La cérémonie officielle en souvenir des victimes des guerres d’Israël et des attentats terroristes a débuté mardi après-midi au cimetière militaire du Mont Herzl. Mis à part le président de l'Etat et le Premier ministre, étaient présents le chef d’état-major Dan Haloutz, le commandant en chef de la police Moché Karadi, les deux grands rabbins d’Israël Yona Metzger et Shlomo Amar, l’ancien Premier ministre Ehoud Barak, l’ex ministre de la Défense Itshak Mordehaï et le président de l’Agence Juive Zeev Bielsky. L'assistance était composée de milliers de familles endeuillées. Après le kaddish et la prière émouvante d’El Maalé Rahamim, le président de l’Etat Moché Katsav a pris la parole. Il a entamé son discours en évoquant les attaques les plus atroces qui ont touché des citoyens israéliens. Il a rappelé notamment le meurtre horrible de deux jeunes enfants de Tekoa, Yossi Ish-Ran z"l et Koby Mandel z"l, assassinés non loin de chez eux en mai 2001, l’attentat perpétré au Park Hotel de Natanya en 2002 et le massacre des athlètes israéliens aux Jeux Olympiques de Munich en 1972. Katsav a rappelé que des milliers d’Israéliens avaient été tués par "des assassins palestiniens assoiffés de sang". Et s’adressant aux Palestiniens, il a ajouté : "Nous demandons une nouvelle fois: accordez-vous une valeur religieuse à l’effusion de sang ? Est-ce sur ces valeurs que vous comptez éduquer la jeune génération ? Peut-on espérer qu’un jour, un de vos leaders spirituels ou politiques se lèvera pour dénoncer cette voie et dire qu’il ne faut plus verser le sang ?" Moché Katsav a dénoncé en outre le silence coupable des Etats arabes. Il a déclaré : "Comment se fait-il que le monde musulman, qui compte des centaines de millions de personnes, continue de se taire lorsque des assassins abjects commettent des crimes au nom du Coran et de l’Islam ?" Et de poursuivre : "Comment se fait-il que nous, membres du peuple juif, soyons les seuls à proclamer, face au silence des imams, que cette attitude n’est pas conforme à l’esprit de l’Islam et s’oppose aux principes du Coran ?" Le Premier ministre Ehoud Olmert a pris la parole à son tour, déclarant que le terrorisme visant les civils était la pire des actions criminelles, ajoutant que ceux qui les perpétraient avaient perdu tout visage humain. Il a encore estimé que ce type de violences constituait l’un des dangers les plus redoutables menaçant la culture humaine contemporaine, la liberté de l’homme, son mode de vie démocratique, et la paix dans le monde. Olmert a rappelé qu’Israël n’affrontait plus seul le terrorisme et que ce fléau menaçait à présent le monde entier.
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