La saga de l'or noir

Publié le par david castel

ETROLE

ETUDES EUROSTAF
20 secteurs d'activités, 160 études sectorielles
 
 
   
 
   
 
 
 
 
 


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 La saga de l'or noir
 [18/07/06-10H40]


Du 17 juillet au 18 août 2006, Les Echos ont publié vingt-quatre portraits de fondateurs d'empires pétroliers. Un voyage qui commence avant 1914 et se poursuit aujourd'hui, de la Russie à l'Amérique en passant par l'Irak, l'Iran, l'Arabie ou la Chine, en compagnie de personnages baroques, parfois géniaux et toujours romanesques.



George Bissel, l'homme qui inventa le pétrole
Cliquez ici
 
En 1853, George Bissel tombe par hasard sur un échantillon d'huile de pierre prélevé en Pennsylvanie. Il est le premier à pressentir qu'il existe un gigantesque marché pour cette matière première et à envisager son industrialisation. En quelques mois, Titusville et sa région se couvrent de derricks. L'avocat devenu homme d'affaires achète à tour de bras...
1. George Bissel, l'homme qui inventa le pétrole (17/07/2006)  


John D. Rockefeller, le créateur de l'industrie pétrolière
Cliquez ici
 
En 1862, l'une de ses connaissances de l'Eglise baptiste lui propose de créer une raffinerie de pétrole. Huit ans plus tard, il fonde à Cleveland la Standard Oil, et met en place une stratégie qui va hisser son entreprise au premier rang de l'industrie pétrolière des Etats-Unis. Au début des années 1880 il figure déjà parmi les toutes premières fortunes américaines...
2. John D. Rockefeller, le créateur de l'industrie pétrolière (18/07/2006)  


Les Nobel, la longue marche de Russie
Cliquez ici
 
La construction, l'armement, la dynamite: d'origine suédoise, la famille Nobel aura construit plusieurs empires en Russie avant que l'un de ses fils, Ludvig, n'y crée l'industrie pétrolière. La guerre, puis la révolution bolchevique mettront fin à cette aventure - les Nobel ayant réussi à vendre leurs intérêts à temps à la Standard Oil of New Jersey.
3. Les Nobel, la longue marche de Russie (19/07/2006)  


Patillo Higgins, les Mellon et l'eldorado texan
Cliquez ici
 
Pour tous ceux qui gravitent dans le monde du pétrole, c'est entendu: il n'y a pas de pétrole au Texas. Ce n'est pas la conviction de Patillo Higgins, qui remue ciel et terre pour forer la colline. Le 10 janvier 1901, plusieurs milliers de barils jaillissent en geyser du mamelon de Spindletop. Higgins n'en tirera ni gloire ni fortune, mais les Mellon, qui ont financé le forage, entament une belle carrière dans l'industrie pétrolière texane.
4. Patillo Higgins, les Mellon et l'eldorado texan (20/07/2006)  


Ida M. Tarbell, la tombeuse de Rockefeller
Cliquez ici
 
Raconter l'histoire vraie de la Standard Oil sans rien cacher de sa part d'ombre: le sujet est hautement explosif. A trente-sept ans, Ida Minerva Tarbell s'y attelle. Cette journaliste à la notoriété établie sait que, sur ce sujet, elle ne pourra jamais être totalement objective. Trop de comptes à régler avec le passé. Les 24 articles qu'elle publie dans le «McClure's Magazine» font l'effet d'une bombe et mettent John D. Rockefeller à genoux.
5. Ida Minerva Tarbell, la « tombeuse » de Rockefeller (21/07/2006)  


Deterding, l'homme le plus puissant du monde
Cliquez ici
 
Lorsqu'à trente-trois ans, il prend les rênes de la Royal Dutch, Henri Deterding sait déjà comment il va hisser cette modeste compagnie pétrolière parmi les tout premiers acteurs mondiaux du secteur : il doit sceller des alliances. En 1907, l'association des intérêts pétroliers néerlandais et britaniques au sein d'une même entité lui permet d'attaquer de front la Standard Oil sur son principal marché, les Etats-Unis. Deterding y gagne le surnom d'«homme le plus puissant du monde».
6. Henri Deterding, « l'homme le plus puissant du monde » (24/07/2006)  


Knox d'Arcy et le shah d'Iran
Cliquez ici
 
Investisseur et spéculateur : ainsi se définit le Britanique William Knox d'Arcy qui, riche, rêve d'aventures nouvelles. En 1901, soutenu par Londres, il obtient du shah d'Iran des terrains d'exploration dans le sud du pays. Leur exploitation sera un épouvantable calvaire avant de devenir la poule aux oeufs d'or.
7. William Knox d'Arcy et le pétrole perse (25/07/2006)  


Calouste Gulbenkian, monsieur «Cinq Pour Cent»
Cliquez ici
 
Difficile de se faire une place dans le monde du pétrole. Mais la persévérance paie. En 1900, Calouste Gulbenkian, fils d'un négociant arménien, entre dans le jeu diplomatico-industriel. Il participe à la création de la Turkish Petroleum Company, moyennant de substantielles commissions qui lui valent son surnom de monsieur «Cinq Pour Cent».
8. Calouste Gulbenkian, monsieur « Cinq Pour Cent » (26/07/2006)  


Les Français, enfin: Ernest Mercier et la CFP
Cliquez ici
 
A la fin de la Première Guerre mondiale, la France est totalement absente des champs pétrolifères mondiaux. Georges Clémenceau s'en préoccupera. Mais c'est, à partir de 1922, le président du Conseil, Raymond Poincaré, qui donnera le véritable coup d'envoi de l'industrie pétrolière tricolore. Il en confie la tâche à un certain Ernest Mercier. Cet industriel atypique sera l'artisan de la naissance de la Compagnie Française des Pétroles, ancêtre direct de l'actuel groupe Total.
9. Les Français, enfin : Ernest Mercier et la CFP (27/07/2006)  


Franck Phillips, l'âge du gazole
Cliquez ici
 
Poursuivant sa saga de l'or noir, l'historien Tristan Gaston-Breton raconte les aventures de Franck Phillips, celui qui est, après le démentèlement de la Standard Oil au début du siècle, à l'origine des grandes compagnies indépendantes, celui aussi qui a ouvert une nouvelle ère dans l'histoire du pétrole, celle du gazole.
10. Frank Phillips, l'âge du gazole (28/07/2006)  



Philby et le pactole saoudien
Cliquez ici
 
Tout le monde connaît Lawrence d'Arabie mais personne n'a retenu le nom de Harry St.John Philby qui, lui aussi, était un britannique tombé amoureux du désert. Il a pourtant pesé très lourd sur le cours de l'histoire car c'est lui qui - proche du prince Ibn Saoud - a fait basculer le pétrole saoudien dans le camp des Etats-Unis.
11. Harry St. John Philby et le pactole du pétrole saoudien (31/07/2006)  



Conrad Schlumberger, le prospecteur
Cliquez ici
 
Le procédé s'appelle «log électrique» et il va permettre de réaliser le premier carottage électrique de l'histoire du pétrole. Née des travaux menés par le père de la géophysique moderne, l'entreprise que fonde Conrad Schlumberger va devenir l'un des leviers de la découverte des gisements partout dans le monde.
12. Conrad Schlumberger ou l'art de découvrir du pétrole (01/08/2006)  



William Levitt, promoteur de génie
Cliquez ici
 
Il a bâti une fortune colossale sur le pétrole sans jamais y toucher. Car le métier de Bill Levitt, c'est la promotion immobilière. Il a construit aux Etats-Unis des villes entières qui n'auraient jamais existé sans l'essence et les voitures. Comprimant les coûts en recourant au préfabriqué, il réalisait jusqu'à 50 % de marge. Levitt incarne à lui seul le « petroleum way of life ».
13. William Levitt ou le « petroleum way of life » (02/08/2006)  



L'Aramco, championne de l'extraction pétrolière
Cliquez ici
 
Même en Arabie saoudite, il a fallu chercher pendant des années avant de trouver du pétrole. Mais l'entreprise fondée suite aux premières trouvailles en 1938, devenue l'Aramco en 1944, deviendra la championne mondiale de l'extraction. En 1973, elle pompe 8 millions de barils par jour! De quoi exciter la convoitise des Américains... et des Saoudiens, qui la nationaliseront dans les années 1970.
14. L'Aramco, empire du pétrole (03/08/2006)  



Le docteur Mossadegh, patriote pétrolier iranien
Cliquez ici
 
L'Anglo-Persian était bien plus anglais qu'iranien. Cette compagnie pétrolière qui exploitait le sous-sol de l'Iran ne reversait au pays que 10% des recettes. Un député moderniste, Mohammed Mossadegh, n'aura de cesse de vouloir nationaliser l'entreprise. Il le fera une fois devenu Premier ministre, en 1951. Moins de deux ans plus tard, un coup d'Etat monté par la CIA le chasse du pouvoir...
15. Le défi Mossadegh ou le casse-tête iranien (04/08/2006)  



L'ambitieux Enrico Mattei, condottiere du pétrole
Cliquez ici
 
L'accident d'avion dans lequel il a péri, le 27 octobre 1962, fut très vite considéré en Italie comme un assassinat déguisé. Car le patron de l'ENI, la compagnie nationale des hydrocarbures italiens qu'il a contribué à créer en 1953, tanneur devenu grâce à ses relations politiques un des hommes les plus puissants de l'Italie de l'après-guerre, s'était fait beaucoup d'ennemis. Avec sa stratégie d'accords directs avec les pays producteurs, court-circuitant les majors, et ses arrangements avec l'URSS, cet ambitieux faisait figure de gêneur.
16. Enrico Mattei, le condottiere du pétrole (07/08/2006)  



Cheikh Yamani à la source du premier choc pétrolier
Cliquez ici
 
Détecté par le roi Fayçal d'Arabie saoudite, formé à Harvard, Cheikh Yamani fut ministre du Pétrole de son pays pendant près d'un quart de siècle. Dans le monde arabe, il a souvent été accusé de modération. C'est pourtant lui qui fut l'âme de l'Opep, qui orchestra le premier choc pétrolier, et qui prôna le rationnement comme meilleur moyen de faire rentrer l'argent dans les caisses du royaume. Son défaut, c'était de voir à plus long terme que les autres.
16. Cheikh Yamani et l'affirmation de l'Opep (08/08/2006)  



Pierre Guillaumat, Elf et la «Françafrique»
Cliquez ici
 
Il avait une obsession qui reste bien contemporaine: l'indédendance énergétique de la France. A la tête de la politique pétrolière du pays au sortir de la guerre, puis PDG d'Elf, Pierre Guillaumat s'efforcera de sécuriser les sources d'approvisionnement en or noir. Quitte à mener en Afrique une diplomatie parallèle, avec des méthodes que cet ancien des services secrets gaullistes connaît par coeur.
18. Pierre Guillaumat, Elf et la « Françafrique » (09/08/2006)  



Jean-Paul Getty, le nabab du pétrole
Cliquez ici
 
A vingt-quatre ans, Jean-Paul Getty avait gagné son premier million de dollars. Il dépense tout avant d'hériter de la firme pétrolière paternelle, dont il fera l'un des grands «indépendants» du pétrole. Son coup de génie: souffler tous ses concurrents en mettant 9,5 millions de dollars sur la table en 1949 pour acheter une concession dans la «zone neutre» du Moyen-Orient. Ses passions: le pétrole, bien sûr, mais aussi les oeuvres d'art... et les femmes.
19. Jean-Paul Getty, le nabab du pétrole (10/08/2006)  



Armand Hammer, le milliardaire rouge
Cliquez ici
 
Son père a fondé le Parti communiste des Etats-Unis. Armand Hammer, lui, gagne des millions en devenant l'intermédiaire obligé des Américains dans l'URSS de Lénine. Il vient au pétrole sur le tard, à près de soixante ans. Mais il en deviendra l'un des seigneurs pendant plus de trois decennies, en exploitant notamment les fabuleux gisements de la Libye. Il ratera toutefois son dernier objectif: le prix Nobel de la Paix.
19. Armand Hammer, le « milliardaire rouge » (11/08/2006)  



Vaguit Alekperov ou le retour du pétrole russe
Cliquez ici
 
Alors que Khodorkovski croupit dans les geôles russes, Vaguit Alekperov, autre oligarque qui bâtit sa fortune durant l'ère Eltsine,a su faire allégeance à Poutine. Le richissime «Alek 1e r », tout-puissant patron de Loukoil, incarne le retour de la Russie dans le club des grands producteurs de pétrole. Sa compagnie est la deuxième du monde en termes de réserves d'hydrocarbures. Et dans sa conquête sans scrupules de nouveaux marchés, Alakperov est prêt à faire feu de tout bois, quitte à s'allier aux pires ennemis de Washington.
20. Vaguit Alekperov ou le retour du pétrole russe (14/08/2006)  



La CNOOC ou l'ascension du pétrole chinois
Cliquez ici
 
Il y a encore trois ans, personne ou presque ne connaissait la CNOOC, troisième compagnie pétrolière chinoise. Mais l'an dernier, ce fleuron du capitalisme rouge a osé lancer une OPA sur l'américain Unocal. Auteur de l'action audacieuse soutenue par Pékin mais rejetée par Washington: l'ingénieur Fu Chen-gyu, un hiérarque du Parti communiste qui a complété sa formation à l'université de Californie. A cinquante-cinq ans, il prépare ses prochaines offensives...
21. Fu Chengyu et la CNOOC : la Chine monte en puissance (16/08/2006)  



Cette famille Bush qui nage dans le pétrole
Cliquez ici
 
Dans la famille Bush, il y a George W., actuel président des Etats-Unis, qui exploita des puits texans, et le père, George, qui fonda la Zapata Petroleum Corporation avant de présider son pays. Autour, il y a Dick Cheney, actuel vice-président des Etats-Unis et ancien patron d'Halliburton (exploration pétrolière), Condoleeza Rice, secrétaire d'Etat et ancienne de Chevron, James Baker, avocat pétrolier devenu ministre des Finances de Bush père... Aux Etats-Unis, l'or noir mène au pouvoir.
22. Les Bush, une si puissante famille... (17/08/2006)  



Hugo Chavez rend le pétrole au peuple
Cliquez ici
 
En mettant la main sur la compagnie pétrolière nationale du Venezuela, le président Hugo Chavez s'inscrit dans le fil d'une longue histoire. En 1943 déjà, le pays avait imposé aux grandes compagnies étrangères le partage des bénéfices à 50-50. La quête du pétrole constitue une clé de la compréhension du monde cotemporain, montre cet épisode final de la saga de l'or noir, contée par Tristan Gaston-Breton.
23. Hugo Chavez ou le pétrole « rendu au peuple » (18/08/2006)  



Arabie Saoudite: l'organisation de l'oligarchie royale
Par le Dr Nimrod Raphaeli*

Un gouvernement oligarchique est constitué d'un petit groupe de personnes gouvernant le pays à des fins généralement égoïstes et corrompues. En Arabie Saoudite, ces quelques personnes sont les princes descendant du fondateur du royaume saoudien moderne, le roi Abd El-Aziz Ben Saoud qui, à son décès en 1953, laissa derrière lui 44 fils (et un nombre de filles indéterminé), enfantés par 17 épouses.

L'oligarchie du royaume saoudien, [1] dont les membres descendent du fondateur polygame d'Arabie Saoudite, est une forme d'oligarchie unique et sans précédent. Les princes au pouvoir considèrent les ressources pétrolières du pays comme leur bien personnel, certains étant réputés pour leur style de vie fastueux et la dilapidation inconsidérée des richesses du pays.

Selon le Programme de développement des Nations unies, le produit national brut (PNB) par habitant en Arabie Saoudite est passé de 18 604 dollars en 1980 à 10 815 dollars en 1999. (2) En monnaie constante, le PNB par habitant en 1999 n'était que de 6 900. (3) Les travailleurs immigrés en Arabie Saoudite, évalués à environ quatre millions, une armée de domestiques en tous genres compris (bonnes, chauffeurs, autres serviteurs), ont transféré près de 70 milliards de dollars à leurs pays d'origine ces cinq dernières années. (4)

La succession 
L'Arabie Saoudite moderne a été fondée par le roi Ben Saoud en 1932. Depuis le décès de ce dernier, quatre de ses fils ont régné successivement sur le pays. Saoud, fils aîné de Ben Saoud, a été couronné le premier, suivi de Fayçal en 1964. Khaled a succédé à Fayçal après l'assassinat de ce dernier par un de ses neveux en 1975. En 1982, Fahd, actuel roi du pays, a remplacé Khaled.

L'héritier au trône est choisi par la famille royale selon des critères inconnus. L'élu reçoit le titre de " prince héritier " ainsi que le poste de vice Premier ministre au cabinet du roi jusqu'à ce qu'il devienne lui-même roi. Le prince Abdallah ben Abd El-Aziz est actuellement prince héritier. S'il devenait roi, il serait le cinquième fils du patriarche Ben-Saoud à monter au trône.

Le roi Fahd a nommé ses six frères (les sept frères étant connus sous le pseudonyme des " Sept Soudairi ") aux postes clés du royaume : (5)

  • Fahd Ben Abd El-Aziz : roi
  • Abdallah Ben Abd El-Aziz : prince héritier et vice Premier ministre
  • Sultan Ben Abd El-Aziz : second vice Premier ministre et ministre de la Défense
  • Naïf Ben Abd El-Aziz : ministre de l'Intérieur et responsable des 13 provinces d'Arabie Saoudite
  • Moutib Ben Abd El-Aziz : ministre des Travaux publics et du Logement
  • Turki Ben Abd El-Aziz : Vice commandant de la Garde nationale
  • Nawaf Ben Abd El-Aziz : Directeur des renseignements

Les Sept Soudairi forment le cœur de l'oligarchie royale d'Arabie Saoudite. Ils sont soutenus par une coterie de princes, pour la plupart descendants de l'un des quatre rois à avoir régné sur l'Arabie Saoudite ces 70 dernières années. Certains de ces princes, en tant que gouverneurs des provinces, sont des figures très puissantes. Chaque province est appelée " imarat " et est une principauté dirigée par un émir (prince) qui détient le pouvoir sur la principauté. En l'absence de corps élus, l'autorité du prince est suprême, ce dernier n'étant pas responsable devant la population. D'autres princes contrôlent les ministères liés à la sécurité, comme les ministères de la Défense et de l'Intérieur, ainsi que la Garde nationale.

Les deux exceptions sont le ministère des Finances et celui du Pétrole, traditionnellement confiés à des personnes n'appartenant pas à la famille royale. Dans le cas du ministère des Finances, il se peut que cet arrangement ait été décidé par l'oligarchie elle-même afin d'empêcher les princes rivaux ou la famille immédiate de contrôler les finances du royaume. Le budget du royaume est approuvé par le Cabinet mais il semble qu'il n'y ait aucun contrôle strict des dépenses, vu la multitude de dons faits par le roi ou les grands princes à toutes sortes de causes. Si le pétrole est la principale source de revenus du royaume, le ministère du Pétrole est aussi dirigé par une personne extérieure à la famille royale. Du point de vue saoudien, il s'agit là d'un ministère à caractère " technique", et toutes les décisions politiques concernant le niveau de l'offre, lequel influe sur la fixation du prix du pétrole, ou la position devant être prise aux réunions de l'OPEC, sont faites par le roi et son ministre.

Les sept frères détiennent toujours une grande partie du pouvoir politique. Cela dit, six des frères ont environ 70 ans tandis que le roi Fahd en a lui-même 82. On peut raisonnablement penser que dans un assez proche avenir, une nouvelle génération de princes, dont le prince Bandar Ben Sultan, ambassadeur d'Arabie Saoudite aux Etats-Unis, entreront en rivalité pour obtenir les postes clé du pouvoir. Ces rivalités pourraient avoir un effet déstabilisant et peut-être même brutal.

Les princes en affaires 
Nombreux sont les princes à avoir considérablement augmenté leur fortune grâce aux affaires, lesquelles ont souvent été subventionnées par l'Etat, comme les gros contrats de construction et autres monopoles. Mais on parle peu de ces princes dans la presse, le prince Walid Ben Talal mis à part, ce dernier faisant partie des personnes les plus riches au monde.

Tableaux de l'oligarchie royale:

* Le Dr Nimrod Raphaeli est chargé des analyses du programme d'études économiques du Moyen-Orient pour MEMRI.

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article