AFFRONTEMENT UMP-PS

Publié le par david castel

 

 

"On n'en est pas encore
à la bataille de chiffonniers"

NOUVELOBS.COM | 29.01.2007 | 15:51

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par Claude Askolovitch,
journaliste au service Politique
du Nouvel Observateur.

Le durcissement de ton entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy est-il inévitable à ce stade de la campagne ?

- C'est surtout intéressant du point de vue de Ségolène Royal. Sa campagne a commencé à flotter. Pour la relancer, elle a besoin de se remotiver et de remotiver ses troupes face à un adversaire forcément inacceptable. D'où l'emploi par elle-même, puis par son co-directeur de campagne Jean-Louis Bianco, de mots mettant Sarkozy et l'UMP en dehors du cercle de la raison démocratique: "clan", "bande", "meute", etc.
En 1988, François Mitterrand avait donné du relief à une campagne très consensuelle sur le plan économique et social en employant ce type d'expressions contre le RPR et Chirac. La gauche devient alors le camp de la démocratie et la droite une menace, telle qu'elle justifie l'oubli de tous les doutes et de toutes les hésitations.

Les attaques portées par l'un ou l'autre camp sont-elles fondées ? Qui, de l'UMP ou du PS, se montre plus agressif ?

- Quand les Renseignements généraux se promènent dans la vie d'un conseiller de la candidate socialiste, cela donne évidemment une justification, même partielle, aux accusations des socialistes. De même, la jouissance des porte-parole ou "porte-flingues" de Nicolas Sarkozy à souligner les manques ou les bourdes de leur adversaire. Même si Ségolène Royal surjoue son indignation pour reprendre l'offensive, il y a dans le présent et dans le passé de la droite de quoi nourrir beaucoup de soupçons. Plus le temps passe, plus la double casquette du candidat-ministre de l'Intérieur lui sera reprochée.
Quant à la question de savoir qui est plus violent ou plus "méchant" que l'autre, elle n'a pas d'intérêt en soi… Sauf si l'opinion est définitivement tombée dans une ère de politique-bisounours, où les "méchants" seront toujours punis. Ce qui est terrible dans cette séquence, c'est qu'on est totalement sorti du fond et des propositions. Si la campagne doit se résumer, d'un côté, à "Ségolène est bête" et, de l'autre, à "Sarkozy est une brute", la cinquième République n'en sortira ni grandie, ni raffermie.

A qui peut profiter le durcissement de l'affrontement entre les deux principaux candidats ?

- On n'en est tout de même pas encore à la bataille de chiffonniers qui écoeurerait la majorité de l'électorat. Si on y arrivait, toute serait possible, aussi bien un sursaut de "dignité" qui profiterait à François Bayrou, qu'un haut-le-cœur qui profiterait à Jean-Marie Le Pen. Mais on peut aussi imaginer une campagne d'une intense médiocrité qui n'affecterait ni Royal ni Sarkozy: le clivage et la détestation entre les deux camps sont tels que Royal, même jugée médiocre par certains de ses électeurs, ferait le plein de voix face à l'horrible Sarkozy - et vice-versa. Alors, la France serait devenue, un peu plus, l'Amérique.

Propos recueillis par Chiara Penzo
(le lundi 29 janvier 2007)

 

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Les r�actions des lecteurs

iiiii
les portes paroles de nicolas sarkozy
http://www.nouveau-reac.org/docs.htm



http://www.nouveau-reac.or...
30.01 à 00h31
blocage
et vice versa ?
j'ai du mal à imaginer la réciproque...

"faire...
29.01 à 23h43
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Publié dans Politique Politicienne

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