Arrestation de militaires russes en Géorgie: Moscou promet une réaction "adéquate et claire" (Défense)

Publié le par david castel

 
12:09 | 28/ 09/ 2006

MOSCOU, 28 septembre - RIA Novosti. La réaction de la Russie à l'arrestation de militaires russes en Géorgie sera "adéquate et claire", a déclaré jeudi aux journalistes le ministre russe de la Défense Sergueï Ivanov.

Il a en outre qualifié les actions de la Géorgie de tentative de provoquer la Russie et de priver les forces de paix de leur statut légitime.

"Je ne serai pas étonné si la Géorgie accuse sous peu les militaires russes de vouloir dérober le soleil et le ciel. L'atmosphère en Géorgie rappelle l'année 1937", a-t-il dit.

Le ministre de la Défense a exprimé sa compassion aux citoyens de la Géorgie, car la politique des dirigeants de ce pays consiste, selon lui, "à porter la confrontation au point critique".

Comme l'a fait savoir à RIA Novosti Ivan Volynkine, conseiller de l'ambassade de Russie en Géorgie, cinq militaires russes accusés d'espionnage sont détenus dans une maison d'arrêt du département de contre-espionnage du ministère géorgien de l'Intérieur.


 


 

 

Crise entre Moscou et Tbilissi

Publié le 29/09 à 17:01
2 officiers russes accusés d'espionnage militaire ont été placés vendredi en détention provisoire pour 2 mois

Une escalade verbale entre les deux pays a commencé mercredi après l'arrestation de quatre officiers russes.La Russie a réfuté avec véhèmence ces accusations et saisi le conseil de sécurité de l'Onu. De son côté, l'Otan a appelé à la désescalade.

Vendredi, le personnel de l'ambassade russe à Tbilissi a été évacué par avions. 

Les officiers sont soupçonnés d'espionnage militaire et de liens avec les organisateurs d'un attentat en février 2005, selon le parquet général géorgien. "Le procès des deux autres officiers, qui ont été interpellés à Batoumi  (dans l'ouest de la Géorgie) se déroule en ce moment", a ajouté le  porte-parole. 

 

Première conséquence de la crise, l'ambassade de Russie à Tbilissi ne délivre plus depuis jeudi de visas aux ressortissants géorgiens.

Alors que Moscou a qualifié de "débiles et inventées" les acusations d'espionnage, des responsables polotiques russes évoquaient une rupture des relations diplomatiques entre les deux états voire "le spectre de la guerre". 

L'ambassadeur russe à l'Onu, Vitaly Tchourkine, a indiqué jeudi soir avoir  proposé au Conseil de sécurité un texte de déclaration pour adoption possible  vendredi après un compte-rendu du secrétariat de l'ONU sur la situation.

Dans le même temps, le président géorgien Mikheïl Saakachvili, qui a suivi une politique atlantique en arrivant au pouvoir en janvier 2004, a protesté contre la décision de Moscou d'évacuer son personnel. "Je ne comprends pas pourquoi cette hystérie est créée."Rien d'illégal ne s'est produit. Nous construisons notre démocratie et  protégeons notre Etat. C'est ce que font tous les pays démocratiques", a-t-il estimé.

Pour sa part, le ministre russe de la Défense, Sergueï Ivanov a comparé l'affaire des "espions" au "climat en 1937" des purges satliniennes.

La Géorgie exige toujours que la Russie lui livre un autre officier "espion", réfugié dans le quartier-général de l'armée russe pour le Caucase du sud, qui est encerclé par les forces de sécurité géorgiennes.

Quant aux quatre officiers supérieurs, agents "des services de renseignements militaires" selon les autorité géorgiennes, ils ont été mis en examen vendredi pour "espionnage". 


Tensions entre Moscou et Tbilissi

Deux jours après l'arrestation de quatre officiers russes accusés d'espionnage par Tbilissi, le ton est encore monté d’un cran aujourd’hui entre la Géorgie et la Russie qui a commencé à rapatrier plusieurs de ses représentants en Géorgie. C’est mercredi que Tbilissi a arrêté quatre agents du renseignement militaire et fait encercler le QG des forces russes dans la capitale géorgienne. Les quatre suspects doivent comparaître ce vendredi devant un tribunal pour des auditions préliminaires. Le ministre russe de la défense, Sergej Ivanov a parlé de provocation :
 « Il n’y a rien d’étonnant à ce que la Géorgie les accuse d’avoir volé un bœuf. Cela rappelle les arrestations de 1937. C’est une provocation. Nous exigeons la libération de nos concitoyens. La Russie réagira en conséquence. »
En attendant, une réunion prévue à Moscou entre les vice-ministres des Affaires étrangères des deux pays a été annulée. Moscou s’est en outre adressé au Conseil de Sécurité des Nations Unies. Cette affaire intervient alors que l’OTAN et Moscou sont en pourparlers à Portoroz en Slovénie, l'Otan qui a appelé entre-temps les deux pays à la « désescalade ».


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Publié dans LAETITIA

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