Robin McKelle Bei mir bist du schön
Par Stephane KOECHLIN (mercredi 6 décembre 2006)

Ce qui plaît chez Robin McKelle, c’est d’abord son charme rétro. Sa jolie figure rêveuse, sortie d’un col en fourrure, orne la pochette de son premier disque, Introducing Robin McKelle. La jeune fille à l’ample chevelure rousse semble venir d’un film de Godard, mais vit bien à notre époque. Native de Rochester (New York), Robin s’est formée à l’église où elle commença à chanter à l’âge de 5 ans aux côtés de sa mère. Elle apprit le piano puis étudia dans la prestigieuse école Berklee School of Music, côtoya sur scène, pendant des années, des géants comme Herbie Hancock ou Wayne Shorter. Son voeu était d’enregistrer un album qui rappelle un certain âge d’or, les années 1940. Elle a appelé l’arrangeur-trompettiste Willie Murillo, responsable des albums fifties de Brian Setzer (l’ancien Stray Cats) et enregistré avec lui Introducing tout de suite classé parmi les cinquante meilleurs albums. Robin a parsemé l’oeuvre de thèmes populaires comme cette vieille chanson juive, Bei mir bist du schön, rendue célèbre en 1937 par les Andrews Sisters (symbole de la résistance antinazie) et dont la jeune chanteuse a fait une ballade latine plus légère. Elle reprend aussi un classique du jazz, On The Sunny Side Of The Street, après tant d’autres grandes figures (Billie Holiday, Louis Armstrong...). Enthousiaste, la critique a comparé Robin à Ella Fitzgerald. Plus qu’une introduction, une consécration !
FAUT-IL Y ALLER ? Oui, car la chanteuse nous offre son deuxième concert parisien après celui donné, en octobre dernier, au China Club. Mais cette fois, elle se produit à la tête d’un vrai grand orchestre de dix-sept musiciens pour approcher son rêve, une époque idéale.
New Morning 7-9 rue des Petites-Écuries (Xe) Dates : les 11 et 14 déc. à 21 h Loc. : 01 45 23 51 41 Places : 28 €
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