25% des colons vivant à l'est de la barrière sont prêts à quitter leurs maisons.

Publié le par david castel

עמיר פרץ
Dimanche 20 Novembre 2005

Haaretz, 19 novembre 2005,

http://www.haaretz.com/hasen/spages/647330.html


Sondage : 


  Un sondage publié samedi 19 novembre par la société TNS pour le compte de l'association « un seul chez nous » ( Bait ehad),  révèle qu'un quart des colons vivant à l'est de la barrièere de sécurité souhaitent partir sans délai.
Toujours selon ce sondage, un projet de loi « evacuation/compensation » qui permettrait aux colons de revenir à l'intérieur de la ligne verte pour autant que que leur relogement soit prévu, recueille 74% d'opinions favorables auprès de l'ensemble de la population.  Il est également soutenu par 35% des colons vivant à l'est de la ligne verte. Le sondage montre aussi que 70% de la population pense que d'autres implantations vont être évacuées.
L'association « Un seul chez nous » qui a commandité ce sondage est dirigée par Avshalom Vilan (député Meretz-Yahad) et Colette Avital ( députée travailliste).
Elle vient en aide aux colons qui vivent à l'est de la barrièere de sécurité et  souhaitent revenir à l'intérieur des frontières d'Israël mais en sont empêchés par des contingences financières (principalement du fait que la valeur de leurs biens s'est considérablement dépréciée). C'est dans ce but que l'association promeut un projet de loi intitulé « compensation pour evacuation volontaire » qui devrait être soumis au vote de la knesset la semaine prochaine.

Selon Vilan, apres l'evacuation de Gaza et de 4 colonies de Cisjordani cet été, « les colons savent qu'ils sont les prochains sur la liste des évacuations. La barrière de sécurité n'a fait qu'aggraver la misère de dizaines de millier de familles qui vivent maintenant en dehors du futur périmètre d'Israël. Elles sont exposées au terrorisme palestinien et ne peuvent espérer racheter un logement avec le produit de la vente de leur lieu actuel lieu d'habitation.».

Alon Pinkas, l'un des dirigeants de l'association, a déclaré : " il est clair qu'il y aura un second désengagement en Judée Samarie, il est clair que celui-ci aura lieu avant la signature d'un accord permanent, et il est clair que les 80 000 colons vivant à l'extérieur de la barrière seront concernés. C'est pourquoi le gouvernement doit arrêter d'utiliser les colons comme une monnaie d'échange en en faisant des otages et doit leur permettre de partir dès maintenant de leur plein gré".
Selon la députée Colette Avital, l'association a dores et déjà été sollicitée par des centaines de familles de colons qui lui demandent de les aider à obtenir des compensations en échange de leur départ. « Le gouvernement préfère ignorer les voix qui s'élèvent au sein de ces colonies mais finalement, il faudra bien qu'il trouve des solutions pour eux. » a t-elle déclaré.
Le sondage a été réalisé sur un échantillon de 500 personnes vivant dans des colonies à l'extérieur de la barrière de sécurité en Cisjordanie, et 500 autres, représentatives de la population juive israélienne  en général.
Jeudi 17 Novembre 2005
Alors que le parti travailliste emmené par Amir
Peretz s'apprête a quitter le gouvernement
entraînant ainsi en Israël des élections
anticipées qui pourraient selon les dernieres
dépêches, avoir lieu le 26 février prochain,
Mahmoud Abbas et Ariel Sharon signaient avant
hier un accord sur le contrôle des terminaux
frontaliers de Gaza.  Haaretz consacre
aujourd'hui son éditorial a cet  evènement d'une
grande importance puisqu'il confère, a court et
moyen terme, à l'Autorite Palestinienne, un début
de souveraineté que celle-ci n'a jamais pu
réellement exercer.
Le quotidien israelien insiste sur le rôle
préponderant des pressions exercées par des états
tiers exterieurs au conflit : l'UE pour une part
mais surtout les Etats Unis, les exhortant à
poursuivre dans cette voie afin que l'année
electorale qui s'annonce des deux côtés , ne soit
pas placée sous le signe de l'immobilisme
diplomatique. La lueur d'espoir que cet accord a
fait naître au sein des deux peuples pourrait
bien dans ce cas, s 'éteindre pour laisser place
à un  regain de violence.


http://www.haaretz.com/hasen/spages/646465.html


Ha'aretz, 17 novembre 2005




Editorial de la redaction d'Ha'aretz


L'accord qu'a arraché mardi la secretaire d'Etat
Condoleezza Rice à Ariel Sharon et Mahmoud Abbas
est d'une grande importance tant sur plan concret
que symbolique. Cet accord va permettre aux
Palestiniens de circuler plus librement ,  entre
Gaza et l'Egypte - et donc à travers le monde -
et entre Gaza et la Cisjordanie. Il leur accorde
un contrôle sans précédent sur les passages de
frontières, et leur confère par là même, en tant
que nation,  fierté et  prestige. Au terminal de
Rafah, et plus tard au port et à l'aéroport de
Gaza, les Palestiniens pourront, pour la première
fois, ressentir les effets de la souveraineté.
Cet évènement marquant dans l'histoire du
mouvement national palestinien s'est produit le
15 novembre 2005, 17 ans jour pour jour après la
declaration d'Alger prononcée  par Yasser Arafat
en 1988 . Cette déclaration considérée comme la
reconnaissance d'Israël par l'OLP  a été le
prélude à l'établissement du dialogue avec
l'administration Américaine.

Cet accord est censé équilibrer les demandes
palestiniennes et israéliennes. Il s'agit d'une
part , de répondre  aux  aspirations des
palestiniens qui souhaitent voir la situation de
leur peuple s'améliorer et la fin du siège dont
ils sont actuellement l'objet,  et d'autre part
de calmer les inquiétudes israéliennes  face à
des failles sécuritaires qui pourraient mener à
des attentats terroristes. Il  comprend des
dispositions pratiques comme des contrôles de
sécurité, et la circulation d'autobus et de
camions en convois. Le souhait d'aider Mahmoud
Abbas dans sa campagne électorale contre le Hamas
(les élections auront lieu dans deux mois), ainsi
que le rôle central qu'ont joué ceux qu'on
appelle les "Tiers" caractérisent, entre autres,
cet accord . Le terme  "Tiers" fait référence à
l'Union européenne, dont le représentant, Javier
Solana, a été officiellement  déclaré parrain de
l'accord, et qui postera des superviseurs aux
terminaux frontaliers et dans les salles de
contrôle, ainsi qu'au  médiateur économique de la
communauté internationale, James Wolfensohn.
Il se réfère en réalité surtout aux Etats-Unis.
De fait, sans la pression exercée par Condoleezza
Rice, clairement soutenue par le président Bush,
l'accord n'aurait jamais été conclu. Les
Israéliens et les Palestiniens ne sont pas
parvenus à un compromis, pas plus que les
ministres Shimon Peres et Shaoul Mofaz. Quand il
a compris qu'il valait mieux ne pas s'opposer aux
demandes insistantes de Rice, Sharon a imposé sa
decision à son establishment militaire.

Cet accord sur les passages frontaliers reflète
ainsi l'intervention grandissante d'éléments
exterieurs dans la conduite des négociations au
jour le jour entre Israel et l'Autorite
palestinienne, ainsi que le rôle grandissant des
Etats-Unis dans cette intervention, où l'Europe
et l'Egypte ont également leur part. Le general
Keith Dayton, nommé aujourd'hui coordinateur
américain pour la sécurité dans la region en
remplacement de  William Ward, muté à un autre
poste, ne supervisera plus le jeu interne
palestinien (la fusion des differents services de
securité) mais la compétition entre Israël et
l'Autorité Palestinienne. L'organisation qu'il
dirige determinera ainsi si les exigences
israéliennes concernant le refus de laisser
entrer certains individus "constituant une
menace" sont justifiées ou non selon les termes
de l'accord. De même, elle décidera si le
comportement des Palestiniens aux terminaux
frontaliers est conforme à l'accord.

Les elections qui approchent des deux côtés
pourraient entrainer une sorte de laisser-aller
diplomatique. Il faut empêcher cela sous peine de
revenir à une situation dans laquelle le soupçon,
l'inimitié et la violence ne pourraient que se
renforcer . Les Tiers, qui ont réussi cette
semaine à maintenir la dynamique créée par le
retrait de Gaza, et à donner aux deux côtés un
peu espoir en un avenir meilleur, doivent
maintenant s'atteler sans délai à la suite :
faire pression à la fois sur les Palestiniens
pour qu'ils désarment les organisations
terroristes, et sur Israël afin qu'il démantèle
des colonies sauvages de Cisjordanie.
Jeudi 17 Novembre 2005
jeudi 17 novembre 2005, mis à jour à 08:48
 

Reuters

Le Premier ministre israélien, Ariel Sharon, qui recevait jeudi matin le nouveau chef du Parti travailliste, Amir Peretz, s'est déclaré prêt à organiser des élections législatives anticipées dès le mois de février, rapportent des médias israéliens.

© Reuters
Vainqueur de Shimon Peres lors du scrutin travailliste du 9 novembre dernier, le dirigeant de la centrale syndicale Histadrout a promis de mettre fin à la participation de son parti au gouvernement Sharon et d'obtenir des élections législatives en mars ou mai prochain.
Le scrutin est actuellement programmé pour novembre 2006.
Sharon, lui-même, n'est pas hostile à la tenue d'un scrutin anticipé mais, avide de reprendre la main, il a déclaré que ces élections pourraient avoir lieu dès le mois de février.
D'après la radio militaire, le Premier ministre, qui refuse de se laisser dicter un calendrier, pourrait opter pour la date du 28 février.
"Des élections anticipées empêcheront un gel politique", a déclaré le chef du gouvernement au quotidien à grand tirage Yedioth Ahronoth.
"Nous devons faire en sorte que 2006 ne soit pas une année perdue à l'égard du processus politique et des efforts pour obtenir un accord avec les Palestiniens", a-t-il ajouté.
ENTREVUE SHARON-PERETZ A TEL AVIV
La rencontre entre Sharon et Peretz a débuté vers 07h00 GMT à Tel Aviv, a précisé un porte-parole du nouveau chef travailliste.
"Compte tenu du triste état du pays, en termes d'économie, de diplomatie et de société, anticiper ce scrutin est un impératif national", a déclaré le porte-parole de Peretz, Ran Kaminetski.
Un retrait des travaillistes de la coalition au pouvoir priverait cette dernière de sa majorité parlementaire. Le travaillistes ont rejoint le Likoud à la tête du pays pour aider Sharon à faire adopter son plan de retrait de la bande de Gaza qui, mis en oeuvre cet été, s'est achevé en septembre.
Selon des sondages récents, le succès d'Amir Peretz face à Shimon Peres a renforcé le Parti travailliste mais pas au point de battre Ariel Sharon en cas de législatives anticipées.
Selon une enquête publiée par Maariv jeudi, les travaillistes obtiendraient 27 sièges - contre 22 actuellement - sur les 120 que compte la Knesset. Avec 33 sièges - contre 40 aujourd'hui -, le Likoud resterait la première formation politique du pays.
Mercredi 16 Novembre 2005
Nov. 15, 2005 13:45 | Updated Nov. 15, 2005 15:33

By TIDHAR OFEK AND JPOST.COM STAFF

In a move meant to pave the way for its entry into the World Trade Organization (WTO), Saudi Arabia on Tuesday cancelled its economic embargo against Israel, itself a WTO member state.

Under the bylaws of the WTO charter, no member nation may impose an economic embargo on another member state. As a member of the Arab League, Saudi Arabia participated in a joint embargo on Israel for many years, despite its desire to enter the organization. During 12 years of negotiations with the WTO, the Arab nation refused to lift its embargo against Israel - until today.

The Industry, Trade, and Labor Ministry said that in the near future a number of major international electronic, automotive, and foodstuff companies will begin business relationships with Israeli firms as a result of the lifting of the embargo. A spokesperson of the ministry stressed that although the embargo's effects as of late were minimal, the move still represented a major step that would encourage international investment in Israel and increase its exports.

The lifting of the embargo also suggested that Israel and Saudi Arabia would commence business and trade relations.

Head of the foreign trade wing of the Industry, Trade, and Labor Ministry Yair Shiran said that the Saudi decision set an especially important precedent, considering the fact that a number of Arab nations were in the process of acquiring WTO themselves. Any Arab nation wishing to become a WTO member country would unequivocally be required to forego the Arab League's embargo of Israel.

The Saudi decision was the result of its renewed dialogue with the United States in order to gain acceptance into the organization. As part of the newly improved US-Saudi relations, a joint committee was to be formed consisting of both Saudi and American representatives, including US Secretary of State Condoleezza Rice. The committee will convene to discuss military and terror-related issues, as well as economic and energy matters.

Next month Saudi Arabia will be formally accepted into the organization. WTO Director-General Pascal Lamy welcomed Saudi Arabia's entrance, saying, "Today's decision is a historic event for the WTO."
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