Le coût des propositions du président de l'UMP frise les 39 milliards

Publié le par david castel

Nicolas Sarkozy à l'hôtel Matignon. | LUYSSEN JEAN-LUC/GAMMA


LUYSSEN JEAN-LUC/GAMMA
Nicolas Sarkozy à l'hôtel Matignon


LE MONDE | 20.10.06 | 14h50  •  Mis à jour le 20.10.06 | 15h31

Pas aussi chères que le projet socialiste, mais très coûteuses quand même : telles apparaissent les dernières propositions de Nicolas Sarkozy. L'institut de l'entreprise en a évalué le coût, jeudi 19 octobre, à 38,82 milliards d'euros.

Et encore, cette évaluation est une moyenne et ne tient pas compte de toutes les mesures avancées par M. Sarkozy le 12 octobre à Périgueux, la cellule de chiffrage du think-tank patronal, composée de trois experts indépendants de la mécanique budgétaire, ayant estimé que la généralisation des plans de stock-options à l'ensemble des salariés ou le maintien des services publics dans les zones rurales et en difficulté n'étaient pas "chiffrables à ce stade".

La plus chère des mesures avancées depuis juin concerne la recherche : augmenter le budget de l'enseignement supérieur de 50 % et porter l'effort de recherche à 3 % du PIB en cinq ans coûterait 10,2 milliards d'euros. Viennent ensuite la suppression des droits de succession (6,3 milliards), l'exonération des charges sociales et fiscales sur les heures supplémentaires (4,6 milliards), le service civique (3,1 milliards), la prise en compte pour le calcul des retraites du temps consacré par les femmes à l'éducation de leurs enfants (1,8 milliard).

Cette avalanche des promesses n'est pas toujours bien accueillie à droite. Le député villepiniste Hervé Mariton s'en est ému, mais le rapporteur général du budget, Gilles Carrez, sarkozyste, s'en inquiète aussi.

M. Sarkozy, lui, ne se soucie ni du chiffrage de ses propositions - "je ne suis pas candidat à la présidence d'un conseil général", a-t-il dit - ni de leur compatibilité avec le programme de l'UMP - "c'est ma part de liberté". Il est aussi convaincu que ses promesses coûteront moins cher qu'"une politique qui produit 3 millions de chômeurs". L'UMP se fixe pour objectif le retour à l'équilibre des finances publiques à l'horizon de la mandature.

Claire Guélaud
Article paru dans l'édition du 21.10.06
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Publié dans Découpage électoral

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