La trahison de Munich

Publié le par david castel

Le Suédois Lars Nilsson avait présenté fin août sa démission de Nina Ricci pour "raisons personnelles". Il avait été nommé directeur de la création au printemps 2003 pour donner un nouveau souffle à la maison fondée en 1932.

La trahison de Munich
[13-09-2006] Par David Alon
ÉcouteReal Audio 16kb/s ~ 32kb/s 
Le 29 septembre prochain, cela fera 68 ans que furent signés les accords de Munich, qui virent la France et l'Angleterre céder à Hitler le territoire dit des Sudètes, en Tchécoslovaquie. En laissant la seule démocratie d'Europe centrale à l'abandon, c'est bien la liberté en Europe qu'on s'apprêtait à enterrer. Comment comprendre l'attitude française ? Car au-delà du personnage d'Edouard Daladier, c'est bien l'opinion publique hexagonale de l'époque qui est concernée.
En 1925, la France signe avec la Tchécoslovaquie le traité de Locarno, qui prévoie une aide militaire immédiate en cas d'agression allemande ou étrangère. En 1935, trois ans avant Munich, la France réitère ses engagements dans un traité d'assistance mutuelle avec l'URSS.
La Grande-Bretagne, à la différence de la France, n'est liée par aucun traité avec la Tchécoslovaquie. Le 1er ministre britannique, Neville Chamberlain, envoie, en août 1938, lord Runciman pour jouer les médiateurs entre Konrad Henlein, chef du parti nazi des Sudètes, et Prague. Une politique de conciliation qui préfigure, un mois avant, la capitulation de Munich.
Le 15 septembre, Chamberlain rencontre Hitler à Berchtesgaden et accepte l'annexion des Sudètes par l'Allemagne. Sur les conseils des chefs militaires, Daladier, en accord avec Londres, met les Tchèques devant le fait accompli, les prévenant qu'en cas de résistance, la France n'enverrait pas de soldats. 8 jours plus tard, le 29, Hitler, Mussolini, Daladier et Chamberlain signent les accords de Munich. Le 1er octobre, les troupes allemandes s'emparent des Sudètes, un terme finalement impropre puisqu'il implique que les territoires occupés appartiennent au sud de l'Allemagne. Ces territoires, ce sont en tout 85 000 kilomètres carrés, qui abritent 3 millions d'habitants.
Né en 1884, Edouard Daladier accède à la tête du Parti radical en 1927. En 1932, il devient ministre de la Défense Nationale. Il y restera tout au long des neuf cabinets qui se succèdent en France jusqu'à 1940. Ironie de l'histoire, son premier gouvernement est constitué le 30 janvier 1933, soit le jour où Hitler accède au pouvoir. Le 7 juin 1933, Daladier prend l'initiative de signer avec l'Allemagne, l'Italie et la Grande-Bretagne, un pacte de coopération. Le projet reste lettre morte, car Hitler se retire de la Société des Nations (SDN) et décide de ne plus assister à la Conférence de Désarmement.
Daladier semble n'avoir plus de doute sur la nature réelle du régime nazi. En 1934, il réprimera avec intransigeance les manifestations d'extrême-droite à Paris, qui font croire à certains à la tentative d'un coup d'Etat de type fasciste en France. Daladier est beaucoup moins enthousiaste que Chamberlain à l'idée d'abandonner l'allié tchécoslovaque.
En réalité, il dispose d'une marge de manoeuvre fort étroite. Le Premier ministre qui a succédé au Front populaire, ne possède pas de majorité assez soudée pour imposer ses vues. Georges Bonnet, le nouveau ministre des Affaires étrangères, est partisan d'une politique de modération à l'égard de Hitler. Et il est soutenu par l'opinion publique française, qui refuse de voir le spectre de la guerre mondiale surgir à nouveau. Symbole de l'aveuglement général, on veut encore croire que Hitler bluffe.
Au-delà de la personne de Daladier, c'est bien la France - il faut le reconnaître - qui décide d'abandonner la Tchécoslovaquie à son triste sort. Rappelons que la guerre de 1914-18 avait été la plus meurtrière que l'Europe avait jamais connue et que la France avait payé un impôt du sang particulièrement lourd.
Il est d'ailleurs étonnant de constater que, dans les années 30, le pacifisme est le seul point qui fédère toutes les tendances politiques, de gauche à droite. A son retour de Munich, Daladier est accueilli en sauveur et dans l'enthousiasme général. Léon Blum lui-même devait déclarer : "Il n'y a pas une femme, pas un homme en France pour refuser à Messieurs Neville Chamberlain et Edouard Daladier leur juste tribut de gratitude". L'ancien président du Front populaire, qui s'était illustré par son combat contre le fascisme, cédait aux sirènes de la politique de l'autruche.
Pourtant, quelques personnalités commencent déjà à diffuser des idées anti-munichoises, à l'instar de Paul Reynaud, président du Conseil pendant le début de la guerre. Citons également le syndicat la CGT, qui émet des protestations après la signature des accords.
Au-delà de la peur de la guerre, c'est aussi une époque dont il faut rendre compte. En 1932 paraît "Voyage au Bout de la Nuit" de Louis-Ferdinand Céline. L'écrivain y dénonce l'absurdité de la 1ère guerre mondiale et le livre connaît un énorme succès d'édition.
En 1937-38, Céline s'en prend encore aux méfaits de la guerre dans "Bagatelles pour un massacre" et "l'Ecole des cadavres". Mais l'approche est radicalement différente. Véritables pamphlets antisémites, les deux livres dénoncent les Juifs comme des fauteurs de guerre. Le spectre d'une nouvelle apocalypse, c'est aux Juifs qu'on le doit.
Malaise : le succès ne se dément pas auprès des lecteurs ! Comment alors s'étonner qu'une partie de l'opinion publique voyant dans le Juif l'agresseur potentiel de l'Allemagne, n'hésite pas à abandonner la Tchécoslovaquie... au nom de la paix !
Pendant la guerre, le général de Gaulle annulera les accords de Munich au nom du Gouvernement provisoire français. Mais au-delà de la mesure symbolique, la trahison franco-britannique aura des répercussions concrètes sur la situation tchécoslovaque de l'après-guerre. Resté vif, le souvenir de Munich aura sans doute favorisé une certaine défiance des Tchèques à l'égard des pays occidentaux. Staline pourra en recueillir les fruits.

ABER DIAMOND CORPORATION ACQUIERT 100% DU BIJOUTIER QUI JOUIT D'UNE RéPUTATION MONDIALE, HARRY WINSTON
13-09-2006 15:07

TORONTO, La Canada, September 13 /PRNewswire/ -- Aber Diamond Corporation (TSX:ABZ, NASDAQ:ABER), a annoncé aujourd'hui être entré dans un accord d'achat de la participation minoritaire du joaillier connu dans le monde entier, Harry Winston, pour une somme d'environ 157 millions de dollars américains, lui en conférant la propriété à 100%.
L'histoire de la Maison Harry Winston remonte à presque 100 ans et implique certains des diamants les plus fameux du monde, allant du légendaire 'Espoir', exposé de nos jours en permanence dans le Pavillon Harry Winston dans l'Institut Smithsonian, aux magnifiques bijoux de royauté, de vedettes de cinéma et de chefs de gouvernements. La fluidité et la dimensionnalité des conceptions de Harry Winston, la perfection de son artisanat et sa qualité incomparable ont établi les normes de la joaillerie du diamant.
Aber a acheté une participation initiale de 51% de Harry Winston en avril 2004 pour 85 millions de dollars et depuis lors, a augmenté sa participation à environ 53%. L'accord d'achat à l'origine comprenait une option permettant à Aber d'acheter le solde de Harry Winston en 2010.
<< Les deux années et demie passées ont démontré les avantages tangibles qu'il y avait à lier la commercialisation des diamants bruts à un détaillant haut de gamme sous la forme d'amélioration des marges en amont et en aval de l'entreprise, >> déclare M. Robert Gannicott, Président et PDG de Aber. << Cette acquisition solidifie notre position de première société diamantaire du monde cotée en bourse. >>
La participation de 100% de Harry Winston renforce la position stratégique de Aber en tant que société diamantaire comprenant les deux segments les plus profitables de la filière diamantaire - le minier et le détail. Cette position fixe des prix exceptionnels pour les diamants bruts grâce à sa connaissance profonde du marché glanée par l'achat de diamants polis. Aber a pu capitaliser sur son rôle de fournisseur de diamants bruts pour s'assurer une source plus fiable d'approvisionnement des diamants polis de haute qualité requis par Harry Winston pour prendre en charge la croissance constante. Depuis l'investissement initial, les ventes de Harry Winston ont cru pour passer d'environ 128 millions de dollars pour les douze mois de l'exercice fiscal 2004 (y compris deux mois avant l'acquisition de Aber), aux 191 millions de l'exercice fiscal 2006. De plus, la gestion a renforcé les marges et amélioré la performance opérationnelle, contribuant ainsi aux revenus nets de Aber plus tôt que prévu.
<< Le marché des objets de luxe, y compris la joaillerie du diamant, est un des segments du marché du consommateur qui grandit le plus vite, >> déclare Thomas O'Neill, Président de Aber et PDG de Harry Winston. << Nous croyons que, étant donné la reconnaissance de la marque relativement à la dimension du réseau de magasins, il existe une occasion de croissance significative. >>
<< Harry Winston est une réussite encore plus grande que nous ne l'espérions à l'origine, >> commente Robert Gannicott. << Le choix du moment et les modalités de l'affaire permettent à nos actionnaires de bénéficier plus tôt de la croissance continue de Harry Winston. >>
<< Nous sommes maintenant à même de grandir à une vitesse compatible avec les occasions de la place du marché, >> ajoute Thomas O'Neill. << Ceci nous permet d'ouvrir de nouveaux magasins à un rythme agressif, et de rénover notre réseau de magasins existants. Nous projetons de fortifier le développement de nos produits, d'augmenter notre capacité de fabrication, et d'améliorer l'efficacité de la gestion sur l'ensemble des entreprises. >>
La transaction évalue Harry Winston, sur une base de participation, à environ 330 millions de dollars. Aber financera l'acquisition par une combinaison de ressources en espèces et une augmentation des facilités de crédit Aber sans affecter la politique de dividende existante. On prévoit la conclusion de l'acquisition et du prolongement des facilités de crédit fin septembre 2006.
Eu égard à cette transaction, Aber a reçu les conseils de Rothschild à Londres et à Washington.
A propos de Aber
Aber Diamond Corporation est une société diamantaire spécialisée qui se consacre aux segments minier et du détail de l'industrie du diamant. La Société fournit des diamants bruts au marché mondial par le truchement de ses 40% de propriété dans la Mine de diamants Diavik et avant cette transaction possédait environ 53% de Harry Winston Inc., premier détaillant de joaillerie en diamant.
A propos de Harry Winston
Fondé en 1932, Harry Winston est un des bijoutiers diamantaires de marque les plus prestigieux du monde, fournissant la haute joaillerie diamantaire et des montres haut de gamme. Baptisé << Le roi du diamant >>, Harry Winston est une des marques de luxe les plus brillantes du monde. Le nom est synonyme de pierres précieuses et de conceptions joaillières les plus fameuses du monde, notamment, le Diamant de l'espoir, le Diamant Jonker, et le Diamant Taylor- Burton.
Ce communiqué de presse contient certaines informations qui peuvent constituer des énoncés prospectifs au sens des lois régissant les titres. Dans certains cas, les énoncés prospectifs peuvent s'identifier par l'utilisation de termes tels que "peut-être", "sera", "devrait", "s'attend à", "projette de", "anticipe", "croit", "entend", "estime", "prédit", "potentiel", "continue" ou autres expressions semblables concernant des questions qui ne sont pas des faits historiques. Les énoncés prospectifs peuvent se référer aux perspectives futures de la direction et à des événements ou résultats anticipés, et peuvent inclure des déclarations concernant la stratégie commerciale et les objectifs stratégiques de Aber et Harry Winston. Plus particulièrement, les informations concernant les plans et objectifs de Harry Winston, dont son projet d'ouverture de nouveaux magasins, de restauration de magasins existants, de renforcement des efforts de développement de produit, d'augmentation des capacités de fabrication et d'amélioration des systèmes d'informations, ainsi que les informations concernant la date prévue pour la conclusion de l'acquisition du solde de Harry Winston et son financement, sont des énoncés prospectifs.
Les énoncés prospectifs se basent sur certains facteurs et assomptions concernant, notamment, la conjoncture économique mondiale, la demande de diamants et son approvisionnement et le taux de change entre le dollar américain et le dollar canadien. Bien que Aber considère ces hypothèses comme raisonnables, basé sur les informations disponibles actuellement, elles peuvent s'avérer incorrectes.
Les énoncés prospectifs sont assujettis à certains facteurs, y compris des risques et incertitudes qui pourraient entraîner une différence matérielle entre les résultats réels et les résultats escomptés. Ces facteurs comprennent les risques associés aux perturbations de l'économie mondiale, les changements de la demande ou de l'approvisionnement des diamants, et les risques relatifs aux fluctuations du taux de change entre le dollar américain et le dollar canadien.
Il ne faut pas se fier outre mesure aux énoncés prospectifs et ne pas se fier indûment à ces informations à une date autre que celle de ce jour. Alors qu'Aber peut décider de le faire, Aber n'est soumis à aucune obligation et ne s'engage pas à actualiser ces informations à un moment donné.
Publicité

Publié dans Biographies

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article