"Willy Ronis à Paris"

Publié le par david castel

Samedi 05 Novembre 2005
Il suffit de choisir le pays puis d'inscrire le nom de l'établissement, la
ville et l'année.
C'est incroyable, j'ai trouvé deux photos de mon école primaire.
Et une de mon lycée...
C'est en anglais mais facile...

http://www.worldschoolphotographs.com/
publié par David CASTEL dans: détendez-vous
Lundi 17 Octobre 2005

exposition gratuite à l'Hôtel de Ville
du 19 octobre 2005 au 18 février 2006
du lundi au samedi de 10h à 19h
fermé les dimanches et jours fériés
PARIS (AP) -- Un gamin souriant qui court avec sa baguette sous le bras, une syndicaliste qui harangue les ouvriers des usines Citroën, un couple qui admire la capitale depuis la Colonne de Juillet, place de la Bastille. Pendant des décennies, le photographe français Willy Ronis a saisi la vie quotidienne des Parisiens, dans des clichés pris sur le vif. "La rue offre à l'esprit curieux un spectacle permanent", explique-t-il en introduction à l'exposition que lui consacre la municipalité.
Né en 1910 dans le IXe arrondissement parisien, de parents juifs ayant fui les pogroms -sa mère était d'origine lituanienne et son père d'origine ukrainienne-, Willy Ronis a fait partie après la Seconde guerre mondiale de ce qu'on a appelé l'école humaniste française, au côté de Robert Doisneau et d'Edouard Boubat.
"Je n'ai pas de photo méchante", explique-t-il dans un entretien accordé à l'Associated Press dans son appartement du XXe arrondissement. "Je n'ai jamais voulu ridiculiser mes contemporains".
Même si, au début, il n'a pas pu choisir ses modèles. En 1932, il a dû aider son père qui avait un studio de portraits près de la place de la République. "Vous savez, des photos très banales", dit-il en énumérant "des photos de mariage, des photos d'identité, des photos de petits enfants nus sur des peaux de bêtes, des photos de première communion". "Ca a duré quatre ans", jusqu'à la mort de son père.
Un mois après, Willy Ronis réalise son premier reportage, sur le 14 juillet 1936, celui du Front populaire. Il photographie une fillette, juchée sur les épaules d'un manifestant. Coiffée d'un bonnet phrygien, elle brandit son poing fermé. "L'Humanité" publiera cette image. En 1938, il photographie la grève aux usines Javel-Citroën pour le magazine "Regards".
Pendant l'Occupation, Willy Ronis gagne clandestinement la zone libre. "Je n'ai pas voulu (...) être en situation de devoir porter l'étoile juive", confie-t-il en montrant l'étoile jaune de sa mère. Se déplaçant souvent, il vit de différents boulots: décoration pour les studios de la Victorine à Nice, travaux pour des labos photo... Il est un temps l'assistant d'une peintre sur bijoux, Marie-Anne Lansiaux, qu'il épouse à la Libération.
Il découvre alors Belleville et Ménilmontant. "C'était un peu un quartier de rêve (...) C'était plus villageois que parisien".
Dans les années 50, il prend certaines de ses photos les plus célèbres, en noir et blanc et sur le vif, sans parler aux gens qu'il photographie. "D'abord, je n'avais pas envie de les déranger. Et j'estimais que je devais les photographier comme si je n'avais pas d'appareil mais qu'ils m'intéressaient et que je les regardais avec grande attention".
Lorsqu'il retrouve les amoureux de la Colonne de Juillet des années après avoir pris le cliché, le couple lui dit qu'il ne s'était même pas rendu compte à l'époque qu'il avait été photographié.
"J'ai toujours beaucoup respecté les gens que je photographiais", note Willy Ronis. "C'est pour ça que mes sujets ne m'ont jamais accusé de leur avoir volé leur image, de leur voler leur âme", dit-il en riant.
Les années 60 sont plus difficiles car la presse passe d'une photographie d'illustration à une photographie du scoop et du choc. "Et moi, la photo choc, ça ne m'intéressait pas, ce n'était pas mon tempérament".
En outre, il est en désaccord avec les légendes qu'apposent des magazines américains sur ces photographies. "Ce que je ne voulais pas, c'est que mes photos paraissent avec des légendes teintées de guerre froide parce que moi, j'avais des opinions à gauche". Il demande à "Life" de ne lui commander que des sujets artistiques, mais en aucun cas politiques ou sociaux. "Je n'ai plus jamais eu de commande de Life".
Willy Ronis est également célèbre pour ses autoportraits. L'un d'eux, "Nirvana" a été pris durant un saut en parachute, à 85 ans. Pour ses nus féminins aussi. Sa dernière photo est un nu, réalisé en 2001. Il a depuis rangé ses appareils.
Pour choisir le meilleur angle, il a toujours refusé de travailler avec un pied, ce qui nécessite une grande stabilité. "Cette stabilité, je ne l'ai plus", avoue le photographe qui vient de fêter ses 95 ans. "Mais vous savez, j'ai fait des photos pendant 72-73 ans, alors je peux m'arrêter sans gros chagrin". AP
Publicité

Publié dans Biographies

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article