Pierre Mendès-France,

Publié le par david castel

Né à Paris le 11 janvier 1907, Pierre Mendès-France, avocat, entre au Palais-Bourbon en 1932 comme député radical socialiste de l'Eure, puis au gouvernement en 1938 comme sous-secrétaire d'Etat aux Finances. Capitaine d'aviation en juin 40, il s'embarque sur le "Massilia" pour rejoindre son escadrille évacuée au Maroc. Arrêté, renvoyé en métropole, il est condamné par le tribunal de Vichy à six ans de prison pour "désertion" mais aussi pour ses opinions politiques. En juin 1941, il s'évade. En février 1942, il arrive à Londres. En novembre 1943, le général de Gaulle l'appelle à Alger et lui confie le poste de commissaire aux Finances du Comité français de libération nationale, puis celui de ministre de l'Economie nationale du gouvernement provisoire de la République. Mais Mendès-France entend appliquer un plan rigoureux comportant le blocage des comptes, des salaires et des prix, l'échange des billets, pour enrayer la dévaluation du franc. Désapprouvé par une grande partie de l'opinion puis par De Gaulle lui-même, Mendès-France se retire le 5 avril 1945. Pendant neuf ans, il est l'un des orateurs les plus écoutés de l'Assemblée nationale, le censeur de la politique des gouvernements qui se succèdent, notamment en ce qui concerne la guerre d'Indochine. Quarante jours après le désastre de Dien Bien Phu, il est investi le 18 juin 1954 par 419 voix, forme un gouvernement et s'engage à conclure une "paix négociée" avant le 20 juillet. Pari tenu. Le 31 juillet, il dénoue une crise inquiétante en Tunisie. Mais son image commence à s'effriter. La guerre d'Algérie, qui commence le 1er novembre 1954, alourdit encore l'atmosphère. Le 5 février 1955, Mendès-France est renversé.
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Publié dans Biographies

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