Le 19ème chef d'état-major: le père est rescapé de la Shoah et la mère est originaire de Syrie

Publié le par david castel

jan23

Par Mati Ben-Avraham.
Rubrique: Tsahal

Le suspense a pris fin. Le mérite en revient au deuxième candidat en lice, le général Moshé Kaplinsky, actuel chef d’état-major adjoint, qui a décidé de se retirer de la course.

Un geste qui mérite un très grand coup de chapeau, et qui prouve qu’il était digne d’obtenir cette charge.

Un retrait qu’il motive ainsi, dans une lettre adressée au ministre de la Défense, avec copie au premier ministre, je le cite : ” Je suis persuadé d’avoir l’expérience, les capacités et l’autorité pour remplir au mieux cette fonction pour Tsahal, ses soldats d’active et de réserve et pour l’Etat d’Israël. J’estime cependant qu’une telle nomination doit reposer sur le plus large consensus possible… Selon les informations, vous avez décidé de nommer un chef d’état-major sans attendre les conclusions de la commission d’enquête Vinograd chargée de faire toute la lumière sur la conduite de la guerre, j’estime qu’il ne serait pas convenable que je prenne sur moi une telle responsabilité dans les conditions actuelles. Je vous demande, donc, de retirer ma candidature. “

Par ce geste, le général Kaplinsky a également mis fin à ce climat délétère, né de cette étrange rivalité entre Amir Peretz et Ehoud Olmert pour s’attribuer tout le mérite de la nomination. Et qui, en dernière analyse, portait préjudice au candidat retenu.

C’est donc Gaby Eshkanazi. Le premier béret marron à accéder à la fonction de chef d’état-major. Le béret du prestigieux régiment ” Golani”, créé le 22 février 1948 et qui, depuis lors, s’est illustré dans toutes les guerres et opérations commandos livrées pour la défense du pays.

Le temps n’a pas démenti sa réputation : aujourd’hui encore, le ” golani ” est le régiment le plus demandé par les jeunes appelés.

Le 19ème chef d’état-major, dont le père est un rescapé de la Shoah et la mère originaire de Syrie, issu du collège des Cadets de l’armée, a débuté sa carrière militaire en 1972, au “Golani”.

Il a participé à la guerre de Kippour, à l’opération Entebbé et à celle du Litani qui lui a valu deux blessures. Commandant d’une compagnie à 26 ans, il est commandant adjoint du régiment lors de la guerre du Liban. Sous ses ordres, un tout jeune officier : Moshé Kaplinsky…Estimé par ses soldats, apprécié par ses supérieurs, Gaby Eshkanazi , il progressera lentement, mais sûrement, à la manière d’un bulldozer (son surnom) : commandant du régiment, général commandant la région militaire nord en 1998 ( c’est lui qui dirigea alors le retrait du sud-Liban en mai 2000), puis chef d’état-major adjoint en 2002.

Il y a deux ans, contre toute attente, Shaul Mofaz, alors ministre de la Défense et Ariel Sharon lui ont préféré Dan Haloutz, venu de l’armée de l’air.

Gaby Eshkanazi a rendu son tablier. Sollicité de toute parts, il s’est cantonné dans une prudente réserve pour, courant 2006, accepter le direction générale du ministère de la Défense que lui proposait Amir Peretz.

Dans l’imbroglio déclenché par Olmert et Peretz, une chose est certaine : le général Gaby Eshkanazi est l’homme du consensus, tant au plan politique que militaire.

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Publié dans Biographies

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