"Israël et Palestine : Deux émanations inachevées de l'Occident ? Une
[En guise d'introduction à la soirée d'hier au CBL, Omar Massalha (1) a
résumé son livre (2). Voci le texte de cette présentation. En espérant que
nombre d'entre vous l'achèteront. La soirée ne s'est pas arrêtée là, les
questions ont fusé, les réponses aussi. Plus que d'habitude peut-être, les
absents ont eu tort]
Monsieur David Chemla,
Mesdames et Messieurs,
Chers amis,
Les échecs successifs du partage de la Palestine, plus particulièrement
l'échec des négociations à Camp David en l'an 2000, suivi d'une interaction
violente (l'Intifada al-Aqsa), une confusion, une impasse, un chaos et le
désespoir, m'ont motivé à écrire cet ouvrage.
Ce que j'ai cherché à savoir c'est le pourquoi de ces échecs ; comment
dépasser cette impossibilité apparente du succès ? Quel type de solution
pourrait mettre fin à cette interaction violente entre Israéliens et
Palestiniens ? Une solution imposée serait-elle indispensable pour aboutir à
la paix ?
Est-ce que la solution commune imposée est espérée des deux côtés ?
Est-ce qu'une médiation-intervention européenne peut sauver la paix ?
Car le problème palestinien a été artificiellement créé par la puissance
mandataire (le 24 juillet 1922 la Société des Nations a accordé à la
Grande-Bretagne un mandat sur la Palestine) Or la Grande-Bretagne a échoué
dans l'application des termes contradictoires de son mandat, à savoir :
création d'un Foyer national juif et sauvegarde des droits arabes. La
Grande-Bretagne s'est Unies. Celles-ci ont adopté une résolution
reconnaissant deux nations ayant vocation à constituer deux Etats par deux
peuples. C'est la résolution des Nations Unies 181 du 29 novembre 1947.
Cette résolution a deux fondements juridiques :
1. Droits historiques : les deux peuples sont enracinés dans leur espace
2. Droits à l'autodétermination : principes du Président Wilson et la Charte
des Nations Unies sur les droits des peuples à disposer d'eux-mêmes.
C'est pourquoi ma démarche consiste à traiter et à analyser les échecs
successifs du partage à partir de la résolution 181 de l'Assemblée générale
des Nations-Unies.
Ce livre donc, ayant comme objectif, de mettre en évidence que seule une
intervention internationale vigoureuse, de préférence européenne, peut
obliger à une solution pacifique (selon l'énoncé du « deux Etats - deux
peuples » de la résolution du partage 181) et que cette solution commune
imposée est espérée par les deux peuples pour résoudre ce conflit et pour
sortir de l'impasse actuelle.
Il existe un nombre considérable d'ouvrages et de travaux traitant de cette
question à multiples racines. Ces études soulignent ses différentes
composantes : juridiques, études sur la divergence religieuse, identitaire,
économique, politique, symbolique, stratégique, socio- culturelle,
traditions, démographie, etc...
Mais le rôle primordial de l'Europe a été négligé dans ces études. L'Europe,
pour beaucoup, est considérée comme « impuissante » à imposer un règlement.
Or, l'Europe a une responsabilité historique, stratégique et sécuritaire.
Elle est à l'origine de l'idée du partage. Elle peut aider à l'édification
d'une confiance réciproque. Son intervention peut neutraliser la peur d'une
guerre civile. L'Europe est la seule puissance acceptée par les deux parties
qui, comme au Liban, pourrait déployer et diriger une force internationale
pour préserver la sécurité d'Israël et la liberté des Palestiniens.
A travers cette recherche, nous avons exploré les racines de ce conflit en
suivant sa dimension militaire et pacifique. Ce conflit est associé à cinq
guerres, deux Intifadas et 34 Plans de paix.
Afin de vérifier que seule une solution pacifique imposée peut mettre fin à
l'interaction violente entre Israéliens et Palestiniens, j'ai divisé ce
livre en deux parties :
I. La première partie traite la :
-Spécificité trans-chronique des représentations identitaires structurelles
Dans cette partie, je fais la description de ce que Israéliens et
Palestiniens ont fait de leur relation à la réalité : la force du droit et
le droit de la force. Ensuite, comment pèse sur le conflit leur
contradiction dans la représentation de la terre (la terre qui est devenue
un élément essentiel dans les deux identités). Ainsi que la contradiction
dans l'interprétation de la Bible et du Coran.
Je fais également la description de ce qui, dans les deux sociétés, comporte
des éléments d'hétérogénéité identitaire :
* D'abord particulière :
côté israélien: Il y a quatre pôles identitaires : Ashkenazes, Sépharades,
russophones, Arabes israéliens d'une part, et religieux et laïcs de l'autre
;
côté palestinien: Gaza-Cisjordanie, exilés, déplacés et réfugiés d'une part,
citadins, paysans, bédouins, et chrétiens-musulmans de l'autre. et bien
entendu laïcs et religieux.
* Hétérogénéité identitaire générale
Modernité - tradition
Vainqueur - vaincu
Poids des diasporas en voie de concentration-côté israélien
Poids des diasporas en voie de dispersion-côté palestinien
Dans cette partie, je constate également qu'il y a des différences
fondamentales du rapport des forces : matérielles, militaires, politiques,
socio-culturelles et économiques. Ces contradictions dans la représentation
et dans l'interprétation ont comme conséquence la non- communication entre
Israéliens et Palestiniens. L'échec de la communication a « construit » non
pas un mur militaire mais un mur identitaire. Cette non communication est
irrémédiable sans une intervention extérieure.
Mais cette exposition dans la première partie sur la complexité et
l'incohérence des deux identités ne suffit pas pour mettre en évidence mon
hypothèse du travail. Il faut aussi vérifier que la négociation et la guerre
se sont déroulées sous une intervention internationale incomplète et
incohérente :la division de l'empire Ottoman, et le mandat britannique sont
deux exemples des interventions inachevées du système international.
La 2ème partie propose une :
II. Définition diachronique des phases de négociations et des phases de
lutte violente
Cette deuxième partie traite la construction de la représentation de « deux
Etats - deux peuples », sa construction par étapes de guerres et
négociations et sa destruction dans l'actualité.
Dans cette partie, j'ai établi que toute intervention internationale était
chaque fois incomplète, incohérente et inachevée.
La définition « internationale » de la question israélo-palestinienne varie
avec l'évolution de 1-la guerre froide, 2- la fin de la guerre froide, 3-la
fin de l'URSS, 4- les attentats du 11 septembre.
Dans cette partie, j'expose l'hyper- complexité et l'incohérence des
déterminations qui s'exercent sur les deux acteurs (Israélien et
palestinien),en particulier lorsque j'évoque les sondages, les
attentats-suicides, le contexte économique désastreux et l'extrémisme
religieux.
Je constate également l'incompétence des Israéliens et des Palestiniens à
former le cadre d'une vraie négociation. Et que les changements de coalition
en Israël et les élections palestiniennes n'ont rien changé :
Aucun cheminement favorable à l'accord. Tout va vers la non-communication.
Seule une solution imposée pour sortir de l'impasse et pour dépasser cette
impossibilité apparente d'aboutir à la paix.
En conclusion
Cette étude met en évidence le lien commun que constitue a) l'impasse de la
militarisation totale pour les deux sociétés ; b) l'impasse totale des
interactions asymétriques ; et c) nécessité d'une médiation internationale
en force, plus définie et déterminée.
Dans le passé, ces interventions internationales furent inachevées ou
incohérentes, sinon profondément maladroites et inopérantes.
Afin qu'elles soient efficaces, plusieurs scénarios peuvent être envisagés
sur la base de l'acceptation de principe du partage en deux états,
c'est-à-dire l'acceptation par Israël de l'égalité palestinienne.
* 1) Occupation protectrice internationale, faisant de la Palestine un «
protectorat provisoire » ;
* 2) force d'interposition, sous la direction européenne entre Israël et la
Palestine, pour neutraliser l'inégalité dans les rapports de force entre les
deux parties, asymétrie qui est à l'origine de la méfiance et de la non
communication entre vainqueur et vaincu, ce qui peut faire éviter la guerre
civile et imposer la paix ;
* 3) l'option d'une confédération jordano-palestinienne peut constituer
également une solution de paix à envisager dans l'impossibilité de «
protectorat provisoire » ou d'un Etat indépendant.
D'ailleurs, dans la conclusion générale, je propose plusieurs familles de
solutions-scénarios, selon l'importance physique et politique de
l'engagement européen.
Mais, dans cet ouvrage, je n'ai pas abordé la dimension arabe et musulmane ;
son rôle positif ou négatif, car il mérite une étude à part.
Les conséquences de l'immobilisme actuel après le succès du Hamas aux
élections n'ont pas été développées, pas plus que l'échec des Etats-Unis en
Irak et d'Israël au Liban.
Enfin,il me semble que le rôle émergent de l'Asie au Moyen Orient mérite
d'être examiné vu les ambitions iraniens aujourd'hui, et l'Islam asiatique
demain.
Merci beaucoup pour votre attention.
Omar Massalha
(1) Omar Massalha est directeur en charge des relations avec les
organisations internationales et les nouveaux partenariats - UNESCO. Il a
été journaliste, puis Observateur permanent de la Palestine auprès de
l'UNESCO et directeur à l'Organisation de la Ligue arabe pour l'éducation,
la culture et les sciences (ALECSO).
(2) "Israël et Palestine : Deux émanations inachevées de l'Occident ? Une
solution imposée : seule issue pour la paix?"
Editions Publisud L'avenir de la politique (300 p.) 20/04/2006
42.00 euros
résumé son livre (2). Voci le texte de cette présentation. En espérant que
nombre d'entre vous l'achèteront. La soirée ne s'est pas arrêtée là, les
questions ont fusé, les réponses aussi. Plus que d'habitude peut-être, les
absents ont eu tort]
Monsieur David Chemla,
Mesdames et Messieurs,
Chers amis,
Les échecs successifs du partage de la Palestine, plus particulièrement
l'échec des négociations à Camp David en l'an 2000, suivi d'une interaction
violente (l'Intifada al-Aqsa), une confusion, une impasse, un chaos et le
désespoir, m'ont motivé à écrire cet ouvrage.
Ce que j'ai cherché à savoir c'est le pourquoi de ces échecs ; comment
dépasser cette impossibilité apparente du succès ? Quel type de solution
pourrait mettre fin à cette interaction violente entre Israéliens et
Palestiniens ? Une solution imposée serait-elle indispensable pour aboutir à
la paix ?
Est-ce que la solution commune imposée est espérée des deux côtés ?
Est-ce qu'une médiation-intervention européenne peut sauver la paix ?
Car le problème palestinien a été artificiellement créé par la puissance
mandataire (le 24 juillet 1922 la Société des Nations a accordé à la
Grande-Bretagne un mandat sur la Palestine) Or la Grande-Bretagne a échoué
dans l'application des termes contradictoires de son mandat, à savoir :
création d'un Foyer national juif et sauvegarde des droits arabes. La
Grande-Bretagne s'est Unies. Celles-ci ont adopté une résolution
reconnaissant deux nations ayant vocation à constituer deux Etats par deux
peuples. C'est la résolution des Nations Unies 181 du 29 novembre 1947.
Cette résolution a deux fondements juridiques :
1. Droits historiques : les deux peuples sont enracinés dans leur espace
2. Droits à l'autodétermination : principes du Président Wilson et la Charte
des Nations Unies sur les droits des peuples à disposer d'eux-mêmes.
C'est pourquoi ma démarche consiste à traiter et à analyser les échecs
successifs du partage à partir de la résolution 181 de l'Assemblée générale
des Nations-Unies.
Ce livre donc, ayant comme objectif, de mettre en évidence que seule une
intervention internationale vigoureuse, de préférence européenne, peut
obliger à une solution pacifique (selon l'énoncé du « deux Etats - deux
peuples » de la résolution du partage 181) et que cette solution commune
imposée est espérée par les deux peuples pour résoudre ce conflit et pour
sortir de l'impasse actuelle.
Il existe un nombre considérable d'ouvrages et de travaux traitant de cette
question à multiples racines. Ces études soulignent ses différentes
composantes : juridiques, études sur la divergence religieuse, identitaire,
économique, politique, symbolique, stratégique, socio- culturelle,
traditions, démographie, etc...
Mais le rôle primordial de l'Europe a été négligé dans ces études. L'Europe,
pour beaucoup, est considérée comme « impuissante » à imposer un règlement.
Or, l'Europe a une responsabilité historique, stratégique et sécuritaire.
Elle est à l'origine de l'idée du partage. Elle peut aider à l'édification
d'une confiance réciproque. Son intervention peut neutraliser la peur d'une
guerre civile. L'Europe est la seule puissance acceptée par les deux parties
qui, comme au Liban, pourrait déployer et diriger une force internationale
pour préserver la sécurité d'Israël et la liberté des Palestiniens.
A travers cette recherche, nous avons exploré les racines de ce conflit en
suivant sa dimension militaire et pacifique. Ce conflit est associé à cinq
guerres, deux Intifadas et 34 Plans de paix.
Afin de vérifier que seule une solution pacifique imposée peut mettre fin à
l'interaction violente entre Israéliens et Palestiniens, j'ai divisé ce
livre en deux parties :
I. La première partie traite la :
-Spécificité trans-chronique des représentations identitaires structurelles
Dans cette partie, je fais la description de ce que Israéliens et
Palestiniens ont fait de leur relation à la réalité : la force du droit et
le droit de la force. Ensuite, comment pèse sur le conflit leur
contradiction dans la représentation de la terre (la terre qui est devenue
un élément essentiel dans les deux identités). Ainsi que la contradiction
dans l'interprétation de la Bible et du Coran.
Je fais également la description de ce qui, dans les deux sociétés, comporte
des éléments d'hétérogénéité identitaire :
* D'abord particulière :
côté israélien: Il y a quatre pôles identitaires : Ashkenazes, Sépharades,
russophones, Arabes israéliens d'une part, et religieux et laïcs de l'autre
;
côté palestinien: Gaza-Cisjordanie, exilés, déplacés et réfugiés d'une part,
citadins, paysans, bédouins, et chrétiens-musulmans de l'autre. et bien
entendu laïcs et religieux.
* Hétérogénéité identitaire générale
Modernité - tradition
Vainqueur - vaincu
Poids des diasporas en voie de concentration-côté israélien
Poids des diasporas en voie de dispersion-côté palestinien
Dans cette partie, je constate également qu'il y a des différences
fondamentales du rapport des forces : matérielles, militaires, politiques,
socio-culturelles et économiques. Ces contradictions dans la représentation
et dans l'interprétation ont comme conséquence la non- communication entre
Israéliens et Palestiniens. L'échec de la communication a « construit » non
pas un mur militaire mais un mur identitaire. Cette non communication est
irrémédiable sans une intervention extérieure.
Mais cette exposition dans la première partie sur la complexité et
l'incohérence des deux identités ne suffit pas pour mettre en évidence mon
hypothèse du travail. Il faut aussi vérifier que la négociation et la guerre
se sont déroulées sous une intervention internationale incomplète et
incohérente :la division de l'empire Ottoman, et le mandat britannique sont
deux exemples des interventions inachevées du système international.
La 2ème partie propose une :
II. Définition diachronique des phases de négociations et des phases de
lutte violente
Cette deuxième partie traite la construction de la représentation de « deux
Etats - deux peuples », sa construction par étapes de guerres et
négociations et sa destruction dans l'actualité.
Dans cette partie, j'ai établi que toute intervention internationale était
chaque fois incomplète, incohérente et inachevée.
La définition « internationale » de la question israélo-palestinienne varie
avec l'évolution de 1-la guerre froide, 2- la fin de la guerre froide, 3-la
fin de l'URSS, 4- les attentats du 11 septembre.
Dans cette partie, j'expose l'hyper- complexité et l'incohérence des
déterminations qui s'exercent sur les deux acteurs (Israélien et
palestinien),en particulier lorsque j'évoque les sondages, les
attentats-suicides, le contexte économique désastreux et l'extrémisme
religieux.
Je constate également l'incompétence des Israéliens et des Palestiniens à
former le cadre d'une vraie négociation. Et que les changements de coalition
en Israël et les élections palestiniennes n'ont rien changé :
Aucun cheminement favorable à l'accord. Tout va vers la non-communication.
Seule une solution imposée pour sortir de l'impasse et pour dépasser cette
impossibilité apparente d'aboutir à la paix.
En conclusion
Cette étude met en évidence le lien commun que constitue a) l'impasse de la
militarisation totale pour les deux sociétés ; b) l'impasse totale des
interactions asymétriques ; et c) nécessité d'une médiation internationale
en force, plus définie et déterminée.
Dans le passé, ces interventions internationales furent inachevées ou
incohérentes, sinon profondément maladroites et inopérantes.
Afin qu'elles soient efficaces, plusieurs scénarios peuvent être envisagés
sur la base de l'acceptation de principe du partage en deux états,
c'est-à-dire l'acceptation par Israël de l'égalité palestinienne.
* 1) Occupation protectrice internationale, faisant de la Palestine un «
protectorat provisoire » ;
* 2) force d'interposition, sous la direction européenne entre Israël et la
Palestine, pour neutraliser l'inégalité dans les rapports de force entre les
deux parties, asymétrie qui est à l'origine de la méfiance et de la non
communication entre vainqueur et vaincu, ce qui peut faire éviter la guerre
civile et imposer la paix ;
* 3) l'option d'une confédération jordano-palestinienne peut constituer
également une solution de paix à envisager dans l'impossibilité de «
protectorat provisoire » ou d'un Etat indépendant.
D'ailleurs, dans la conclusion générale, je propose plusieurs familles de
solutions-scénarios, selon l'importance physique et politique de
l'engagement européen.
Mais, dans cet ouvrage, je n'ai pas abordé la dimension arabe et musulmane ;
son rôle positif ou négatif, car il mérite une étude à part.
Les conséquences de l'immobilisme actuel après le succès du Hamas aux
élections n'ont pas été développées, pas plus que l'échec des Etats-Unis en
Irak et d'Israël au Liban.
Enfin,il me semble que le rôle émergent de l'Asie au Moyen Orient mérite
d'être examiné vu les ambitions iraniens aujourd'hui, et l'Islam asiatique
demain.
Merci beaucoup pour votre attention.
Omar Massalha
(1) Omar Massalha est directeur en charge des relations avec les
organisations internationales et les nouveaux partenariats - UNESCO. Il a
été journaliste, puis Observateur permanent de la Palestine auprès de
l'UNESCO et directeur à l'Organisation de la Ligue arabe pour l'éducation,
la culture et les sciences (ALECSO).
(2) "Israël et Palestine : Deux émanations inachevées de l'Occident ? Une
solution imposée : seule issue pour la paix?"
Editions Publisud L'avenir de la politique (300 p.) 20/04/2006
42.00 euros
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