Les douze candidats du 22 avril 2007
| Par David Bronner pour Guysen Israël News |
| Jeudi 12 avril 2007 à 21:53 |
Le 22 avril, ils seront douze candidats à se présenter à la neuvième élection présidentielle de la Vème République. Douze candidats à prétendre au poste de chef de l’Etat. Douze candidats à présenter un programme et à battre la campagne pour améliorer leur notoriété, accroître leur popularité, séduire le plus grande nombre d’électeurs. A quelques jours du premier tour, la rédaction de "Guysen Israël News" vous propose de découvrir ou de redécouvrir les douze prétendants, leurs parcours, leurs ambitions politiques et leurs espoirs…, sans polémique et par ordre alphabétique, de François Bayrou à Dominique Voynet. |
François Bayrou, cavalier seul Agrégé de lettres classiques, François Bayrou est président de l'UDF depuis 1998, ancien ministre de l'Education nationale, ancien conseiller municipal de Pau et ancien président du conseil général des Pyrénées-Atlantiques. Candidat aux élections présidentielles de 2002, il avait obtenu 6,84% des voix. En 2007, ce père de six enfants, parlant couramment béarnais, et éleveur de chevaux, est présenté comme le "troisième homme", celui qui peut créer la surprise, comme l’ont confirmé certains sondages. Sa philosophie de l’action : dépasser le conflit gauche-droite et amener les différentes forces politiques à travailler ensemble, dans un gouvernement d'union nationale, sous l'égide de l'UDF. Son entrée en campagne fut remarquée : en septembre 2006, François Bayrou avait accusé les grands groupes médiatiques tels que Bouygues (propriétaire de TF1) de ne laisser aux Français qu'un choix entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, et d'oublier les autres candidats. L'Europe occupe une place centrale dans son projet politique : "Sans Europe, sans union politique et sans démocratie, la marche du monde devient une fatalité sur laquelle les peuples de notre continent auront perdu le pouvoir de peser. Chaque fois qu’il s’agit de peser sur l’avenir du monde, on retrouve "le besoin d’Europe"". Il affirme, en décembre 2004, son opposition à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne et demande- en vain - un vote de l'Assemblée nationale sur cette question. En 2005, il fait campagne en faveur du Traité établissant une Constitution pour l'Europe, que les électeurs français consultés par référendum rejettent le 29 mai 2005. Son programme pour la présidentielle de 2007 milite pour la ratification d’"un texte, simple, lisible, court, sans ambiguïté, qui donnera forme aux principes d’une Union européenne sortie de ses paralysies et de ses impasses" qui devrait, en France, prendre la forme d'un nouveau référendum. Il a déclaré à plusieurs reprises souhaiter le passage à une VIe République ; dans son projet de modernisation du système politique français, le rôle du Parlement devrait être augmenté et celui du Président de la République réduit. François Bayrou a condamné les propos tenus récemment par Raymond Barre, qui avait défendu dans une interview Maurice Papon et Bruno Gollnisch. Pour le candidat de l'UDF à la présidentielle, les propos de l'ancien Premier ministre ne sont pas "acceptables". Olivier Besancenot, record à battre Aux élections présidentielles de 2002, alors qu’il avait 28 ans, Olivier Besancenot avait réalisé le plus haut score jamais atteint par un candidat de la Ligue Communiste Révolutionnaire, 4,25%. Le jeune "facteur-candidat" propose pour les élections de 2007 un programme révolutionnaire, "tous ensemble, nous pouvons changer le monde", fondé sur l’émergence d’une force anticapitaliste, d’un parti des travailleurs. Soucieux de ne pas faire perdre la gauche, il proclame dans son programme que : "Les militants révolutionnaires n’ont pas d’intérêts propres qui s’opposeraient à des accords pour la lutte. Ils luttent toujours pour constituer un front unitaire des partis et organisations qui se réclament des intérêts populaires contre ceux du patronat et de la bourgeoisie."Le 8 mars 2007, Olivier Besancenot refuse de débattre avec Alain Soral (qui soutient la candidature de Jean-Marie Le Pen à l'élection présidentielle de 2007) lors d'un débat télévisé de l'émission "Ripostes" de Serge Moati. Dans un communiqué, il s'en explique : "Avec Soral, il ne peut s’agir d’organiser une discussion politique, d’échanger argument contre argument. Soral ne représente pas un courant politique ou idéologique. C’est un ancien intellectuel de gauche qui a mal tourné s’est mis au service de l’extrême droite". Le réalisateur anglais Ken Loach, palme d’or à Cannes en 2006 pour son film "Le Vent se lève", a apporté son soutien à Olivier Besancenot pour la campagne présidentielle. La "campagne" de José Bové Né en 1953, il est l'une des principales figures du mouvement altermondialiste. Syndicaliste agricole français, porte-parole médiatique de la Confédération paysanne, il s’est distingué par des actions de désobéissance civile, suivies d’incarcérations... Candidat de "La gauche antilibérale", anti européen, il est connu pour sa lutte contre la mondialisation et son engagement contre les OGM et la "malbouffe". On connaît aussi son engagement politique auprès des Palestiniens pour lesquels il lance une "campagne civile internationale", développée dans un livre manifeste publié en 2002, "Retour de Palestine". Au cours de la deuxième Intifada après avoir pénétré dans le QG de Yasser Arafat encerclé par l’armée israélienne, il est arrêté puis expulsé d'Israël. A son retour, il avait déclaré qu'Israël était comme les Etats-Unis "une sentinelle avancée du libéralisme sauvage". Sa candidature a été annoncée le 1er février 2007 à la Bourse du travail de Seine-Saint-Denis. Malgré la difficulté et le délai très court (45 jours), il parvient de justesse à réunir les parrainages autorisant sa candidature. Si les sondages ne lui accordent guère qu’un faible pourcentage d’intentions de vote, il reste une des figures les plus osées de la vie médiatique et politique française. Son image de paysan authentique du Larzac et défenseur de la nature et des opprimés aura séduit au moins deux personnes célèbres : Michel Onfray et Patrick Braouzec, qui soutiennent officiellement sa candidature. Marie-Georges Buffet, "Nous ne plions pas boutique" Née en 1949, elle est Secrétaire nationale du Parti Communiste Français depuis octobre 2001 ; elle fut réélue lors du 33ème Congrès le 26 mars 2006. Députée de Seine-Saint-Denis, elle a été ministre de la jeunesse et des sports du gouvernement de Lionel Jospin de 1997 à 2002.Tirant les leçons des échecs de Robert Hue à la dernière élection présidentielle, Marie-George Buffet prend une position clairement anticapitaliste, et refuse également de s'allier au Parti Socialiste. Sachant que le PC ne peut plus compter sur son électorat traditionnel, elle se lance donc dans une tentative de "réseauter" les alter mondialistes. A l'issue du referendum sur le Traité Constitutionnel européen, le mouvement de la gauche antilibérale tente de se rassembler mais les non communistes refusent d'en faire leur candidate. Ils accusent les militants du PCF - plus nombreux que les autres mouvances - d'avoir noyauté les collectifs. Marie-Georges Buffet est donc la candidate des communistes, qui partent à nouveau seuls à la bataille aux présidentielles et sont crédités de moins de 5 % d'intentions de vote. Son programme propose une hausse du Smic à 1500 euros dès le 1er juillet 2007, un relèvement des minima sociaux de 300 euros, la réquisition des logements vides, la construction de 600 000 logements sociaux en cinq ans. Elle veut aussi un impôt sur le revenu plus progressif avec dix tranches au lieu de cinq, la suppression du bouclier fiscal. Elle préconise une VIe République et veut une rupture avec les institutions et les politiques libérales européennes. Arlette Laguiller, "Cette fois, c’est la dernière" Arlette Laguiller est née en1940. Militante syndicale et trotskiste depuis le début des années 60, Arlette Laguiller adhère à Lutte Ouvrière en 1968. Véritable égérie de la vie politique française, "Arlette" séduit au-delà des débats d’idées. Alain Souchon lui a dédié une chanson qui porte son nom "Arlette Laguiller"… Il a ensuite déclaré ne plus vouloir l'interpréter depuis le deuxième tour des élections présidentielles de 2002, suite au refus d'Arlette Laguiller d'appeler à voter pour Jacques Chirac pour faire barrage à Jean-Marie Le Pen.En 2007, l’ancienne mécanographe du Crédit Lyonnais représentera "LO" pour la cinquième et la dernière fois aux élections présidentielles. Sa fidélité aux idées qu'elle défend et sa proximité réelle avec la classe ouvrière pourraient lui permettre de conserver le score élevé qu’elle avait obtenu aux élections présidentielles de 2002 (5,3% des suffrages). Celle qui déclare "aimer la lecture parce que c’est une bonne manière de s’enrichir sans voler personne", défend depuis 32 ans avec une conviction inébranlable le «camp des travailleurs et des travailleuses» face au patronat «exploiteur». «Ce ne sont pas les patrons en tant que tels que je combats, c’est le capitalisme, ce système complètement fou basé sur la spéculation». D’ailleurs, elle ne se retrouve pas dans la formulation "antilibérale" qu’elle trouve inadaptée. Elle reste une "anticapitaliste", comme le montre son programme. Elle propose notamment une hausse du Smic à 1500 euros nets par mois, une hausse de salaire de 300 euros pour tous, la construction de 1,2 million de logements sociaux, l’interdiction des licenciements dans les entreprises qui font des gros profits. Elle plaide aussi pour une hausse des impôts sur les bénéfices des grandes entreprises et sur les revenus des plus riches, une forte baisse de la TVA, voire sa suppression sur les produits de consommation courante, et c’est une de ses priorités depuis quarante ans : la transformation de tous les contrats précaires en contrats à durée indéterminée. Jean-Marie Le Pen, un deuxième "coup de tonnerre" ? S'il était élu à la présidence de la république en 2007, Jean-Marie Le Pen aurait 78 ans au début de son mandat. Le "doyen" de l’élection présidentielle est le Président du Front National (FN), mouvement de droite nationaliste, qui incarne l'extrême droite française.Après la guerre d’Algérie où il "a pratiqué la torture parce qu’il le fallait", il se lance dans la production audiovisuelle et distribue des titres comme "IIIème Reich, Chants et voix de la révolution allemande". Son ascension politique des années 1970 n’aurait sans doute pas été possible sans un héritage inattendu : Hubert Lambert, cimentier nationaliste, lui lègue son entreprise par testament. Il a désormais les moyens de financer son projet politique. Dans les années 1980, le FN multiplie les succès électoraux et les coups médiatiques. Sa rhétorique diffamatoire vaut pour stratégie de communication (développement du thème de la préférence nationale, invention du mot "sidaïque", insulte, avec "Durafour crématoire"…). Résultat : le FN s'impose comme arbitre des élections et troisième force politique du pays. Député européen depuis juin 1984, Jean-Marie Le Pen tient régulièrement des propos provocateurs et parfois choquants, quand il qualifiait les chambres à gaz nazies de "point de détail de l’histoire de la Seconde guerre mondiale", évoquait "l’inégalité des races", ou une occupation allemande "pas particulièrement inhumaine". Le Pen pourtant ne renie rien de son passé et estime que les faits ne cessent de lui donner raison, lui qui a depuis des décennies fait de l’immigration une cause majeure des maux français. Son seul regret : ne pas s’être présenté aux élections présidentielles de 1965 ; par "timidité", il avait laissé Tixier-Vignancourt se présenter. Il rapporte, à propos de cet épisode politique, qu’il a "fait perdre vingt ans à la droite nationale". Lors de la présidentielle de 2002, il crée la surprise en arrivant au deuxième tour face à Jacques Chirac avec un score de 16,86%. C'est un choc pour l’ensemble des démocrates qui se mobilisent autour de Jacques Chirac au second tour. Celui-ci obtient alors un score historique de 82%, contre 18% pour Jean-Marie Le Pen. Mais la présentation de ses idées et programmes se polit, même si le programme reste identique: lutte contre l’immigration et préférence nationale. En 2007, Jean-Marie Le Pen espère séduire certains électeurs d’origine étrangère, répétant que ce n’est "pas aux immigrés qu’il faut en vouloir", mais "à ceux qui les ont fait venir". Pour son dernier combat en 2007, Jean-Marie Le Pen en appelle à une "union patriotique" et affirme aux journalistes qui veulent bien l’entendre, qu’il croit en ses chances de l'emporter. Frédéric Nihous, le candidat du terroir Frédéric Nihous est le jeune candidat de 39 ans issu de la formation "Chasse Pêche Nature et Traditions" (CPNT), choisi pour incarner la relève, après les mauvais scores réalisés aux élections régionales et européennes en 2004.Défenseur de la ruralité, juriste de formation, originaire du Nord où il a été vice-président de la Fédération départementale des chasseurs, Frédéric Nihous veut faire "la campagne des campagnes" et promouvoir la ruralité, qu’il considère comme la grande oubliée du débat politique. Sa lutte "contre la désertification des campagnes" menacées par "le départ des services publics" ne lui aura pas permis de décoller dans les sondages. Il s’oppose à "l’Europe fédérale et libérale", regrette "l’intégrisme écologiste" et proposer une écologie "incitative et d’équilibre". En matière de chasse et de pêche, il propose le retour aux dates de chasse traditionnelles pour les oiseaux migrateurs, la réduction du prix de permis de chasser, et un moratoire sur l’interdiction du plomb dans les cartouches. Celui qui déclare "refuser de faire 20 kilomètres pour trouver un bureau de poste" a été choisi par ses pairs pour "mieux faire" que son prédécesseur, Jean Saint-Josse, qui bénéficiait pourtant d’une notoriété réelle. Celui-ci avait alors recueilli 4,23% des voix. Frédéric Nihous avait dirigé la campagne de Jean Saint-Josse pour la présidentielle de 2002. En 2007, c'est Jean Saint-Josse qui est le directeur de campagne de Frédéric Nihous. Ségolène Royal, vaillance et "bravitude" Ségolène Royal, 53 ans, est pacsée avec François Hollande, le Premier secrétaire du Parti socialiste, avec lequel elle a quatre enfants. Elle est députée socialiste des Deux-Sèvres depuis 1988 et présidente du conseil régional de Poitou-Charentes depuis avril 2004.Après des études de droit et sciences politiques, elle adhère au PS en 1978. A l’ENA, elle rencontre François Hollande, fondateur du Comité de soutien à François Mitterrand à l’occasion des élections présidentielles de 1981. François Mitterrand élu, elle devient conseillère à l’Elysée. Parachutée dans les Deux-Sèvres en 1988, elle est élue députée, et constamment réélue depuis. Ministre de l’Environnement sous Pierre Bérégovoy, elle entre au gouvernement de Lionel Jospin en 1997, ministre déléguée à l’Enseignement scolaire puis à la Famille et à l’Enfance. En mars 2004, elle gagne la présidence du Poitou-Charentes, fief du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin. En septembre 2005, elle se dit officiellement "disponible" pour la course à l’Elysée. Populaire dans les sondages il y a encore quelques mois, Ségolène Royal avait facilement obtenu l'investiture du Parti socialiste pour la présidentielle de 2007 en recueillant 60,65% des suffrages des militants dans la primaire qui l'opposait à Dominique Strauss-Kahn (20,83%) et à Laurent Fabius (18,54%). Se déclarant fidèle au projet socialiste, Ségolène Royal avait pourtant surpris en adoptant au cours de sa précampagne des positions jugées à droite sur la sécurité, l'immigration ou sur le thème des 35 heures. Désireuse de "reprendre toute sa liberté", elle propose un programme que d’aucuns qualifient d’irréaliste, et perd de précieux soutiens. Son "Pacte présidentiel" repose sur sept piliers : relancer la croissance pour travailler tous, améliorer le pouvoir d’achat, promouvoir l’éducation, décider l’excellence environnementale, garantir la protection sociale des familles, agir pour une France plus forte et enfin lutter contre toutes les formes de violence. Certains lui reprochent des accents puérils et militants et les "éléphants" auxquels elle avait fait appel au moment de la montée de François Bayrou dans les sondages, ne l’ont guère soutenue. Malgré des sondages qui depuis plus de deux mois la donnent immanquablement battue, très discréditée par un début de campagne raté, entre Hezbollah et "bravitude", la vaillante "candidate du changement" continue d’afficher une certaine sérénité dans la course à l’Elysée, évoquant déjà le nécessaire rassemblement à gauche au deuxième tour. "Je m’énerve pas, j’explique" : Nicolas Sarkozy Voilà trente ans qu’il consacre sa vie à une ultime ambition, celle de devenir Président de la République. Agé de 52 ans, Nicolas Sarkozy, candidat de l’UMP à l’élection présidentielle est un des favoris, sinon le favori de l’élection. Sarkozy pourtant revient de loin. Elu maire de Neuilly à l’âge de 28 ans, avocat de formation et fidèle chiraquien, il parie sur Edouard Balladur aux élections présidentielles de 1995 et chute de la scène politique. Il s’en relève en 1999 où il est élu provisoirement président du RPR, mais échoue aux élections européennes. La route du retour passe par 2002 et son soutien à Jacques Chirac, alors président-candidat. A Bercy ou Place Beauvau, il redevient indispensable à l’équilibre de la droite au pouvoir au point qu’il est élu officiellement par les militants de l’UMP à une très large majorité ; toute sa famille politique le soutient, y compris ceux qui s’étaient montrés réticents au départ. Philippe Douste-Blazy, Michèle Alliot-Marie ou André Santini l’ont rejoint, ainsi que Simone Veil ou Jean-Louis Borloo. Jacques Chirac le soutient officiellement et la première dame de France a même participé à l’un de ses meetings politiques. La polémique suscitée par la création d’un ministère de l’immigration et de l’identité nationale lui permet finalement d’être perçu très à droite sur des questions de société, histoire de courtiser les voix des électeurs habituellement réservées aux représentants de la droite nationale au premier tour de l’élection. Cultivant l’image d’un homme pressé et efficace, Nicolas Sarkozy incarne aussi sans complexe le libéralisme économique et propose par exemple la suppression de l’ISF. Initialement adepte de la rupture, il la qualifie désormais de "rupture tranquille", laissant de côté les accents atlantistes dans ses discours. Et puis, pour un homme classé parfois trop à droite, il supprime la double peine, se prononce pour le vote des étrangers aux élections locales, et dénonce les patrons voyous. Celui que ses adversaires traitent parfois d’"agité" ou de "brutal" sait aussi manier l’humour : "Je m’énerve pas, j’explique", dit-il souvent, plagiant Georges Lautner. « Non, je ne suis pas à l’extrême gauche » : Gérard Schivardi Gérard Schivardi a 57 ans. Maire de Mailhac depuis 2001, conseiller général de Ginestas depuis 2003, il a quitté le Parti socialiste en 2003.Gérard Schivardi, qui a été le premier des candidats n’appartenant pas à une grande formation à annoncer le dépôt de plus de 500 parrainages, désigné par le "Comité National pour la Reconquête de la Démocratie", s’est présenté comme le "candidat des maires" avec le soutien du Parti des Travailleurs (trotskyste). Il entend défendre les services publics et la laïcité et protéger les 36000 communes de France, en prônant la rupture avec l'Union Européenne et la renationalisation des services publics. Aux dernières élections présidentielles, le candidat du Parti des Travailleurs, Daniel Glückstein, secrétaire national, avait recueilli 132 686 voix, soit 0,47% des suffrages. Philippe de Villiers, le souverainiste Philippe de Villiers a 58 ans. Ancien Secrétaire d'Etat de Jacques Chirac en 1986, Philippe de Villiers est président du Conseil général de Vendée et député Européen.Fondateur et Président du Mouvement Pour la France, parti de droite souverainiste, il milite pour l'"Europe des nations" et un "patriotisme populaire". Il veut aussi incarner le refus de la mondialisation et la lutte contre l’immigration. Endetté pour mener campagne à la Présidentielle de 1995 où il obtient 4,7% (en dessous des 5% nécessaires pour récupérer sa mise), il s’abstient en 2002, prenant pour prétexte à l’époque de ne pas ajouter à la cacophonie des candidatures. Il avait appelé à voter Chirac au deuxième tour. Après les émeutes des banlieues et la polémique autour des candidatures, Philippe de Villiers utilise le thème de "l’islamisation de la France", choisissant aussi de trouver un espace politique du côté de l’électorat lepéniste. En avril 2006, Philippe de Villiers refuse pourtant l'alliance proposée par Jean-Marie Le Pen, arguant de grandes différences de vue entre eux, et notamment ses "dérapages insupportables" sur la Seconde Guerre mondiale. Il publie à cette période un essai à propos de "l'islamisation de la France", intitulé "Les mosquées de Roissy". Le ministère de l'intérieur Nicolas Sarkozy avait fait procéder à la fermeture de six salles de prière illégales dans l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle. Pour autant, son positionnement politique, visant à se différencier tant de Nicolas Sarkozy que de Jean-Marie Le Pen, ne lui ouvre qu'une marge de manœuvre réduite. Les sondages successifs n'accordent à Philippe de Villiers moins de 5 % des intentions de vote des Français. Dominique Voynet, à l’ombre du "Pacte écologique" Médecin anesthésiste, âgée de 48 ans, Dominique Voynet commence son engagement écologiste par la lutte contre les centrales nucléaires dans les années 1970.Membre fondatrice des Verts en 1984, elle devient députée européenne en 1989, puis porte-parole du mouvement en 1991. Dominique Voynet prend la tête des opposants à Antoine Waechter au sein des Verts en 1993. Candidate à la présidentielle en 1995 où elle réalise un score faible (3,32%), Dominique Voynet devient députée du Jura en 1997 et participe au gouvernement de "majorité plurielle" de Lionel Jospin jusqu'en 2001. Elle avait largement inspiré la signature française du protocole de Kyoto sur la limitation des gaz à effet de serre, elle ne peut empêcher d’autoriser des expérimentations sur l'enfouissement des déchets nucléaires et sur les cultures OGM. Sénatrice depuis 2004, elle est la candidate officielle des Verts pour l'élection présidentielle suite aux primaires qui l’avaient opposé à Yves Cochet. L’environnement est à la mode et elle peut bénéficier d’une bonne conjoncture politique, grâce notamment aux inquiétudes liées au réchauffement de la planète. Mais le "Pacte écologique" que Nicolas Hulot fait signer à tous les candidats emboite le pas de l’écologie politique en France. Dominique Voynet, dans l’ombre de l’animateur de télévision, plafonne à 2 % dans les sondages. Leur campagne n’aura pas lieu… Quatre candidats Roland Castro, France Gamerre, Nicolas Dupont-Aignan et Edouard Fillias ont été éliminés de la course, faute d’avoir rassemblé les fameuses 500 signatures nécessaires. Roland Castro, fondateur d’Utopies Concrètes, mouvement qui avance les "Devoirs du Citoyen" (dont le devoir de vote, de mémoire, d'hospitalité, de transmission du savoir ) et "89 propositions pour restaurer le lien social" (dont le droit de vote des étrangers aux élections locales, l'enseignement de l'histoire des religions à l'école, la suppression de l'ENA, un plan Gandhi à l'échelle du monde, la création de nouveaux services publics : eau, médicaments, égalité urbaine, la fin de la monarchie républicaine).Utopies Concrètes avait été créé avec le juge Eric Halphen). France Gamerre, Présidente de Génération Ecologie depuis 2002, est également adjointe au Maire de Marseille, en charge des Affaires Maritimes. Nicolas Dupont-Aignan En 2002, malgré son soutien à Chevènement, il rejoint l'UMP et forme le mouvement gaulliste Debout La République. Chef de file du "non" au sein de l'UMP sur le referendum sur la constitution européenne, il est le principal critique de ses amis gaullistes. Edouard Fillias aura été le plus jeune des prétendants à la candidature. Agé de 28 ans, il est le Président du parti "Alternative Libérale" qu'il a fondé en mars 2006. Son programme : porter un libéralisme "grand angle" dans le débat public et soutenir l'idée que le libéralisme n'est ni de droite ni de gauche, mais une tendance politique à part entière. La fin du monopole de la "Sécu", tel devait être le leitmotiv de sa campagne. Depuis le 13 mars, il soutient la candidature de François Bayrou, dont il a intégré l’équipe de campagne. |
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Le 22 avril, ils seront douze candidats à se présenter à la neuvième élection présidentielle de la Vème République. Douze candidats à prétendre au poste de chef de l’Etat. Douze candidats à présenter un programme et à battre la campagne pour améliorer leur notoriété, accroître leur popularité, séduire le plus grande nombre d’électeurs.
Agrégé de lettres classiques, François Bayrou est président de l'UDF depuis 1998, ancien ministre de l'Education nationale, ancien conseiller municipal de Pau et ancien président du conseil général des Pyrénées-Atlantiques. Candidat aux élections présidentielles de 2002, il avait obtenu 6,84% des voix. En 2007, ce père de six enfants, parlant couramment béarnais, et éleveur de chevaux, est présenté comme le "troisième homme", celui qui peut créer la surprise, comme l’ont confirmé certains sondages.
Aux élections présidentielles de 2002, alors qu’il avait 28 ans, Olivier Besancenot avait réalisé le plus haut score jamais atteint par un candidat de la Ligue Communiste Révolutionnaire, 4,25%. Le jeune "facteur-candidat" propose pour les élections de 2007 un programme révolutionnaire, "tous ensemble, nous pouvons changer le monde", fondé sur l’émergence d’une force anticapitaliste, d’un parti des travailleurs. Soucieux de ne pas faire perdre la gauche, il proclame dans son programme que : "Les militants révolutionnaires n’ont pas d’intérêts propres qui s’opposeraient à des accords pour la lutte. Ils luttent toujours pour constituer un front unitaire des partis et organisations qui se réclament des intérêts populaires contre ceux du patronat et de la bourgeoisie."
Né en 1953, il est l'une des principales figures du mouvement altermondialiste. Syndicaliste agricole français, porte-parole médiatique de la Confédération paysanne, il s’est distingué par des actions de désobéissance civile, suivies d’incarcérations... Candidat de "La gauche antilibérale", anti européen, il est connu pour sa lutte contre la mondialisation et son engagement contre les OGM et la "malbouffe".
Née en 1949, elle est Secrétaire nationale du Parti Communiste Français depuis octobre 2001 ; elle fut réélue lors du 33ème Congrès le 26 mars 2006. Députée de Seine-Saint-Denis, elle a été ministre de la jeunesse et des sports du gouvernement de Lionel Jospin de 1997 à 2002.
Arlette Laguiller est née en1940. Militante syndicale et trotskiste depuis le début des années 60, Arlette Laguiller adhère à Lutte Ouvrière en 1968. Véritable égérie de la vie politique française, "Arlette" séduit au-delà des débats d’idées. Alain Souchon lui a dédié une chanson qui porte son nom "Arlette Laguiller"… Il a ensuite déclaré ne plus vouloir l'interpréter depuis le deuxième tour des élections présidentielles de 2002, suite au refus d'Arlette Laguiller d'appeler à voter pour Jacques Chirac pour faire barrage à Jean-Marie Le Pen.
S'il était élu à la présidence de la république en 2007, Jean-Marie Le Pen aurait 78 ans au début de son mandat. Le "doyen" de l’élection présidentielle est le Président du Front National (FN), mouvement de droite nationaliste, qui incarne l'extrême droite française.
Frédéric Nihous est le jeune candidat de 39 ans issu de la formation "Chasse Pêche Nature et Traditions" (CPNT), choisi pour incarner la relève, après les mauvais scores réalisés aux élections régionales et européennes en 2004.
Ségolène Royal, 53 ans, est pacsée avec François Hollande, le Premier secrétaire du Parti socialiste, avec lequel elle a quatre enfants. Elle est députée socialiste des Deux-Sèvres depuis 1988 et présidente du conseil régional de Poitou-Charentes depuis avril 2004.
Voilà trente ans qu’il consacre sa vie à une ultime ambition, celle de devenir Président de la République. Agé de 52 ans, Nicolas Sarkozy, candidat de l’UMP à l’élection présidentielle est un des favoris, sinon le favori de l’élection.
Gérard Schivardi a 57 ans. Maire de Mailhac depuis 2001, conseiller général de Ginestas depuis 2003, il a quitté le Parti socialiste en 2003.
Philippe de Villiers a 58 ans. Ancien Secrétaire d'Etat de Jacques Chirac en 1986, Philippe de Villiers est président du Conseil général de Vendée et député Européen.
Médecin anesthésiste, âgée de 48 ans, Dominique Voynet commence son engagement écologiste par la lutte contre les centrales nucléaires dans les années 1970.