Le dernier discours d'Itzhak Rabin

Publié le par david castel

Mardi 01 Novembre 2005

Tel-Aviv, 4 novembre 1995


Permettez-moi de dire que je suis profondément ému. Je souhaite remercier
chacun d'entre vous, qui êtes venus ce soir manifester contre la violence et
pour la paix. Ce gouvernement, dont j'ai le privilège d'être à la tête, avec
mon ami Shimon Peres, a décidé de donner une chance à la paix - une paix qui
résoudra la plupart des problèmes d'Israël.

Pendant 27 ans, j'ai été un soldat. Tant qu'il n'y avait aucune chance pour
la paix, j'ai combattu. Je crois qu'aujourd'hui, il existe une chance pour
la paix, une grande chance. Nous devons en profiter, pour tous ceux qui sont
présents ici, et pour tous ceux qui sont absents, et ils sont nombreux.

J'ai toujours pensé qu'une majorité du peuple aspirait à la paix et était
prête à prendre des risques pour elle. En venant ici ce soir, vous
démontrez, ensemble avec de nombreux autres qui ne sont pas venus, que le
peuple désire sincèrement la paix et s'oppose à la violence. La violence
s'attaque à la base de la démocratie israélienne. Elle doit être condamnée
et isolée. Ce n'est pas la voie de l'Etat d'Israël. Dans une démocratie, il
peut y avoir des désaccords, mais la décision finale sera tranchée par des
élections démocratiques, comme celles de 1992 qui nous ont donné un mandat
pour faire ce que nous faisons, et pour continuer dans cette direction.

Je voudrais dire que je suis fier du fait que des représentants des pays
avec lesquels nous vivons en paix soient présents avec nous ce soir, et
continueront à l'être : l'Egypte, la Jordanie et le Maroc, qui nous ont
ouvert la route vers la paix. Je voudrais remercier M. le président de
l'Egypte, le roi de Jordanie, et le roi du Maroc, représentés ici ce soir,
pour avoir été des partenaires dans notre route vers la paix. Mais, plus que
tout autre chose, depuis un peu plus de trois ans que ce gouvernement est en
place, le peuple israélien a prouvé qu'il est possible de faire la paix, que
la paix ouvre la porte à une économie et a une société meilleures, que la
paix n'est pas seulement une prière. La paix est d'abord dans nos prières,
mais elle constitue aussi l'aspiration du peuple juif, une aspiration
sincère à la paix.

La paix a des ennemis qui tentent de nous atteindre, pour torpiller le
processus de paix. Je voudrais dire sans détour que nous avons trouvé chez
les Palestiniens aussi un partenaire pour la paix : l'OLP, qui était notre
ennemi, et qui a cessé de s'impliquer dans le terrorisme. Sans partenaires
pour la paix, il ne peut y avoir de paix. Nous exigerons qu'ils
accomplissent leur part du travail, comme nous accomplirons la notre, pour
la paix, afin de résoudre l'aspect du conflit israélo-arabe le plus
complexe, le plus long, et le plus chargé en émotions : le conflit
israélo-palestinien.

Il s'agit d'un parcours semé de difficultés et de douleur. Pour Israël, il
n'est pas de chemin qui soit sans douleur. Mais la voie de la paix est
préférable à celle de la guerre. Je vous dis cela en tant qu'ancien soldat,
en tant que ministre de la Défense qui connaît la douleur des familles des
soldats. Pour elles, pour nos enfants, et dans mon cas, pour mes
petits-enfants, je veux que ce gouvernement exploite chaque ouverture,
chaque occasion de promouvoir et de parvenir à une paix totale. Même avec la
Syrie, la paix sera possible.

Cette manifestation doit envoyer un message au peuple israélien, au peuple
juif partout dans le monde, au monde arabe et en fait au monde entier : le
peuple israélien veut la paix, il soutient la paix.

Pour tout cela, je vous remercie.
Lundi 31 Octobre 2005

 

Dès la Déclaration de principes signée à Washington le 13 septembre 1993 par Itzhak Rabin et Yasser Arafat, sous l’égide de M. William Clinton, un certain nombre de sujets, bien que décisifs pour l’établissement de la paix dans la région, ont été renvoyés aux négociations sur le statut définitif. Prévues initialement pour le 5 mai 1999, ces négociations ont été sans cesse reportées par Israël. Un nouveau calendrier fut fixé lors du sommet d’Oslo de novembre 1999 : les négociateurs devaient parvenir à un accord cadre le 15 février 2000 au plus tard et à un accord définitif avant le 13 septembre 2000.
La création et les frontières de l’Etat palestinien, le statut de Jérusalem, le sort des colonies, la solution du problème des 3 à 4 millions de réfugiés palestiniens, le problème de l’eau constituaient autant de dossiers sensibles, qui furent au cœur de la négociation de l’été et de l’automne 2000. Mais le fossé entre les positions des uns et des autres se révéla trop profond. L’échec du sommet de Camp David, en juillet, puis le déclenchement de la seconde Intifada, fin septembre, retardèrent d’autant la reprise du dialogue. Même les avancées substantielles enregistrées lors des tractations de Taba, en janvier 2001, ne suffirent pas à débloquer la situation. Avec l’élection de M. Ariel Sharon, le 6 février 2001, tout bascule : le général refuse toute négociation, reconquiert militairement la Cisjordanie et engage la construction du mur, tout en accélérant la colonisation et en enfermant Yasser Arafat dans sa Mouqata.
La multiplication des attentats-suicide contre des civils israéliens accroît le fossé entre les deux peuples. A la mort du leader palestinien, de nouvelles perspectives apparaissent. Elu démocratiquement en janvier 2005, M. Mahmoud Abbas négocie une trêve avec toutes les factions palestiniennes. Peu après, MM. Sharon et Abbas se retrouvent à Cham el-Cheikh, où ils s’engagent à appliquer la feuille de route du Quartet (ONU, Etats-Unis, Union européenne, Russie). Si les Palestiniens respectent – pour l’essentiel – le cessez-le-feu et poursuivent la réforme de leur Autorité, les Israéliens ne font aucun geste, sinon la libération de 900 prisonniers palestiniens (sur 8 000), jusqu’au démantèlement des colonies de Gaza. Celui-ci représentera-t-il, comme l’espèrent les opinions de part et d’autre ainsi que la communauté internationale, un premier pas vers la décolonisation de la Cisjordanie ? Ou bien servira-t-il de rideau de fumée derrière lequel la colonisation et la construction du mur se poursuivront ? Seul l’avenir le dira.
En attendant, les organisations internationales observent, sur le terrain, les opérations militaires israéliennes contre des responsables palestiniens, les confiscations de terres et l’annonce de construction de nouveaux immeubles dans les colonies, y compris le rattachement de Maaleh Adoumim à Jérusalem : ce dernier créera un ensemble de plus de 50 000 habitants qui coupera la Cisjordanie en deux…

 

-  Jérusalem
-  Les colonies
-  Les réfugiés
-  Le Mur
-  Protection des droits humains
-  L’eau convoitée

 
Lundi 24 Octobre 2005
Réouverture des canaux de dialogue ­ démantèlement des avant-postes ­
poursuite de l'évacuation des colonies

Le contexte

La mise en oeuvre du pan de désengagement, l'évacuation des colonies et le
retrait de Tsahal de Gaza et du nord de la Cisjordanie ouvrent une fenêtre
d'opportunité pour que reprenne le processus de paix et pour créer une
situation nouvelle, pour les peuples israélien et palestinien. Le plan de
désengagement a prouvé, avant tout, que la société israélienne est prête à
accepter le démantèlement de colonies. Les tentatives de la droite
israélienne de faire échouer ce processus, qui établit un précédent, n'ont
pas fonctionné, et la démocratie israélienne a gagné.
L'achèvement du plan de désengagement ouvre pour Israël et pour les
Palestiniens un nouvel horizon diplomatique et une fenêtre d'opportunité
pour reprendre les négociations et le processus de paix en vue de mettre fin
à l'occupation et de parvenir à la paix.
Pour poursuivre la dynamique positive que connaît la région, les deux
parties doivent prendre un certain nombre de mesures, politiques et
sécuritaires, tout en rouvrant les canaux du dialogue et en s'efforçant de
parvenir à un règlement définitif sur le principe de deux Etats pour deux
peuples, sur la base des frontières de 1967.

Le plan de Shalom Arshav se fonde sur trois principes :

­ reprise des négociations politiques, coordination au niveau de la
sécurité, ouverture de canaux de dialogue entre Israël et les Palestiniens
­ évacuation des avant-postes et gel de la construction dans les colonies
­ poursuite du processus de démantèlement des colonies par étapes, en
coordination avec l'Autorité palestinienne et dans le cadre de négociations
pour un accord définitif.


A - Reprise des négociations, coordination, ouverture de canaux de dialogue
entre Israël et les Palestiniens

Les négociations avec les Palestiniens doivent se dérouler à travers trois
canaux différents :
1. Le canal politique : reprise des négociations diplomatiques sur la base
des phases de la Feuille de route appliquées simultanément appliquées par
les deux parties en vue de la création d'un Etat palestinien et d'un accord
définitif sur la base des frontières de 1967.
2. Le canal sécuritaire : reprise de la coopération au niveau sécuritaire,
assistance mutuelle au cessez-le-feu, cessation des attentats terroristes et
des violences, unification et renforcement de l'appareil palestinien de
sécurité, combat contre le terrorisme, libération des prisonniers
palestiniens, démantèlement des check points.
3. Le canal administratif : accords provisoires sur le contrôle par
l'Autorité palestinienne des zones évacuées par Israël et sur le contrôle
des frontières et des passages frontaliers, coordination économique et
ouverture de passages entre Gaza et la Cisjordanie.


B - Evacuation des avant-postes et gel de la construction dans les colonies

Les colons, et pour des raisons différentes, la plupart des Israéliens, les
Palestiniens et la communauté internationale considèrent l'entreprise de
colonisation comme une mesure israélienne unilatérale qui entrave toute
chance de parvenir à un accord de paix et qui provoque une escalade des
frictions quotidiennes et de l'hostilité entre Israël et l'Autorité
palestinienne. En conséquence, l'arrêt de l'expansion des colonies et le
démantèlement des avant-postes sont d'une extrême importance sur le plan
politique et pourraient modifier le visage de la région tout entière.

a) démantèlement des avant-postes : le gouvernement d'Israël doit donner
l'ordre à Tsahal et à la police de démanteler immédiatement les 105
avant-postes en Cisjordanie, construits en dépit de la politique israélienne
officielle opposée à la création de nouvelles colonies en Cisjordanie. Les
avant-postes ne représentent pas seulement un problème sur le plan
politique, mais aussi sur le plan juridique. Ne pas les démanteler enverrait
aux colons un signal qui leur confirmerait qu'au-delà de la ligne Verte, il
n'est nul besoin de respecter la loi.

b) gel de la construction dans les colonies : le gouvernement d'Israël doit
geler toute construction au-delà de la ligne Verte. Toute construction
supplémentaire en Cisjordanie et à Jérusalem Est complique la situation
actuelle, augmente les frictions et la haine entre les deux peuples et
constitue un élément clé de la violence et de la méfiance entre Israël et
les Palestiniens. L'accord définitif doit être obtenu par un processus
politique et non par la création de faits accomplis sur le terrain.


C - Poursuite du processus de démantèlement des colonies par étapes

Shalom Arshav considère depuis toujours que les colonies constituent
l'obstacle principal à la paix entre Israël et les Palestiniens.
L'évacuation de la plupart, sinon de toutes les colonies, est une nécessité,
sans laquelle ni un véritable accord avec les Palestiniens ni la création
d'un Etat palestinien aux côtés de l'Etat d'Israël ne sont possibles.
Le prix de l'existence des colonies en général et des colonies isolées au
coeur de zones palestiniennes [densément peuplées] en particulier est depuis
longtemps insupportable aussi bien pour la population palestinienne que pour
la société israélienne.
Le plan de désengagement a prouvé qu'Israël est capable d'évacuer des
colonies et de remettre sous contrôle palestinien des zones dont il est
certain qu'elles ne resteront pas sous contrôle israélien dans le cadre de
tout accord définitif, quel qu'il soit.
Tout en menant des négociations en vue de parvenir à un règlement définitif,
le gouvernement d'Israël doit poursuivre par étapes le processus
d'évacuation des colonies, mesure de renforcement de la confiance envers la
direction palestinienne, ce qui améliorera la situation sur le terrain,
renforcera les modérés des deux côtés et améliorera la sécurité d'Israël et
sa situation économique. Ces évacuations doivent être effectuées en
coordination avec le côté palestinien, et non unilatéralement comme cela a
été fait précédemment.
La poursuite des évacuations est avant tout de l'intérêt d'Israël et peut
améliorer sa sécurité, son économie et sa situation diplomatique, au présent
et à l'avenir.

Pour les évacuations, Shalom Arshav a établi les critères suivants :
proximité de centres de population palestinienne, distance par rapport à la
ligne Verte, taille de la colonie et possibilité d'y accéder de façon
sécurisée, désir de partir des habitants de la colonie, exclusion des
colonies qui pourraient probablement être attribuées à Israël dans le cadre
d'un accord futur d'échanges de territoires.

Phase n° 1 (immédiate : évacuation de 26 colonies isolées entourées de
localités palestiniennes.
- Cisjordanie Nord : Hermesh, Mevo Dotan, Elon More, Yitzhar, Itamar,
Brakha.
- Cisjordanie centrale : Kfar Tapouakh, Talmon, Dolev, Halamish, Nahaliel,
Ateret.
- Monts de Hebron : colonie juive à l'intérieur de Hebron, Telem, Adora,
Negohot, Asfar, Ma'ale Amos, Nokdim, Tekoa, Kfar Eldad.
- Monts Sud de Hebron : Otniel, Haggai, Pnei Hever, Carmel, Ma'on.
La réalisation de cette phase 1 permettra à Tsahal de se retirer
d'importants portions de Cisjordanie et de donner aux Palestiniens une
continuité territoriale sur la plupart des zones de la Cisjordanie Nord, sur
la plus grande partie de la région des Monts de Hebron (à part Kiryat Arba),
et sur les Monts Sud de Hebron.

Phase n° 2 (2007-2009) : démantèlement de 17 colonies situées au coeur de la
Cisjordanie : Shavei Shomron, Kedoumim, Eli, Shiloh, Ma'ale Levona, Beit El,
Ofra, Psagot, Kokhav Ya'akov, Geva Binyamin (Adam), Enav, Avnei Hefetz,
Ma'ale Mikhmash, Almon (Anatot), Keidar, Karmei Tzour, Migdalim.

Phase n° 3 : évacuation de colonies dans le cadre de la signature d'un
accord définitif.
Dans le cadre de négociations en vue d'un règlement définitif, le sort de
toutes les colonies qui n'auront pas été évacuées au cours de la période
intérimaire sera fixé, avec pour objectif d'évacuer le plus petit nombre
possible de colons et de donner en échange aux Palestiniens des territoires
dans le cadre d'un échange de territoires. La ligne Verte (frontières de
1967) servira de base pour déterminer les frontières entre les Etats
d'Israël et de Palestine. Les deux parties tiendront compte de la réalité
sur le terrain et fixeront les frontières en conséquence. Les modifications
ne seront effectuées que par consentement mutuel.


Conclusion

Aujourd'hui plus que jamais, le gouvernement d'Israël a la capacité et la
responsabilité de poursuivre un processus qui fixera les frontières du pays
tout en veillant à ses intérêts en matière de sécurité et en s'efforçant
constamment de parvenir à la paix dans la région. Le gouvernement doit
poursuivre le processus des retraits des territoires à travers un dialogue
constant avec le gouvernement de Mahmoud Abbas et en s'efforçant de parvenir
à un règlement définitif sur la base de deux Etats pour deux peuples.
Les deux parties doivent combattre résolument les éléments terroristes et
s'assurer que le processus politique soit accompagné par la sécurité, le
calme, la reprise économique et la restauration de la confiance entre les
parties.

Jeudi 20 Octobre 2005



Ma'ariv, 20 octobre 2005
Scission au Hamas ?

Selon certaines informations émanant des services secrets palestiniens, le
Hamas dans la bande de Gaza se serait scindé en deux groupes qui
s¹affrontent pour la direction et la ligne du mouvement, en particulier sur
la question des attentats terroristes. Des informations obtenues par Israël
le confirment.
D¹après ces informations, l¹un des commandants de la branche armée du Hamas
aurait récemment démissionné, en disant que les attentats terroristes à Gaza
étaient "dépassés".
Certains officiels des services de sécurité palestiniens affirment que de
profondes différences idéologiques ont séparé le Hamas en deux camps. L¹un
est dirigé par Mahmoud a-Zahar, et prône une position très extrémiste. "Il
voudrait être un nouveau Rantissi, et ne faire aucun compromis sur la
question de l¹action militaire", dit de lui un officier de haut rang des
services de sécurité palestiniens. "Sa rhétorique enflamme la jeune
génération qui le suit, mais pas les dirigeants plus anciens. Le seul à
avoir suivi a-Zahar est Nizar Rian, que tout le monde à Gaza nomme "le
menteur aux quatre épouses".
De l¹autre côté, Ismaïl Haniya, autre personnalité de premier plan au sein
du Hamas, adopte une approche beaucoup plus modérée, approche soutenue par
la plupart des autres dirigeants à Gaza comme en Cisjordanie. "Haniya a
compris qu¹il y a aujourd¹hui une situation nouvelle", souligne l¹officier
palestinien. "Il pense que si le Hamas veut gagner aux élections, il n¹y a
pas d¹autre choix que de se débarrasser de ses armes. Il ne sera pas
d¹accord pour les remettre à l¹Autorité palestinienne, mais il pense
qu¹elles doivent être mises à lOécart quelque part, et qu¹il faut suspendre
l¹action militaire". Pour cette source palestinienne, le camp de Haniya
jouit d¹un soutien important. D¹après lui, on peut aussi discerner un
certain degré de modération au sein de la branche armée du Hamas. D¹après
des informations en provenance de l¹Autorité palestinienne, le commandant de
l¹armée populaire, Ahmed Jaabri, ainsi que deux autres commandants, Ahmed
Randoud et Marwan Issa, sont eux aussi parvenus à la conclusion que les
actions militaires n¹étaient pas bien perçues par la rue palestinienne. Ces
trois commandants ont été profondément influencés par la réaction de
l¹opinion palestinienne à l¹explosion d¹une roquette Qassam dans le camp de
réfugiés de Jabalya pendant un défilé du Hamas, où 20 personnes avaient été
tuées.

Les services de renseignement israéliens ont constaté, eux aussi, qu¹un
processus était en cours au sein du Hamas. D¹après des informations
israéliennes, un combat sans merci serait en cours entre les groupes ennemis
autour de l¹avenir du mouvement, et même les commandants les plus importants
des brigades Qassam seraient divisés là-dessus. "L¹un des commandants les
plus haut placés, qui a servi pendant longtemps de cible pour les
assassinats ciblés, a décidé récemment de démissionner", révèle une source
au sein des services secrets israéliens. "Il a informé ses camarades que les
actions entreprises ne correspondaient plus aux objectifs qu¹il poursuit".
Il est devenu évident que ces tensions au sein du Hamas ne se restreignent
pas aux territoires occupés. D¹après certaines informations parvenues en
Israël, il existe de fortes dissensions entre les membres du Hamas à Gaza et
le QG de Damas. Résultat : certains des dirigeants les plus importants ne
parlent plus entre eux.

----------------------------------------------------------

La jeune garde du Fatah se révolte (Jerusalem Post, 18 oct., Daily Star, 19
oct. 2005)

La semaine dernière, 244 membres du parti palestinien le plus important, le
Fatah, ont démissionné à Gaza, signe de division interne à la veille d¹un
vote pour désigner les candidats aux élections législatives. Ces membres,
pour la plupart des jeunes originaires de la ville de Rafah, au sud de la
bande de Gaza, ont signé une lettre de démission en bloc adressée à Mahmoud
Abbas : "pendant 10 ans, nous avons tenté d¹améliorer la situation au Fatah.
Depuis 5 ans, nous avons consenti à d¹importants sacrifices pour réformer le
parti et le mener vers une voie meilleure. Aujourd¹hui nous remettons notre
démission pour protester contre le manque de démocratie et de transparence
dans le parti".

Le Fatah est divisé entre une jeune garde qui demande des réformes, et une
vieille garde restée en place après la mort de Yasser Arafat et considérée
généralement comme corrompue et incompétente. Les démissionnaires ont dit
craindre que les primaires ne soient pas honnêtes, car la vieille garde a
conservé son influence.  Les primaires au sein du Fatah devaient se dérouler
début octobre, mais elles ont été repoussées de plusieurs semaines à cause
de la lutte pour le pouvoir entre la jeune et la vieille garde. Cette
dernière crise est perçue comme un coup sévère porté à Mahmoud Abbas et à
ses efforts pour unir le Fatah à la veille de son combat électoral contre le
Hamas. "Les divisions au sein du Fatah et l¹aggravation de la crise entre la
jeune et la vieille garde font le jeu du Hamas", dit un représentant de haut
niveau du Fatah à Ramallah.
Mercredi 12 Octobre 2005
גיורא שביט: קסטרו ביטלה שת"פ איתי בגלל ההפגנה

בהפגנה של פעילי זכויות בעלי חיים שהתקיימה ביום שני מול חנות קסטרו בתל אביב השתתפה מורה לאיפור מביה"ס של גיורא שביט. לדברי שביט, מנהל חנות קסטרו ביקש ממנו לפטר אותה, ומשזה סירב, הודיע המנהל מקסטרו כי הוא מפסיק את השת"פ עם ביה"ס לאיפור. קסטרו: יש לנו התקשרויות עם חברות שונות
אורנה יפת

מנהל חנות קסטרו בדיזנגוף סנטר הודיע לבעלי בית הספר לאיפור "גיורא שביט" כי הוא מפסיק את שיתוף הפעולה איתו. כך טוען שביט. זאת, בעקבות ההפגנה שנערכה ביום שני מול חנות קסטרו בדיזנגוף סנטר בתל אביב נגד השימוש שעושה קסטרו בפרוות של בעלי חיים, הפגנה בה השתתפה בין היתר גם מורה לאיפור המלמדת בבית ספרו של שביט.
 
לשביט יש הסכם עם קסטרו, במסגרתו הוא מנדב את המאפרים מבית ספרו לפעילות "לייף סטייל" שנערכת במתחם החנות של קסטרו בימי שישי. לדברי
 הפגנה נגד קסטרו
שביט יש לו הסכם בעל-פה עם מישל, מנהל החנות של קסטרו בדיזנגוף, לשיתוף פעולה עד סוף השנה, ומנהל החנות מסר לו שהפעילות תתקיים רק עוד פעם אחת - ביום שישי הקרוב.
 
שביט טוען, כי לאחר ההפגנה התקשר אליו מנהל החנות וביקש ממנו לפטר את המורה שהשתתפה בהפגנה. שביט טען בפניו שהיא עובדת אצלו כפרילנסרית, וכי היא השתתפה בהפגנה כאדם פרטי ועל דעת עצמה, ולכן אין בכוונתו לפטרה.
 
שביט: "מישל התנהג כמו מאפיונר. בגלל שאדם פעל באופן פרטי, הוא מפעיל לחץ על חברה שלמה. בתחילה הוא ניסה לתרץ את הפסקת שיתוף הפעולה בינינו בכך שהוא רוצה לקיים בסנטר פעילויות מתחומים שונים ולא רק מתחום האיפור. אבל מדבריו השתמע לחלוטין שהוא נפגע מהשתתפות המאפרת בהפגנה, וזו הסיבה להפרת ההסכם".
 
עוד הוסיף שביט: "הסכם בעל-פה הוא הסכם לכל דבר, ואם קסטרו יביאו למתחם מאפרים של חברה אחרת, זה עלול לפגוע בשמי ואשקול לנקוט צעדים משפטיים נגדם. כניסה של חברה מתחרה עלולה להתפרש כאילו אנחנו עשינו עבודה לא טובה".     
 
מקסטרו נמסר בתגובה: "קסטרו תל אביב מבצעת התקשרויות עסקיות עם חברות שונות במהלך כל השנה, במסגרתן היא עורכת פעילויות חווייתיות לקהל הקונים. במסגרת פעילויות אלו ערכה פיילוט עם סטודיו "גיורא שביט"". עוד נמסר, כי ביום שישי הקרוב אנשי האיפור של סטודיו גיורא שביט מתוכננים לקיים פעילות נוספת בקסטרו תל אביב.
Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article