Les sirènes d¹alerte ne parlent pas arabe
[sans abris, ni sirènes, ni médias empathiques, les localités arabes en
Israël sont frappées quand même]
http://www.ynetnews.com/articles/1,7340,L-3278695,00.html
Yediot Aharonot, 20 juillet 2006
Les sirènes d¹alerte ne parlent pas arabe
Par Yariv Oppenheimer, secrétaire général de Shalom Arshav (La Paix
Maintenant)
Trad. : Gérard pour La Paix Maintenant
Ils ont fait l¹impensable : pour la première fois depuis le début des
combats, les médias israéliens ont envoyé des équipes de tournage, des
journalistes et des photographes dans des localités non juives.
Depuis le début des combats, les médias ignorent ostensiblement les bombes
et les missiles tombés sur les localités arabes et druzes, et la détresse de
ces citoyens n¹est pas entendue.
Contrairement à ce qui se passe dans le secteur juif, le front de
l¹intérieur arabe et druze ne peut pas trouver refuge dans des abris, et il
ne bénéficie pas de sirènes d¹alerte.
Le commandement du front de l¹intérieur ne publie pas ses annonces en arabe,
et les localités elles-mêmes n¹entrent pas dans la catégorie "ligne de feu",
qui leur donnerait droit à des aides particulières.
En temps de guerre, l¹Etat ne s¹occupe que du front intérieur du côté juif.
Il ne reste à nos voisins et concitoyens druzes et arabes qu¹à compter sur
la chance et à prier pour qu¹un miracle advienne.
Il est terrible de constater qu¹une discrimination raciste n¹est pas
seulement un héritage de gouvernements israéliens depuis des temps
immémoriaux, mais aussi des médias israéliens, qui se prétendent de gauche
et égalitaristes. La relation des médias au secteur arabe reflète celle de
la société tout entière : au lieu de se servir de moments de crise pour unir
les différents secteurs qui coexistent au sein de la société israélienne et
de créer une solidarité bilatérale, les médias choisissent de ne s¹adresser
qu¹aux Juifs, et d¹ignorer l¹existence d¹autres victimes.
Il est bien plus facile et plus simple d¹aller à longueur de temps
interviewer des maires, des secrétaires de kibboutz ou des officiers de
sécurité qui parlent hébreu sans accent, que d¹aller interviewer des maires
de localités non juives qui pourraient (Dieu nous en préserve) aller à
contre-courant de la vague patriotique, et de permettre à la voix arabe de
se faire entendre, même pour quelques instants.
Israël sont frappées quand même]
http://www.ynetnews.com/articles/1,7340,L-3278695,00.html
Yediot Aharonot, 20 juillet 2006
Les sirènes d¹alerte ne parlent pas arabe
Par Yariv Oppenheimer, secrétaire général de Shalom Arshav (La Paix
Maintenant)
Trad. : Gérard pour La Paix Maintenant
Ils ont fait l¹impensable : pour la première fois depuis le début des
combats, les médias israéliens ont envoyé des équipes de tournage, des
journalistes et des photographes dans des localités non juives.
Depuis le début des combats, les médias ignorent ostensiblement les bombes
et les missiles tombés sur les localités arabes et druzes, et la détresse de
ces citoyens n¹est pas entendue.
Contrairement à ce qui se passe dans le secteur juif, le front de
l¹intérieur arabe et druze ne peut pas trouver refuge dans des abris, et il
ne bénéficie pas de sirènes d¹alerte.
Le commandement du front de l¹intérieur ne publie pas ses annonces en arabe,
et les localités elles-mêmes n¹entrent pas dans la catégorie "ligne de feu",
qui leur donnerait droit à des aides particulières.
En temps de guerre, l¹Etat ne s¹occupe que du front intérieur du côté juif.
Il ne reste à nos voisins et concitoyens druzes et arabes qu¹à compter sur
la chance et à prier pour qu¹un miracle advienne.
Il est terrible de constater qu¹une discrimination raciste n¹est pas
seulement un héritage de gouvernements israéliens depuis des temps
immémoriaux, mais aussi des médias israéliens, qui se prétendent de gauche
et égalitaristes. La relation des médias au secteur arabe reflète celle de
la société tout entière : au lieu de se servir de moments de crise pour unir
les différents secteurs qui coexistent au sein de la société israélienne et
de créer une solidarité bilatérale, les médias choisissent de ne s¹adresser
qu¹aux Juifs, et d¹ignorer l¹existence d¹autres victimes.
Il est bien plus facile et plus simple d¹aller à longueur de temps
interviewer des maires, des secrétaires de kibboutz ou des officiers de
sécurité qui parlent hébreu sans accent, que d¹aller interviewer des maires
de localités non juives qui pourraient (Dieu nous en préserve) aller à
contre-courant de la vague patriotique, et de permettre à la voix arabe de
se faire entendre, même pour quelques instants.
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