre de droits et peut donc être enregistré le jour de sa programmation le mardi 13 mars. et utilisé par la suite en classe sans aucun problème .Il dure plus d’une heure, mais il peut être présenté en totalité ou surtout en partie, en séquences par exemple pour analyser la période des procès, l’art de la propagande, la famine d’Ukraine, le travail forcé des opposants ou l’enterrement de Lénine ou Staline pendant la Seconde Guerre. Bien sûr les réalisateurs ont fait des choix Le documentaire ne dit pas tout. Le professeur doit remettre en perspective et compléter, expliquer, et initier les élèves à la critique de l’image.

A lire Nicolas Werth La terreur et le désarroi Staline et son système, Perrin, collection Tempus , 2007, une réflexion neuve sur le stalinisme

La rédaction d’Historiens et Géographes



De : APHG
vendredi 16 mars 2007


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Commentaires de l'article
 

Staline le tyran anti-rouges
16 mars 2007 - 18h28 - Posté par 86.***.50.***

Staline était-il rouge ?

Certainement pas si on en juge par le nombre de dirigeants communistes qu’il a liquidé, et pas seulement en URSS : Boukharine, Kamenev, Zinoviev, Trotski, Radek, Bela Kun, Slansky, Andreu Nin... Toute une génération de révolutionnaires.

S’il est légitime de dénoncer l’assimilation du communisme au nazisme, il faut dire aussi que le stalinisme n’avait rien à voir avec notre idéal émancipateur. Il était le bras armée de la bourgeoisie d’Etat russe qui avait confisqué la révolution à son profit.

Rien à voir avec Chavez qui n’a fait fusiller personne !




LA CHASSE AUX SORCIERES REVIENT...
16 mars 2007 - 18h28 - Posté par 82.***.141.**

Je suis tout a fait d’accord avec les critiques sérieuses émises à propos de ce documentaire.

Les opérations anti-communistes accompagnées souvent comme cela a été dit d’une "réhabilitation" des pro-nazis s’intensifient depuis quelques années :

Volonté d’interdire les partis communistes comme en république tchèque avec l’union de la jeunesse communiste,

Opération de dénigrement du PCF en France (cf documentaire 1985 affiche rouge / Stéphane Courtois)

- Seul parti d’ailleurs en France à devoir faire un travail sur son passé CONTRAIREMENT A TOUS LES AUTRES PARTIS...-

Assimilation du commmunisme au nazisme dans les livres d’histoire en France, mais plus largement au niveau européen a l’initiative d’élus d’extreme-droite,

Chasse aux sorcières en Pologne près de 20 ans après la chute du mur,

Et dans le meme temps :

Commémoration dans de nombreux pays d’europe de l’est des nazis comme en Estonie.

Que signifie, 20 ANS APRES LA CHUTE DU MUR, ces attaques violentes contre la pensée communiste, progrossiste comme cela a été dit et les partis communistes en Europe ?

Je pense qu’elles correspondent notamment a une volonté de réhabilitation des courants d’extreme droite certes, mais surtout par UNE GRANDE CRAINTE de constater que les idées de progrès social, d’humanisme, la pensée communiste sont TOUJOURS BIEN VIVANTES et loin d’etre en voie d’extinction MEME SI la periode ne semble pas favorable...




PRECISION IMPORTANTE :
16 mars 2007 - 18h34 - Posté par 82.***.141.**
Je condamne avec la plus grande fermeté ce qui s’est passé dans les pays de l’est. Je suis bien conscient que les premières victimes du régime stalinien ont été des militants communistes sincères .

Victimes du communisme
17 mars 2007 - 18h00 - Posté par 82.***.163.**
Non, les premières victimes du communisme furent ceux qui n’adhéraient pas à l’idéologie sanguinaire.

Staline le tyran rouge
16 mars 2007 - 18h30 - Posté par 81.***.5.***
Merci de nous permettre de garder les yeux ouverts sur une propagande anticommuniste toujours prête à l’usage au cas où notre peuple décidait de bouger ne serait-ce que le petit doigt contre ses exploiteurs.Mais, justement, que se passe-t-il? Je nous croyais morts... JdesP


Staline le tyran rouge
16 mars 2007 - 19h25 - Posté par 90.**.206.**

Le problème c’est le totalitarisme.

Le communisme doit être un outil de progrès, tous ceux qui l’ont érigé en système criminel (totalitarisme,exécutions, assassinats, enfermements, tortures, psychiatrie) doivent être jugé afin de laisser la place à un communisme propre et respectueux de la société, des individus et du progrès social.

S’il s’agit simplement de condamner des régimes dictatoriaux en les nommant pas le nom de leur idéologie, c’est très bien. Mais s’il s’agit d’appeler communistes des régimes qui ne l’étaient pas alors c’est tout faux.

Certains communistes prônent la dictature, certains communistes prônent la démocratie.

Moi ce qui m’importe c’est de juger les dictatures et leurs collaborateurs et ce quelles que soient leurs idéologies.

Une dictature est une dictature et nous devons nous battre contre toutes ses formes, communiste ou fasciste ou autre...

L’ennemi n’est pas le communisme, l’ennemi est le totalitarisme.



Staline le tyran rouge
16 mars 2007 - 21h00 - Posté par 81.**.78.*

Rappelons les faits concernant Lénine et la révolution bolchevique :

Dès l’établissement des bolcheviques au Kremlin, les puissances capitalistes victorieuses de 1918 lancent plusieurs opérations militaires :

le Japon attaque la Sibérie

la Finlande et les USA attaquent l’Oural et la Carélie

la France attaque la Crimée

l’Angleterre et l’Italie attaquent les pays Baltes

l’Angleterre et la Grèce débarque dans le Caucase

les Blancs (princes déchus) s’emparent de la Biélorussie et de l’Ukraine

Tous se liguent contrent Lénine, qui doit improviser la création de son armée.

Dès 1920, les puissances étrangères fatiguent, leur soldats en ont assez des guerres.

"ces rouges contre lesquelles ont nous fait tirer, ce sont des ouvriers et des paysans, comme nous...et ces blancs qu’on doit aider, ce sont des crapules, comme ceux qui nous en font baver depuis 6 ans"

(paroles des marins français se mutinant)

en 1921, les blancs sont écrasés, et la Pologne demande l’armistice

le nombre de mort serait de :

russes et peuples de la futur URSS : plus de 5 millions

Pologne : 355 000 militaires

Angleterre : 170 000 militaires

France : 200 000 militaires

(chiffres inconnu pour les autres béligérants) "

PUIS : Staline savait que le seul moyen de contrer les attaques et de se protéger était une industrialisation rapide du pays. Cela a permis la grande victoire sur l’Europe nazie de l’Axe et sur le Japon. N’en déplaise aux historiens capitalistes, l’URSS a assuré la plupart des victoires.

Les sondages montrent que les seniors approuvent l’action de Staline. Ils savent très bien ce que les fascistes de l’Europe comptaient faire avec la race slave.

Sur Staline : http://www.katardat.org/marxuniv/2002-SUWW2/US2GM/01Pacte.html#guerre

Remercions le communisme de nous avoir débarrassé en grande partie de toute cette racaille y compris en France.

************************************************** Sur les conditions de vie en Allemagne de l ‘Est :

« Poussé dans ses retranchements, M. Krenz finit par admettre un « bon côté » de l’Ostalgie : « Les gens de l’Est ont connu deux sociétés, et peuvent donc comparer » – ils sont 17 millions à savoir que la RDA « ne se résume pas à la Trabant ou à la Stasi. Malgré tout ce qui a mal tourné, il y avait du travail pour tous, des logements à bon marché, une santé gratuite et performante... Autant d’acquis qu’ils regrettent ». Célèbre à l’Ouest comme à l’Est, le cabarettiste Peter Ensikat analyse la tendance actuelle comme « une réaction à ce qui s’est passé depuis la chute du Mur ». Les Ossis avaient « tout jeté sans réfléchir ». Ils ne voulaient « que l’Ouest », dont ils ne connaissaient rien, « sauf les publicités à la télévision de la RFA ».

« Puis le cabarettiste lance : « Il était plus facile d’échapper hier aux pressions de la bureaucratie qu’aujourd’hui à celles de l’argent. » Les Ossis se sentent aussi impuissants qu’avant. « On peut bien sûr crier, mais à quoi bon ? » Même le minimum n’est plus garanti...

"Témoignage après témoignage, personne, ou presque, ne se remémore le Mur et la Stasi. Les plus hostiles parlent de « seconde dictature ». Comparaison absurde : le nazisme, avec la guerre, a tué 60 millions d’êtres humains, dont plusieurs millions de « génocidés » – juifs, Tziganes, handicapés, Slaves... Les statistiques de Marianne Birthler impressionnent néanmoins : les 40 millions de fichiers de la Stasi, avec laquelle 2 % de la population collaboraient, mentionnent la moitié des citoyens de RDA. Laquelle a totalisé 250 000 prisonniers politiques... »

« …Ce révisionnisme caricatural – qui ignore les contextes réels, les périodes, les régimes, les sociétés et les cultures très diverses de l’histoire soviétique – est contesté par de nombreux historiens, mais ce n’est pas eux qui donnent le ton. Plus largement répandus sont les best-sellers de Viktor Souvorov. Le dernier en date, sorti fin 2002 (12), s’ouvre sur cette affirmation : « Tous les dirigeants soviétiques, sans exception, ont été des crapules et des vauriens. »

… Au-delà du « système », les attaques visent les valeurs égalitaires et collectivistes, communautaires, tant russes traditionnelles que soviétiques. Elles ciblent les « gens d’en bas , les ouvriers, qui, en même temps que déstabilisés dans leurs conditions de vie, sont stigmatisés comme « complices » de l’ancien régime, « assistés », « paresseux » et « inutiles » au progrès postindustriel.

Malgré cette avalanche, la Russie échappe encore à la pensée unique sur l’URSS. Il y a, ici, trop d’expériences vécues, d’héritages culturels, de mémoires déchirées pour permettre ce genre d’uniformité. Les récits de vie peuvent, d’une même veine, charrier les échos chaotiques de temps extrêmes où les frontières étaient mouvantes, imprévisibles, entre la foi cristalline, les joies positives, la chute incomprise et soudaine aux enfers d’une terreur aveugle. »

Les sondages d’instituts réputés sérieux confirment : « 57 % des Russes veulent revenir à l’URSS » (2001)



Staline le tyran rouge
17 mars 2007 - 01h09 - Posté par 90.**.53.***

merci pour votre message, qui remet la Vérité, l’Histoire, le Justice à leur vraie place.

Le Communisme se soit d’être "propre et vertueux" -

Alors oui, condamnons les dictateurs quel que soit le manteau dont ils se couvrent - Je regrette profondément, que les communistes de notre temps ne comprennent pas qu’en "acceptant" que des soit disant communistes aient commis des horreurs, des massacres , aient décimé leurs amis, bcp des meilleurs cadres de l’Armée Rouge , ils en sortiraient grandis, crédibles,

kalistratova



Staline le tyran rouge
17 mars 2007 - 10h49 - Posté par 82.***.3.***

POUR VOTRE INFORMATION, LES EDITIONS SOCIALES ONT PUBLIEES DANS LES

ANNEES 60, UN LIVRE INTITULE " LA VERITE SUR LE MARECHAL TOUKACHEVSKI"

C’ETAIT UN DEBUT DE LA CONDAMNATION DU STALINISME.

JMP-SEYSSINET



Staline le tyran rouge
16 mars 2007 - 21h01 - Posté par 83.***.4.***
Merci à Annie Lacroix-Riz pour sa contribution à rétablir certaines vérités. Certes Staline a extèrminé des révolutionnaires, mais qu’a fait Robespierre sous le règne de la terreur? A population équivalente ça fait combien de morts? J.M


Staline le tyran rouge
16 mars 2007 - 21h37 - Posté par 81.***.11.***
J’ai pas les chiffres de la Terreur sous Robespierre, mais à mon avis les victimes du stalinisme c’est sans commune mesure. Pour tout dire je suis étonné de la comparaison. M. S.

Staline le tyran rouge
16 mars 2007 - 21h57 - Posté par 84.***.235.***
L´histoire c´est pour apprendre a ne pas refaire les fautes de nos ainees ; mais pour les fautes de nos ainees je n´en ai pas la responsabilite ; meme si j´ai un pass francais (je prefererai ne pas avoir de nationalite ) je reconnais les erreurs faites par nos ancetres , moi je suis ne en 1963 alors robespierre et staline c´est du passe, que nous reproche-t-on? je suis contre la peine de mort, au moins avant de partir tonton chirac a fait un pas vers l´avant avec l´inscription contre la peine de mort ; c´est mieux que rien. les coco allemands ont mis une pierre dans le cimetierre des coco en memeoire des cocos morts par le stalinisme, il n´y a eu que entre 50 et 100 personnes dans toute l´allemagne qui etaient contre. Chez les cocos , il y a comme moi 99% qui sont pour la democratie (moi plutot anarchie) et 1% pour la dictature du proletariat ; alors je vais encore discuter avec mon ami de 75 ans pour qu´il essai de changer son idee ("il est dur de replanter un vieil arbre"). Contre les gauchistes, on nous reprochera bientot d´etre pour le capitalisme, ils trouveront toujours quelque chose contre nous. Les kherms rouges (ce n´est pas ce qui est rouge, qui est forcement bon. De plus les ennemis de mes ennemis ; ne sont pas forcement mes amis ; les gauchistes ont aussi appris les derniers 40 ans) n´ont rien a voir avec nous. Et comme a dit un americain, a notre derniere reunion des gauchistes dans ma ville, Bush veut apprendre la democratie aux autres, alors que dans notre pays nous avons que 1,5 parti ! Bien a Vous J-F

Staline le tyran rouge...bof !
16 mars 2007 - 23h04 - Posté par 81.**.3.***

J’ai vu l’émission. Pas génial ! De la recherche du sensationnel, pas d’analyse politique ou sociologique. oubli du contexte international et national, etc, etc... Sûrement pas un travail de militant. Mais pas un travail d’historien non plus. La litanie des habituelles banalités accompagnés de commentaires psychologiques de magazines sur la personnalité de Staline !

Seule émotion dans ce fatras, la fin, après l’émission : un "vieux" camarade de Perpignan de 85 ans qui, tout en condamnant le stalinisme, nous rappelle, avec sa foi toujours intacte, ce qu’est son combat, et ce que c’est pour lui que le communisme !

Rien que pour ça, ça valait le copup d’être vu !



Lacroix-Riz la menteuse
17 mars 2007 - 18h01 - Posté par 82.***.163.**
Lacroix Riz la fasciste rouge ? Plus menteuse qu’elle tu meurs !

Staline le tyran rouge
16 mars 2007 - 21h40 - Posté par 82.**.132.**
Il est très sain, d’oser regarder le passé et d’en faire une critique constructive, pour aller de l’avant et sur de meilleures bases, afin d’essayer de se rapprocher au maximum de ce point à l’horizon qui est l’idéal de vie qu’on s’est choisi.


Staline le tyran rouge
17 mars 2007 - 09h27 - Posté par 86.***.145.***

J’ai regardé attentivement ce documentaire. Il montre des images d’exécutions jusqu’ici inconnues (les documentaires habituels les citaient et donnaient des statistiques et des témoignages mais l’horreur n’a jamais été montré comme si les crimes du stalinisme n’avaient pas laissés de traces visuelles). Ces faits ne doivent pas être occultés et doivent être connus pour la prise de conscience.

Par contre, je trouve que le passage sur la famine en Ukraine est critiquable pour des raisons déjà mentionnées car de nombreux historiens montrent qu’elle ne se réduit pas à un choix de Staline. La question est beaucoup plus complexe. La recherche des causaltés est absente et l’on présente l’évènement avec un discours à charge sans les nuances que font nombre d’historiens.

Le documentaire est suivi d’un court reportage sur de vieux militants communistes et semble démontrer que s’il reste des admirateurs de Staline, ils se comptent sur les doigts de la main et ce sont plus des amoureux d’un mythe que des admirateurs du crime. Ensuite, le témoignage d’un vieux militant qui explique pourquoi il a été stalinien et pourquoi il ne l’est plus est intéressant et montre que l’on ne peut mettre les communistes français sur le même plan que les assassins au service du stalinisme. Il est dommage que cette précaution n’est pas été celle retenue dans le corps même du documentaire même qui risque de fabriquer l’amalgame dans l’esprit des téléspectateurs. Il est temps de montrer que malgré leurs erreurs et leur aveuglement, les communistes français de l’époque ne doivent pas être confondus avec les bourreaux de Staline.

Si certaines précautions avaient été prises par les auteurs du documentaire celui-ci mériterait une utilisation pédagogique.

Pour le reste, je pense que Nicolas Werth n’est pas sur la même ligne que Stéphane Courtois qui lui verse dans l’anticommunisme, l’amalgame et tronque la réalité au service de sa théorie d’un communisme naturellement criminogène. Werth est plus nuancé.

Enfin, personnellement, en voyant ces images je suis mal pour tous nos camarades qui ont été abusés, pour ce gâchi qui a obéré en partie l’avenir du mouvement communiste et je pense à feu mon grand-père qui a cru en Staline dans les années de l’après-guerre et qui ne mériterai pas d’être assimilé a une horreur qui lui était étrangère. Comme d’autres, ce n’est pas ce Staline là qu’il a aimé mais un mythe, un rêve et au dela une image. Parmi ceux qui n’étaient pas communistes, il y a eu aussi des admirateurs de Staline. Et combien parmi les tenants de la gauche extrème et radicale (trotskystes, bovéistes, etc) et combien d’anciens soixante-huitards aujourd’hui libéraux (comme Serge July de Libération) ont été en leur temps des admirateurs de Mao ? Pourtant aucun historien ne leur fait de procès d’intention ! En matière de répression et de massacres, Mao n’a rien a envié à Staline.....Et malgré cela, une grande partie de cette gauche là échappe à toutes critiques. Le parti communiste, lui n’a pas hésité a faire la sienne et a ouvert ses archives pour cela. Cela est pourtant toujours occulté lorsque l’on parle des communistes.

Je reste communiste pour la force de ce mot, pour l’espoir qu’il a fait naître et qu’il porte encore en lui, pour ces millions d’hommes et de femmes dont l’idéal a été dévoyé mais qui avaient au coeur la générosité et l’amour de l’autre, qui avaient le sens du collectif et qui ont tant donné pour nos libertés et notre progrès social. Lorsque je mettrai un bulletin de vote Marie Georges Buffet dans l’urne, c’est a eux que je penserai et a mon fils de 10 mois pour lequel je garde l’espoir d’un monde meilleur.

BIBI (33)




Staline le tyran rouge
17 mars 2007 - 16h31 - Posté par 195.***.152.***

le stalinisme, qui par la suite a été assimilé au communisme, ne peut et ne doit pas être excusé. ces crimes comme tous les crimes commis par des états des gouvernements doivent être dénoncés. mais faire des choix orientés sur ces horreurs doient être dénoncés. le livre noir du communisme.....qquel hasard ? le livre noir du colonialisme...le livre noir du capitalisme...le livre noir de l’inquisition...le livre noir des horreurs en palestine...le livre noir des souffrrances des immigrés...le livre noir des sans-logis...le livre noir de l’oppression des femmes... quand et qui dénoncera tous ces crimes. il y a du travail pour des historiens afin que les réalités éclatent et que dans les écoles les jeunes sachent toutes les vérités. le communisme est un des plus vieux rêves des hommes : vivre libre, vivre la solidarité, ne plus avoir peur du lendemain voilà ce que les hommes de bonne volonté aujourd’hui veulent vivre et c’est pour cela qu’ils agissent.

georges

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Publié dans Biographies

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