Christian Philip, ancien rival de Dominique Perben à Lyon, se voit confier une "mission"
M. Philip, qui a finalement retiré sa candidature dissidente vendredi dernier, rendra "un rapport pour le 18 juin sur la stratégie globale à déployer en matière de francophonie, dans la lignée des propos tenus sur le sujet par Nicolas Sarkozy lors de la campagne" présidentielle.
Selon le quotidien Le Progrès de jeudi, qui cite une source anonyme au cabinet du premier ministre François Fillon, cette mission aboutira à la nomination de l'actuel député de la 4e circonscription du Rhône au poste de secrétaire d'Etat à la francophonie, après les législatives.
"Je ne confirme rien. Ce ne sont pas des choses qui se décident avant les élections", a réagi Christian Philip.
"LES VIEILLES MÉTHODES DU COUP DE FORCE"Avant de retirer sa candidature aux législatives, pour laquelle il avait récemment été menacé par l'UMP de sanctions allant jusqu'à l'exclusion, M. Philip s'était vivement attaqué à celle de Dominique Perben.
"Un ministre venu de l'extérieur me dit 'de dégager', ce n'est pas acceptable. (...) Je ne peux pas accepter les vieilles méthodes du coup de force", tonnait le député sortant qui, l'automne dernier, avait annoncé avoir refusé le poste de président de Réseau ferré de France (RFF) en échange de son désistement.
L'élection de Dominique Perben dans la 4e circonscription du Rhône – où Nicolas Sarkozy a obtenu 40 % des suffrages au premier tour de la présidentielle et près de 60 % au second – est considéré à l'UMP comme la première étape dans la tentative de l'ancien ministre des transports de devenir maire de la ville de Lyon, perdue par la droite en 2001.
Face à lui, le Parti socialiste a investi Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole de Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle. Le Mouvement démocrate de François Bayrou présente Anne-Sophie Condemine.