Joseph Kono

Publié le par david castel

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Série: Ces Camerounais rois de la petite reine

Joseph Kono

Du grand talent au grand abandon

Trente cinq ans de compétition. Plus d’une centaine de trophées, cent quarante victoires en plus de cent trente sélections. Sur le plan des récompenses sportives, Joseph Kono a tout reçu : le bronze, l’argent et l’or. Comme médailles, le plus grand cycliste camerounais, après Pommier Boniface, a porté de nombreuses décorations : la médaille du mérite sportif, la médaille de chevalier du mérite camerounais. En 1982, il atteint le sommet de sa gloire avec la distinction de chevalier de l’ordre de la valeur. Il devient ainsi le premier sportif camerounais à être décoré par le chef de l’Etat. Au cours de cet évènement, le président Paul Biya déclare : “ il n’y a pas de sport mineur, de sport majeur, ni de sport réservé… ”. La même année, le président de l’ex Zaïre, feu Mobutu Sesse Seko, emboîtant le pas à son homologue camerounais, lui décerne la médaille du meilleur sportif africain.

Le monde du sport
chante sa gloire

Né le 29 décembre 1950, Joseph Kono débute sa carrière de cycliste le 1er janvier 1969. Pour cette entrée qui coïncide avec la célébration de la fête de l’indépendance du Cameroun, le jeune cycliste occupe le 7ème rang. Le 11 février 1970, il remporte la course de la fête de la jeunesse devant Pommier Boniface, une autre légende du cyclisme camerounais. Oscar Michel, figure emblématique du cyclisme Ouest-africain, trouve le mot juste lors d’une intervention à la chaîne de télévision ivoirienne en 1982. Battu par Joseph Kono, il affirme : “ j’ai utilisé le vélo de Bernard Hinault champion du monde et cinq fois vainqueur du Tour de France, le vélo acheté par mon président Abinader, mais Kono qui roule sur un patin vient de m’humilier devant mon peuple. ” Rodrigue Mathieu, international et meilleur cycliste sénégalais, n’en dit pas moins : “ je suis un grand admirateur de Joseph Kono et pour moi, il reste le meilleur cycliste de tous les temps. C’est un athlète de renom. ”
Considéré comme l’un des meilleurs du monde dans sa catégorie, ce cycliste participe aux jeux Olympiques de Munich 1972, Montréal 1976 (capitaine de l’équipe nationale), Moscou 1980 et Los Angeles 1984.
De 1989 à 2002, il arrête la compétition. Cependant, il s’entraîne pour entretenir sa forme physique. Contre toute attente, le 13 janvier 2002, il prend part au tournoi “ Marie Thérèse Atangana ” organisé à Yaoundé. De la soixantaine de cyclistes au départ, il se classe huitième de l’épreuve au nez de certains concurrents parfois de 34 ans ses cadets. En 2003, lors du tour cycliste international, il fait partie du peloton à l’arrivée sur le boulevard du 20 mai. Porté en triomphe par le public, Joseph Kono donne, à cette circonstance, son dernier coup de pédale comme athlète.
En dépit de ce palmarès élogieux, l’athlète a été abandonné à lui-même. Sergent chef à la retraite, il attend des responsables du ministère des Sports et de l’éducation physique une implication dans l’encadrement technique des cyclistes. Quant à la Fédération camerounaise de cyclisme, elle recourt régulièrement à son expertise depuis 2000. A 57 ans, le rêve de Joseph Kono est de “ voir le cyclisme camerounais rester sur le ciel africain. ”
 

Par Sandeau Nlomtiti
Le 09-11-2006

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Publié dans Biographies

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G
Pourquoi cette série s'arrête-elle à Joseph Kono, rien sur Boniface POMMIER par exemple ?
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