L'Amérique latine plus à gauche
Hugo Chavez (EPA)
Deux présidents progressistes seront investis ce mercredi pour un nouveau mandat. Daniel Ortega au Nicaragua et Hugo Chavez au Venezuela. Hugo Chavez a déjà annoncé son intention d'accélérer les nationalisations dans différents secteurs.
Source:Info radio - 10 jan 2007 14:01
Le Venezuela est le cinquième exportateur de pétrole brut au monde. Hugo Chavez a déjà entrepris une révision des contrats qui liaient son pays aux multinationales du pétrole. Il a à présent annoncé la nationalisation d'ici un an de larges pans de l'économie. Il vise en particulier l'électricité et la téléphonie, deux secteurs aux mains d'entreprises américaines. Hugo Chavez a également annoncé vouloir mettre un terme au contrôle de quatre raffineries par des compagnies américaines et françaises.
Washington a déjà exprimé son inquiétude face à ces projets qui violeraient les contrats signés. D'autant que le président n'a pas précisé si les compagnies propriétaires seraient indemnisées. "Tout ce qui a été privatisé doit être nationalisé", a résumé Hugo Chavez. "Nous allons vers le socialisme", a-t-il expliqué, en annonçant qu'il changerait le nom du pays en "République socialiste du Venezuela". Il compte mettre en œuvre ces nationalisations dans un délai d'un an. Et pour avancer vite, il demandera les pouvoirs spéciaux au Parlement, un Parlement tout entier acquis à sa cause, depuis le boycott des législatives par l'opposition en 2005.
Hugo Chavez veut aussi mettre fin à l'indépendance de la Banque centrale, cette indépendance étant selon lui une thèse néolibérale. Il veut pouvoir puiser dans les énormes réserves de l'institution pour développer l'agriculture, les infrastructures et le logement. L'opposition a qualifié le président de "despote" qui veut conduire le pays "vers un système marxiste communiste".
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