Parrainage mode d’emploi

Publié le par david castel

claude ansoermoz
Publié le 19 février 2007

Le parrainage est presque né avec la Cinquième République. Et l'élection du chef de l'Etat français au suffrage universel. Pour «filtrer» les candidats fantaisistes. En 1962, la loi impose donc à chaque postulant le soutien écrit de 100 citoyens titulaires d'un mandat exécutif. Devant le nombre toujours plus imposant de candidats, Valéry Giscard d'Estaing décide en 1976 de faire passer le quota nécessaire à 500 paraphes, émanant d'au moins trente départements. Et de rendre public ces signatures dans le Journal Officiel. Objectif raté puisque les prétendants officiels à la charge suprême étaient douze en 1974 contre seize en 2002.

Cette année, 47 289 maires, députés, sénateurs, parlementaires, conseillers généraux et régionaux, conseillers de Paris, maires d'arrondissements de Lyon ou de Marseille peuvent être parraineurs. Pourtant – «syndrome» du 21 avril 2002 oblige – beaucoup de «petits» candidats galèrent. Le système a-t-il atteint ses limites? Beaucoup d'élus le pensent. Ceux qui avaient «soutenu» Le Pen en 2002, demandent un retour à l'anonymat. D'autres dénoncent les coûts exorbitants de cette procédure (on avance le chiffre de 2000 euros par signature) ou les petits arrangements entre partis. En 2002, par exemple, plusieurs sources ont accusé les proches de Chirac d'avoir aidé Le Pen à récolter sur le fil ses derniers parrainages. Une tactique pour évincer Jospin d'un second tour donné gagnant face à Chirac.
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Publié dans Découpage électoral

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