Avant de quitter la scène, CHIRAC récompense les siens

Publié le par david castel

 [lundi 19 mars 2007]  imprimer   envoyer par e-mail
"Désormais, il ne pense plus qu’à une chose : recaser ses collaborateurs." Comme le soulignait l’un de ses récents visiteurs, le Président, qui vient d’annoncer officiellement son départ de l’Élysée en mai prochain, veut assurer l’avenir de ses fidèles. Le processus de recasage de la Chiraquie, entamé il y a quelques mois, tourne à plein régime. Revue de détail.

Jean-Louis DEBRÉ : C’est évidemment la nomination la plus marquante et la plus symbolique parmi celles décidées par Jacques CHIRAC. Préféré in fine à Renaud DENOIX de SAINT-MARC, l’ancien ministre de l’Intérieur, fidèle parmi les fidèles du chef de l’État, s’est vu offrir la succession de Pierre MAZEAUD à la présidence du Conseil constitutionnel et passe ainsi du perchoir à la rue Montpensier. Une nomination qui permet au chef de l’État sortant de placer à ce poste stratégique l’un de ses plus proches, sans que la gauche s’en offusque plus que cela. Une absence de réaction que Jack LANG explique en soulignant que Jean-Louis DEBRÉ, à la présidence de l’Assemblée nationale, "a su faire preuve d’un certain sens de l’équité et du respect des droits de l’opposition".

Augustin de ROMANET de BEAUNE : Cela s’appelle un double rebond. Ancien directeur ou directeur adjoint des cabinets de Francis MER, Jean-Louis BORLOO et Jean-Pierre RAFFARIN, secrétaire général adjoint de la présidence de la République de juin 2005 à octobre 2006, Augustin de ROMANET de BEAUNE avait ensuite été nommé directeur adjoint finances et stratégie du groupe Crédit agricole S.A. Un poste qu’il a déjà abandonné, tout récemment, pour prendre la succession de Francis MAYER, décédé fin 2006, à la tête de la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Au nez et à la barbe des deux favoris, Maurice GOURDAULT-MONTAGNE et Frédéric SALAT-BAROUX.

Frédéric de SAINT-SERNIN : Écarté du gouvernement en mai 2005 lorsque son cousin Dominique de VILLEPIN en prit le commandement, Frédéric de SAINT-SERNIN avait trouvé refuge à l’Élysée - qu’il avait déjà fréquenté avant de devenir secrétaire d’État -, en tant que conseiller chargé des affaires institutionnelles et parlementaires. Une fonction qu’il a quittée en décembre dernier pour devenir président du Stade Rennais, club de football dont le propriétaire n’est autre que François PINAULT, grand ami de Jacques CHIRAC.

Laurent LE MESLE : C’est l’un des "recasages" les plus polémiques de la série. Conseiller technique chargé de la justice au cabinet de Jacques Chirac, de 2002 à 2004, puis directeur du cabinet de Dominique PERBEN, puis de Pascal CLÉMENT à la Chancellerie, Laurent LE MESLE est devenu, en septembre dernier, procureur général près la cour d’appel de Paris, en remplacement d’Yves BOT, parti à la Cour de justice des communautés européennes. Ce qui a fait hurler l’opposition et les syndicats de magistrats. Dominique BARELLA, alors président de l’Union syndicale des magistrats, expliquait ainsi sa colère : "Le citoyen Jacques CHIRAC pourra être entendu comme témoin, témoin assisté ou mis en examen par le juge chargé de l’affaire des HLM de Paris. Et qui sera chargé de réenclencher et de suivre cette procédure qui le vise ? Son ancien conseiller..."

Jean-Louis GEORGELIN : Chef de l’état-major particulier du président de la République depuis octobre 2002, Jean-Louis GEORGELIN a été nommé en août 2006 - et sans surprise - chef d’état-major des armées, soit le sommet de la hiérarchie militaire. Ce général d’armée, qui avait joué un rôle important dans la libération des journalistes français otages en Irak, a officiellement pris ses fonctions le 4 octobre dernier, succédant ainsi à Henri BENTÉGEAT, parti à Bruxelles présider le comité militaire de l’Union européenne.

Laurence AUER  : Nommée conseillère technique et porte-parole adjointe au cabinet de Jacques CHIRAC en juillet 2003, Laurence AUER, ancienne membre de l’équipe de Dominique de VILLEPIN au Quai d’Orsay, est devenue, au cœur de l’été 2006, conseillère culturelle à l’ambassade de France auprès du Royaume-Uni et parallèlement directrice de l’Institut français au Royaume-Uni. Une nomination estivale qui n’a été officialisée que le 3 novembre, via un arrêté du Premier ministre.

Annie LHÉRITIER : Cheffe de cabinet de Jacques CHIRAC depuis son arrivée à l’Élysée en 1995, Annie LHÉRITIER, Corrézienne d’origine, fait partie de l’entourage proche du chef de l’État depuis 1977, lorsqu’elle travaillait en tant que chargée de mission au cabinet du maire de Paris. Membre du conseil d’administration de l’Office national des forêts (ONF) depuis novembre dernier, elle vient officiellement de s’en voir attribuer la présidence, une fonction "non exécutive et non salariée", a-t-on tenu à préciser à l’Élysée. Elle succède à ce poste à Hervé LEJEUNE, autre ancien du cabinet de Jacques CHIRAC, et qui vient d’être nommé, lui aussi, à de hautes fonctions (lire ci-dessous).

Hervé LEJEUNE : Ancien directeur du Centre national des jeunes agriculteurs, conseiller pour les affaires agricoles au cabinet du Président de juin 2000 à mai 2006, celui qui a aussi dirigé le conseil d’administration de l’ONF de 2004 à 2006 avait été nommé, en avril dernier, inspecteur général de l’agriculture. Il vient d’être propulsé directeur du cabinet du directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et rejoindra donc Rome pour assumer ses nouvelles fonctions.

Charles FRIES : Ce spécialiste du Quai d’Orsay, où il fut d’ailleurs conseiller d’Alain JUPPÉ de 1993 à 1995, avait rejoint le cabinet présidentiel en mars 2002 pour assumer les fonctions de conseiller technique, chargé des affaires européennes. Une fonction qui l’a sans doute aidé à rejoindre Prague, en septembre dernier, après avoir obtenu le poste d’ambassadeur de France en République tchèque.
Stéphane DUPRÉ LA TOUR : Cet ingénieur en chef des Mines, passé par le secrétariat à l’Industrie, était devenu conseiller technique (mai 2000-juin 2005), puis conseiller industrie-environnement-transports, au cabinet de Jacques CHIRAC. En novembre dernier, il a été nommé directeur délégué à la centrale nucléaire de production d’électricité de Dampierre-en-Burly, dans le Loiret.

Richard DIDIER : En poste à l’Élysée depuis mars 2004, d’abord comme chargé de mission, puis en tant que conseiller technique chargé de l’outre-mer, cet ancien enseignant, qui a été directeur adjoint du cabinet de la ministre déléguée aux Affaires européennes, Noëlle LENOIR, a rejoint l’été dernier les îles Wallis et Futuna, en tant que préfet et administrateur supérieur.

Fabienne BUCCIO : Membre du cabinet de Jacques CHIRAC depuis 2003, d’abord comme
chargée de mission, puis en tant que conseillère technique en charge des affaires intérieures et de la sécurité civile, Fabienne BUCCIO, qui fut directrice du cabinet du préfet de Corrèze de 1998 à 2000, était officiellement, depuis janvier 2006, préfète hors cadre, chargée d’une mission de service public relevant du gouvernement. Elle vient de se voir attribuer la préfecture de la Mayenne.


Certains préparent leurs valises, d’autres sont en salle d’attente

 

La Chiraquie devrait voir très prochainement plusieurs autres de ses grognards quitter leurs fonctions pour d’autres, également très confortables. C’est notamment le cas de Jérôme BONNAFONT, porte-parole de l’Élysée, pressenti pour être nommé ambassadeur en Inde. De son côté, le conseiller diplomatique Laurent BILI devrait aller représenter la France en Thaïlande. En poste à l’Élysée depuis 1995, comme attaché de presse puis conseiller technique pour la presse, Laurent GLÉPIN avait tenté l’an dernier, en vain, de prendre la tête de l’Institut français de Barcelone. Son point de chute n’est pas encore connu, tout comme ceux de Claude CHIRAC, à laquelle on prête l’intention d’aller vivre aux États-Unis ; de Philippe MASSONI, ancien préfet de police de Paris et chargé de mission à la Présidence ; et d’Agathe SANSON, conseillère presse de Jacques CHIRAC. Autres cas en attente, ceux du sherpa Maurice GOURDAULT-MONTAGNE et du secrétaire général de l’Élysée, Frédéric SALAT-BAROUX. Tous deux avaient été pressentis pour prendre la tête de la CDC avant qu’Augustin de ROMANET de BEAUNE ne soit choisi (lire ci-dessus). Il reste deux mois à Jacques CHIRAC pour s’occuper au mieux de leur sort. À moins qu’il n’inscrive leurs noms sur son "testament", cette fameuse liste de collaborateurs à recaser que le Président sortant laisse traditionnellement à son successeur lors de la passation de pouvoirs.

  

Il y a douze ans, MITTERRAND...

 

Âgé et malade, François MITTERRAND savait de longue date qu’il quitterait la présidence de la République en mai 1995. Une situation dont avaient évidemment conscience tous ses collaborateurs, soucieux de préparer leur avenir post-élyséen. C’est ainsi que le dossier du reclassement avait été pris en main par le directeur de cabinet du chef de l’État, Pierre CHASSIGNEUX. Un Pierre CHASSIGNEUX qui s’est lui-même retrouvé, affirme Franz-Olivier GIESBERT dans La Tragédie du Président, dans le "testament" laissé par François MITTERRAND à Jacques CHIRAC. Le leader socialiste aurait voulu placer son collaborateur à la tête d’Aéroports de Paris. Un vœu qui ne sera exaucé qu’en 2001, le processus ayant été retardé, selon FOG, par... Lionel JOSPIN. Par ailleurs, dans les mois précédant son départ, François MITTERRAND avait placé Hervé BOURGES à la tête du CSA et son fidèle Roland DUMAS à la présidence du Conseil constitutionnel. Ce qui rappelle furieusement quelque chose...

  

Dans les cabinets ministériels, ça bouge depuis longtemps

 

Quelle que soit la période, mais surtout à un ou deux ans d’échéances électorales importantes, le petit monde des collaborateurs ministériels est soumis à d’incessants mouvements. Les allées et venues se succèdent à un rythme élevé. Les membres de cabinet ministériel - dont certains disposent de contrats prévoyant que leurs fonctions sont liées dans le temps à celles de leurs ministres - sont soucieux de ne pas attendre le dernier moment pour saisir l’opportunité d’aller rebondir ailleurs.
L’année 2007 n’a pas dérogé à la règle et a vu plusieurs "figures" des cabinets ministériels quitter leurs fonctions, pour certains dès l’été 2005. C’est par exemple le cas de Bastien MILLOT, fidèle de Jean-François COPÉ, qui a déserté Bercy pour rejoindre la direction de France Télévisions. Autre exemple marquant, celui de François RUBICHON, qui, après avoir travaillé auprès de Gilles de ROBIEN, Jean-Pierre RAFFARIN et Dominique PERBEN, a été nommé en octobre 2005 directeur général d’Aéroports de Paris. À la même époque, Pierre-Étienne BISCH, directeur de cabinet de Dominique PERBEN après avoir été conseiller de Jean-Pierre RAFFARIN, est parti diriger Météo France. Autre départ dans l’entourage du ministre des Transports, celui d’Arnaud LEBLIN, devenu en février 2006 responsable du service de presse du groupe Accor. Quant à François GAUTHEY, directeur de cabinet de François GOULARD, il a été nommé, en février 2006, directeur général de Voies navigables de France.


 

Trop tard.

Jacques Chirac entendu par la justice en juin.

Et peut-être comme témoin assisté.

Des années qu'on en rêvait...

 

Je ne sais pas pourquoi mais cette nouvelle tombée hier dans la frénésie de la campagne présidentielle n'a eu quasiment aucun effet sur moi.

Logiquement j'aurais dû sauter de joie.

 

J'ai suffisamment accompagné les combats des meilleurs ennemis de Jacques Chirac pour me réjouir de le voir enfin rendre des comptes.

 

Entre les étonnantes révélations d'un Gérard Merle, les mises en cause répétées d'Arnaud Montebourg, la publication avec Arnaud Hamelin de la Cassette Méry, le formidable Sept ans de solitude d'Éric Halphen ou plus récemment Impunités Françaises de Sébastien Fontenelle, j'ai donné ! Sans parler de Nos délits d'initiés et des questions posées sur les voyages à l'étranger de Jacques Chirac, payés en liquide. Et sur ses mensonges.

J'en oublie.

 

Bref, a priori, je suis le "client" idéal pour une "bonne nouvelle" de ce genre.

 

Et pourtant, après ses douze ans de règne (nous sommes une monarchie...), au moment où la justice va enfin faire son boulot, je trouve cela totalement vain.

 

Il est trop tard.

Beaucoup trop tard. 

 

Je n'ai pas envie d'imaginer la "curée".

Les caméras, les photographes, la meute accompagnant l'entrée de l'Ex et guettant sa sortie.

Les lâches qui n'ont pas bronché pendant douze ans qui vont retrouver soudainement la mémoire, peut-être même des preuves enfouies, et balancer... 

Les éditoriaux enflammés des courageux de la 25ème heure.  

La petite chronique classique de la lâcheté politico-médiatique ordinaire.

 

Il fallait attaquer Jacques Chirac lorsqu'il était au pouvoir, comme nous l'avons fait, et nous étions assez nombreux. 

Pour le contraindre à céder.

Le forcer à se rendre devant des juges. 

L'obliger à aller répondre à la convocation du juge Éric Halphen en mars 2001. 

En dépit de son statut.

De cette immunité de pacotille.

Ou même, pourquoi pas, essayer de le pousser à la démission.

Les parlementaires socialistes et Lionel Jospin, alors Premier ministre, ont ici une bien lourde responsabilité ; eux qui n'ont pas voulu - avant 2002 - donner à Arnaud Montebourg les signatures nécessaires pour enclencher la mise en accusation du Président devant la commission d'instruction de la Haute Cour de Justice.

La procédure ne pouvait pas aboutir ?

Nous le savions mais il aurait fallu l'entamer, ne serait-ce que pour des raisons symboliques. 

Pour montrer que nul n'est au-dessus des lois.

Président ou pas. 

Les socialistes n'en ont eu ni la volonté politique, ni le courage. Et comme à cette époque François Bayrou et l'UDF ne voulaient pas encore faire la révolution (ironie...), ils n'ont pas soutenu l'initiative.

Ils l'ont tous largement payé en avril 2002.

 

Alors, convoquer Chirac Jacques en juin 2007 ?

 

Cela n'aura plus beaucoup de sens. 

  


Plus largement, au delà du cas Chirac, un système politique dans lequel les principaux gouvernants, et surtout le Président, sont quasiment intouchables et irresponsables pendant qu'ils détiennent le pouvoir n'est pas et ne sera jamais une démocratie complète.

 

Il faut avoir la possibilité de mettre en cause un Président PENDANT son mandat.

Un juge doit pouvoir l'auditionner PENDANT son mandat.

Un Président doit devenir un justiciable presque ordinaire. 

Sans compter que dans notre pays où le cumul des mandats et la longévité politique sont des sports nationaux, les politiques de haut niveau ne sont, de fait, mis en cause que de manière rarissime.

Les 40 ans de carrière de Jacques Chirac le montrent clairement.

Quant au procès des écoutes téléphoniques de l'Élysée, que vaut-il sans le "témoignage" de François Mitterrand ?

 

Voilà un vrai sujet de réflexion pour électeurs hésitants ou volatils !

Demandez-vous (demandez leur !) quel statut envisagent pour eux même ou leurs ministres les principaux candidats.

 

 

PS. Je signale aux Delistes Lyonnais que je suis de passage à 17h30 à la FNAC Lyon Part-Dieu pour débattre avec Philippe Cohen de nos BD respectives.

Absent de mon écran jusqu'à cette nuit, je vous remercie de ne pas vous NRVer plus que de raison !

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Commentaires

vive sebastien fontenelle :)

Ecrit par : jeanmarc | vendredi, 16 mars 2007 08:55

Pour une fois que j'ai pu surveiller en temps réel, votre blog, je suis même pas le prem's :-(

Et de toute façon, l'instruction à propos de Chirac, ne finira pas...

Ecrit par : Mat | vendredi, 16 mars 2007 08:58

Les français sont toujours les premiers à raler contre cette classe politique corrompue, tous pourris etc....
Mais quant il s'agit de voter, la morale populaire disparait : Juppé est réélu dans un fauteuil, Balkany, Chirac élus par le PEUPLE alors que Jospin est éliminé...
Je pense que les français aiment bien les magouilleurs et les tripatouilleurs ce qui laisse toutes ses chances à Sarkozy grand patron des hauts de seine (c'est tout dire...).
Les français ont la classe politique qu'ils méritent !

Ecrit par : fabien | vendredi, 16 mars 2007 09:05

la lacheté se porte bien, merci

quand on voit le canard enchainé écrire noir sur blanc "prise illégale d'intéret" et "corruption passive" sans que personne ne bronche...

au contraire il y a un grand élan pour donner gracieusement a sarkozy un statut de victime

Ecrit par : Martin P. | vendredi, 16 mars 2007 09:17

Cher M.Birenbaum,

Vous voyez bien que passé un certain temps; l'application de la justice n'a plus de sens.
Sinon comme tous les jours pour tout savoir: http://francoismitterrand2007.hautetfort.com

Ecrit par : François Mitterrand | vendredi, 16 mars 2007 09:22

pas d 'accord Fabien , c 'est pas le peuple qui élit Balkany et consorts ,c'est à cause de tous ceux qui s 'abstiennent et qui ne font pas contre-feux que ces gus reviennent, (et aussi parceque la morale publique est assez basse appremment).Je ne suis pas sur que le peuple aime les magouilleurs,bien au contraire, mais le fait est qu ' à force de répéter "ce sont tous les mêmes", et de voir que les diverses alternances n 'ont rien réglées, bien au contraire,on décroche et on louche vers le borgne.C 'est dommage car l 'abstention favorisera quasiment toujours la droite.

Ecrit par : jean louis bozo | vendredi, 16 mars 2007 09:24

Bien sûr qu’il aurait fallu contraindre Chirac à se rendre chez le juge et je souscrit à votre réquisitoire contre les parlementaires PS et autres UDF qui n’ont pas voulu donner suite à l’initiative de Montebourg.

Mais il n’est jamais trop tard. Toute limite posée aux pouvoirs et privilèges que s’octroient les puissants, est bonne à prendre. Si Chirac pouvait être un peu inquiété, même s’il ne finit pas derrière les barreaux (ne rêvons pas), ça donnerait à réfléchir à tous les prévaricateurs et autres corrompus.

À Fabien : « Les français ont la classe politique qu'ils méritent ! ».
Les réélus cités, l’ont été, compte tenu des abstentions, par une MINORITÉ (à l’exception du 2ème tour assez particulier de 2002).

La force des politiciens ripoux c’est l’éparpillement politique des citoyens exigeants (sur la morale).

Ecrit par : Tony A. | vendredi, 16 mars 2007 09:30

Alors que l’échéance du mandat de Jacques Chirac approche, des voix convergentes se lèvent pour appeler à “passer l’éponge”, sur les (rares) affaires qui le menacent encore, et sur lesquelles la C6R a toujours gardé un oeil vigilant.



Venant du directeur du Point, Franz-Oliver Giesbert, on ne sera pas ici très surpris de sa récente déclaration sur Canal + (4 mars) : “Les Français n’accepteront pas qu’un juge ou deux harcèlent quelqu’un qui a été Président de la France pendant 12 ans, qui est âgé, qui est en fin de vie“.



On appréciera cependant les trésors de rhétorique :

-”Les français n’accepteront pas” qui fleure bon le souhait maquillé en pronostic, et donnel’impression que le peuple est prêt a se dresser contre cette menace

-”un juge ou deux” et son joli parfum de mépris pour l’institution judiciaire,

-”harcèlent” : Chirac harcelé ! Cela est cocasse concernant Jacques Chirac qui a sciemment organisé le dépecage par appartements des affaires le concernant, sans parfaire son oeuvre puisque demeure, non prescrite, une très marginale mais bien embêtante affaire d’emploi fictif.

-le chantage à l’émotion, sur la “fin de vie” de Jacques Chirac. Pleurez, chaumières!



Bref, il y a tellement de mauvaise foi condensée dans si peu de mots qu’on en viendrait presque à souhaiter que de telles déclarations se multiplient pour s’anéantir toutes seules de ridicule. Mais ce que l’on craignait arrive cependant à grand pas : des haussements d’épaule et de la mansuétude affectée comme réponse à douze ans d’exigence de justice bafouée.



Plus inquiétant cependant est de voir cette ritournelle reprise à gauche, que l’on ne pensait pas prête si tôt à sortir le violon du pardon. C’est DSK qui a en effet déclaré (LCI, 12 Mars) :

« Christophe Barbier : Souhaitez vous que la justice, après [la] fin effective de mandat [de J. Chirac] le 16 mai, lui demande des comptes sur les dossiers encore en cours, ou le laisse tranquille ?

DSK : La justice doit suivre son cours mais je ne pense pas que ce soit l’honneur de la France que d’aller chercher des noises à un président de la République qui n’est plus en fonction ».

Mazette, “des noises” ! Et comme si cela ne suffisait pas, on convoque maintenant “l’honneur” à l’appui d’une telle abdication ! Ce glissement est plus que préoccupant. Et quels que soient les pronostics que l’on puisse faire sur la probabilité de voir Chirac convoqué par un juge après le 6 mai, on rappellera au PS que ce n’est pas une raison pour mégoter avec les principes.

Les électeurs/sympathisants/membres du PS qui nous lisent seraient bien inspirés de le rappeler urgemment à leurs dirigeants !

Thomas Heams

Ecrit par : conventionnel | vendredi, 16 mars 2007 09:31

Le presse française s'est une fois de plus distinguée, c'est sa consoeur américaine qui a sorti l'information.

Elle se retrouve donc à la une sans craindre un coup de téléphone élyséeen dans les rédactions.

Mais, bien sûr, nos vaillants rédacteurs en chef hexagonaux auront oublié de demander à leurs redacteurs de parler dans le même article de la nomination du bienveillant juge Courroye à Nanterre où Chirac devrait être entendu. Où il ne mettra jamais les pieds sûrement.

Elle est clase, la presse française !

Ecrit par : Olivier | vendredi, 16 mars 2007 09:32

Toi, tu as raté un épisode!
Tu as juste oublié la nommination du juge Courroye au parquet de Nanterre, juste avant que Chirac n'annonce son intention de ne pas se présenter.
Cela s'appelle une négo : "tu me donnes une assurance que je passe entre les mailles du filet à la fin de ma mandature et je ne viens pas pourrir ta campagne en me présentant, compris, petite crotte?"

Et hop, un pote de l'UMP au parquet concerné!
Du coup, le Chi' annonce qu'il jette l'éponge et hop, on balance la nouvelle de sa convocation à Nanterre.
Et voilà comment on peut faire le coup de la justice pour tous, avec l'assurance de ne pas se faire gauler!
Magnifique!

Ecrit par : Le Monolecte | vendredi, 16 mars 2007 09:34

Mais les abstentionnistes c'est aussi le peuple. Quant il s'agit de réélire Balkany, les abstentionnistes sont autant responsables que les électeurs de Balkany. Si les électeurs s'abstiennent, ils sont coupables et ne doivent pas venir derrière se plaindre.
De la même façon il ne faudra pas venir pleurer après le 1er tour si la gauche est éliminée au profit d'un duel Droite molle-Droite dure.
Etre citoyen c'est aussi être responsable et assumer ses choix ou ses absences de choix.
Les français ne devront pas venir pleurnicher pendant 5 ans du choix qu'ils auront fait, ils devront en assumer toutes les conséquences !

Ecrit par : Fabien | vendredi, 16 mars 2007 09:36

Oups, vilain clavier, mauvaise relecture "elle est CLASSE, la presse française".

Ecrit par : olivier | vendredi, 16 mars 2007 09:37

J écrivais ça chez Crisedanslesmedias d'éric (qui est en diète internet ;0) le 26 mai 2006 :

"Démission pour raison de santé, puis :
"Peux pas venir vous voir Monsieur le juge. Trop vieux, usé et fatigué. D'ailleurs voilà un certificat médical du Dr Gruber pour votre dossier."
Ensuite, la propagande habituelle : "Ce sont de vieilles affaires, l'ex-président a quan même fait de grandes choses pour la France (Souvenez-vous des Taïnos), et puis celà n'intéresse pas les français, ..."

Et hop, passez muscade.

Beurk"

A part la possibilité d'une démission anticipée de Chirac pour raisons de santé, je n'ai rien à changer.
A rajouter Courroye, peut-être, pour plus de tranquilité.

A moins que ...

Mais franchement je n'y crois pas trop.

Et hop, passez Muscade.
(et pas massez Pescade ;0)

Zgur

Ecrit par : Zgur | vendredi, 16 mars 2007 09:40

Si en 2002 Jopsin avait utilisé les "affaires" contre Chirac il aurait été accusé d'instrumentaliser les affaires pour sa campagne et cela aurait boosté la campagne de Chirac.
Vous oubliez qu'aujourd'hui un homme politique inquiété dans une affaire est une "victime" (cf Sarkozy).
Juppé, pourtant condamné, a été présenté comme une "victime judiciaire"... et cette stratégie paye ensuite sur le plan électoral.
Les français ne sont pas assez exigeants, ils passent l'éponge et ce ne sont jamais les coupables qui payent sur le plan électoral, ce sont les hommes hônnetes.cf 2002
Les français aiment bien les coquins...

Ecrit par : Fabien | vendredi, 16 mars 2007 09:43

@fabien:c 'est sûr, c 'est à pleurer, mais je crois qu 'au bout d 'un moment t en as plus rien à cirer en fait, si tu t ' aperçois que ceux d 'en face sont quasi idem.Et puis y ' a toute une éducation à faire pff.Droite molle, droite dure , tu veux dire PS contre UMP ?S 'ils y arrivent, malgré la juste prestation de Ségolène hier soir.

Ecrit par : jean louis bozo | vendredi, 16 mars 2007 09:47

C'est tellement vrai...

Faut-il aller voter alors ?... Faire entendre sa voix...

Donc, il faut éliminer les "grands parties" qui s'aident et se protègent mutuellement...

Reste alors que les "petits" parties... Pas Bayrou, il est comme les autres... Pas l'extrême gauche, ils n'ont pas su s'entendre entre eux, les cons...

Reste l'extrême droite... Tant pis... "Ils" l'auront cherché !

Ecrit par : freedy | vendredi, 16 mars 2007 09:48

Il est encore temps,
Ne serait-ce que pour l'exemple, que Jacques Chirac vienne devant le juge. Pourquoi laisser tomber, pourquoi abdiquer devant des hommes qui connaissent parfaitement le système et la compassion que les français peuvent eprouver face à l'âge élévé du chef de l'Etat.
Mais enfin, si a chaque fois on utilise l'âge du capitaine pour absoudre une personne les délinquants décaties ne risquent rien et ne risqueront jamais rien. il faut bien que cela cesse un jour.
alors je dis non continuons encore et toujours ne lachons pas

Ecrit par : Nicolas | vendredi, 16 mars 2007 09:48

Oublions Chirac un peu, avant que l'histoire ne l'oublie toute seule. La priorité du moment c'est Sarkozy. Pourquoi le parquet de Nanterre ne réagit pas aux découvertes du Canard? Que peut-on faire, nous citoyen, pour que la justice se penche sur cette affaire?

Le plus écoeurant est le silence général des journalistes sur cette affaire...

http://vivelefeu.blog.20minutes.fr/archive/2007/03/07/lettre-ouverte-a-monsieur-jacques-hossaert-procureur-adjoint.html

Ecrit par : Media | vendredi, 16 mars 2007 09:51

c'est marrant de commenter une "info" qui été largement démentie !
encore plus drôle de mettre en avant la presse "américaine" (rédigée en France); notre presse à nous aussi fait des erreurs...

Chirac sera jugé, dans de conditions prévues par la constitution, point barre.
Votez pour un candidat s'engageant à la changer (ah non, c'ets vrai, voter n'est pas un acte envisagé par ici...)
Vous devriez le remercier de vous avoir permis d'éditer autant de livres sur le sujet.
Sans parler du Pacte de G. Benhamou, terriblement visionnaire (Chirac battu par Jospin au deuxième tour 2007)

bonne journée

JMB

Ecrit par : JMB | vendredi, 16 mars 2007 09:54

Il y a des gens hônnetes dans tous les partis et des magouilleurs dans tous les partis même si je considère qu'il y a un parti en particulier qui n'a pas de leçon à donner (mais pas de polémiques...il suffit de ragarder les soutiens d'un certain candidat).
Quand Montebourg prononce son discours contre la corruption à l'assemblée, avez-vous remarqué un fort mouvement dans l'opinion pour le soutenir, avez-vous vu bcp de journalistes l'approuver... non, il s'est fait moquer, il est passé pour la brebis galeuse ou le chevalier blanc etc...

Les politiques honnetes (il y en a beaucoup) ont besoin d'être soutenu par le peuple, or ceux qui dénoncent la corruption et la malhonneté sont massacrés médiatiquement.

Ecrit par : Fabien | vendredi, 16 mars 2007 09:57

Fabien

Tout à fait d'accord avec Bozo. Pour faire parti des "grands", un politique pense qu'il ne faut plus jouer les "Monsieur Propre".

Arrivé au poste de Premier ministre, Jospin s'est bien gardé de régulariser les sans-papiers comme il l'avait plus ou moins promis, ni d'attaquer Chirac sur les affaires, parce qu'il était devenu "sérieux" et que, à son niveau "ça ne se fait pas", ça ne se fait plus. On est entre gens bien.

Même chose pour les "grands" journalistes et autre "grands" personnages médiatiques. A On refait le monde, sur RTL, les Tillinac, Mano et autres considèrent même le cas Chirac, tout comme les affaires immobilières de Sarkozy comme "des broutilles". Parce que ça fait bien, parce que l'on est un homme public, sollicité pour son avis éclairé dans les dîners en ville et à On refait le monde entre deux résultats de la ligue 1. On fait allégeance aux puissants.

Heureusement qu'il y avait Askolovitch l'emmerdeur et Birenbaum le compulsif, qui ne doivent pas avoir le même plan de carrière. Mais à eux, on demandera quelle est leur problème, comme si demander de l'honnêteté était une marque de faiblesse. Ou un déficit d'ambition personnelle.

Ecrit par : Olivier | vendredi, 16 mars 2007 10:00

Sans doute êtes-vous trop parisien, donc trop blasé de tout. Pour ma part, je constate qu'il s'agit d'une annonce dans la presse étrangère, que rien n'est fait, que le nouveau procureur de Nanterre a une réputation d'ami de la droite. Je me réjouis de l'idée qu'un président et que ce président soit un justiciable comme les autres, mais rien n'est encore fait, et pour ma part, je m'en réjouirai vraiment le jour où... Mais on sent déjà que le "peuple"-people de Paris est déjà favorable à son jugement-absolution - par l'archevêque de Paris ? Pour ma part, le sieur Chirac peut toujours attendre que j'oublie et que je lui "pardonne", je ne suis pas chrétien, ni charitable, ni capable de donner un pardon, j'attends, en tant que citoyen républicain, que la justice fasse son travail..., et il y a matière !

Ecrit par : grellety | vendredi, 16 mars 2007 10:13

En 2002 si Jospin avait pensé qu'attaquer Chirac sur les affaires ne lui aurait rien couté sur le plan électoral, il l'aurait fait.
Mais il a pensé (et je le pensais aussi) que cela aurait nuisible à sa campagne.
Et on peut difficilement lui donner tord. Juppé a été condamné en 1ère instance puis en appel... résultat 2 ans après il est réélu comme un roi à Bordeaux !
Les français condamnent la corruption mais élisent les corrompus et les corrupteurs... !!

Ecrit par : Fabien | vendredi, 16 mars 2007 10:16

JL Borloo par reuters

"Invité sur RMC, le ministre de la Cohésion sociale n'a pas exclu de ne se rallier à personne tout en soulignant qu'il ne changerait "pas de famille politique".
Il a également confié avoir "sérieusement" pensé à se présenter. "Mais j'avais le souvenir de 2002 et je ne l'ai pas fait. J'ai craint d'apporter une dispersion qui va peut-être arriver cette fois-ci", a-t-il mis en garde. "Je ne suis pas sûr (...) qu'il n'y ait pas d'énorme risque de surprise à ces élections", a-t-il insisté."

Je suis tout à fait d'accord avec Borloo et g.b. qui pensent à une énorme surprise.
Le Pen toujours sous-estimé risque de nous refaire le coup de 2002.
Sarkozy qui passe en matière de references de Jaurès à Le Pen, va conforter le vote FN.
De même que Bayrou qui en reprenant les mots de Le Pen (le système, la clique qui profite du système) va lui aussi va conforter le vote FN.

Ségolène est pour le moment celle qui fait la campagne la plus digne et la plus droite des candidats républicains (parmi ceux qui ont une chance d'être au second tour).

Ecrit par : Richard... | vendredi, 16 mars 2007 10:20

He oui Grellety...

L'annonce de la nomination de Courroy imosée par Clément à fait la une des journaux en début de semaine.

Elle ne figure même pas hier en petit dans la new sur l'hypothétique convocation de Chirac.

Comme les redac-chef veulent titrer sur "Chirac entendu en juin!!", ils mentent à leurs lecteurs en ajoutant pas l'info qui casse leur "scoop"

Ecrit par : Olivier | vendredi, 16 mars 2007 10:23

Bonjour Guy, Bonjour à Tous,

Toutes ces questions de frais de bouche et autres menus détournements d'argent relèvent du folklore journalistique et judiciaire !

On ne pas etre pris au sérieux sur des questions aussi subalternes et révélant en réalité une obsession bien Franchouillarde pour l'argent et le pouvoir !

Le vrai délit d'initiés qui concerne en matière de complicité CRIMINELLE des millions de Français complices du SYSTEME c'est l'apartheid éthnoséparatiste criminogène organisé sur la base SCIENTIFIQUE d'une politique de peuplement ségrégative, raciste et discriminatoire !

Meme si les humains concernés par cet apartheid de masse concerne des "sous-etres" dont on se fiche complètement du sort qui leur est reservé et dont nombreux sont six pieds sous terre, il serait presque moins cynique alors de n'évaluer que le cout financier ruineux de cette politique raciale qui dépasse et de loin les "petits excès' d'un Jacques Chirac !

Le scandale humain si on s'en fout, peut on au moins s'intéresser au SCANDALE FINANCIER que représente la facture de l'apartheid soutenu par une socièté raciste tribalisée ?

La gabegie des banlieues ethniques tant sur le plan urbanistique, social, culturel qui en parle ?

Le cout faramineux d'une politique sécuritaire et judiciaire qui accompagnent cette gabegiie nationale qui en parle ?

Ne parlons pas des miliers de morts par cette EXCLUSION ORGANISEE !

Mais parlons du cout de ce crime organisé par le bon peuple raciste de France !

Remettons au moins en cause l'option raciste criminelle et criminogène AU MOINS pour la seule et unique raison qu'elle participe à RUINER LE PAYS !!

Comment peut on s'offusquer de quelques emplois fictifs ou autre et négliger ce qui est à 'origine de la RUINE FINANCIERE du pays par sa politique d'apartheid ?

Trop d'initiés sans doute dans ce crime collectif dont chacun est tenu responsable par complicité et non assistance à République en danger ?

Les délits d'initiés c'est bien gentil mais QUID DU CRIME DE L'APARTHEID DANS CE PAYS ??

Messieurs les redresseurs de torts lorsque vous vous regarderez UN JOUR dans mille ans dans votre miroir alors à ce moment là on pourra parler des menus délits de prisunic qui semblent vous empécher de dormir !

J'accuse ce peuple de complicité de meurtres en série par l'organisation collective d'un apartheid criminogène qui a ruiné financièrement le pays !

J'accuse ce peuple de crime de haute trahison contre la République Française par son organisation communautariste et tribale !

J'exige que cette question soit portée au Tribunal Pénal International et que la responsabilité de la France dans ce crime d'Etat soit engagé !

J'exige que la République retrouve ses droits par l'instauration urgente d'une politique de peuplement et de mixité sociale mettant fin à 30 années d'AARTHEID CRIMINEL ET CRIMINOGENE !

J'exige que la question de l'IDENTITE NATIONALE soit mise au coeur de cette campagne électorale afin de dénoncer les traitres à la Nation coupables par leur TRIBALISME COMMUNAUTARISTE DOMINANT d'un coup d'état permanent sur notre République !

J'exige un nouveau code de la NATIONALITE s'appuyant sur nos valeurs républicaines universelles !

J'exige que tout Français s'étant rendu complice du crime de l'apartheid soit déchu à vie de la nationalité Française et reconnu comme apatride traitre à la Nation !

Ca a une toute autre que vos chipottages sur les frais de bouche de l'Elysée non ??

Bonne journée chers compatriotes ! ;-))

Ecrit par : Malbrouck | vendredi, 16 mars 2007 10:23

@ Fabien

Oui, Juppé a été réelu avec les voix de l'UDF et le soutien personnel de Bayrou.

Ecrit par : Richard... | vendredi, 16 mars 2007 10:25

Voilà du lourd soutien pour Bayrou!

Azouz Begag officialise son soutien à françois Bayrou. Reuters
Azouz Begag a officialisé son soutien à François Bayrou dans la course à l'Elysée.
Sur France 2, le ministre de la Promotion de l'égalité des chances a attaqué les propositions de Nicolas Sarkozy, s'indignant que l'on prenne les immigrés pour des "boucs émissaires" à chaque élection majeure.

François Bayrou, "c'est le seul candidat que je puisse soutenir, on verra les modalités de ce soutien dans quelques jours", a-t-il expliqué. Une "rencontre du troisième type" est en train de se produire avec les Français "et le troisième type, c'est Bayrou".

C'est "tout à son honneur" d'avoir participé à des gouvernements dirigés par l'UMP, a-t-il ajouté. "C'est ce que je fais aujourd'hui au sein du gouvernement. Cela n'appartient ni çà la droite ni à la gauche. Cela appartient à tout le monde".

Pour Azouz Begag, Nicolas Sarkozy compose avec les extrémismes en proposant un ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale.

"Mais je ne suis pas stupide, les Français non plus. C'est un hameçon qui vise à aller chercher les brebis égarées du Front national et de les ramener dans le bercail républicain", a-t-il jugé.

"J'en ai marre qu'on prenne depuis 25 ans les immigrés pour des boucs émissaires à chaque élection majeure. Ce n'est pas de la chair à canon électorale ces immigrés (...) Les confronter avec le risque d'altérer l'identité française, ça ne me convient pas du tout et je le crie aujourd'hui", s'est-il indigné.

"Parler de moutons égorgés dans les baignoires des appartements HLM pour aller chercher les brebis égarées du Front national? Faut pas prendre les Français pour des agneaux!", a poursuivi le ministre délégué.

Ecrit par : Gillou le Fou | vendredi, 16 mars 2007 10:25

JL Borloo par reuters

"Invité sur RMC, le ministre de la Cohésion sociale n'a pas exclu de ne se rallier à personne tout en soulignant qu'il ne changerait "pas de famille politique".
Il a également confié avoir "sérieusement" pensé à se présenter. "Mais j'avais le souvenir de 2002 et je ne l'ai pas fait. J'ai craint d'apporter une dispersion qui va peut-être arriver cette fois-ci", a-t-il mis en garde. "Je ne suis pas sûr (...) qu'il n'y ait pas d'énorme risque de surprise à ces élections", a-t-il insisté."

Je suis tout à fait d'accord avec Borloo et g.b. qui pensent à une énorme surprise.
Le Pen toujours sous-estimé risque de nous refaire le coup de 2002.
Sarkozy qui passe en matière de references de Jaurès à Le Pen, va conforter le vote FN.
De même que Bayrou qui en reprenant les mots de Le Pen (le système, la clique qui profite du système) va lui aussi va conforter le vote FN.

Ségolène est pour le moment celle qui fait la campagne la plus digne et la plus droite des candidats républicains (parmi ceux qui ont une chance d'être au second tour).

Ecrit par : Richard... | vendredi, 16 mars 2007 10:25

Les socialistes commencent à me chauffer les oreilles à se réclamer de la Gauche. Ils ne sont pas de Gauche. Etre de Gauche ce n’est pas aller voter sagement une foi tout les 5 ans pour faire barrage à l’UMP, puis se rendormir comme un bienheureux, le sentiment du devoir accompli qui vous berce.

Je ne vote pas « contre » mais « pour » un projet de Société. Le barrage à Sarko, ça fait depuis la dernière présidentielle que je le mène. Avec mon bâton de pèlerin, pieds-nus dans les cités dortoirs, je prêche la bonne parole… Je suis sur le terrain social au quotidien et je peux vous affirmer qu’il n’y a pas d’implication des édiles PS… pas vraiment plus d’ailleurs de la part de ses militants.

J’en ai marre tout les 5 ans d’aller sauver le cul des élus socialistes . Qu’ont-ils fait les élus socialistes en 5 ans d’opposition ? Qu’ont-ils fait pour mériter ma voix ?
Si Sarko passe, j’invite tous les camarades du PS à se mobiliser dans les conflits sociaux à venir, à descendre dans la rue et participer enfin à la vie politique. Car le militantisme ne se résume pas à coller des affiches et glisser un bulletin dans l’urne pour un candidat que les médias ont imposé.

Mes responsabilités je les prends. Prenez les vôtres.

Amicalement.

Ecrit par : Louise Michel | vendredi, 16 mars 2007 10:26

j'ai surtout été étonnée - je pensais que c'était mieux verrouillé !
Quant à une poursuite pendant, ben c'est plus possible avec le statut qui a été voté. Il a tenu sa promesse le cher homme, peut être pas exactement comme on l'imaginait

Ecrit par : brigetoun ou brigitte celerier | vendredi, 16 mars 2007 10:28

@freedy:"Reste l'extrême droite... Tant pis... "Ils" l'auront cherché !"

faut pas pousser mémé non plus...Entre parenthèse , ce cancer de la démocratie favorise l 'immobilisme et arrange beaucoup de monde .
@olivier

Au hasard,voir Frêche qui tient par la barbichette le PS.Quelle cohérence, le chevalier blanc au piquet,Jojo qui prend des vacances.Vu d 'en bas, la politique c 'est pas reluisant.Et les éléphants qui reviennent, pitié...

Ecrit par : jean louis bozo | vendredi, 16 mars 2007 10:29

JL Bozo

Euh.. pas compris ce que tu m'as répondu, désolé.
O

Ecrit par : Olivier | vendredi, 16 mars 2007 10:34

Sans rapport..ou presque. Avez vous vu l'article dans le Monde sur "la belle journee de campagne de Nicolas Sarkozy", flagrant delit, une fois de plus, de totale absence de distance critique, et de scrupules! La servilite des ces journalistes me rend malade.
Par ailleurs je ne lis presque plus le journal en lui meme, seulement les reactions des lecteurs, qui sont pour certaines mieux informees que l'article!!!! Ou sont donc les vrais journalistes??

PS les accents manquent, faute de clavier adapte...

Ecrit par : Lily | vendredi, 16 mars 2007 10:37

MALBROUCK cette intervention confine au comique de répétition.

Ecrit par : g.b. | vendredi, 16 mars 2007 10:37

Mon ami Louise Michel, si Sarkozy passe je n'irai surement pas me joindre aux électeurs de Laguillier ou Besançenot... dont la fonction consiste à installer la droite au pouvoir pendant les élections et ensuite à pleurer à chaudes larmes pendant 5 ans dans des luttes dispersées. Si vous n'êtes pas capables de faire la différence entre le PS et l'UMP, libre à vous. Vous assumerez vos choix en électeurs-citoyens responsables !
Au fait tu vas choisir qui entre Bayrou et Sarko !?

Ecrit par : Fabien | vendredi, 16 mars 2007 10:44

@ Malbrouck

"l'apartheid éthnoséparatiste criminogène"... ce n'est pas un petit peu trop simple comme concept ????

@ Gillou

"Parler de moutons égorgés dans les baignoires des appartements HLM pour aller chercher les brebis égarées du Front national? Faut pas prendre les Français pour des agneaux!", a poursuivi le ministre délégué.

Cette phrase a de la gueule !!!
Lundi, au Flore, tu passes chez Bayrou ???

Ecrit par : Tlaciar | vendredi, 16 mars 2007 10:48

@ Malbrouck

"l'apartheid éthnoséparatiste criminogène"... ce n'est pas un petit peu trop simple comme concept ????

@ Gillou

"Parler de moutons égorgés dans les baignoires des appartements HLM pour aller chercher les brebis égarées du Front national? Faut pas prendre les Français pour des agneaux!", a poursuivi le ministre délégué.

Cette phrase a de la gueule !!!
Lundi, au Flore, tu passes chez Bayrou ???

Ecrit par : Tlaciar | vendredi, 16 mars 2007 10:48

Changement de sujet...

Livres Hebdo :
"Scholastic Inc. a annoncé que le premier tirage du dernier Harry Potter battrait tous les records avec 12 millions d’exemplaires aux Etats-Unis. "

Vous salivez ???

Moi aussi !!

Ecrit par : Tlaciar | vendredi, 16 mars 2007 10:53

Extrait de mon blog:

(...)Sinon hier, j'ai noté qu'on se demandait si mon successeur ne risquait pas de croiser le chemin de divers juges d'instruction dans les semaines suivant son départ de l'Elysée. Cette rumeur, venue a priori dont ne sait où, est assez distrayante. Rares sont les commentateurs à souligner que le justice française est aujourd'hui devenue un instrument sarkozyste puissant. On peut donc estimer à juste titre que Nicolas sarkozy s'impatiente de recueillir au plus vite le "soutien" de mon successeur...
http://francoismitterrand2007.hautetfort.com

Ecrit par : François Mitterrand | vendredi, 16 mars 2007 10:56

Depuis ce matin, six amis/collègues m'ont dit avoir changé d'avis et décidé de voter Royal... et non Bayrou comme ils le pensaient ces derniers jours. Un signe?

Ecrit par : kmi | vendredi, 16 mars 2007 10:58

@olivier : non rien, j' ai juste rajouté un autre exemple à ton post.

Ecrit par : jean louis bozo | vendredi, 16 mars 2007 10:59

Tlaclar

Tiens, prends mon mouchoir ;-)

Moi j'adore Harry Potter. Va-t-il triompher de Voldemort ? Y laissera-t-il la vie ? Sirius Black est-il vraiment mort ?

Voilà de vrais sujet, tas de muggles focalisés sur la Presidentielle 2007 !

OO

Ecrit par : Olivier | vendredi, 16 mars 2007 11:00

Avec le soutien d'Azouz Begag, c'est dans la fouille pour Bayrou, je serais Sarko, je ferais pas le malin ;-)

http://lestempsmodernesdujournalisme.wordpress.com

Ecrit par : ReSo | vendredi, 16 mars 2007 11:16

Je viens de voir sur le site de france3 la liste des invités du débat de lundi soir : Buffet, Voynet, Laguillier, Leroy (udf) et morano (ump). Pas de socialiste... Un oubli?
Si vraiment il n'y a pas d'invité PS c'est légèrement scandaleux, non?

Ecrit par : Kmi | vendredi, 16 mars 2007 11:17

@ Olivier

C'était le tirage qui me faisait saliver !!!

Ecrit par : Tlaciar | vendredi, 16 mars 2007 11:24

Hier, je suis tombé devant l’émission de Stéphane Bern où il est question de débat sur la société. Le thème du débat était le suivant : « le racisme menace t-il la société française ? ». La question semble, pour le moins, mal posée. En effet, lor

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Publié dans Politique Politicienne

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