Un accord en vue sous l¹égide des Nations Unies ?
[Les frappes continuent, toujours aussi meurtrières, mais en sous-main, des
tractations ont lieu. Une "force internationale" au Sud Liban est dans
l'air. Désolé pour le vocabulaire "langue de bois", c¹est le propre de la
diplomatie]
http://www.haaretz.com/hasen/spages/739524.html
Ha¹aretz, 18 juillet 2006
Trad. : Gérard pour La Paix Maintenant
La ministre israélienne des affaires étrangères, Tzipi Livni, a laissé
entendre ce mardi qu¹Israël ne s¹opposerait pas à une force internationale
provisoire au Sud Liban, bien que, plus tôt, un pareil plan ait essuyé un
refus total de la part d¹Israël. S¹exprimant après une rencontre avec une
délégation des Nations Unies dirigée par Vijay Nambiar, émissaire spécial,
Livni a déclaré qu¹Israël préférerait un déploiement de l¹armée libanaise au
Sud Liban, mais que "nous examinerons d¹autres solutions si elles sont
présentées". "S¹il y a besoin de renforcer l¹armée libanaise d¹une manière
ou d¹une autre pour qu¹elle soit capable d¹empêcher le Hezbollah d¹y
retourner, nous envisagerons des moyens ", a-t-elle dit. Elle a toutefois
souligné que toute solution devrait prendre en considération la capacité
d¹Israël à répondre à tout incident susceptible de se produire à l¹avenir.
Au cours de cette rencontre avec les délégués de Nations Unies, Livni a
également insisté sur le fait que la force actuelle des Nations unies
[déployée au Sud Liban], l¹UNIFIL (United Nations Interim Force in Lebanon)
était "inefficace et inopérante". Les envoyés des Nations Unies ont présenté
à Livni un projet d¹accord destiné à mettre fin aux combats, conçu d¹après
les lignes directrices des dirigeants du G8 réunis lundi à St Petersbourg.
Le premier ministre Ehoud Olmert a également rencontré l¹équipe des Nations
Unies, bien qu¹il ait affirmé plus tôt qu¹il refusait de le faire.
Les équipes de négociateurs d¹Israël et des Nations Unies sont en désaccord
sur la séquence des mesures à appliquer. Le plan prévoit que les trois
soldats capturés par le Hezbollah et le Hamas seront libérés, les tirs de
roquettes sur Israël cesseraient, Israël cesserait ses frappes aériennes sur
le Liban et retirerait ses troupes de Gaza et libérerait les députés du
Hamas. Israël exige que les trois soldats lui soient rendus avant de stopper
ses attaques sur le Liban.
Tzipi Livni a également indiqué qu¹Israël pourrait renoncer au désarmement
du Hezbollah, à condition que le Liban déploie immédiatement ses propres
troupes sur la frontière. "Nous entamons un processus diplomatique en même
temps que l¹opération militaire, qui continuera", a-t-elle déclaré.
(S)
Dichter : Israël pourrait envisager un échange de prisonniers
Ce même mardi, Avi Dichter, ministre de la sécurité intérieure [et ancien
chef du Shin Bet], a dit qu¹il se pourrait qu¹Israël doive envisager la
possibilité de négocier sur des prisonniers libanais pour mettre fin à la
crise déclenchée par la capture de deux soldats israéliens par le Hezbollah.
"Je pense que, finalement, nous ramènerons les soldats à la maison, et si
l¹un des moyens doit passer par une négociation sur des prisonniers
libanais, je crois que le jour viendra où nous devrons l¹envisager", a-t-il
déclaré.
(S)
Tony Blair et Koffi Annan ont évoqué lundi l¹idée d¹envoyer au Liban une
force internationale pour mettre fin aux tirs de roquettes du Hezbollah et
aux assauts israéliens, alors que l¹ambassadeur américain aux Nations Unies
a parlé de la nécessité d¹envoyer "une force pour s¹occuper du Hezbollah".
A la suite de ces suggestions, la position israélienne s¹est assouplie,
alors qu¹elle insistait jusque là sur le rôle de la seule armée libanaise.
"Notre position n¹est pas encore finalisée", disait-on lundi à Jérusalem.
L¹hypothèse de travail à Jérusalem est que l¹armée libanaise est assez forte
pour faire respecter les accords de sécurité, alors qu¹une force des Nations
Unies qui ressemblerait à l¹UNIFIL n¹aurait que peu de valeur.
A Jérusalem, on envisage actuellement l¹option de travailler à une nouvelle
résolution du Conseil de sécurité qui améliorerait d¹anciennes résolutions
concernant le Liban et renforcerait le désarmement et les accords sur le
contrôle des forces en présence. Il se trouve que dans deux semaines, les
Nations Unies vont tenir leur discussion bisannuelle sur la prolongation du
mandat de l¹UNIFIL au Sud Liban. Israël demandera probablement que ce mandat
soit adapté en fonction des circonstances actuelles.
tractations ont lieu. Une "force internationale" au Sud Liban est dans
l'air. Désolé pour le vocabulaire "langue de bois", c¹est le propre de la
diplomatie]
http://www.haaretz.com/hasen/spages/739524.html
Ha¹aretz, 18 juillet 2006
Trad. : Gérard pour La Paix Maintenant
La ministre israélienne des affaires étrangères, Tzipi Livni, a laissé
entendre ce mardi qu¹Israël ne s¹opposerait pas à une force internationale
provisoire au Sud Liban, bien que, plus tôt, un pareil plan ait essuyé un
refus total de la part d¹Israël. S¹exprimant après une rencontre avec une
délégation des Nations Unies dirigée par Vijay Nambiar, émissaire spécial,
Livni a déclaré qu¹Israël préférerait un déploiement de l¹armée libanaise au
Sud Liban, mais que "nous examinerons d¹autres solutions si elles sont
présentées". "S¹il y a besoin de renforcer l¹armée libanaise d¹une manière
ou d¹une autre pour qu¹elle soit capable d¹empêcher le Hezbollah d¹y
retourner, nous envisagerons des moyens ", a-t-elle dit. Elle a toutefois
souligné que toute solution devrait prendre en considération la capacité
d¹Israël à répondre à tout incident susceptible de se produire à l¹avenir.
Au cours de cette rencontre avec les délégués de Nations Unies, Livni a
également insisté sur le fait que la force actuelle des Nations unies
[déployée au Sud Liban], l¹UNIFIL (United Nations Interim Force in Lebanon)
était "inefficace et inopérante". Les envoyés des Nations Unies ont présenté
à Livni un projet d¹accord destiné à mettre fin aux combats, conçu d¹après
les lignes directrices des dirigeants du G8 réunis lundi à St Petersbourg.
Le premier ministre Ehoud Olmert a également rencontré l¹équipe des Nations
Unies, bien qu¹il ait affirmé plus tôt qu¹il refusait de le faire.
Les équipes de négociateurs d¹Israël et des Nations Unies sont en désaccord
sur la séquence des mesures à appliquer. Le plan prévoit que les trois
soldats capturés par le Hezbollah et le Hamas seront libérés, les tirs de
roquettes sur Israël cesseraient, Israël cesserait ses frappes aériennes sur
le Liban et retirerait ses troupes de Gaza et libérerait les députés du
Hamas. Israël exige que les trois soldats lui soient rendus avant de stopper
ses attaques sur le Liban.
Tzipi Livni a également indiqué qu¹Israël pourrait renoncer au désarmement
du Hezbollah, à condition que le Liban déploie immédiatement ses propres
troupes sur la frontière. "Nous entamons un processus diplomatique en même
temps que l¹opération militaire, qui continuera", a-t-elle déclaré.
(S)
Dichter : Israël pourrait envisager un échange de prisonniers
Ce même mardi, Avi Dichter, ministre de la sécurité intérieure [et ancien
chef du Shin Bet], a dit qu¹il se pourrait qu¹Israël doive envisager la
possibilité de négocier sur des prisonniers libanais pour mettre fin à la
crise déclenchée par la capture de deux soldats israéliens par le Hezbollah.
"Je pense que, finalement, nous ramènerons les soldats à la maison, et si
l¹un des moyens doit passer par une négociation sur des prisonniers
libanais, je crois que le jour viendra où nous devrons l¹envisager", a-t-il
déclaré.
(S)
Tony Blair et Koffi Annan ont évoqué lundi l¹idée d¹envoyer au Liban une
force internationale pour mettre fin aux tirs de roquettes du Hezbollah et
aux assauts israéliens, alors que l¹ambassadeur américain aux Nations Unies
a parlé de la nécessité d¹envoyer "une force pour s¹occuper du Hezbollah".
A la suite de ces suggestions, la position israélienne s¹est assouplie,
alors qu¹elle insistait jusque là sur le rôle de la seule armée libanaise.
"Notre position n¹est pas encore finalisée", disait-on lundi à Jérusalem.
L¹hypothèse de travail à Jérusalem est que l¹armée libanaise est assez forte
pour faire respecter les accords de sécurité, alors qu¹une force des Nations
Unies qui ressemblerait à l¹UNIFIL n¹aurait que peu de valeur.
A Jérusalem, on envisage actuellement l¹option de travailler à une nouvelle
résolution du Conseil de sécurité qui améliorerait d¹anciennes résolutions
concernant le Liban et renforcerait le désarmement et les accords sur le
contrôle des forces en présence. Il se trouve que dans deux semaines, les
Nations Unies vont tenir leur discussion bisannuelle sur la prolongation du
mandat de l¹UNIFIL au Sud Liban. Israël demandera probablement que ce mandat
soit adapté en fonction des circonstances actuelles.
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