Le retour aux sources de Le Pen
Le Pen en campagne
REPORTAGE • Après avoir réuni ses cinq cent parrainages, le patron du FN se ressource dans son village natal de la Trinité-sur-Mer et évoque la dynastie familiale •
Par Christophe FORCARI
LIBERATION.FR : dimanche 18 mars 2007
La Trinité-sur-Mer (Morbihan), envoyé spécial
Retour sur les terres de son enfance pour Jean-Marie Le Pen. Soulagé d'avoir réuni ses cinq cent parrainages, le patron du FN se ressource dans son village natal de la Trinité-sur-Mer.
Dans la maison de pêcheur du plus pur style breton, juste en face de l'impassse des farfadets, héritée de ses parents et où tous les ans deux de ses filles, Yann la cadette et Marine la benjamine, viennent passer leurs étés en famille, Le Pen évoque la dynastie familiale et les valeurs agraires de cette France laborieuse qu'il ne cesse de porter au pinacle.
" Dans cette maison, il n'y avait ni eau, ni électricité. Même pas les commodités dites essentielles. Pour cela, il fallait aller au fond du jardin ", qui raconte une France disparue depuis au moins quarante ans. Il poursuit sur son grand-père, qui ne savait ni lire, ni écrire, embarqué à 13 ans à bord du cap-hornier " Le Duquesne ".
Le vieux leader d'extrême droite évoque ses souvenirs du temps d'antan avec une jubilation non feinte. Papy Le Pen raconte son histoire de France. Parce qu'un " président de la République doit montrer d'où il vient, qui il est avant de dire là où il va ", poursuit le candidat à l'élection présidentielle pour la cinquième fois. Toujours selon lui, " pour être président de la République, il faut connaître le pays dans sa profondeur politique, culturel et psychologique. Aucun des éléments que ne maîtrisent les hommes et la femme du système qui nous ont conduit là où nous en sommes ".
François Bayrou présenté aujourd'hui comme le troisième homme, fait également partie du lot. " Il s'improvise comme un homme neuf mais il veut faire demain la même politique que quand il était ministre ", le condamne Le Pen pas plus amène vis-à-vis de la candidate socialiste qui " titube sur ses hauts talons ".
Après avoir disserté sur la République, les valeurs au long de ses discours, Le Pen redescend dans l'arène pour le corps à corps final avant le 22 avril, date du 1er tour. " Vous verrez, Bayrou sera peut-être le troisième homme mais derrière moi. A moins que je ne sois le premier ", rigole le leader du FN un verre de cidre à la main, à l'ombre de son frère jumeau un platane sycomore planté le jour de sa naissance. " Maintenant, nous entrons dans la vraie campagne. Préparez vos boucliers ! ", se réjouit-il à l'avance.
Même si aujourd'hui ses coups sont plus feutrés qu'en 2002 quand son adversaire s'appelait Chirac. Contre l'ancien président de la République, Le pen a gardé intact tout son venin. " Ses mandats invertébrés ne laisseront aucune trace. Il a été un adversaire hystérique. Et sa dernière déclaration était incongrue quand on a gouverné le pays avec une telle nullité pendant douze ans ", s'énerve Le Pen au dessus de son assiette de fruits de mer à l'heure du déjeuner où toute la presse est conviée. Sur ces terres bretonnes, le gars du pays a fait moins de 15% au premier tour de l'élection. En 2007, aucun maire breton ne lui a donné son parrainage. " Nul n'est prophète en son pays ", se console Le Pen en se vengeant sur une langoustine.
Retour sur les terres de son enfance pour Jean-Marie Le Pen. Soulagé d'avoir réuni ses cinq cent parrainages, le patron du FN se ressource dans son village natal de la Trinité-sur-Mer.
Dans la maison de pêcheur du plus pur style breton, juste en face de l'impassse des farfadets, héritée de ses parents et où tous les ans deux de ses filles, Yann la cadette et Marine la benjamine, viennent passer leurs étés en famille, Le Pen évoque la dynastie familiale et les valeurs agraires de cette France laborieuse qu'il ne cesse de porter au pinacle.
" Dans cette maison, il n'y avait ni eau, ni électricité. Même pas les commodités dites essentielles. Pour cela, il fallait aller au fond du jardin ", qui raconte une France disparue depuis au moins quarante ans. Il poursuit sur son grand-père, qui ne savait ni lire, ni écrire, embarqué à 13 ans à bord du cap-hornier " Le Duquesne ".
Le vieux leader d'extrême droite évoque ses souvenirs du temps d'antan avec une jubilation non feinte. Papy Le Pen raconte son histoire de France. Parce qu'un " président de la République doit montrer d'où il vient, qui il est avant de dire là où il va ", poursuit le candidat à l'élection présidentielle pour la cinquième fois. Toujours selon lui, " pour être président de la République, il faut connaître le pays dans sa profondeur politique, culturel et psychologique. Aucun des éléments que ne maîtrisent les hommes et la femme du système qui nous ont conduit là où nous en sommes ".
François Bayrou présenté aujourd'hui comme le troisième homme, fait également partie du lot. " Il s'improvise comme un homme neuf mais il veut faire demain la même politique que quand il était ministre ", le condamne Le Pen pas plus amène vis-à-vis de la candidate socialiste qui " titube sur ses hauts talons ".
Après avoir disserté sur la République, les valeurs au long de ses discours, Le Pen redescend dans l'arène pour le corps à corps final avant le 22 avril, date du 1er tour. " Vous verrez, Bayrou sera peut-être le troisième homme mais derrière moi. A moins que je ne sois le premier ", rigole le leader du FN un verre de cidre à la main, à l'ombre de son frère jumeau un platane sycomore planté le jour de sa naissance. " Maintenant, nous entrons dans la vraie campagne. Préparez vos boucliers ! ", se réjouit-il à l'avance.
Même si aujourd'hui ses coups sont plus feutrés qu'en 2002 quand son adversaire s'appelait Chirac. Contre l'ancien président de la République, Le pen a gardé intact tout son venin. " Ses mandats invertébrés ne laisseront aucune trace. Il a été un adversaire hystérique. Et sa dernière déclaration était incongrue quand on a gouverné le pays avec une telle nullité pendant douze ans ", s'énerve Le Pen au dessus de son assiette de fruits de mer à l'heure du déjeuner où toute la presse est conviée. Sur ces terres bretonnes, le gars du pays a fait moins de 15% au premier tour de l'élection. En 2007, aucun maire breton ne lui a donné son parrainage. " Nul n'est prophète en son pays ", se console Le Pen en se vengeant sur une langoustine.
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