Mahmoud Abbas dissout le gouvernement et proclame l'état d'urgence
Ha'aretz, 14 juin 2007
Trad. : Gérard pour La Paix Maintenant
Jeudi, Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, a décidé de
proclamer l'état d'urgence et de dissoudre le gouvernement de coalition
Fatah-Hamas, après la prise de contrôle quasi totale de la bande de Gaza par
le Hamas.
Le Fatah et le Hamas mènent une guerre sanglante dans la bande de Gaza, et
le Hamas se dirige vers un contrôle quasi complet. Au moins 80 Palestiniens
ont été tués depuis le début de la semaine.
Abbas compte aussi en appeler au déploiement d'une force multinationale à
Gaza, et nommer un homme politique indépendant au poste de premier ministre,
à la place d'Ismaïl Haniyeh (Hamas). Les Etats-Unis, l'Egypte et la Jordanie
ont été informés de ces décisions.
Suite à la décision d'Abbas, le Hamas a publié un communiqué déclarant qu'il
rejetait les décrets d'Abbas : "Le Hamas rejette les décisions d'Abbas. Sur
le plan pratique, ces décisions n'ont aucune valeur. Le premier ministre
Haniyeh reste chef du gouvernement, même si celui-ci a été dissout par le
président", a déclaré à l'agence Reuters Sami Abou Zouhri, porte-parole du
Hamas.
Moussa Abou Marzouk, second de Khaled Mesh'al, leader politique du Hamas en
exil à Damas, a déclaré jeudi : "Abou Mazen (Abbas) aurait dû ouvrir et nom
fermer la porte au dialogue, comme il l'a fait très hâtivement." Il a ajouté
que la décision d'Abbas de renvoyer Haniyeh ne faisait que compliquer les
choses, et qu'il était probable que ce dernier resterait premier ministre.
(...)
Abou Marzouk a également déclaré qu'il n'y aurait aucun changement dans le
statut de la bande de Gaza, et qu'aucune loi islamique ne serait déclarée
dans ce territoire après sa prise de contrôle par le Hamas : "Gaza restera
Gaza, il n'y aura aucun changement, et Gaza restera liée à la Cisjordanie,
qu'Abbas ait destitué le gouvernement ou non". Il a également démenti les
rumeurs qui parlent de la création d'un Etat islamique à Gaza : "Cela n'a
aucun fondement... Nous sommes engagés par les lois qui régissent l'Autorité
palestinienne."
Plus tôt dans la journée de jeudi, Mustafa Barghouti, ministre palestinien
de l'information, avait déclaré que les factions rivales seraient présentes
à une réunion de médiation organisée par les Egyptiens. Cette information
n'a pas pu être vérifiée de source indépendante. Mais ces derniers jours, le
Hamas avait refusé toutes les tentatives de trêve proposées par l'Egypte.
Le gouvernement palestinien d'union nationale avait été formé pour tenter
d'éviter le cycle des violences, et dans l'espoir d'assouplir le boycott
international imposé après la victoire du Hamas en janvier 2006. Aucun de
ces objectifs n'a été atteint.
Trad. : Gérard pour La Paix Maintenant
Jeudi, Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, a décidé de
proclamer l'état d'urgence et de dissoudre le gouvernement de coalition
Fatah-Hamas, après la prise de contrôle quasi totale de la bande de Gaza par
le Hamas.
Le Fatah et le Hamas mènent une guerre sanglante dans la bande de Gaza, et
le Hamas se dirige vers un contrôle quasi complet. Au moins 80 Palestiniens
ont été tués depuis le début de la semaine.
Abbas compte aussi en appeler au déploiement d'une force multinationale à
Gaza, et nommer un homme politique indépendant au poste de premier ministre,
à la place d'Ismaïl Haniyeh (Hamas). Les Etats-Unis, l'Egypte et la Jordanie
ont été informés de ces décisions.
Suite à la décision d'Abbas, le Hamas a publié un communiqué déclarant qu'il
rejetait les décrets d'Abbas : "Le Hamas rejette les décisions d'Abbas. Sur
le plan pratique, ces décisions n'ont aucune valeur. Le premier ministre
Haniyeh reste chef du gouvernement, même si celui-ci a été dissout par le
président", a déclaré à l'agence Reuters Sami Abou Zouhri, porte-parole du
Hamas.
Moussa Abou Marzouk, second de Khaled Mesh'al, leader politique du Hamas en
exil à Damas, a déclaré jeudi : "Abou Mazen (Abbas) aurait dû ouvrir et nom
fermer la porte au dialogue, comme il l'a fait très hâtivement." Il a ajouté
que la décision d'Abbas de renvoyer Haniyeh ne faisait que compliquer les
choses, et qu'il était probable que ce dernier resterait premier ministre.
(...)
Abou Marzouk a également déclaré qu'il n'y aurait aucun changement dans le
statut de la bande de Gaza, et qu'aucune loi islamique ne serait déclarée
dans ce territoire après sa prise de contrôle par le Hamas : "Gaza restera
Gaza, il n'y aura aucun changement, et Gaza restera liée à la Cisjordanie,
qu'Abbas ait destitué le gouvernement ou non". Il a également démenti les
rumeurs qui parlent de la création d'un Etat islamique à Gaza : "Cela n'a
aucun fondement... Nous sommes engagés par les lois qui régissent l'Autorité
palestinienne."
Plus tôt dans la journée de jeudi, Mustafa Barghouti, ministre palestinien
de l'information, avait déclaré que les factions rivales seraient présentes
à une réunion de médiation organisée par les Egyptiens. Cette information
n'a pas pu être vérifiée de source indépendante. Mais ces derniers jours, le
Hamas avait refusé toutes les tentatives de trêve proposées par l'Egypte.
Le gouvernement palestinien d'union nationale avait été formé pour tenter
d'éviter le cycle des violences, et dans l'espoir d'assouplir le boycott
international imposé après la victoire du Hamas en janvier 2006. Aucun de
ces objectifs n'a été atteint.
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