L¹ultimatum de l¹Egypte au Hamas
http://www.haaretz.com/hasen/spages/733420.html
Ha¹aretz, 3 juillet 2006
D¹après des sources palestiniennes haut placées, le Hamas a été mis en
demeure de donner une réponse ce matin (lundi) à la proposition du président
égyptien Hosni Moubarak pour mettre un terme à la crise provoquée par
l¹enlèvement du soldat israélien Gilad Shalit. Certaines sources impliquées
dans les tentatives de médiation confirment que le deal a été proposé
vendredi à la direction du Hamas, à l¹étranger et dans les territoires, et
que l¹organisation a 48 heures pour réagir.
"Le président Moubarak a parlé personnellement au président syrien Bachar
Assad et a suggéré d¹exercer des pressions sur le Hamas pour qu¹il accepte
la proposition", affirment les sources palestiniennes. "Cette proposition
est la suivante : le soldat israélien sera libéré immédiatement et en
retour, Israël libérera des prisonniers dans un futur proche. Le nombre de
prisonniers à libérer n¹est pas précisé, pas plus que la date de leur
libération. Au début, la direction du Hamas a rejeté cette proposition, en
disant qu¹on ne pouvait pas compter sur Israël pour qu¹il libère des
prisonniers. L¹Egypte les a informés qu¹ils recevraient une garantie
personnelle de Moubarak pour la libération prochaine de prisonniers."
Les Egyptiens attendaient une réponse hier (dimanche), mais ils se sont
rendu compte que le Hamas gagnait du temps et faisait passer la
responsabilité de l¹enlèvement et la proposition égyptienne d¹un corps à
l¹autre.
Au cours de leur conversation, Assad a dit à Moubarak que le leadership du
Hamas à Damas n¹avait aucun lien avec l¹enlèvement et que les décisions se
prenaient par l¹aile militaire à Gaza. Mais par ailleurs, l¹équipe
égyptienne à Gaza a entendu de la bouche de hauts responsables du Hamas que
c¹était la direction de l¹étranger qui prenait les décisions.
Au même moment, le chef du renseignement égyptien, Omar Souleiman,
s¹entretenait avec Khaled Mesh¹al, chef du bureau du Hamas à Damas. D¹après
des sources palestiniennes, Mesh¹al aurait dit à Souleiman qu¹il avait
demandé à l¹aile militaire de répondre favorablement à la proposition
égyptienne, sans s¹engager davantage.
Des représentants haut placés du Fatah affirment que des éléments
supplémentaires sont entrés en jeu, ce qui a fait que le Hamas n¹a toujours
pas répondu. Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a appelé
le Hamas à ne pas accepter le deal sans recevoir quoi que ce soit de concret
en échange.
De plus, il y a eu des manifestations continuelles dans les territoires et
même dans certains pays arabes. Autre facteur : les médias israéliens ont
publié des éditoriaux qui appellent à négocier un échange de prisonniers et
ont aussi fait état d¹un sondage du quotidien Yediot Aharonot qui montre que
la plupart des Israéliens seraient en faveur de la libération de prisonniers
palestiniens en échange de la libération du soldat.
La nuit dernière, les Egyptiens ont perdu patience et ont averti le Hamas
qu¹à moins qu¹il réponde à la proposition de Moubarak ce matin, l¹Egypte
stopperait sa médiation et il est alors probable qu¹Israël étendrait ses
actions dans la bande de Gaza. (S)
A Jérusalem, un officiel israélien a dit que, pour l¹instant, Israël n¹avait
reçu aucune proposition concernant la libération de Gilad Shalit. (S) Ehoud
Olmert a déclaré : "Il n¹y aura pas d¹accord. Le soldat Shalit sera libéré,
sinon nous serons obligés d¹agir pour obtenir sa libération." (S)
Entre temps, Amir Peretz a autorisé la réouverture du passage frontalier de
Karni dans une seule direction, d¹Israël vers l¹Egypte, afin de permettre à
150 camions par jour chargés d¹aide humanitaire de passer par la bande de
Gaza. Le passage de l¹essence et du gaz sera autorisé par le passage de
Nahal Oz.
Ha¹aretz, 3 juillet 2006
D¹après des sources palestiniennes haut placées, le Hamas a été mis en
demeure de donner une réponse ce matin (lundi) à la proposition du président
égyptien Hosni Moubarak pour mettre un terme à la crise provoquée par
l¹enlèvement du soldat israélien Gilad Shalit. Certaines sources impliquées
dans les tentatives de médiation confirment que le deal a été proposé
vendredi à la direction du Hamas, à l¹étranger et dans les territoires, et
que l¹organisation a 48 heures pour réagir.
"Le président Moubarak a parlé personnellement au président syrien Bachar
Assad et a suggéré d¹exercer des pressions sur le Hamas pour qu¹il accepte
la proposition", affirment les sources palestiniennes. "Cette proposition
est la suivante : le soldat israélien sera libéré immédiatement et en
retour, Israël libérera des prisonniers dans un futur proche. Le nombre de
prisonniers à libérer n¹est pas précisé, pas plus que la date de leur
libération. Au début, la direction du Hamas a rejeté cette proposition, en
disant qu¹on ne pouvait pas compter sur Israël pour qu¹il libère des
prisonniers. L¹Egypte les a informés qu¹ils recevraient une garantie
personnelle de Moubarak pour la libération prochaine de prisonniers."
Les Egyptiens attendaient une réponse hier (dimanche), mais ils se sont
rendu compte que le Hamas gagnait du temps et faisait passer la
responsabilité de l¹enlèvement et la proposition égyptienne d¹un corps à
l¹autre.
Au cours de leur conversation, Assad a dit à Moubarak que le leadership du
Hamas à Damas n¹avait aucun lien avec l¹enlèvement et que les décisions se
prenaient par l¹aile militaire à Gaza. Mais par ailleurs, l¹équipe
égyptienne à Gaza a entendu de la bouche de hauts responsables du Hamas que
c¹était la direction de l¹étranger qui prenait les décisions.
Au même moment, le chef du renseignement égyptien, Omar Souleiman,
s¹entretenait avec Khaled Mesh¹al, chef du bureau du Hamas à Damas. D¹après
des sources palestiniennes, Mesh¹al aurait dit à Souleiman qu¹il avait
demandé à l¹aile militaire de répondre favorablement à la proposition
égyptienne, sans s¹engager davantage.
Des représentants haut placés du Fatah affirment que des éléments
supplémentaires sont entrés en jeu, ce qui a fait que le Hamas n¹a toujours
pas répondu. Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a appelé
le Hamas à ne pas accepter le deal sans recevoir quoi que ce soit de concret
en échange.
De plus, il y a eu des manifestations continuelles dans les territoires et
même dans certains pays arabes. Autre facteur : les médias israéliens ont
publié des éditoriaux qui appellent à négocier un échange de prisonniers et
ont aussi fait état d¹un sondage du quotidien Yediot Aharonot qui montre que
la plupart des Israéliens seraient en faveur de la libération de prisonniers
palestiniens en échange de la libération du soldat.
La nuit dernière, les Egyptiens ont perdu patience et ont averti le Hamas
qu¹à moins qu¹il réponde à la proposition de Moubarak ce matin, l¹Egypte
stopperait sa médiation et il est alors probable qu¹Israël étendrait ses
actions dans la bande de Gaza. (S)
A Jérusalem, un officiel israélien a dit que, pour l¹instant, Israël n¹avait
reçu aucune proposition concernant la libération de Gilad Shalit. (S) Ehoud
Olmert a déclaré : "Il n¹y aura pas d¹accord. Le soldat Shalit sera libéré,
sinon nous serons obligés d¹agir pour obtenir sa libération." (S)
Entre temps, Amir Peretz a autorisé la réouverture du passage frontalier de
Karni dans une seule direction, d¹Israël vers l¹Egypte, afin de permettre à
150 camions par jour chargés d¹aide humanitaire de passer par la bande de
Gaza. Le passage de l¹essence et du gaz sera autorisé par le passage de
Nahal Oz.
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