Ô Jérusalem

Publié le par david castel

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Ô Jérusalem
Genre : Drame | Durée : 2h03 | Pays : France - USA - Grèce -Italie - Grande-Bretagne - Israël
Date de sortie : 18 octobre 2006

Réalisé par Elie Chouraqui Voir tout le casting
Avec Saïd Taghmaoui, JJ Feild, Patrick Bruel
Ô peine, ô désespoir
imédias.biz, par Julien Thomas
16 octobre 2006
La dernière réalisation d’Elie Chouraqui ne parvient pas à se hisser la hauteur du livre éponyme dont elle est l’adaptation : Ô Jérusalem, œuvre de référence sur l’histoire de la création de l’Etat d’Israël écrite par Dominique Lapierre.

« Le parti pris du film, c’est l’impartialité. Et c’était le parti le plus difficile à prendre. Impossible à prendre, diront certains ». Quoi qu’il en soit, c’est en tous cas une des grandes forces du film d’Elie Chouraqui, bien conscient que le sujet est d’une sensibilité extrême. Mais au contraire de Munich du maître Steven Spielberg, Ô Jérusalem ne parvient pas à allier impartialité et émotions. Fiction et réalité. Trop de bavardages et de temps morts.
L’histoire a pourtant une vraie force. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Organisation des Nations Unies vote le partage de la Palestine. Après la Shoah, le monde a mauvaise conscience. A New York, deux jeunes amis vivent intensément ces événements. Bobby Goldman, juif new-yorkais, et Saïd Chahïn, arabe de Jérusalem. Partis pour Jérusalem, leur relation va alors personnifiée la lutte entre les deux peuples. Une guerre fratricide quelque part.

Une petite déception

Avec une musique omniprésente et assourdissante, Ô Jérusalem semble vouloir forcer l’émotion. Mais ça ne fonctionne pas. Et le jeu de certains acteurs, comme Patrick Bruel ou Elie Chouraqui pour ne pas les nommer, n’arrange rien. Heureusement, le film peut s’appuyer sur le talent de ses deux interprètes principaux : la valeur sûre Saïd Taghmaoui et le prometteur JJ Field. Leur relation et leurs conversations sont au centre de l’intrigue.
« Si Dieu n’est pas ici, Bobby, il est nulle part ». Saïd et Bobby contemplent Jérusalem, la « ville de paix » en hébreu. Et leurs regards reflètent le même espoir : que la ville porte bien son nom. Mais cela paraît impossible.
Au final, le film d’Elie Chouraqui est une petite déception. Malgré un propos porteur, une reconstitution historique intéressante et deux acteurs principaux de talent, il ne parvient pas à convaincre. Dommage.
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Publié dans Munich Selon Spielberg

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