MOULOUDJI

Publié le par david castel


Mouloudji n'a jamais bénéficié d'une notoriété à la hauteur de son talent, de ses talents. Cet artiste libre et libertaire a pourtant exploré maintes facettes des Arts, le théâtre, la peinture, l'écriture et bien sûr, la chanson. Homme de conviction, Mouloudji reste à jamais un homme dont l'ouvre mêle sensibilité et générosité.

Marcel Mouloudji naît à Paris le 16 septembre 1922. Son père, Kabyle, est originaire de Sidi Aïch en Algérie. Emigré en France, il exerce le métier de maçon et s'inscrit au parti communiste. Il épouse une Bretonne catholique très pratiquante, mais qui assez vite sombre dans l'alcoolisme et la folie. Elle sera internée.

Rencontres

La famille Mouloudji vit dans un modeste logis du XIXème arrondissement de Paris. Marcel suit son père aux meetings communistes, parti dont il se sentira proche une partie de sa vie. Enfant plutôt mignon, il décroche à 11 ans un rôle dans un film sur Ménilmontant. En outre, avec son frère André, ils exercent une quantité de petits métiers de rue dont celui de chanteur.

Adolescent, Marcel s'inscrit aux Faucons Rouges, association issue du parti communiste, au sein de laquelle il monte un petit groupe avec son frère. En 1935, il fait la connaissance de Sylvain Atkine, metteur en scène dans le Groupe Octobre, organisation affiliée à la Fédération des théâtres ouvriers de France. C'est là qu'à 13 ans il rencontre déjà de grands noms de la scène dont Jean-Louis Barrault ou Roger Blin.

Plutôt doué, l'adolescent est adopté par le monde du théâtre. Il est même parrainé par l'homme de lettres Marcel Duhamel qui l'initie à la littérature et à la poésie. Celui-ci l'envoie travailler avec Jean-Louis Barrault chez qui Marcel vit quelques temps. Il prend également des cours avec Charles Dullin. En 1936, il joue dans son premier spectacle, "le Tableau des Merveilles" inspiré de l'Espagnol Cervantès et adapté en français par Jacques Prévert. A cette époque, il participe également à un immense mouvement artistique solidaire des grandes grèves de 1936. C'est ainsi qu'avec beaucoup d'artistes, il joue entre autres dans les usines.

Parallèlement au théâtre, Mouloudji démarre au cinéma. Via Jacques Prévert, il rencontre Marcel Carné qui lui donne un petit rôle chantant dans "Jenny" en 1936. Il enchaîne alors film sur film. Un des plus célèbres est "les Disparus de Saint-Agil" de Christian-Jaque en 1938. A 16 ans, Mouloudji est déjà une vedette de l'écran
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Publié dans LAETITIA

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