Livre : la correspondance inédite de Gabriel Pierné à Rome

Publié le par david castel


(23/01/2006 14:51)

Les éditions Symétrie publient une collection d'ouvrages consacrés au Prix de Rome. Le premier volume est consacré à la Correspondance romaine du compositeur Gabriel Pierné (1863-1937) lors qu'il était l'hôte de la Villa Médicis à Rome. Des pages inédites.

Au XIXe siècle, le Prix de Rome fut considéré comme la récompense suprême pour les jeunes artistes français en devenir, les jeunes compositeurs notamment. Il offrait des conditions idéales de création – la Villa Médicis à Rome – et permettaient aux lauréats de découvrir librement l’Italie et sa culture. La musique composée dans ce cadre témoigne d’une grande variété d’inspiration et de style, que la postérité a souvent rangé sous l'étiquette péjorative "d'académisme".

Pour remédier à ce jugement sévère et permettre de redécouvrir cette musique aujourd'hui, les éditions Symétrie publient une collection d'ouvrages consacrés au Prix de Rome, collection placée sous les auspices de l'Académie des beaux-arts de l'Institut de France.

Le premier volume est consacré à la correspondance romaine du compositeur Gabriel Pierné. L'ouvrage, présentée et annotée par le chercheur mélomane Cyril Bongers, rassemble 138 lettres inédites écrites par Gabriel Pierné lors de son séjour à la Villa Médicis suite à l'obtention de son Prix de Rome en 1882.

"Je ne puis absolument pas écrire sur le papier l’admiration qui m’a frappé en voyant la villa Medicis. Quand je pense que pendant deux ans j’habiterai là-dedans, mais c’est un rêve réalisé. Oh, je suis trop heureux !"

Si la postérité n’a voulu retenir de Gabriel Pierné (1863-1937) que ses importantes activités de chef d’orchestre, il n’en reste pas moins un grand compositeur, auteur d’une oeuvre de qualité encore à découvrir. C’est par le prestigieux Prix de Rome qu’il acheva ses années d’études au Conservatoire.

La correspondance présentée dans ces pages, totalement inédite, présente un témoignage unique ; celui d’un jeune compositeur ambitieux partagé entre l’espoir d’un avenir glorieux et l’insouciance de la jeunesse. Dans ce véritable journal de bord où se côtoient sans distinction les noms de Grieg, Liszt, Wagner et Debussy, Gabriel Pierné relate jour après jour l’émerveillement suscité par chacune de ses découvertes.

"Cependant, dans les Meistersinger, Wagner a été bien plus musical que dans sa Tétralogie, où le chanteur n’est absolument que l’humble explicateur de ce qui se passe. À la 1ère audition c’est indigeste, mais à la 2e on est empoigné, émerveillé. Quant à faire de la musique comme celle-là, je ne le souhaite pas. Vous voyez chers parents que tout en aimant Wagner, je ne suis pas encore Wagnérien."

Gabriel Pierné (1863-1937) : Correspondance romaine
Présentée et annotée par Cyril Bongers
Date de parution : 19 janvier 2006
15 x 21 cms, 464 pages
Prix public : 40 euros

En bref…
• 138 lettres inédites de Gabriel Pierné
• avant-propos d’Alexandre et Benoît Dratwicki
• préface de Denis Herlin
• introduction et normes éditoriales par Cyril Bongers
• cahier central d’illustrations (16 pages de photographies, dessins, tableaux pour la plupart inédits)
• fac-similé de lettres
• bibliographie
• biographies
• index des personnes
• index des oeuvres de Gabriel Pierné



P.S.: Prochain volume à paraître : Henri Rabaud : lettres à Daniel Halévy et Max d'Ollone.

Publicité

Publié dans 1937

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article