A Haïfa, le docteur Nasrallah soigne les blessures de roquettes

Publié le par david castel

[bon, d¹accord, ce n¹est pas une info capitale. Pour respirer deux minutesS]


http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3281543,00.html

Yediot Aharonot, 26 juillet 2006

A Haïfa, le docteur Nasrallah soigne les blessures de roquettes

Trad. : Gérard pour La Paix Maintenant


A l¹hôpital Rambam, à Haïfa, on s¹adresse avec respect à Haitam Nasrallah,
28 ans. Le docteur Nasrallah, jeune et bel homme, a étudié médecine en
Italie, et effectue actuellement son internat à Haïfa. Les autres médecins
de l¹hôpital lui prédisent un avenir brillant, malgré son nom encombrant.

Les soldats et patients qui remarquent pour la première fois le badge du
jeune médecin le regardent d¹abord avec curiosité et même soupçon. Ils se
sont rués à l¹hôpital à cause des roquettes de Hassan Nasrallah, et voilà
qu¹un autre Nasrallah les attend dans la salle des urgences ? Mais le regard
soupçonneux se transforme très vite en sourire et même en rire.

Le docteur Haitam Nasrallah est chrétien. Il habite Shfar¹am [ville arabe
proche de Haïfa] et compte épouser sa fiancée, elle aussi habitante de
Shfar¹am. 

Il n¹a aucune intention de changer de nom. "D¹abord parce que c¹est mon nom.
Et puis, c¹est celui-là, à Beyrouth, qui devrait changer de nom. Pourquoi
moi ? Moi et ma famille portons fièrement ce nom depuis des générations. Il
signifie Ogardien de Dieu¹. Je n¹ai aucun problème avec ça, sauf pour ce qui
est de ces tremblements (produits par les roquettes)."

Alors que Nasrallah regarde la télévision avec ses collègues médecins et
spécialistes, et que le leader du Hezbollah apparaît à l¹écran, "Yalla
(Oallez¹), parle à ton cousin et dis-lui d¹arrêter ces missiles", plaisante
un collègue.

L¹un de ses patients sort de l¹hôpital, il s¹approche du médecin et lui dit
: "Tu peux en être sûr, je n¹oublierai jamais ton nom.." "Bien sûr, j¹espère
qu¹ils me connaissent par mon travail et pas seulement à cause de mon nom",
explique Nasrallah.

"Je soigne quiconque arrive à Rambam, sans considération d¹origine, de
religion ou de nationalité. Je suis israélien et j¹habite Israël. J¹en suis
fier comme je suis fier des relations extraordinaires qui règnent à
l¹hôpital entre tout le staff, avec les patients, sans rapport avec la race
ou la nationalité", dit-il.

Comme Haitam Nasrallah, plusieurs dizaines de médecins arabes travaillent à
Rambam, musulmans, chrétiens et druzes. L¹un de ses collègues, le docteur
Hani Bahous, 47 ans, espère que la paix au Moyen-Orient adviendra bientôt et
que de bonnes relations s¹établiront entre tous les peuples, comme celles
qui règnent à l¹hôpital Rambam et à Haïfa en général.

Alors que nous nous entretenons avec le docteur Nasrallah, les sirènes
d¹alerte retentissent encore une fois sur Haïfa. Après un certain nombre de
regards insistants, il sourit : "OK, OK, je l¹appelle et je lui dis
d¹arrêter."
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