Le retour du partenaire
[pour le secrétaire général de Shalom Arshav, la recomposition politique
en Palestine annonce le "retour d'un partenaire"]
http://www.peacenow.org.il/site/en/peace.asp?pi=195&docid=1926
Shalom Arshav (La Paix Maintenant), 12 septembre 2006
Le retour du partenaire
Yariv Oppenheimer *
Trad. : Gérard pour La Paix Maintenant
La création d'un gouvernement palestinien d'union nationale renvoie la
balle politique d'Abbas à Olmert. Olmert va-t-il continuer à tourner le
dos à Abbas? Contrairement à la position du gouvernement israélien, la
décision de créer un gouvernement d'union nationale n'est pas simplement
une affaire intérieure et marginale, dont le but principal serait
d'apaiser les tensions entre le Fatah et le Hamas. En réalité, il s'agit
d'une mesure spectaculaire, qui pourrait changer les règles du jeu et
remettre le terme de "partenaire palestinien" à l'ordre du jour.
La reconnaissance implicite d'Israël par le Hamas (à travers l'adoption de
l'initiative saoudienne) et l'accord du gouvernement palestinien de
coopérer avec Mahmoud Abbas sont des positions d'ouverture convenables,
sur la base desquelles des négociations entre Israël et les palestiniens
peuvent reprendre.
L'accord intra-palestinien qui va constituer la base du nouveau
gouvernement n'est pas parfait. Il apparaît que, même une fois formé le
nouveau gouvernement, le Hamas n'adhérera pas au mouvement sioniste et
l'Autorité palestininenne ne va pas devenir immédiatement pro-israélienne.
Mais dans la situation d'hostilité qui prévaut, il s'agit d'un processus
important qui reflète le désir du peuple palestinien d'améliorer son sort
et de sortir de l'impasse.
Ce gouvernement d'union nationale ca être créé sur la base des principes
du "document des prisonniers", qui accorde au président la pleine
responsabilité de la conduite des contacts politiques avec Israël, une
fois que le Hamas l'a reconnu implicitement. Israël ne doit pas manquer
cette occasion : pour la première fois depuis six ans, nous avons la
possibilité de retourner à la table des négociations et faire sortir nos
deux sociétés de l'engrenage de la violence.
Si Israël ignore les changements qui ont lieu au sein de la société
palestinienne, cela sapera tout processus de modération et de
reconnaissance, et cela fera le jeu des extrémistes qui souhaitent que
reprennent les violences et le terrorisme. La création d'un gouvernement
palestinien d'union nationale, au moment même où est enterré le plan de
convergence, requiert d'Olmert, de Peretz et de Livni de prendre leurs
responsabilités et d'ouvrir un nouveau canal de dialogue avec la direction
palestinienne.Et il est temps d'aller au-delà des rencontres faites pour
les photos et la communication. Le gouvernement doit copurageusement
entamer des négociations, y compris sur la libération de prisonniers, un
cessez-le-feu réciproque et la création d'un Etat palestinien dans des
frontières provisoires. Des négociations sans substance, dont le seul but
est de l'ordre de la communication, provoquera des deux côtés déception et
frustration. Les éléments extrémistes en sortiront renforcés, en Israël et
dans les territoires. Les négociations sont un moyen, non une fin, et dans
les circonstances présentes, mener des négociations sans résultat est même
plus dangereux qu'une absence de dialogue et de contacts entre les
dirigeants.
Le moment de vérité est déjà arrivé. Les deux gouvernements doivent en
saisir la dynamique, ils doivent comprendre la gravité des menaces et
retourner à la table des négociations. L'acceptation de "l'initiative
saoudienne" et du "document des prisonniers" constitue la clé pour créer
le partenaire palestinien et la reprise du dialogue. Les prochaines
semaines diront si Israël s'engage vers une nouvelle Intifada ou s'il y a
l'espoir de reprendre le processus diplomatique et d'empêcher une flambée
de terrorisme.
Avec la créatiob d'un gouvernement palestinien d'union nationale, la balle
passe dans le camp d'Olmert, qui devra décider s'il choisit la guerre ou
la paix.
* Yariv Oppenheimer est secrétaire général de Shalom Arshav
en Palestine annonce le "retour d'un partenaire"]
http://www.peacenow.org.il/site/en/peace.asp?pi=195&docid=1926
Shalom Arshav (La Paix Maintenant), 12 septembre 2006
Le retour du partenaire
Yariv Oppenheimer *
Trad. : Gérard pour La Paix Maintenant
La création d'un gouvernement palestinien d'union nationale renvoie la
balle politique d'Abbas à Olmert. Olmert va-t-il continuer à tourner le
dos à Abbas? Contrairement à la position du gouvernement israélien, la
décision de créer un gouvernement d'union nationale n'est pas simplement
une affaire intérieure et marginale, dont le but principal serait
d'apaiser les tensions entre le Fatah et le Hamas. En réalité, il s'agit
d'une mesure spectaculaire, qui pourrait changer les règles du jeu et
remettre le terme de "partenaire palestinien" à l'ordre du jour.
La reconnaissance implicite d'Israël par le Hamas (à travers l'adoption de
l'initiative saoudienne) et l'accord du gouvernement palestinien de
coopérer avec Mahmoud Abbas sont des positions d'ouverture convenables,
sur la base desquelles des négociations entre Israël et les palestiniens
peuvent reprendre.
L'accord intra-palestinien qui va constituer la base du nouveau
gouvernement n'est pas parfait. Il apparaît que, même une fois formé le
nouveau gouvernement, le Hamas n'adhérera pas au mouvement sioniste et
l'Autorité palestininenne ne va pas devenir immédiatement pro-israélienne.
Mais dans la situation d'hostilité qui prévaut, il s'agit d'un processus
important qui reflète le désir du peuple palestinien d'améliorer son sort
et de sortir de l'impasse.
Ce gouvernement d'union nationale ca être créé sur la base des principes
du "document des prisonniers", qui accorde au président la pleine
responsabilité de la conduite des contacts politiques avec Israël, une
fois que le Hamas l'a reconnu implicitement. Israël ne doit pas manquer
cette occasion : pour la première fois depuis six ans, nous avons la
possibilité de retourner à la table des négociations et faire sortir nos
deux sociétés de l'engrenage de la violence.
Si Israël ignore les changements qui ont lieu au sein de la société
palestinienne, cela sapera tout processus de modération et de
reconnaissance, et cela fera le jeu des extrémistes qui souhaitent que
reprennent les violences et le terrorisme. La création d'un gouvernement
palestinien d'union nationale, au moment même où est enterré le plan de
convergence, requiert d'Olmert, de Peretz et de Livni de prendre leurs
responsabilités et d'ouvrir un nouveau canal de dialogue avec la direction
palestinienne.Et il est temps d'aller au-delà des rencontres faites pour
les photos et la communication. Le gouvernement doit copurageusement
entamer des négociations, y compris sur la libération de prisonniers, un
cessez-le-feu réciproque et la création d'un Etat palestinien dans des
frontières provisoires. Des négociations sans substance, dont le seul but
est de l'ordre de la communication, provoquera des deux côtés déception et
frustration. Les éléments extrémistes en sortiront renforcés, en Israël et
dans les territoires. Les négociations sont un moyen, non une fin, et dans
les circonstances présentes, mener des négociations sans résultat est même
plus dangereux qu'une absence de dialogue et de contacts entre les
dirigeants.
Le moment de vérité est déjà arrivé. Les deux gouvernements doivent en
saisir la dynamique, ils doivent comprendre la gravité des menaces et
retourner à la table des négociations. L'acceptation de "l'initiative
saoudienne" et du "document des prisonniers" constitue la clé pour créer
le partenaire palestinien et la reprise du dialogue. Les prochaines
semaines diront si Israël s'engage vers une nouvelle Intifada ou s'il y a
l'espoir de reprendre le processus diplomatique et d'empêcher une flambée
de terrorisme.
Avec la créatiob d'un gouvernement palestinien d'union nationale, la balle
passe dans le camp d'Olmert, qui devra décider s'il choisit la guerre ou
la paix.
* Yariv Oppenheimer est secrétaire général de Shalom Arshav
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