Redécouvreur de la Grèce antique, le philosophe est mort mardi à 93 ans.
QUOTIDIEN : jeudi 11 janvier 2007
C'était un guerrier grec. D'aucuns l'ont certes vu en orateur et en savant, certains en militant politique, en pétitionnaire et en manifestant, infatigable marcheur de la gauche d'autres, même, en conducteur téméraire et parfois inconscient de voitures branlantes, sillonnant allégrement, sans souci des bordures, les ruelles de Belle-Ile, en marin-pêcheur ou en cuistot, assaisonnant quelque bar avec autant de science que d'amour. Mais c'était un guerrier grec. Grec par l'esprit, tout entier possédé des mythes, de la culture, des religions hellénistiques. Guerrier par la volonté, par cette force qui le faisait se mettre en colère, gronder, s'insurger contre la moindre injustice. Il était dur et tendre, raffiné et gouailleur, on l'imaginait ne parler que des dialectes de l'Attique, habiter de hautes sphères, et il l'était la simplicité même, parlant d'Ulysse ou d'Athéna comme on parle autour d'un apéritif de la pluie et du beau temps, de football ou du petit qui grandit. Guerrier grec: monsieur le professeur Vernant, détenteur de la chaire d'études comparées des religions antiques au Collège de France, «colonel Berthier», chef des Forces françaises de l'intérieur (FFI) de Toulouse et de Haute Garonne, puis de toute la région du Sud-Ouest. Protecteur de la liberté, chercheur de la vérité.
De la philosophie à la Résistance
Entre sa vie de militant politique et sa vie de chercheur, Vernant n'a jamais dressé de murs: il n'a fait que nourrir l'une par l'autre, traquant la politique qui est dans le mythe et dénichant les mythes que fait naître la politique, recherchant dans les mondes passés des Lumières pour le monde présent, tentant de rassembler le maximum de vérité pour pouvoir dresser des fortifications autour de la liberté. Ces dernières années, souvent frappé par des deuils, il s'était quelque peu mis en retrait. Il était là comme une invisible présence, une conscience, certes pas un modèle il en eût ri mais une exigence morale: ne pas considérer que tout se vaut, ne pas baisser la tête, ne pas accepter qu'on touche à ce qui fait la dignité de l'homme, faire que jamais l'optimisme de la volonté ne soit anéanti par le pessimisme de l'intelligence. Et, de fait, Jean-Pierre Vernant a rendu plus intelligents non seulement des générations d'étudiants mais tous ceux qui, un jour, ont ouvert l'un de ses livres. De son oeuvre, tous s'accordent à dire qu'elle a fait «redécouvrir la Grèce». Et il n'est pas un seul secteur des sciences humaines et de la philosophie qui n'ait intégré ce que Vernant a dit du mythe, du passage du mythe au discours rationnel, de la naissance de la cité démocratique, de la religion comme univers mental avec son outillage symbolique et sa logique propre, des interpénétrations du social et du religieux.
Jean-Pierre Vernant est né le 4 janvier 1914, à Provins, en Seine-et-Marne. Son grand-père dirigeait un journal républicain et anticlérical, le Briard. Il ne connaît pas son père, agrégé de philosophie, qui héritera du Briard et, engagé comme 2e classe dans l'infanterie, sera tué lors de la Première Guerre mondiale. Il perd aussi sa mère très jeune. Il fait toutes ses études secondaires au lycée Carnot, et sa «prépa» à Louis-le-Grand. Il étudie la philosophie à la Sorbonne, et est reçu premier à l'agrégation, en 1937 comme son frère Jacques, deux ans plus tôt. Les années passées au Quartier latin sont à la fois les années d'intense fréquentation de Platon, de Diderot et de Spinoza, et, déjà, des années de lutte antifasciste, au sein des Jeunesses communistes. Mobilisé, il reste dans l'armée jusqu'à la débâcle. Depuis le 30 novembre 1939, il est marié à Lida Nahimovitch. L'arrivée de Pétain ôte tous ses doutes sur la nécessité du combat. Il se lance avec son frère ils sont alors à Narbonne dans l'impression, la distribution et l'affichage de ses premiers papillons: «Vive l'Angleterre tant que vive la France» ou «Le mot d'ordre de l'Internationale fasciste: traîtres de tous les pays, unissez-vous.» Son entrée dans la clandestinité se fait par l'intermédiaire de son frère Jacques, qui était à Clermont-Ferrand avec Jean Cavaillès. Quelque temps après, Lucie et Raymond Aubrac prennent contact avec lui et lui demandent d'assumer la responsabilité des groupes paramilitaires du mouvement Libération pour la Haute-Garonne. «Il ne me semblait pas qu'il y avait coupure entre ma façon de penser philosophiquement et mon engagement politique. Une notion aussi essentielle à la philosophie que celle de philia l'amitié , n'est pas étrangère à ce qui se passait dans les réseaux de Résistance! Nous avions des raisons politiques de nous battre, et des raisons vitales: ma femme était juive, comme beaucoup de camarades. Mais ce qui était essentiel aussi, c'était le groupe lui-même, la manière dont se créent les canaux de communication, les noyaux d'affection, les complicités, la camaraderie, la confiance, le dévouement réciproque ; la manière dont "quelque chose" circule pour créer une communauté. Les Grecs représentaient cela sous la forme d'un daimôn ailé, qui va de l'un à l'autre. Encore aujourd'hui je les appelle mes copains», déclarait-il à Libération en septembre1996.
Une entrée fracassante
Après la guerre, il adhère au PCF (qu'il a quitté une première fois en 1937), et, entre 1946 et 1948, devient «journaliste» et tient la page de politique étrangère d' Action. Avec le Parti, ses rapports sont assez tempétueux. Vernant est terrorisé parce qu'était alors la «section idéologique» du Parti (où il est qualifié de «termite»), supporte mal le centralisme démocratique et l'absence de liberté de parole. Dès 1956, il fera partie de l'«opposition interne», puis quitte le Parti, auquel il appartient ensuite de nouveau, jusqu'en 1970. Il enseigne la philosophie: d'abord à Toulouse puis à Paris, au lycée Jacques-Decour. Chercheur au CNRS entre 1948 et 1957, il continue son engagement politique, contre la guerre d'Indochine, puis contre la guerre d'Algérie. En 1964, il fonde le Centre de recherches comparées sur les sociétés anciennes (Centre Louis-Gernet), qu'il dirigera jusqu'en 1985. A partir de1957, il est aussi directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études. En 1975, il est élu au Collège de France.
Son entrée sur la scène intellectuelle, fracassante, se fait en 1962, date de publication (PUF) des Origines de la pensée grecque. Vernant sait évidemment ce qu'il doit à Claude Lévi-Strauss et à Georges Dumézil, mais l'apport de ce livre puis de Mythe et pensée chez les Grecs, de Mythe et société en Grèce ancienne, de ceux qu'il écrira avec Pierre Vidal-Naquet ( Mythe et tragédie en Grèce ancienne ou la Grèce ancienne, en trois volumes) et Marcel Detienne (les Ruses de l'intelligence. La métis des Grecs) est vraiment nouveau.
Les légendes et les mythes grecs cassés
Jean-Pierre Vernant veut comprendre comment était historiquement apparue en Grèce la pensée rationnelle. Mais, faisant sien l'héritage de Louis Gernet, helléniste, spécialiste du droit grec et sociologue, ami intime de Marcel Mauss, et d'Ignace Meyerson, fondateur de la psychologie historique dont l'influence sera décisive, il casse les schémas habituels des études de la Grèce ancienne, de ses «mythes et légendes», et, pour expliquer le passage du mythe à la raison qui est consubstantiel à l'invention de la démocratie , il ignore volontairement la frontière entre textes littéraires, juridiques, philosophiques, économiques... afin de saisir un «système global» seul capable de laisser voir les formes et les degrés d'imbrication du religieux, du social, du mental, et de ne pas séparer la «pensée grecque» du cadre historique et social qui l'a vu naître, c'est-à-dire la cité-Etat, caractérisée par la libre discussion et la gestion «en assemblée» du pouvoir. C'est donc tout le «monde grec» que Vernant va peu à peu reconstruire, sa «mentalité», ses arts, ses façons de voir, d'aimer, d'imaginer, de travailler, en montrant que la première sagesse a été une réflexion politique et morale, qui a fixé les fondements d'un nouvel ordre humain, capable de substituer au pouvoir absolu du monarque, des nobles ou des puissants, une loi égalitaire, commune à tous, l'organisation d'une cité où chaque citoyen est tour à tour ou «en alternance», soumis et dominant.
L'oeuvre est trop large pour être résumée. Mais elle a frappé les esprits parce que, peut-être pour la première fois, elle attestait la façon dont le passé est un véritable miroir des temps actuels. Qu'est-ce qui, en effet, a marqué les grandes lignes de l'évolution qui, de la monarchie mycéenne, a conduit au déclin du mythe, à l'émergence de la rationalité et à la cité démocratique? L'apparition d'un type de pensée étranger à la religion, de l'idée d'un ordre cosmique ne reposant plus, comme dans les théogonies traditionnelles, sur la puissance d'un dieu souverain, mais sur des lois immanentes à l'univers, naturelles, de l'avènement d'une cité qui ne traduit pas seulement des transformations économiques ou politiques, mais implique un changement de mentalité, la découverte d'un autre horizon intellectuel, d'un autre espace social, centré sur l' agora, sur la place publique... Que signifie aujourd'hui le «retour du religieux» ou la «crise de la démocratie»? On ne sait pas où l'on irait si on ignorait d'où on venait. Le regard du «guerrier grec» éclaire l'avenir. On ne saurait dès lors songer à dire adieu à Jean-Pierre Vernant.
France Culture rediffusera dimanche 14 janvier, de 16 h à 22 h, les dialogues de Jean-Pierre Vernant avec Jacques Le Goff, François Hartog, Lucie Aubrac, Pierre Vidal-Naquet, Jacques Lacarrière et Jean Bollack.
Pour saluer Jean-Pierre Vernant
Ce n’était pas seulement un homme mais un groupe. Une bande d’amis à lui tout seul. De l’adolescence au Collège de France, il a toujours vécu une manière de communauté. Il disait moins “je” que “nous”. Question d’habitude, réflexe conditionné. Au faîte des honneurs, d’une carrière et d’une vie bien remplies, quand il se retournait sur son passé, il distinguait aussitôt les différents chapitres de sa biographie : un fil d’Ariane (le groupe), un moment-clé (la Résistance), un être au-dessus de tous les autres (le frère aîné), les illusions perdues version XXème siècle (le communisme), une passion dévorante (la Grêce ancienne), la pluridisciplinarité (la philosophie et la psychologie dans l’histoire).
Prolixe, enthousiaste, chaleureux (photo Sipa). Il ne se voulait pas un maître mais il avait des disciples. Chaque fois que vous lirez l’expression “donner à voir” dans le livre d’un helleniste ou d’un historien, vous pouvez parier qu’il était de ses élèves ; c’était l’un de ses tics de langage et d’écriture. Beaucoup lui doivent beaucoup tant il était généreux de son temps, d’une érudition et d’une intelligence disponibles à tous. Fils d’un intellectuel socialiste et dreyfusard mort en 1915, il s’était engagé lui-même très tôt dans les rangs des Jeunesses communistes. J’ai souvenir d’un déjeuner au Balzar, près de la Sorbonne, il y a une vingtaine d’années, pendant lequel je lui demandai de réagir en quelques mots. Le Front populaire ? ” Un instant de bonheur”. La guerre d’Espagne ?” La grande fêlure”. Les accords de Munich ? “Le premier grand déchirement”. Le pacte germano-soviétique ? “Un coup terrible”. Prof de philo au début de la guerre, il se retrouve dès 1941 à organiser les groupes paramilitaires du mouvement Libération à Toulouse. Quelques mois après, il est chef départemental de l’Armée secrète pour la Haute-Garonne puis responsable de la lutte armée pour le Sud-Ouest. On l’appelait “le colonel Berthier”. Après, il en a oublié l’uniforme (mais pas la secrète complicité qui lie à jamais les anciens clandestins) pour le CNRS, l’agrégation, l’Ecole pratique, le Collège de France, les voyages, les doctorats honoris causa, l’amitié active de Pierre Vidal-Naquet et de Marcel Détienne, la mise à distance du PCF à partir de 1956 et l’excommunication en 1970, les travaux et les jours. Et de grands livres devenus des classiques qui furent l’orgueil des éditions Maspéro : Mythe et pensées chez les Grecs (1965), Mythe et tragédie en Grêce ancienne, (1972), Religions, Histoires, raisons (1979), Les ruses de l’intelligence (1974), La cuisine du sacrifice en pays grec (1979)… Avec toujours la même exigence intellectuelle, la même ouverture d’esprit, la même curiosité critique, non celles d’un historien ou d’un philosophe, mais d’un homme qui se disait “un animal bâtard, quelqu’un qui fait de l’anthropologie historique”
Il s’appelait Jean-Pierre Vernant et il vient de s’éteindre à 93 ans. Il était l’honneur fait homme, de ceux qui y mettent autant de dignité, de discrétion que d’humilité. En toutes circonstances et à tous les âges de sa vie, un résistant. Pour beaucoup, un modèle, un exemple, quelqu’un de rare.
10 janvier 2007 Publié Actualité, Histoire | Lien permanent
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+++++++++++++Ma traversée du siècle Hommage. Il a révolutionné la connaissance de la Grèce antique et fut un grand résistant. Il vient de disparaître. Pour « le Nouvel Observateur », il retraçait il y a deux ans les grandes étapes de sa vie et sa passion grecque par Jean-Pierre Vernant Jean-Pierre Vernant est mort le 9 janvier 2007 à son domicile à Sèvres. Il venait de fêter ses 93 ans. Il est né à Provins le 4 janvier 1914. Il est reçu premier en 1937 à l'agrégation de philosophie, comme son frère Jacques en 1935, qu'il rejoint dans le militantisme antifasciste. Grâce à lui et au philosophe Jean Cavaillès, il s'engage dans le mouvement de Libération-Sud de la Résistance, dont il dirige les groupes paramilitaires à Toulouse - ville qu'il libère en 1944 avec Serge Ravanel. Il est fait Compagnon de la Libération. Membre du Parti communiste, il a été militant de la décolonisation. Dès les années 1960, il étudie en historien et anthropologue le monde grec avec son ami et cadet Pierre Vidal-Naquet. Professeur au Collège de France de 1975 à 1984, il y a occupé la chaire d'étude comparée des religions antiques. Dans une oeuvre d'une grande richesse, on peut signaler : « les Origines de la pensée grecque » (PUF, 1962), « Mythe et pensée chez les Grecs » (Maspero, 1965), « Mythe et tragédie en Grèce ancienne » avec Pierre Vidal-Naquet (Maspero, 1972), « les Ruses de l'intelligence » avec Marcel Detienne (Flammarion, 1974) et son dernier ouvrage, « la Traversée des frontières » (Seuil, 2004), dans lequel il livre une partie de ses Mémoires. Nous l'avions rencontré chez lui en juillet 2004 et le texte que nous publions en hommage reprend cet entretien.
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PolythéismeEn Grèce, tous les actes de la vie quotidienne sont empreints de religiosité : quand vous mangez, quand vous voyagez, à chaque occasion de la vie, votre conduite est marquée par la présence d'un univers divin auquel vous devez vous conformer. Mais il n'existe pas une sphère religieuse qui doive impérativement modeler les certitudes. Il n'y a pas de credo. Donc, ce que d'une certaine façon le monothéisme, sous sa forme chrétienne, va imposer, c'est-à-dire un contrôle des esprits et de la connaissance, n'existait pas. L'effort de la philosophie grecque pour penser le monde de façon complète et complexe a été l'objet d'une construction intellectuelle qui n'est pas de type religieux. Non seulement aucun credo n'est imposé à l'avance, mais ça discute : les sophistes, Platon, Aristote, les stoïciens n'étaient pas d'accord entre eux. L'ébullition intellectuelle chez les polythéistes grecs est intense, mais c'est le monothéisme qui dégagera la notion d'humanité et d'amour. Entre l'Eros grec et l'Agapé (l'amour) chrétienne, il y a un changement complet.
Le progrèsIl y a eu toute une période où un grand nombre de gens, en Occident, ont vécu avec l'idée que le passé et le présent n'avaient pas d'autre sens que de préparer un avenir qui apporterait des solutions et briserait les égoïsmes nationaux et les injustices sociales. Je ne crois plus au progrès. J'ai cru à un moment donné dans ma jeunesse, qui n'était pas une jeunesse folle, qu'il y avait un progrès. Ce qui me séduisait dans le marxisme, ce n'est pas seulement qu'il me rendait intelligible les injustices choquantes, mais il me montrait les mécanismes sociaux, économiques, techniques, qui avaient produit cette situation. Ainsi les voies de la lutte étaient fondées par la raison. De la même façon que le développement des sciences physiques et chimiques donnait une maîtrise de la nature, l'essor de la sociologie pouvait nous apporter une certaine maîtrise de l'év
clin d’oeil: bonne bibliographie sur Wikipédia; le cursus, les principales oeuvres…à compléter par le billet de Passou !
Rédigé par: SULU | le 10 janvier 2007 à 21:58Demain jeudi à 12 h, l’émission “Tout arrive” (France Culture) rendra hommage à Jean Pierre Vernant. De plus, dimanche, les mêmes ondes lui consacreront 6 heures d’émission (16 à 22 h).
Rédigé par: Posuto | le 10 janvier 2007 à 22:20Un des derniers. Qui reste-t-il encore? Detienne? Aubenque? Hadot? Mon professeur de philosophie ancienne, Lambros Couloubaritsis, les citait souvent.
Rédigé par: Jean Chaules | le 10 janvier 2007 à 22:37Qu’on lise cependant aussi André-Jean Festugière. bien qu’appartenant à un ordre religieux, il nous donne le goût de lire les Grecs, ces “païens”!
De là, on mesure la non pertinence d’Onfray.
Sa mort après celle il y a 6 mois de Pierre Vidal-Naquet me laisse triste ce soir (je pense aussi à Madeleine Ribérioux).
En dehors d’avoir été un intellectuel (dans le sens le plus noble), c’est un homme de coeur et d’amitié et un esprit brillant.
Rédigé par: sylcol | le 10 janvier 2007 à 23:08Pierre Aunbenque l’ a précédé il y a séjà plus de vingt ans : je suivais encore son séminaire cette année-là à Paris IV sur la question de l’être et du non-être… Deuxième coup!
Rédigé par: amel | le 10 janvier 2007 à 23:21merci de cet hommage sur J.P. Vernant qui nous faisait vivre les Grecs comme des contemporains.
Je ne sais pas si on le droit de dire ca mais quand je le lisait, j’avais toujours l’impression rare d’être tres intelligent. Ca fait un bien fou.
Rédigé par: ficus | le 11 janvier 2007 à 00:54Heureusement que ses livres et ses disciples nous resterons.
Je me permettrai demain si vous le voulez bien de vous livrer un témoignage personnel cocace sur JP Vernant, une façon aussi de le saluer…
Rédigé par: Herodotis | le 11 janvier 2007 à 08:16C’est un spécialiste de la Grèce ancienne qui disparaît. Pas Jean Moulin. Peut-être un chapeau de trop..”l’air du temps” comme dit le parfumeur…,même s’il est nécessaire de le rappeler.
Rédigé par: Phil | le 11 janvier 2007 à 08:59le style habituel des nécros sur ce blog, c’est quand même un peu (trop): “je me fais mousser, moi, Pierre Assouline”. Je trouve… mais bon, que les fans à oeillères n’en fassent pas une déclaration de guerre contre leur gourou.
Rédigé par: Teigne à bourricots | le 11 janvier 2007 à 09:43“Pas Jean Moulin” dites-vous, Phil, dans votre commentaire. En effet, pas “Jean Moulin” mais “le colonel Berthier”. SEULEMENT le colonel Berthier, voulez-vous probablement insinuer. S’il avait été question d’élever à ces deux hommes une statue, mon père qui, en tant que résistant, participa à ses côtés à la libération de Toulouse, aurait suggéré qu’elles fussent de la même hauteur et je pense même qu’il aurait préféré que celle du “colonel Berthier” dépassât un peu celle de Jean Moulin.
Rédigé par: gilbert torrès | le 11 janvier 2007 à 10:28Je ne sais pas si JPVERNANT ne fut pas “Jean Moulin”….en tous cas, il a été un homme de courage et de démocratie en face de la peste brune. Et pas n’importe quel planqué marché noir. Peut-être, mais je m’avance sans doute, sa passion piur Athènes lui a-t-elle insufflé cette passion du combat juste. Son histoire familiale aussi. En tous les cas, ce genre d’homme -et nul autre- est vraiment un motif de fierté pour notre histoire.
Rédigé par: montaigneàcheval | le 11 janvier 2007 à 10:44D’autre part, son engagement total dans la lutte contre le nazisme prouve, et c’est tant mieux, que tous les intellectuels ne furent pas des chiens couchants….Curieusement, ou pas, ce sont souvent des historiens qui sauvèrent l’honneur du monde intellectuel: Marc Bloch, Vernant etc….
L’histoire livre les clés de la démocratie et de l’humanisme. Certes il existe des historiens de droite, et comment, style Gaxotte ou Castelot, mais enfin leur influence sur l’historiographie est mineure. L’histoire flamboie des feux de la liberté (on dirait du Manceron, excusez-moi) et c’est bien ainsi.
Alors, Moulin ou pas Moulin (au passage, Phil, je ne comprends pas très bien ce que vous voulez dire) on s’en fiche. Chapeau bas devant l’Homme par excellence que fut Vernant. Et nul doute que les marins d’Ulysse pleurent en cachette, dans l’Ile de Circé….
J’ai oublié Pierre Vidal-naquet qui eut le courage, avec Jeanson, de briser l’étouffoir colonialiste pour aider à l’indépendance de l’Algérie, étant bien entendu que les malfrats qui après 1962 s’emparèrent des manettes du pouvoir dans ce pays n’ont aucune légitimité et bafouent l’engagement de Vidal-naquet, de Germaine Tillon et de bien d’autres….
Rédigé par: montaigneàcheval | le 11 janvier 2007 à 10:54Voilà un commentaire bien intéressant, mister G. Torrès.
Rédigé par: Phil | le 11 janvier 2007 à 11:00Et comme c’est dit, je ne vais pas en “doutassez”.
MàCheval dixit, on va pas refaire “le coup du parapluie.. à Juppé”.
Mais l’époque tend bien souvent à valider l’historien uniquement par ses engagements passés.
Passou se souviendra de Girardet, peut-être.
Ici, il s’agit d’un spécialiste de la Grèce ancienne.
Volontiers, j’aurais aimé lire (une ou deux lignes…) comment cette passion s’est tissée au fil de ses engagements politiques de jeunesse.
Phil, ne voyez dans ma remarque aucune agressivité, juste un peu d’amertume. J’ai cru percevoir dans votre commentaire cette tendance assez commune de nos jours à volontiers abaisser et parfois tout mettre à un même niveau. Certains hommes ou femmes, par les choix qui furent les leurs, par leurs engagements, etc. méritent d’être loués et mis un peu plus haut que les autres, autrement dit à leur place de héros, de même qu’ils méritent notre admiration. A n’en pas douter, J-P. Vernant était de ceux-là. Après tout, les hommes et les femmes héroïques et admirables ne sont pas si nombreux qu’on manque une occasion d’exprimer la tristesse que leur disparition nous cause. Quand, de plus, cela ramène à des souvenirs personnels…
Rédigé par: Gilbert Torrès | le 11 janvier 2007 à 11:33“la nature nous a donné l’amitié (…) pour permettre à la vertu- qui chez l’homme seul, ne peut être parfaite- de s’associer à autrui et tendre ainsi à la perfection”
Cicéron ( De l’amitié XXII,83).
In Tzvetan Todorov, le jardin imparfait.
Rédigé par: chantal | le 11 janvier 2007 à 12:20C’est bien entendu…sans malentendu, mister Gilbert Torrès.
Rédigé par: Phil | le 11 janvier 2007 à 12:41Sans souci, comme disait Fritz…une certaine agressivité est devenue la politesse du blog. La semoule fait tomber les dents.
Revenons aux consécrations, à la Grèce ancienne et Vernant.
Les témoignages vécus, comme celui de votre père, sont essentiels. Pour Vernant, c’est clair.
Certains hommages laissent entendre cependant qu’un Lacombe Lucien historien (de valeur) est impossible…reste-t-il à trouver un L. Malle/Modiano ?
MàC, la prose d’un Gaxotte m’a souvent semblé plus déliée que celle de Braudel..par exemple..Comme le poussiéreux La Varende est plus enlevé que Duneton en racontant Anne d’Autriche.
“Mais c’est la valeur de la contribution historique qui importe”..
Et si en plus, les engagements politiques s’e(n)mêlent, alors…
mais ouiche..mais ici, on cause (un peu) belles cuisses littéraires.
Mieux vaut lire Luciano Canfora. On ne se “sent” pas seulement “plus intelligent”. On le devient.
Rédigé par: Boulgakov | le 11 janvier 2007 à 14:46Phil: voici pourquoi montaigne fait une fixation obssessionnelle sur Pierre Gaxotte. Il (mac) en est resté à l’histoire jacobine (je suppose que François Furet n’a pas le bonheur de lui plaire non plus). Bien sur, PG a été monarchiste et maurassien, de même que Jacques Bainville, autre historien de droite dont beaucoup de gens de gauche reconnaissent la grandeur.
J’ajoute que La Révolution Française de Pierre Gaxotte a été rééditée en 1987 par Jean Tulard, qui n’est pas précisément royaliste.
“Pierre Gaxotte
La Révolution française
…Plus possible…de croire que les massacres de 1793 n’ont été que des bavures dans un élan sublime et spontané… Les faits sont connus, les textes abondent, les témoignages s’imposent.
Rédigé par: aquarius | le 11 janvier 2007 à 15:04Pierre Gaxotte les a méticuleusement étudiés : dès la première édition de sa Révolution française en 1928, l’ouvrage fut salué par Léon Daudet comme un « livre-bombe », et la critique historique de l’événement de 1789 s’en trouva transformée, mais l’auteur, sans cesse à l’affût des progrès de la recherche, a retravaillé son texte, et c’est un livre amplement remanié et richement argumenté qui parut sous le même titre en 1962 chez Fayard dans la collection des Grandes Études historiques (1). Depuis lors, si la science historique s’est encore enrichie, elle n’a nullement contredit les conclusions de Pierre Gaxotte.”
Les historiens de droite, comme les écrivains, ont les affinités..sélectives, aquarius.
Rédigé par: Phil | le 11 janvier 2007 à 15:33Ce que vous écrivez sur Gaxotte n’est pas faux…mais il a aussi connu et fait travailler Brasillach. Il y a des actions qui pèsent sur une vie..intellectuelle.
Bainville semble mort trop jeune, ou trop exalté dans le beau style.
Pierre Goubert, aujourd’hui, semble bien injustement oublié.
Ce doit être la faute à l’air du temps, comme dit Nina Ricci, intellectuelle et coiffeuse historique.
Bo phil ? Comme il est beau Phil ? Ou comme il est bof phil ? Ou comme il est beauf phil ? Ou comme bibliophile mais j’ai avalé deux syllabes ?
Rédigé par: Phil | le 11 janvier 2007 à 16:29Merci passou pour ce bel hommage à un homme - j’avoue ma coupable ignorance - que je ne connaissais pas.
Rédigé par: Il Brutto | le 11 janvier 2007 à 16:43Je vais me jeter sur quelques uns de ses ouvrages.
Mangez des pommes aussi
Rédigé par: Henri | le 11 janvier 2007 à 16:46Et le mail de Phil ici ? Amusant votre mail Phil …
Rédigé par: Hanna | le 11 janvier 2007 à 16:52aquarius est toujours aussi con et inculte sous ses airs polissés, le connard du blog
Rédigé par: tomi | le 11 janvier 2007 à 17:02Oups désolée Henri j’ai oublié d’effacer votre site web !
Rédigé par: Hanna | le 11 janvier 2007 à 17:02Amusant aussi votre mail, Hanna !
Rédigé par: A-D | le 11 janvier 2007 à 17:13Un enfer, aujourd’hui, pour ceux qui souhaitent rester anonymes.
J’aime bien le muscat aussi
Rédigé par: Il Brutto | le 11 janvier 2007 à 17:14On est plusieurs dans ce cas, dont vous apparemment, tomi…
En revanche il y a une grave pénurie de gens policés, avec un c !
Rédigé par: aquarius | le 11 janvier 2007 à 17:24Comme annoncé précédemment, je souhaitais apporter mon propre témoignage : JP Vernant n’était pas seulement un grand résistant et un grand helléniste, c’était aussi un grand amateur de causes savoureuses. Quand le journal Le Monde publia le 15 juillet dernier une bonne feuille de l’été consarée à Jacques Lacarrière évoquant le mythe de Prométhée (”prévoyant parce que réfléchissant avant”) opposé à son frère Epiméthée (”étourdi parce que réfléchissant après”), mon sang ne fit qu’un tour devant cette faute de traduction et je me fendis d’un courrier de lecteur que j’intitulai “Epi n’est pas Meta”. Or, un blog concurrent de celui de P.A. persista et signa le 20 juillet dans une note intitulée “Epiméthée, un con ?” en invoquant le sens donné par le Bailly de “après” pour justifier l’étymologie supposée d’Epiméthée, je me mis à m’insurger carrément sur l’erreur de lecture faite dans ledit Bailly ce qui donna lieu à des échanges plutôt vifs entre amis blogueurs jusqu’à ce que l’un d’entre eux, ne doutant de rien, me renvoya à un ouvrage de Jean-Pierre Vernant, L’Univers les Dieux les Hommes, pour confirmer ce qui avait été dit précédemment et infirmer donc mon propos. Je me fendis donc d’une longue lettre
Rédigé par: Herodotis | le 11 janvier 2007 à 18:18adressée à JP Vernant dont l’adresse figurait à l’annuaire pour lui demander de bien vouloir trancher la question. Sur ce, je partis en voyage. A mon retour, je trouvai sur mon répondeur cette réponse de JP Vernant d’une voix tout-à-fait reposée bien que m’expliquant qu’il était malade : “Votre interprétation n’est pas du tout farfelue. Le seul sens usité de la préposition épi est “sur” avec des variantes selon le cas qui le suit. Or, pour un grec, réfléchir après n’est pas signe d’étourderie mais au contraire capacité d’analyse, d’où le sens de l’Histoire. En revanche, réfléchir sur le moment c’est réfléchir et trop tôt en s’empêchant d’analyser la situation et trop tard en s’empêchant d’agir à bon escient, ce qui est bien le cas d’Epiméthée”. Je ne sais pas ce qui a poussé JP Vernant à se mobiliser pour un sujet qui ne peut intéresser somme toute que des amis blogueurs…
aquarius a l’imagination d’un boeuf
Rédigé par: tomi | le 11 janvier 2007 à 18:52il ne lui viendrait pas à l’esprit qu’on puisse prendre exprès des libertés avec l’orthographe
Adieu l’Émile je t’aimais bien
Adieu l’Émile je t’aimais bien tu sais
On a chanté les mêmes vins
On a chanté les mêmes filles
On a chanté les mêmes chagrins
Adieu l’Émile je vais mourir
C’est dur de mourir au printemps tu sais
Mais je pars aux fleurs la paix dans l’âme
Car vu que tu es bon comme du pain blanc
Je sais que tu prendras soin de ma femme
Je veux qu’on rie
Je veux qu’on danse
Je veux qu’on s’amuse comme des fous
Je veux qu’on rie
Je veux qu’on danse
Quand c’est qu’on me mettra dans le trou……
http://www.paroles.net/chansons/18746.htm
Rédigé par: Danielle | le 11 janvier 2007 à 19:01http://www.dailymotion.com/visited/search/Brel%2BLe%2Bmoribond/video/xnonw_le-moribond-1961
Rédigé par: Danielle | le 11 janvier 2007 à 19:09C’est un très bel hommage que vous lui rendez, Pierre. Et de m’interroger à savoir pourquoi des êtres humains de cette trempe paraissent d’une plus grande rareté, sur notre jolie planète…?
Je possède un seul livre de lui, déjà mentionné ici, L’UNIVERS, LES DIEUX, LES HOMMES, et j’aime bien cette photographie couleur de la “sur-”jaquette du livre, où on le voit au sanctuaire d’Apollon à Claros, en Turquie, derrière un gros bloc rocheux où ont été gravées les lettres de je ne sais quel texte. Mais ce que je retiens de lui se trouve dans l’avant-propos, où il raconte que ce livre a vu le jour parce que des amis ont voulu qu’il leur raconte les mythes, comme il l’avait fait pour son petit-fils Julien. C’est le grand-papa conteur, celui qui dit :
« Il me plaisait aussi que cet héritage lui parvienne oralement sur le mode de ce que Platon nomme des fables de nourrice, à la façon de ce qui se passe d’une génération à la suivante en dehors de tout enseignement officiel, sans transiter par les livres, pour constituer un bagage de conduites et de savoirs “hors textes” * : depuis les règles de la bienséance pour le parler et l’agir, les bonnes mœurs et, dans les techniques du corps, les styles de la marche, de la course, de la nage, du vélo, de l’escalade… »
* c’est moi qui ai mis en caractères gras.
Bref, c’est un livre qui peut offrir un grand-papa conteur à tous ses lecteurs (orphelins ou “bâtards” en l’espèce, il me semble que nous sommes nombreux, à voir la [dé]marche du monde…).
(Sinon, y a le même problème avec les signatures des commentaires chez Corine, à se demander si WordPress est vérolé? Si je ne l’avais changé, j’aurais passé pour être Danielle Ventresque et Traube m’aurait dit que j’avais usurpé un titre talentueux, hon!
)
Rédigé par: spiegel sandgirl | le 11 janvier 2007 à 20:25Maman bonheur rrrhhhôôôôô !!!!
Rédigé par: spiegel sandgirl | le 11 janvier 2007 à 20:35Passouuuuuuu !!!!
Rédigé par: montaingeàcheval | le 11 janvier 2007 à 20:41Oui, A-D, je me suis invitée chez Henri, m’en vais faire la fiesta au Muscadet!!!!
Rédigé par: montaingeàcheval | le 11 janvier 2007 à 21:49le précédent message est signée Hanna en réalité, mais pas pu m’empêcher de garder le pseudo de MàC. (gnaaark !!)
Rédigé par: Hanna | le 11 janvier 2007 à 21:52(je n’ai pas lu les commentaires) mais merci, merci, merci
Rédigé par: Yves Duel | le 11 janvier 2007 à 22:08MàC, faudrait faire la barbe à Hrundi.
Rédigé par: Yves Duel | le 11 janvier 2007 à 22:45Zut alors,
Mr Assouline, je fréquente votre régulièrement votre blog et je l’apprécie bien. Cependant, il me semble que dans un hommage à Jean-Pierre Vernant on ne peut pas écrire Grèce avec un accent circonflexe.
Rédigé par: jojo | le 11 janvier 2007 à 23:04Sur le fond, je suis tout à fait d’accord avec vous et je pense que l’Histoire est en deuil aujourd’hui d’un grand penseur et d’un homme formidable.
// Passouuuuuuu !!!!
Rédigé par: montaingeàcheval | le 11 janvier 2007 à 20:41 //
Pourquoi ce “Passouuuuuuu !!!!”, MàC?? C’est lui qui signait sous pseudo le com qui vous précédait?
Rédigé par: jojo | le 12 janvier 2007 à 02:31En fait, les partisans de passouline exigent une censure de Wikipédia qui ne serait pas conforme à “la vérité”. Cynisme ou naïveté? Quelqu’un a dit: “Quelle vérité?”, il y a pas mal de temps. L’encyclopédie libre n’est pas obligatoire, ils peuvent utiliser un wiki pour construire ” l’encyclopédie de la vérité”, Pravdapédia ferait un beau nom de domaine, n’est-ce pas?
Rédigé par: alain | le 12 janvier 2007 à 05:52M’enfin, c’est pas moi qui ai écrit “Passouuuuuuu”…d’abord parce que je trouve ça franchement cucul la praline…..
Et ensuite, celui qui a spamé mon pseudo est un analphacon: il a écrit : montaingeàcheval…..
erreur, mon bon, erreur…vous vous êtes trahi(e)…..
Allez, Danielle, sortez de votre poubelle, on vous a reconnue…..
Rédigé par: montaigneàcheval | le 12 janvier 2007 à 07:46Faire la barbe à Hrundi???? pourquoi, il a bu, Hrundi????
Y a un spécialiste????? Un darty du blog?????
Je voulais féliciter jtmaston et voilà-t-y-pas que je ne peux pas poster, parce qu’il y a marqué “connecté sur filao”?????
caisse à dire???? protz!!!!!! ET CHNIAQUE !!!!!!!
Rédigé par: montaigneàcheval | le 12 janvier 2007 à 08:14OUbLIE : “l’affaire wikipedia”
Rédigé par: montaigneàcheval | le 12 janvier 2007 à 08:15Erreur..Gaxotte a fait travaillé Rebatet et non Brasillach.
Mais c’est kif-kif…rectif. faite avec le pseudo de Màcheval en regard…ce qui ne manque pas de sel.
Passou: vous reprendre l’Assimil “Tamoul” pour causer avec vos informaticiens.
Rédigé par: montaigneàcheval | le 12 janvier 2007 à 08:37Rappelez donc M. Paul Gobelet (si pas electrocuté).
…Décidement..c’était bien pas moi.
Rédigé par: Phil | le 12 janvier 2007 à 08:38Du vrai sub..laminal.
Deux poids deux mesures…”…à partir de 1956…”Que dirait-on d’un historien espagnol qui se sépare du franquisme en 1974,d’un autre, italien, qui s’en va en 1942, d’un troisième qui prend ses distances avec le NSDAP en 1943? Mais le communisme c’était une espérance, pas vrai?
Rédigé par: montaigneàcheval | le 12 janvier 2007 à 08:48jizite, Màcheval..à cause des usupassions d’identité..
Rédigé par: Phil | le 12 janvier 2007 à 09:10Oui, c’était une espérance.
Souvent je me dis que peu ont eu la chance d’un Montand..d’avoir une Simone à leurs côtés.
Pour l’éclairage.