Présidentielle: les soutiens à Sarkozy s'élargissent

Publié le par david castel

 

AP | 22.12.2006 | 16:56

 

 

Nicolas Sarkozy conforte son statut de candidat naturel de la droite. Le ministre de l'Intérieur a officiellement reçu vendredi le soutien de plus de 130 ministres, anciens ministres et parlementaires UMP pour l'élection présidentielle.

En présentant cet appel en faveur du président de l'UMP, devant une soixantaine de ces soutiens dans un restaurant parisien, l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a expliqué devant la presse qu'il s'agissait d'"accompagner Nicolas Sarkozy dans cette campagne électorale que nous savons serrée et que nous voulons gagner".

Le comité stratégique de Dialogue et Initiative, club de Jean-Pierre Raffarin au sein de l'UMP, a lancé un appel à ses membres pour soutenir la candidature du ministre de l'Intérieur. Au total, 140 personnalités, dont cinq ministres comme Pascal Clément (Justice), Thierry Breton (Economie), Dominique Bussereau (Agriculture) ou Pascal Clément (Justice), ainsi que sept anciens ministres, 70 députés, 55 sénateurs et trois députées européennes ont apporté leur soutien.

"A la veille des fêtes de fin d'année (...), il nous semble important de nous rassembler et de militer pour l'unité", a expliqué M. Raffarin, pour qui Nicolas Sarkozy a "la capacité" de devenir président de la République. "Je pense que six mois avant la campagne, l'image l'emporte quelquefois sur la capacité. Dans la campagne, la capacité l'emportera sur l'image", a-t-il noté.

A son arrivée au restaurant, le ministre de l'Intérieur a estimé que l'engagement de M. Raffarin était "un atout très important". "C'est beaucoup plus qu'un ralliement. C'est autre chose, c'est une symbiose", a renchéri le président de l'UMP.

"Cela fait bien longtemps que je sais que les responsabilités qui pèsent sur mes épaules sont très lourdes, et dans ces responsabilités, il y en a une d'abord, c'est celle de rassembler. C'est à moi de le faire, de tendre la main, de faire que toutes les susceptibilités, tous les malentendus du passé, cela appartienne au passé", a-t-il noté.

Et d'ajouter: "Je ne ferai pas avec ceux qui représentent tant de choses dans ma famille ce que je vois faire ailleurs. J'ai besoin de tout le monde, je le sais". "Je resterai moi-même, je défendrai mes idées et mes convictions, mais je dois intégrer d'autres tempéraments et d'autres sensibilités", a-t-il promis, avant de recevoir une bourriche d'huîtres des mains de Dominique Bussereau.

Pour le sénateur du Val-de-Marne Christian Cambon, Nicolas Sarkozy est "le seul qui est en mesure de faire les réformes dont ce pays a besoin". "Nous sommes à un tournant. Nous sommes à un croisement. Il faut que la France prenne les décisions qui nous permettent d'affronter l'avenir", a-t-il dit à l'Associated Press.

Claude Belot, sénateur de Charente-Maritime, a expliqué à l'AP avoir choisi de soutenir Nicolas Sarkozy parce qu'il représente les valeurs que lui-même défend et parce qu'il "propose une rupture, un renouveau". "Je crois qu'il a véritablement la capacité de l'homme d'Etat (...) Il a une grande expérience" et "il a occupé des ministères régaliens", a-t-il confié. AP

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Publié dans Politique Politicienne

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