Un ex-boxeur olympique veut réintégrer la société

Publié le par david castel

Condamné pour meurtre
Presse Canadienne (PC) 
26/09/2006 23h53 

Un ex-boxeur qui a représenté le Canada aux Jeux olympiques de Munich, en 1972, livre ces jours-ci un des grands combats de sa vie.

Léo Sauvé, âgé de 51 ans, doit convaincre un jury qu'il est prêt à réintégrer la société, après avoir purgé 19 ans d'une peine à perpétuité qui lui a été imposée pour un meurtre commis en 1986.

Après avoir nié pendant des années avoir tué Michael Sheppard, dans un bar du sud-ouest de Montréal, Sauvé a finalement avoué à son agent de libération, en 2004, être l'auteur du crime.

Depuis les cinq dernières années, le dossier carcéral de Sauvé, qui a déjà fait partie des clans de détenus en imposant à l'intérieur des murs, est immaculé.

Il deviendra automatiquement admissible à une liberté conditionnelle en 2012. Il espère raccourcir cette période d'attente en se présentant devant un jury, comme c'est son droit. Au cours des deux prochaines semaines, le jury de 12 personnes plongera dans la vie rude de Sauvé, qui a remporté plusieurs compétitions, avant de participer aux Jeux de Munich, à l'âge de 17 ans.

Il a abandonné la boxe par la suite et ses problèmes avec la justice ont commencé alors qu'il avait 19 ans.

Alors qu'il travaillait comme portier dans un bar de Lachine, un soir de 1986, Léo Sauvé s'est approché de Michael Sheppard, et lui a tiré une balle dans la tête.

Aidé du personnel qui se trouvait encore dans l'établissement, Sauvé a effacé ensuite les traces de son crime et jeté le cadavre de la victime dans le conteneur à déchets, derrière le commerce.

Le corps n'a jamais été retrouvé, probablement enfoui avec des tonnes de déchets dans la carrière Miron.

Quelques mois plus tard, des employés du bar se sont confiés à des policiers, et Sauvé a été arrêté. Au terme de son procès, en 1987, un jury l'a déclaré coupable de meurtre prémédité.

Hier (mardi), le jury s'est retiré pour lire une liasse de documents retraçant le parcours de Sauvé qui, en prison, a continué de s'entraîner et est devenu végétarien par choix.

L'exercice de révision se poursuivra mercredi.


 

Sauvé : le plus grand combat de sa vie

Mardi 26 septembre 2006 - MONTREAL (PC) - Un ex-boxeur qui a représenté le Canada aux Jeux olympiques de Munich, en 1972, Léo Sauvé, livre ces jours-ci un des grands combats de sa vie.

Léo Sauvé, âgé de 51 ans, doit convaincre un jury qu'il est prêt à réintégrer la société, après avoir purgé 19 ans d'une peine à perpétuité qui lui a été imposée pour un meurtre commis en 1986.

Après avoir nié pendant des années avoir tué Michael Sheppard, dans un bar du sud-ouest de Montréal, Sauvé a finalement avoué à son agent de libération, en 2004, être l'auteur du crime.

Depuis les cinq dernières années, le dossier carcéral de Sauvé, qui a déjà fait partie des clans de détenus en imposant à l'intérieur des murs, est immaculé.

Il deviendra automatiquement admissible à une liberté conditionnelle en 2012. Il espère raccourcir cette période d'attente en se présentant devant un jury, comme c'est son droit. Au cours des deux prochaines semaines, le jury de 12 personnes plongera dans la vie rude de Sauvé, qui a remporté plusieurs compétitions, avant de participer aux Jeux de Munich, à l'âge de 17 ans.

Il a abandonné la boxe par la suite et ses problèmes avec la justice ont commencé alors qu'il avait 19 ans.

Alors qu'il travaillait comme portier dans un bar de Lachine, un soir de 1986, Léo Sauvé s'est approché de Michael Sheppard, et lui a tiré une balle dans la tête.

Aidé du personnel qui se trouvait encore dans l'établissement, Sauvé a effacé ensuite les traces de son crime et jeté le cadavre de la victime dans le conteneur à déchets, derrière le commerce.

Le corps n'a jamais été retrouvé, probablement enfoui avec des tonnes de déchets dans la carrière Miron.

Quelques mois plus tard, des employés du bar se sont confiés à des policiers, et Sauvé a été arrêté. Au terme de son procès, en 1987, un jury l'a déclaré coupable de meurtre prémédité.

Mardi, le jury s'est retiré pour lire une liasse de documents retraçant le parcours de Sauvé qui, en prison, a continué de s'entraîner et est devenu végétarien par choix.

Libération conditionnelle
Un aveu tardif
Jessica Nadeau
Le Journal de Montréal
27/09/2006 09h25 

Après avoir purgé près de 20 ans de sa sentence à vie pour meurtre au premier degré, l'ancien boxeur Léo Sauvé demande une révision judiciaire devant jury pour accéder à une libération conditionnelle.

C'était il y a vingt ans. Dans la nuit du 19 octobre 1986, au bar Astro à Lachine, Michael Shepherd, habitué du bar, discute avec le gérant Robert Duncan.

Puis, sans avertissement, Léo Sauvé l'a empoigné par les cheveux et lui loge une balle dans la tête en lui disant : «J'en ai assez de toi, mon tabarnac.»

L'ancien boxeur se fait alors aider par les employés pour disposer du corps dans un conteneur à déchets dans la ruelle arrière et il nettoie le sang. Le corps de la victime, enfoui avec les ordures dans la carrière Miron, n'a jamais été retrouvé puisque les trois témoins ont mis plusieurs mois à parler.

Cheminement embryonnaire

Même s'il a été reconnu coupable de meurtre au premier degré au terme d'un procès devant jury en octobre 1987, Léo Sauvé s'est toujours dit innocent jusqu'en 2004, où il a enfin donné une explication à son agent de libération conditionnelle.

Cet aveu pourrait lui être bénéfique dans sa requête de révision judiciaire pour une libération conditionnelle qu'il présente devant un jury au Palais de justice de Montréal.

En effet, les nombreux psychologues et psychiatres qui se sont penchés sur son dossier au cours des dernières années ont relevé, dans un document présenté au jury hier matin, un «cheminement bien amorcé mais très embryonnaire» à la suite de cet aveu.

Manque d'empathie

Ces dernières évaluations le dépeignent comme un homme antisocial et impulsif et qui manque d'empathie pour la victime et son entourage.

Ainsi, le meurtrier aujourd'hui âgé de 51 ans parle de son crime «avec une certaine émotion», mais il s'attarde davantage aux «conséquences que ce geste a eues pour lui plutôt que pour la victime et son entourage».

Il représenterait, selon la plupart des spécialistes cités, un risque de récidive «modéré».

Le jury devra décider, au cours des prochains jours, si Léo Sauvé est admissible à une libération conditionnelle, même s'il n'a pas purgé les 25 ans minimum qu'imposait sa peine d'emprisonnement à vie.

jnadeau@journalmtl.com


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Publié dans Biographies

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