Un haut responsable du Hamas : la violence est-elle une "maladie
[Ghazi Hamad remet ça! L'examen de conscience continue, en Palestine comme
en Palestine]
http://www.haaretz.com/hasen/spages/775946.html
Ha'aretz, 17 octobre 2006
Reuters
Trad. : Gérard pour La Paix Maintenant
Ghazi Hamad, personnalité importante du Hamas et porte-parole du
gouvernement, a publié mardi un article qui condamne la violence
inter-palestinienne et se demande si elle est devenue une "maladie
palestinienne". Hamad s'inquiète des clivages dans les territoires
palestiniens, et des heurts sanglants qui se sont récemment produits entre
mouvements politiques rivaux.
"La violence est-elle devenue une culture implantée dans nos corps, notre
chair?", se demande-t-il dans un article cinglant publié par le journal
palestinien à grande diffusion al-Ayyam. "Nous nous y sommes soumis comme à
un maître, auquel nous obéissons partout, à la maison, dans nos quartiers,
nos familles, nos clans, nos familles, nos universités."
C'est la deuxième fois en quelques mois que Ghazi Hamad, qui habite Gaza,
publie dans al-Ayyam une tribune critique sur les affrontements
inter-palestiniens (1). En août, il critiquait les groupes palestiniens
radicaux qui combattent Israël, en disant qu'ils ne contribuaient pas à la
cause de l'indépendance palestinienne en lançant des attaques à des moments
où des progrès semblaient s'accomplir.
Dans ce dernier article, publié mardi, Ghazi Hamad écrit que la présence
d'hommes armés dans quasiment toutes les rues, et leur présence à toutes les
manifestations, politiques ou non, crée une atmosphère d'armes et de
violence qui nuit aux perspectives d'accalmie.
Il écrit également que les images du conflit israélo-palestinien à la
télévision, partout dans le monde, montrent trop souvent des hommes en armes
et des violences, qui reflètent une bien mauvaise image de la lutte
palestinienne. Pour lui, la violence a "remplacé le langage de la fraternité
par celui des armes... Elle nous a volé notre unité et nous a divisés en
deux camps, ou trois, ou dix."
"Ne devrions-nous pas avoir honte de ce comportement, qui ne nous fait aucun
bien, ni aux yeux du monde, ni à ceux de notre peuple", se demande-t-il.
Cet article de Hamad suit une période d'affrontements internes intenses,
avec quelques-unes des pires violences inter-palestiniennes depuis la
création de l'Autorité palestinienne en 1994. Depuis le début du mois
d'octobre, au moins 15 personnes ont été tuées et plus de 100 blessées dans
les heurts entre les milices armées du Hamas et du Fatah. La crainte d'une
guerre civile est partout. Hamad écrit que 175 Palestiniens ont été tués pat
des "tirs palestiniens" depuis le début de l'année.
Les pourparlers engagés pour créer un gouvernement d'union nationale ont
pour le moment échoué.
"Sommes-nous responsables? Oui. Participons-nous tous à ce grand péché? Oui.
Tous, nous souhaitons ne pas voir d'armes dans les rues, en dehors de celles
des policiers", écrit encore Ghazi Hamad.
"Nous voulons guérir de cette maladie, de ce cancer, qui a atteint nos
cerveaux et paralysé nos coeurs. Ayez pitié de notre peuple. Marchons en
paix, asseyons-nous en paix, ayons un dialogue en paix, et dormons dans le
calme", ajoute-t-il.
(1) Voir notre article "Examens de conscience : en Palestine aussi"
http://www.lapaixmaintenant.org/article1362
Dans l'intro du dernier article envoyé (Un haut responsable du Hamas : la
violence est-elle une "maladie palestinienne"?), il fallait évidemment lire
: L'examen de conscience continue, en Palestine comme en Israël (et non "en
Palestine comme en Palestine")!
Conséquence de "l'effet miroir fissuré", dont nous si a brillamment parlé
(entre autres choses passionnantes) Omar Massalha lors de notre réunion de
ce soir?
en Palestine]
http://www.haaretz.com/hasen/spages/775946.html
Ha'aretz, 17 octobre 2006
Reuters
Trad. : Gérard pour La Paix Maintenant
Ghazi Hamad, personnalité importante du Hamas et porte-parole du
gouvernement, a publié mardi un article qui condamne la violence
inter-palestinienne et se demande si elle est devenue une "maladie
palestinienne". Hamad s'inquiète des clivages dans les territoires
palestiniens, et des heurts sanglants qui se sont récemment produits entre
mouvements politiques rivaux.
"La violence est-elle devenue une culture implantée dans nos corps, notre
chair?", se demande-t-il dans un article cinglant publié par le journal
palestinien à grande diffusion al-Ayyam. "Nous nous y sommes soumis comme à
un maître, auquel nous obéissons partout, à la maison, dans nos quartiers,
nos familles, nos clans, nos familles, nos universités."
C'est la deuxième fois en quelques mois que Ghazi Hamad, qui habite Gaza,
publie dans al-Ayyam une tribune critique sur les affrontements
inter-palestiniens (1). En août, il critiquait les groupes palestiniens
radicaux qui combattent Israël, en disant qu'ils ne contribuaient pas à la
cause de l'indépendance palestinienne en lançant des attaques à des moments
où des progrès semblaient s'accomplir.
Dans ce dernier article, publié mardi, Ghazi Hamad écrit que la présence
d'hommes armés dans quasiment toutes les rues, et leur présence à toutes les
manifestations, politiques ou non, crée une atmosphère d'armes et de
violence qui nuit aux perspectives d'accalmie.
Il écrit également que les images du conflit israélo-palestinien à la
télévision, partout dans le monde, montrent trop souvent des hommes en armes
et des violences, qui reflètent une bien mauvaise image de la lutte
palestinienne. Pour lui, la violence a "remplacé le langage de la fraternité
par celui des armes... Elle nous a volé notre unité et nous a divisés en
deux camps, ou trois, ou dix."
"Ne devrions-nous pas avoir honte de ce comportement, qui ne nous fait aucun
bien, ni aux yeux du monde, ni à ceux de notre peuple", se demande-t-il.
Cet article de Hamad suit une période d'affrontements internes intenses,
avec quelques-unes des pires violences inter-palestiniennes depuis la
création de l'Autorité palestinienne en 1994. Depuis le début du mois
d'octobre, au moins 15 personnes ont été tuées et plus de 100 blessées dans
les heurts entre les milices armées du Hamas et du Fatah. La crainte d'une
guerre civile est partout. Hamad écrit que 175 Palestiniens ont été tués pat
des "tirs palestiniens" depuis le début de l'année.
Les pourparlers engagés pour créer un gouvernement d'union nationale ont
pour le moment échoué.
"Sommes-nous responsables? Oui. Participons-nous tous à ce grand péché? Oui.
Tous, nous souhaitons ne pas voir d'armes dans les rues, en dehors de celles
des policiers", écrit encore Ghazi Hamad.
"Nous voulons guérir de cette maladie, de ce cancer, qui a atteint nos
cerveaux et paralysé nos coeurs. Ayez pitié de notre peuple. Marchons en
paix, asseyons-nous en paix, ayons un dialogue en paix, et dormons dans le
calme", ajoute-t-il.
(1) Voir notre article "Examens de conscience : en Palestine aussi"
http://www.lapaixmaintenant.org/article1362
Dans l'intro du dernier article envoyé (Un haut responsable du Hamas : la
violence est-elle une "maladie palestinienne"?), il fallait évidemment lire
: L'examen de conscience continue, en Palestine comme en Israël (et non "en
Palestine comme en Palestine")!
Conséquence de "l'effet miroir fissuré", dont nous si a brillamment parlé
(entre autres choses passionnantes) Omar Massalha lors de notre réunion de
ce soir?
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