Rabin et le mystère de la 3e balle

Publié le par david castel

Vendredi 04 Novembre 2005
 
Israël : Rabin et le mystère de la 3e balle Alors qu'Israël célèbre les 10 ans de l'assassinat de son Premier ministre, un documentaire diffusé par la télévision révèle qu'il aurait en fait été atteint de trois balles. Une thèse qui remet en cause l'enquête officielle, qui a conclu à deux impacts.

Créé le 04 novembre 2005  
Mis à jour le 04 novembre 2005 à 11h09  
Pour aller plus loin
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  Le camp de la paix se souvient de Rabin (02/11/2003)
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Assassiné le soir du 4 novembre 1995 à Tel-Aviv, Yitzhak Rabin est mort selon l'enquête officielle de deux balles tirées à bout portant dans son dos par Yigal Amir, un extrémiste juif opposé aux accords de paix d'Oslo signés en 1993 avec Yasser Arafat. Les investigations ont établi que, si Yigal Amir avait bien tiré trois balles, seules deux avaient atteint Rabin, la troisième ayant touché un de ses gardes du corps.
Cette version a déjà été remise en cause par Yigal Amir pour demander la révision de son procès. Elle l'est également dans un documentaire diffusé jeudi soir par Channel 2. Selon la chaîne privée israélienne, la chemise maculée de sang que portait ce soir-là le Premier ministre a été perforée par trois balles : deux derrière et une devant.  Pour Alex Peleg, expert en balistique, "il n'est pas possible qu'il y ait un tel (troisième) trou et qu'il n'y ait pas eu de trace sur le corps, et il n'est pas possible que ce trou n'ai pas été causé par une balle. Il en conclut que ce troisième trou semble avoir été causé par une balle totalement différente de celles qui ont été extraites du cadavre de la victime.
Le légiste maintient sa version
Le soir du meurtre, le ministre de la Santé de l'époque, Ephraïm Sneh, avait annoncé que Rabin avait été "touché par trois balles : une à la poitrine, une à l'estomac, et une dans la moelle épinière". Interrogé après la diffusion du documentaire, il a souligné qu'il n'avait pas vu le corps du Premier ministre assassiné, et que cette information lui avait été transmise par le directeur de l'hôpital Ichilov de Tel-Aviv, où Rabin avait été admis.
De son côté, Yehuda Hiss, le médecin légiste qui avait examiné le corps, a de nouveau confirmé avoir seulement "trouvé deux balles". "Je les ai extraites (...) J'ai examiné chaque centimètre du corps de Rabin et il n'y avait aucune autre blessure que celles causées par ces deux balles" explique-t-il.
Dix jours d'hommage

Israël a commencé jeudi à commémorer la mort de Yitzhak Rabin. Les célébrations, qui s'étaleront pendant une dizaine de jours, ont débuté par une cérémonie organisée à la présidence. Le président Moshe Katzav a ainsi allumé une bougie, tandis qu'un choeur d'enfants chantait sous le regard ému de Dalia Rabin-Philisof, fille du Premier ministre assassiné.
Après la cérémonie à Jérusalem, un millier de ballons noirs ont été lâchés à Tel-Aviv, sur la place Yitzhak-Rabin -l'ancienne place des Rois-d'Israël, où a eu lieu l'assassinat.
(photo d'archives-afp, André Brutmann : Yitzhak Rabin lors de son dernier discours, quelques minutes avant d'être assassiné)
Jeudi 03 Novembre 2005

par Walid Salem

Source : http://www.mideastweb.org/


1er novembre 2005

Sur le plan personnel, en tant que Palestinien engagé de façon responsable
depuis 31 ans, y compris 5 années passées en prison en tant que prisonnier
politique, il est très difficile pour moi de continuer comme si rien ne
s¹était passé en entendant le président d¹un Etat musulman revenir aux
slogans des années 60 et 70 qui réclamaient l¹élimination d¹Israël. A cette
époque, c¹étaient les slogans des mouvements arabes nationalistes, ainsi que
des organisations palestiniennes marxistes. Aujourd¹hui, ces slogans sont
devenue de la propagande politique islamiste mise au goût du jour par les
Iraniens et par différents mouvements politiques qui utilisent l¹islam comme
idéologie de façade.

Les dangers de pareils slogans ne tiennent pas seulement à leur rôle
d¹incitation à la haine, mais aussi au fait qu¹ils expriment une absence de
vision stratégique sur une question liée également à l¹après désengagement
en Palestine, à savoir : comment aborder la "question juive" dans les
contextes israélo-palestinien et israélo-arabe/musulman ?

Le premier point à examiner à cet égard est la "question juive" elle-même.
Nous, au Moyen-Orient, nous posons-nous cette question ? A l¹exception d¹un
livre écrit il y a quelques années par un journaliste libanais, Joseph
Samahah, je n¹ai vu aucun écrit arabe qui reconnaisse qu¹il existe une
"question juive", non seulement en tant que problème européen, mais aussi en
tant que problème arabo-musulman.

Le deuxième point découle du premier. Si la question juive est reconnue,
alors, il faut en discuter. Et il faut poser très franchement certaines
questions. Les droits des Juifs ont-ils été garantis à travers les siècles
dans les pays arabes et musulmans ? Si la réponse est oui, alors pourquoi
les Juifs de ces pays ont-ils choisi d¹émigrer en Israël ? Ne s¹agissait-il
que de propagande sioniste ? Et si la seule propagande sioniste les a
poussés à émigrer en Israël, alors pourquoi une partie importante des Juifs
israéliens originaires des pays arabes et musulmans adoptent-ils des
positions de droite à l¹égard des Palestiniens et des Arabes ? De plus,
qu¹ont fait les pays arabes et musulmans pour maintenir de bonnes relations
avec ces Juifs une fois ceux-ci émigrés en Israël ? Ces questions appellent
des réponses claires, et si nous continuons à justifier les dénis et les
omissions, il en résultera une détérioration encore plus grande dans les
relations entre Israël et les Palestiniens, et plus généralement, entre
Israël et le Moyen-Orient.

Le troisième point concerne la stratégie vis-à-vis d¹Israël. Ahmadinejad et
les autres de son espèce pensent-ils que ce genre de propagande aide les
Palestiniens ? Pensent-ils aider Israël à s¹intégrer au Moyen-Orient ? Ou
bien cette attitude ne fait-elle que renforcer ces tendances qui appellent
Israël à faire partie de l¹Occident et à se déconnecter des liens avec
l¹Orient et de la culture orientale, si l¹on met à part ces sortes de liens
faits de domination et d¹hégémonie ? Ces déclarations aident-elles à
apporter la paix au Moyen-Orient, ou davantage de haine, de violence, et de
prolifération de l¹arme nucléaire ? Ahmadinejad espère-t-il utiliser ces
armes pour éliminer Israël ? Bien plus, se rend-il compte qu¹une réaction
israélienne pourrait provoquer l¹élimination de l¹Iran et probablement
d¹autres pays du Moyen-Orient ? Pourquoi alimenter une dynamique de
militarisation et de prolifération des armes de destruction massive, et non
une dynamique de paix ? De quelle sorte de stratégie s¹agit-il ? Et
qu¹est-ce que cela dit sur nos dirigeants ?

Le quatrième point concerne notre rôle dans la résolution de la "question
juive". Bien sûr, le problème est né en grande partie créé en Europe, mais
puisque l¹Etat juif a été créé au Moyen-Orient, il nous incombe de répondre
à la question : allons-nous accepter le défi qui consiste à intégrer Israël
dans cette région ? Ou bien voulons-nous créer d¹autres problèmes pour la
simple raison que nous ne portons pas de responsabilité dans la naissance du
problème ? Même si la création d¹Israël n¹est pas de notre responsabilité
directe, il existe malgré tout une responsabilité humaine globale qui nous
oblige à trouver une solution au problème des Juifs, et non à traiter les
souffrances créées par la création d¹Israël en infligeant des douleurs au
peuple juif ! Ce sont des questions auxquelles n¹a pas pensé Ahmadinejad à
cause de l¹aveuglement de sa stratégie, incapable de voir l¹humanité de
l¹autre côté. 

Enfin, je me demande si ces actions reflètent bien l¹islam. Est-ce cet islam
tolérant que connaît tout citoyen, de cet islam qui reconnaît "l¹Autre" ?
Est-ce cet islam qui défend l¹égalité des droits sans distinction de
religion, de sexe ou de couleur de peau ? Ces idéologies aveugles n¹ont rien
à voir avec l¹islam. Elles ne font que provoquer le contraire de ce que
défend l¹islam : la haine des différences de religion et, partant, les
guerres de religion.

Sur tous ces points, il faut appeler les musulmans modérés à faire entendre
leur voix. Les musulmans modérés doivent crier fort, vociférer même, contre
ces stratégies aveugles. Ils doivent réclamer un débat réel et intensif
autour de la question juive et de la position d¹Israël au Moyen-Orient. Sans
un pareil débat, profond et fructueux, jamais le conflit israélo-palestinien
ne sera complètement résolu.


Walid Salem est directeur de Panorama, centre pour la diffusion de la
démocratie et du développement communautaire, basé à Jérusalem Est. Site web
de Panorama : http://www.panoramacenter.org/index.asp
Mercredi 02 Novembre 2005
Israel's UN Ambassador Dan Gillerman (Archive)
Last update - 09:50 02/11/2005
 
 


 

 

 

 






 

Germany lauds unanimous UN declaration of int'l Holocaust Day
By Shlomo Shamir and Amiram Barkat, Haaretz Correspondents, Haaretz Service and Reuters
NEW YORK - Germany has praised the United Nations General Assembly for unanimously approving a proposal to set January 27 as the "International Day of Commemoration in Memory of the Victims of the Holocaust."

German Foreign Minister Joschka Fischer said that for the German people, the Holocaust will forever be a dark time in their history demanding special treatment.

The decision was made at the end of a special General Assembly session that began at UN headquarters in New York on Monday.

January 27, 1945 is the day that allied forces liverated the Nazi concentration and extermination camp of Auschwitz-Birkenau.

Jewish Agency Chairman Zeev Bielski applauded the UN General Assembly resolution.

"Sixty years after the Holocaust, the nations of the world are uniting to preserve its memory for future generations," Bielski told Haaretz. "This is an important decision taking into account the fact that the number of Holocaust survivors is decreasing every year as they pass on and this historic decision will guarantee that the memory of the Holocaust and its lessons will not be erased."

Bielski congratulated Israeli ambassador to the UN, Danny Gillerman, on having paved the way for the adoption of this resolution.

Gillerman also thanked the members of the General Assembly "at this unique and historic moment ... for adopting this unprecedented resolution."

As the world marks the 60th anniversaries this year of both the founding of the UN and the end of World War II, Gillerman said the Nazi slaughter of six million people, the vast majority of them Jews, must never be forgotten.

"I feel moved and privileged to present this historic resolution today, as an Israeli, a Jew, a human being and the child of Holocaust victims," Gillerman said in introducing the resolution.

There was no vote on the resolution. Instead, General Assembly President Jan Eliasson banged the gavel signifying consensus after asking whether there were any objections and hearing none.

The resolution asked UN Secretary-General Kofi Annan to establish a special public relations plan within the next six months, which will work to advance Holocaust commemoration so as to prevent genocide from taking place.

The resolution also urges individual countries to develop educational programs to try to prevent future acts of genocide.

It also rejects any denial of the Holocaust, condemns discrimination and violence based on religion or ethnicity, and calls for the UN to establish an outreach program to encourage the public to engage in Holocaust remembrance activities.

The resolution, introduced Monday, was sponsored initially by Israel, the United States, Australia, Canada and Russia. Since the draft resolution was distributed for the first time in August, 91 UN member nations have added their names, including eight Muslim countries and several countries in Africa and South America.

Egypt, Indonesia and Malaysia said they supported the resolution but atrocities against Christians and Muslims deserved equal attention.

After the vote, Egypt's UN Ambassador Maged Abdelaziz complained that the day should commemorate all victims of genocide - "without discrimination on the basis of religious or ethnic background" - and not be limited just to victims of the Holocaust.

"We believe that no one should have the monopoly of suffering," he said.

Jordan's UN Ambassador Prince Zeid al-Hussein called the Holocaust "a crime of the most colossal proportions" that was inflicted on European soil by Europeans against Europeans.

But he said it should not be used as a moral justification for the "continued domination of one people by another," an obvious reference to Israel and the Palestinians.

U.S. Ambassador John Bolton, in a speech on Monday, recalled the recent comments of at Iranian President Mahmoud Ahmadinejad that sparked international condemnation.

"When a president or a member state can brazenly and hatefully call for a second Holocaust by suggesting that Israel, the Jewish homeland, should be wiped off the map, it is clear that not all have learned the lessons of the Holocaust and that much work remains to be done," Bolton said.

 

Germany's UN Ambassador Gunter Pleuger called the Holocaust "the very darkest chapter in the history of Germany." And Austria, Romania and France all recalled their history of collaboration with the Nazis.

"We feel the agony of knowing that our country lost so many of its Jewish citizens to the Holocaust," Austria's UN Ambassador Gerhard Pfanzelter said. "At the same time we feel the pain of realizing that far too many Austrians took part in this greatest of all crimes."

The resolution is the first of its kind, spurring diplomats in New York to call the move "historic."

In addition to setting a world Holocaust Day, the resolution calls on member nations to develop educational programs to teach the next generations the lessons of the Holocaust, in an effort to prevent acts of genocide in the future. The resolution also includes a clause opposing any steps to deny the Holocaust as a historical event, in whole or in part. The resolution also expresses appreciation for all countries that acted to preserve and maintain sites that existed during the Holocaust, such as death camps, concentration camps and forced labor camps.

The effort to declare an international Holocaust Day is consistent with the UN commemoration of the 60th anniversary of the end of World War II and the liberation of the concentration camps, which coincides with the 60th anniversary of the United Nations, say those who drafted the resolution. In January the United Nations held a special session dedicated to the 60th anniversary of the liberation of Auschwitz.

General Assembly President Jan Eliasson and other speakers noted, however, that the Holocaust and World War II did not mark the end of crimes of genocide. The Holocaust "must, therefore, be a unifying historic warning around which we must rally," Eliasson said. "We can't continue to repeat saying 'Never again.'"

Mardi 01 Novembre 2005
Mardi 01 Novembre 2005
Ce n¹est pas parce qu¹Israël a évacué ses colonies de Gaza et d¹une partie
de la Cisjordanie que la colonisation a cessé dans le reste des territoires
occupés. En fait, c¹est le contraire. Israël accélère la construction de la
barrière de sécurité de Cisjordanie, continue à exproprier des terres en
Cisjordanie, plus que celles qu¹il a abandonnées dans la bande de Gaza.
"C¹est un deal : la bande de Gaza contre les blocs de colonies, la bande de
Gaza contre des terres palestiniennes, la bande de Gaza contre la fixation
unilatérale de frontières", dit Dror Etkes, responsable à Shalom Arshav (La
Paix Maintenant) de l¹Observatoire de la colonisation. "Ils ne savent pas de
combien de temps ils disposent, alors ils construisent comme des fous".

Au c¦ur de cette stratégie se trouve la barrière de Cisjordanie, longue
d¹environ 600 km, que de nombreux hommes politiques israéliens considèrent
comme l¹emplacement de la future frontière. Son tracé mord largement sur des
territoires palestiniens pour permettre l¹expansion des principales colonies
israéliennes, Ariel, Maale Adoumim et le Goush Etzion, et exproprie
d¹importantes portions de terres palestiniennes en les séparant de leurs
propriétaires.

Parallèlement, la construction de nouveaux logements dans les colonies a
augmenté de 83% pendant le premier quart de l¹année 2005, par rapport à la
même période de l¹année dernière. Environ 4.000 logements sont en cours de
construction dans les colonies de Cisjordanie. Le nombre total de colons a
de nouveau augmenté cette année. On estime à 14.500 le nombre de personnes
s¹étant installées en Cisjordanie, à mettre en regard avec les 8.500 forcées
de quitter Gaza. Israël continue également à étendre les portions de
territoires qu¹il compte conserver. Au cours du seul mois de juillet, il a
confisqué en Cisjordanie davantage de terres qu¹il n¹en a rendu à Gaza : le
retrait a concerné environ 25 km2, alors que 30 km2 ont été saisis autour de
Maale Adoumim.



Voir le dernier rapport (octobre 2005) de l¹Observatoire de la colonisation
de Shalom Arshav (en anglais) :
Pour les avant-postes :
http://www.peacenow.org.il/site/en/peace.asp?pi=61&docid=1520&pos=0
Pour les colonies :
http://www.peacenow.org.il/site/en/peace.asp?pi=61&fld=191&docid=1518&pos=0
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