"Bon débarras", estime la presse israélienne après l'exécution de Saddam

Publié le par david castel

AFP 31.12.06 | 08h40

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Tous les quotidiens israéliens ont publié dimanche en première page la photo de l'ancien président irakien Saddam Hussein, la corde au cou, en se réjouissant de la fin d'un "tyran sanguinaire".

"Bon débarras", titre dans son éditorial le quotidien à gros tirage Yédiot Aharonot. "Saddam faisait partie de cette catégorie de criminels de guerre qui ont été jugés au procès de Nüremberg", explique-t-il, en allusion aux dirigeants nazis jugés par les Alliés pour génocide après la Seconde guerre mondiale.

"Son jour est venu (...), le monde sans Saddam", renchérit le Maariv. "Pour nous, il symbolisait le mal absolu (...) Malheureusement, dans le monde et dans notre région en particulier, le mal ne supporte pas le vide", ajoute-t-il.

Même ton pour le Jerusalem Post, qui titre: "le régime de terreur de Saddam s'est achevé à la potence". Selon le quotidien en anglais, "pendant deux décennies, le boucher de Bagdad a causé (à Israël) des souffrances et des traumatismes. Il a incarné une menace stratégique avec ses ambitions nucléaires, ses missiles et ses kamikazes".

Le Haaretz rend compte lui aussi de la pendaison de l'"un des tyrans les plus barbares", mais s'interroge sur ses conséquences.

"Cela en valait-il la peine?", demande-t-il dans son éditorial, en soulignant que 60 personnes sont tuées en moyenne tous les jours en Irak depuis la chute de Saddam Hussein en 2003, "alors que l'Irak était perçu par l'Occident, jusqu'à la première guerre du Golfe (1991), comme une défense naturelle contre l'Iran", ennemi juré d'Israël.


Israël : "justice a été faite" (haut responsable)

Pour Israël, "justice a été faite", a déclaré samedi un haut responsable israélien à l'AFP après l'exécution de l'ex-président irakien Saddam Hussein.

"Nous parlons d'un homme qui a mis le Moyen-Orient à feu et à sang à plusieurs reprises, qui a aussi utilisé des armes chimiques contre son propre peuple et qui est responsable de la mort de plusieurs milliers de personnes", a déclaré ce haut responsable qui s'exprimait sous le couvert de l'anonymat.

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