résultats définitifs des élections israéliennes : quelques changements (+ composition de la Knesset)
Après le décompte final des bulletins de vote (en particulier de ceux des
soldats), les partis Kadima, Likoud et Meretz gagnent chacun un siège, au
détriment du Shas, d'Israel Beitenu et de Ra'am - Ta'al.
La répartition définitive est donc :
Kadima : 29 sièges
Travaillistes : 20
Likoud : 12
Shas : 12
Israel Beitenu : 11
Parti National Religieux - Union nationale : 9
Gil (retraités) : 7
Judaïsme de la Torah : 6
Meretz : 5
Hadash : 3
Ra'am - Ta'al : 3
Balad : 3
Les députés élus sont les suivants (dans l'ordre dans lequel ils
figuraient sur leurs listes respectives) :
- Kadima : 1.Ehoud Olmert, 2.Shimon Peres, 3.Tzipi Livni, 4.Meir Shitrit,
5.Avi Dichter, 6. Marina Solodkin, 7.HaIm Ramon, 8.Shaul Mofaz, 9.Tzahi
Hanegbi, 10.Abraham Hirchson, 11.Uriel Reichman, 12.Gideon Ezra, 13.Ronnie
Bar-On, 14.Dalia Itzik, 15.Ze'ev Boim, 16.Jacob Edery, 17.Ze'ev Elkin,
18.Majalli Whbi, 19.Rouhama Avraham, 20.Menachem Ben Sasson, 21.Shlomo
Breznitz, 22.Eli Aflalo, 23.David Tal, 24.Avigdor Itzhaki, 25.Ronit
Tirosh, 26.Othniel Schneller, 27.Michael Nudelman, 28.Amira Dotan, 29.Yoel
Hasson
- Travaillistes : 1. Amir Peretz, 2. Isaac Herzog, 3. Ophir Pines-Paz, 4.
Avishai Braverman, 5. Youli Tamir, 6. Ami Ayalon, 7. Eitan Cabel, 8.
Binyamin (Fouad) Ben-Eliezer, 9. Sheli Yakhimovitch, 10. Michael Melchior,
11. Matan Vilnaï, 12. Colette Avital, 13. Ephraim Sneh, 14. Dani Yatom,
15. Nadia Hilo, 16. Shalom Simkhon, 17. Orit Noked, 18. Yoram Marsiano,
19. G. Magadla, 20. S. Shanan
- Likoud : 1. Benjamin Netanyahou,2. Silvan Shalom, 3. Moshe Kahlon, 4.
Gilad Erdan, 5. Gideon Sa`ar, 6. Michael Eitan, 7. Reouven Rivlin, 8. Dan
Naveh, 9. Youval Steinitz, 10. Limor Livnat, 11. Natan Sharansky, 12.
Yisrael Katz
- Shas : 1. Eliyahou Yishaï, 2. Itzhak Cohen, 3. Amnon Cohen, 4. Meshoulam
Nahari, 5. Ariel Attias,
6. Shlomo Benizri, 7. David Azoulay, 8. Itzhak Ouaknin, 9. Nissim Zeev,
10. Yakov Margi, 11. Emil Amsalem, 12. Avraham Michaeli
- Israel Beiteinu :1. Avigdor Liberman, 2. Youri Stern, 3. Edvi Israel
Hasson, 4. Yossef Shegal, 5. Esterina Tratman, 6. Stess Miznikov, 7. Sofa
Landver, 8. Yitzhak Aharon-Aharonovitch, 9. Robert Iltov, 10. Alex Miller,
11. Lea Shemtov
- Parti National Religieux - Union nationale : 1. Benyamin Elon, 2.
Zvouloun Orlev, 3. Tsvi Hendel,
4. Effie Eitam, 5. Nissan Slomiansky, 6. Itzhak Levy, 7. Eliahou Gabbay,
8. Arieh Eldad, 9. Uri Yehouda Ariel
- Gil (retraités) : 1. Raphael Eitan Pentman, 2. Yaakov Ben-Izri, 3. Moshe
Sharoni, 4. Itzhak Ziv, 5. Itzhak Galanti, 6. Elhanan Glazer, 7. Sarah
Marom
- Judaïsme de la Torah : 1. Yakov Litzman, 2. Avraham Ravitz, 3. Meir
Poroush, 4. Moshe Gafni, 5. Shmouel Halpert, 6. Yaakov Cohen
- Meretz :1. Yossi Beilin, 2. Haim Oron, 3. Ran Cohen, 4. Zahava Gal-On,
5. Avshalom (Abou) Vilan
- Ra'am-Ta'al : 1. Ibrahim Tzartzour, 2. Ahmad Tibi, 3. Talab El-Sana
- Hadash : 1. Mohammad Barake, 2. Hanna Swaid, 3. Dov Khenin
- Balad : 1. Azmi Bishara, 2. Jamal Zahalka, 3. Wasil Taha
soldats), les partis Kadima, Likoud et Meretz gagnent chacun un siège, au
détriment du Shas, d'Israel Beitenu et de Ra'am - Ta'al.
La répartition définitive est donc :
Kadima : 29 sièges
Travaillistes : 20
Likoud : 12
Shas : 12
Israel Beitenu : 11
Parti National Religieux - Union nationale : 9
Gil (retraités) : 7
Judaïsme de la Torah : 6
Meretz : 5
Hadash : 3
Ra'am - Ta'al : 3
Balad : 3
Les députés élus sont les suivants (dans l'ordre dans lequel ils
figuraient sur leurs listes respectives) :
- Kadima : 1.Ehoud Olmert, 2.Shimon Peres, 3.Tzipi Livni, 4.Meir Shitrit,
5.Avi Dichter, 6. Marina Solodkin, 7.HaIm Ramon, 8.Shaul Mofaz, 9.Tzahi
Hanegbi, 10.Abraham Hirchson, 11.Uriel Reichman, 12.Gideon Ezra, 13.Ronnie
Bar-On, 14.Dalia Itzik, 15.Ze'ev Boim, 16.Jacob Edery, 17.Ze'ev Elkin,
18.Majalli Whbi, 19.Rouhama Avraham, 20.Menachem Ben Sasson, 21.Shlomo
Breznitz, 22.Eli Aflalo, 23.David Tal, 24.Avigdor Itzhaki, 25.Ronit
Tirosh, 26.Othniel Schneller, 27.Michael Nudelman, 28.Amira Dotan, 29.Yoel
Hasson
- Travaillistes : 1. Amir Peretz, 2. Isaac Herzog, 3. Ophir Pines-Paz, 4.
Avishai Braverman, 5. Youli Tamir, 6. Ami Ayalon, 7. Eitan Cabel, 8.
Binyamin (Fouad) Ben-Eliezer, 9. Sheli Yakhimovitch, 10. Michael Melchior,
11. Matan Vilnaï, 12. Colette Avital, 13. Ephraim Sneh, 14. Dani Yatom,
15. Nadia Hilo, 16. Shalom Simkhon, 17. Orit Noked, 18. Yoram Marsiano,
19. G. Magadla, 20. S. Shanan
- Likoud : 1. Benjamin Netanyahou,2. Silvan Shalom, 3. Moshe Kahlon, 4.
Gilad Erdan, 5. Gideon Sa`ar, 6. Michael Eitan, 7. Reouven Rivlin, 8. Dan
Naveh, 9. Youval Steinitz, 10. Limor Livnat, 11. Natan Sharansky, 12.
Yisrael Katz
- Shas : 1. Eliyahou Yishaï, 2. Itzhak Cohen, 3. Amnon Cohen, 4. Meshoulam
Nahari, 5. Ariel Attias,
6. Shlomo Benizri, 7. David Azoulay, 8. Itzhak Ouaknin, 9. Nissim Zeev,
10. Yakov Margi, 11. Emil Amsalem, 12. Avraham Michaeli
- Israel Beiteinu :1. Avigdor Liberman, 2. Youri Stern, 3. Edvi Israel
Hasson, 4. Yossef Shegal, 5. Esterina Tratman, 6. Stess Miznikov, 7. Sofa
Landver, 8. Yitzhak Aharon-Aharonovitch, 9. Robert Iltov, 10. Alex Miller,
11. Lea Shemtov
- Parti National Religieux - Union nationale : 1. Benyamin Elon, 2.
Zvouloun Orlev, 3. Tsvi Hendel,
4. Effie Eitam, 5. Nissan Slomiansky, 6. Itzhak Levy, 7. Eliahou Gabbay,
8. Arieh Eldad, 9. Uri Yehouda Ariel
- Gil (retraités) : 1. Raphael Eitan Pentman, 2. Yaakov Ben-Izri, 3. Moshe
Sharoni, 4. Itzhak Ziv, 5. Itzhak Galanti, 6. Elhanan Glazer, 7. Sarah
Marom
- Judaïsme de la Torah : 1. Yakov Litzman, 2. Avraham Ravitz, 3. Meir
Poroush, 4. Moshe Gafni, 5. Shmouel Halpert, 6. Yaakov Cohen
- Meretz :1. Yossi Beilin, 2. Haim Oron, 3. Ran Cohen, 4. Zahava Gal-On,
5. Avshalom (Abou) Vilan
- Ra'am-Ta'al : 1. Ibrahim Tzartzour, 2. Ahmad Tibi, 3. Talab El-Sana
- Hadash : 1. Mohammad Barake, 2. Hanna Swaid, 3. Dov Khenin
- Balad : 1. Azmi Bishara, 2. Jamal Zahalka, 3. Wasil Taha
publié par David CASTEL dans: Peace in Middle East
LEMONDE.FR | 30.03.06 | 08h04 • Mis à jour le 30.03.06 | 08h54
Le Canada a annoncé, mercredi 29 mars, jour de l'entrée en fonction du gouvernement palestinien formé par le Hamas, qu'il suspendait son aide à l'Autorité palestinienne et n'aurait "aucun contact" avec la nouvelle équipe, tant que celle-ci n'aura pas renoncé à la violence et reconnu Israël.
Le premier ministre conservateur, Stephen Harper, nommé fin janvier, avait posé ses conditions à la poursuite de l'aide, en même temps que plusieurs autres pays. Mais le Canada est le premier pays, hormis Israël, à mettre en œuvre une telle mesure depuis la victoire du mouvement radical aux législatives palestiniennes.
"Nous voulons leur envoyer un signal (...) qu'ils doivent changer, qu'ils doivent s'adapter", a précisé le chef de la diplomatie canadienne, Peter MacKay, dans une interview à la c haîne CBC.
7,3 MILLIONS DE DOLLARS D'AIDE SUSPENDUS
7,3 MILLIONS DE DOLLARS D'AIDE SUSPENDUS
L'interdiction de contact ne vise toutefois pas le chef de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Stephen Harper a indiqué, dans un message félicitant son homologue israélien, Ehoud Olmert, de la victoire de son parti Kadima, qu'il continuerait à œuvrer en faveur de la paix avec "M. Olmert et le président palestinien, Mahmoud Abbas". "Il n'est certainement pas dans nos intentions d'isoler M. Abbas", a renchéri M. MacKay.
Ottawa distingue "l'aide apportée à l'Autorité palestinienne et celle consentie aux Palestiniens eux-mêmes", et entend continuer "à aider directement le peuple palestinien", qui en a besoin, mais en s'assurant que l'argent n'est pas détourné à d'autres fins et "ne serve pas à financer le terrorisme", a précisé le chef de la diplomatie, rappelant que le Hamas figure sur la liste canadienne des organisations terroristes.
Ainsi, quelque 7,3 millions de dollars canadiens (5,17 millions d'euros) sur une aide annuelle de quelque 25 millions de dollars (17,7 millions d'euros) sont suspendus, a précisé le ministère des affaires étrangères.
Le nouveau ministre de l'information palestinien, Youssef Rizka, a estimé que cette décision était "précipitée" et reflétait "un parti pris évident", "alors que nous avons besoin que le gouvernement canadien demande aux autorités israéliennes de reconnaître qu'elles occupent des terres palestiniennes".
Avec AFP et AP
publié par David CASTEL dans: Peace in Middle East
[l'histoire du kibboutz Shomriya,déclaré en faillite puis remis à des
colons évacués de Gaza, est celle de nombreux villages d'Israël "de
l'intérieur", défavorisés au profit des colonies. "Israël (et Shomriya)
auront payé deux fois l'addition : une fois pour s'introduire par
effraction dans les territoires, et une deuxième pour en sortir"]
http://www.haaretz.com/hasen/spages/700819.html
par Yossi Sarid (1)
Trad. : Gérard pour La Paix Maintenant
Dans le dernier numéro de la revue du mouvement kibboutzique Artzi (2),
"Daf Yarok" ("La Feuille Verte"), Amos Oz prédit aux kibboutz un avenir
radieux. Selon lui, plusieurs chapitres de l'Histoire leur restent à
écrire. Je fais partie ceux qui partagent cette vision optimiste et qui
souhaitent beaucoup de bien au kibboutz.
Un avenir radieux, peut-être, mais pas forcément un présent très brillant.
Le grand mouvement kibboutzique dans son ensemble n'a pas été capable de
sauver un petit kibboutz de rien du tout, Shomriya, au pied des montagnes
de Hebron, à l'intérieur de la ligne Verte. Il y a 15 jours, les 13
dernières familles ont quitté leur kibboutz et remis les clés aux évacués
d'Atzmona, dans le Goush Katif (bande de Gaza). Avec leurs indemnités, les
évacués de Shomriya, eux, se sont installés dans des kibboutz voisins. En
apparence, ils ont été évacués volontairement : personne ne les a chassés.
En fait, ils n'avaient pas le choix. ??Shomriya est le dernier kibboutz
fondé par le mouvement Artzi. Pendant plus de vingt ans, il s'est accroché
à sa terre et fait des efforts désespérés pour survivre. Ainsi, le
mouvement Artzi a perdu l'enfant de ses vieux jours. Donnera-t-il
naissance à un nouvel enfant? Espérons-le.
La faillite de Shomriya est encore à la recherche de son sens. Et
pourtant, ce sens est clair : à partir du moment où il a été créé à
l'intérieur de la ligne Verte et non au-delà, il était condamné. C'est
vrai, Shomriya était un village de défense. Mais il n'était pas une
colonie, et il a donc été négligé puis abandonné.
Lors de la cérémonie officielle, quand les membres du kibboutz ont remis
les clés aux colons, le secrétaire du kibboutz, Ygal Aflalo, a dit :
"Aujourd'hui, c'est la fin d'une époque de notre vie, et dans quelques
semaines, nous serons partis. Nous sommes ruinés. Cet endroit ne nous
appartient plus, et c'est une situation que nous avons du mal à accepter."
Gad Sadeh, l'un des fondateurs du kibboutz : "Nous avons attendu 15 ans
qu'on construise une route d'accès et un réfectoire. Tout cela est arrivé
trop tard. Nous avons compris qu'on ne voulait pas qu'on vive, mais
seulement nous maintenir sous respiration artificielle."??Yoram Mamon,
autre fondateur : "Si l'Etat avait investi ne serait-ce que le dixième de
ce qu'il investit aujourd'hui pour les évacués d'Atzmona, nous serions
aujourd'hui un kibboutz dynamique, et nous n'aurions pas à déménager et à
être locataires dans un autre kibboutz."
Dommage que le Contrôleur de l'Etat n'ait pas entendu parler des affres
des évacués de Shomriya avant d'écrire son rapport sur les souffrances des
évacués du Goush Katif : comment les kibboutzniks n'avaient pas l'armée
pour les protéger, et comment ils montaient donc eux-mêmes la garde, la
nuit, et allaient travailler le matin en dehors du kibboutz ; comment
personne ne leur a bâti une crèche ou une école ; et comment ils se sont
battus pour obtenir l'autorisation de construire un nouveau quartier, qui
ne voit le jour que maintenant, comme si une baguette magique ne l'avait
créé que pour ceux qui héritent de leur kibboutz ; comment chaque requête
pour un agrandissement, une route, un égout, une absorption de nouveaux
immigrants, se débattait dans les mailles de la bureaucratie.
Si le Contrôleur de l'Etat avait connu l'histoire des habitants de
Shomriya, et pas seulement la leur, il aurait dû admettre que les colons
d'Atzmona ont bénéficié d'un traitement privilégié qui leur a permis
d'améliorer leur sort.
L'histoire de Shomriya c'est celle de nombreux villages, partout dans le
pays, en particulier dans le Néguev et en Galilée, qui, tous, vivent
l'enfer, et auxquels personne ne prête attention. ??Depuis 38 ans, c'est
comme si tout ce qui s'est passé ici, à l'intérieur de la ligne Verte,
s'était passé dans des montagnes sauvages. Il n'y en avait que pour les
Territoires, le reste était ailleurs. "Si l'Etat avait investi ne
serait-ce que le dixième de ce qu'il investit aujourd'hui", dit l'un des
fondateurs. Lui non plus (personne, d'ailleurs) n'a pas la moindre idée
des sommes investies pour créer et conserver le Goush Katif, ni de celles
qui ont été dépensées pour son évacuation. Et à qui va l'argent quand il
n'en reste plus? A tout le reste. A Shomriya, par exemple.
Pendant près de 40 ans, nous avons gaspillé l'argent public dans des
colonies qui ont déjà été évacuées. Pendant la prochaine législature,
comme promis, Israël va continuer à évacuer des colonies et à gaspiller de
l'argent. Au début, nos ressources s'épuisaient pour nous permettre de
nous installer sur des terres volées. Maintenant, il n'y aura pas plus de
ressources non plus, puisqu'elles vont servir à les évacuer. Israël (et
Shomriya) auront donc payé deux fois l'addition : une fois pour
s'introduire par effraction dans les territoires, et une deuxième pour en
sortir.
(1) Yossi Sarid : ancien ministre, ancien secrétaire général du Meretz.
(2) le mouvement Artzi regroupe les kibboutz fondés par le mouvement de
jeunesse de gauche Hachomer Hatzaïr.
Nous avons publié de nombreux articles sur la question du lien entre
économie et colonisation :
- "Le poisson pourrit d'abord par la tête", enquête d'Akiva Eldar
:http://www.lapaixmaintenant.org/article1006
- La célèbre enquête d'Ha'aretz sur le coût de la colonisation :
http://www.lapaixmaintenant.org/article545
- De nombreux articles et communiqués sur les budgets qui ont favorisé les
colonies au détriment des localités "de l'intérieur" d'Israël : entre
autres, http://www.lapaixmaintenant.org/article630 ("Subventions aux
colons deux fois superieures a ce que touchent les autres Israeliens"),
http://www.lapaixmaintenant.org/article245 ("des cadeaux pour les
colonies"), http://www.lapaixmaintenant.org/article929 ("occupation ou
prospérité, il faut choisir"), http://www.lapaixmaintenant.org/article128
("Traitement préférentiel pour les colonies dans les années 90"),
colons évacués de Gaza, est celle de nombreux villages d'Israël "de
l'intérieur", défavorisés au profit des colonies. "Israël (et Shomriya)
auront payé deux fois l'addition : une fois pour s'introduire par
effraction dans les territoires, et une deuxième pour en sortir"]
http://www.haaretz.com/hasen/spages/700819.html
par Yossi Sarid (1)
Trad. : Gérard pour La Paix Maintenant
Dans le dernier numéro de la revue du mouvement kibboutzique Artzi (2),
"Daf Yarok" ("La Feuille Verte"), Amos Oz prédit aux kibboutz un avenir
radieux. Selon lui, plusieurs chapitres de l'Histoire leur restent à
écrire. Je fais partie ceux qui partagent cette vision optimiste et qui
souhaitent beaucoup de bien au kibboutz.
Un avenir radieux, peut-être, mais pas forcément un présent très brillant.
Le grand mouvement kibboutzique dans son ensemble n'a pas été capable de
sauver un petit kibboutz de rien du tout, Shomriya, au pied des montagnes
de Hebron, à l'intérieur de la ligne Verte. Il y a 15 jours, les 13
dernières familles ont quitté leur kibboutz et remis les clés aux évacués
d'Atzmona, dans le Goush Katif (bande de Gaza). Avec leurs indemnités, les
évacués de Shomriya, eux, se sont installés dans des kibboutz voisins. En
apparence, ils ont été évacués volontairement : personne ne les a chassés.
En fait, ils n'avaient pas le choix. ??Shomriya est le dernier kibboutz
fondé par le mouvement Artzi. Pendant plus de vingt ans, il s'est accroché
à sa terre et fait des efforts désespérés pour survivre. Ainsi, le
mouvement Artzi a perdu l'enfant de ses vieux jours. Donnera-t-il
naissance à un nouvel enfant? Espérons-le.
La faillite de Shomriya est encore à la recherche de son sens. Et
pourtant, ce sens est clair : à partir du moment où il a été créé à
l'intérieur de la ligne Verte et non au-delà, il était condamné. C'est
vrai, Shomriya était un village de défense. Mais il n'était pas une
colonie, et il a donc été négligé puis abandonné.
Lors de la cérémonie officielle, quand les membres du kibboutz ont remis
les clés aux colons, le secrétaire du kibboutz, Ygal Aflalo, a dit :
"Aujourd'hui, c'est la fin d'une époque de notre vie, et dans quelques
semaines, nous serons partis. Nous sommes ruinés. Cet endroit ne nous
appartient plus, et c'est une situation que nous avons du mal à accepter."
Gad Sadeh, l'un des fondateurs du kibboutz : "Nous avons attendu 15 ans
qu'on construise une route d'accès et un réfectoire. Tout cela est arrivé
trop tard. Nous avons compris qu'on ne voulait pas qu'on vive, mais
seulement nous maintenir sous respiration artificielle."??Yoram Mamon,
autre fondateur : "Si l'Etat avait investi ne serait-ce que le dixième de
ce qu'il investit aujourd'hui pour les évacués d'Atzmona, nous serions
aujourd'hui un kibboutz dynamique, et nous n'aurions pas à déménager et à
être locataires dans un autre kibboutz."
Dommage que le Contrôleur de l'Etat n'ait pas entendu parler des affres
des évacués de Shomriya avant d'écrire son rapport sur les souffrances des
évacués du Goush Katif : comment les kibboutzniks n'avaient pas l'armée
pour les protéger, et comment ils montaient donc eux-mêmes la garde, la
nuit, et allaient travailler le matin en dehors du kibboutz ; comment
personne ne leur a bâti une crèche ou une école ; et comment ils se sont
battus pour obtenir l'autorisation de construire un nouveau quartier, qui
ne voit le jour que maintenant, comme si une baguette magique ne l'avait
créé que pour ceux qui héritent de leur kibboutz ; comment chaque requête
pour un agrandissement, une route, un égout, une absorption de nouveaux
immigrants, se débattait dans les mailles de la bureaucratie.
Si le Contrôleur de l'Etat avait connu l'histoire des habitants de
Shomriya, et pas seulement la leur, il aurait dû admettre que les colons
d'Atzmona ont bénéficié d'un traitement privilégié qui leur a permis
d'améliorer leur sort.
L'histoire de Shomriya c'est celle de nombreux villages, partout dans le
pays, en particulier dans le Néguev et en Galilée, qui, tous, vivent
l'enfer, et auxquels personne ne prête attention. ??Depuis 38 ans, c'est
comme si tout ce qui s'est passé ici, à l'intérieur de la ligne Verte,
s'était passé dans des montagnes sauvages. Il n'y en avait que pour les
Territoires, le reste était ailleurs. "Si l'Etat avait investi ne
serait-ce que le dixième de ce qu'il investit aujourd'hui", dit l'un des
fondateurs. Lui non plus (personne, d'ailleurs) n'a pas la moindre idée
des sommes investies pour créer et conserver le Goush Katif, ni de celles
qui ont été dépensées pour son évacuation. Et à qui va l'argent quand il
n'en reste plus? A tout le reste. A Shomriya, par exemple.
Pendant près de 40 ans, nous avons gaspillé l'argent public dans des
colonies qui ont déjà été évacuées. Pendant la prochaine législature,
comme promis, Israël va continuer à évacuer des colonies et à gaspiller de
l'argent. Au début, nos ressources s'épuisaient pour nous permettre de
nous installer sur des terres volées. Maintenant, il n'y aura pas plus de
ressources non plus, puisqu'elles vont servir à les évacuer. Israël (et
Shomriya) auront donc payé deux fois l'addition : une fois pour
s'introduire par effraction dans les territoires, et une deuxième pour en
sortir.
(1) Yossi Sarid : ancien ministre, ancien secrétaire général du Meretz.
(2) le mouvement Artzi regroupe les kibboutz fondés par le mouvement de
jeunesse de gauche Hachomer Hatzaïr.
Nous avons publié de nombreux articles sur la question du lien entre
économie et colonisation :
- "Le poisson pourrit d'abord par la tête", enquête d'Akiva Eldar
:http://www.lapaixmaintenant.org/article1006
- La célèbre enquête d'Ha'aretz sur le coût de la colonisation :
http://www.lapaixmaintenant.org/article545
- De nombreux articles et communiqués sur les budgets qui ont favorisé les
colonies au détriment des localités "de l'intérieur" d'Israël : entre
autres, http://www.lapaixmaintenant.org/article630 ("Subventions aux
colons deux fois superieures a ce que touchent les autres Israeliens"),
http://www.lapaixmaintenant.org/article245 ("des cadeaux pour les
colonies"), http://www.lapaixmaintenant.org/article929 ("occupation ou
prospérité, il faut choisir"), http://www.lapaixmaintenant.org/article128
("Traitement préférentiel pour les colonies dans les années 90"),
publié par David CASTEL dans: Peace in Middle East
![]() | |
| Mars 30, 2006 | No.54 |
Des députés palestiniens au Parlement : "La mort pour Allah est notre but suprême ; le Coran est notre constitution ; le djihad est notre voie." Visionner la scène, diffusée sur Al-Jazeera le 28 mars 2006, sur www.memritv.org (clip n°1089) .Ci-dessous un extrait de ce qui a été dit au cours d'une réunion du Conseil législatif de l'Autorité palestinienne, lors d'un vote de confiance au Hamas. (…) Député du Hamas: Allah Akbar, Loué soit Allah. Autres députés: Allah Akbar, Loué soit Allah. Député: Allah est notre but. Autres députés: Allah est notre but. Député: Le Coran est notre constitution. Autres députés: Le Coran est notre constitution. Député: Le prophète Mahomet est notre modèle. Autres députés: Le prophète Mahomet est notre modèle. Député: Le djihad est notre voie. Autres députés: le djihad est notre voie. Député: La mort pour Allah est notre aspiration suprême. Autres députés: La mort pour Allah est notre aspiration suprême. Député: Allah Akbar, Loué soit Allah. Autres députés: Allah Akbar, Loué soit Allah | |
publié par David CASTEL dans: Peace in Middle East
| Email de l'auteur : a-j-presse@actuj.com | |
| Mardi 21 mars 2006, date de la journée mondiale de lutte contre le racisme, la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH) a remis son rapport annuel 2005 sur « la Lutte contre le racisme, l’antisémitisme, et la xénophobie » au Premier ministre. Ses conclusions sont alarmantes. | |
| A l’occasion de la remise du rapport, Joël Thoraval, président de la CNCDH, a souligné que « malgré les efforts déployés en termes de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir ». A première vue toutefois, la situation s’est améliorée en 2005, surtout en ce qui concerne l’antisémitisme. Alors que 2004 avait été marquée par un accroissement considérable des actes racistes, antisémites et xénophobes, mais aussi par une prise de conscience collective de ces phénomènes et une forte mobilisation pour y remédier, l’année 2005 fait apparaître le paradoxe opposé. On note en effet une diminution importante des actes racistes, une baisse encore plus sensible de ceux à caractère antisémite, alors même que l’on voit émerger, dans l’enquête réalisée par l’institut CSA pour la Commission, une augmentation inquiétante du pourcentage de personnes qui s’avouent racistes, soit un tiers d’entre elles. Sans compter une radicalisation des opinions hostiles aux étrangers, un essoufflement de la mobilisation contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie. Ainsi, seulement 32 % des sondés se déclarent « prêts à signaler un comportement raciste à la police ». Enfin, comme le rappelle la CNCDH, on constate sur la longue durée, depuis 1993, une tendance qui indique un accroissement net des actes racistes et antisémites. 974 actes ou menaces racistes et antisémites ont été enregistrés en 2005 contre 1574 en 2004, soit une baisse de 38 %. Pour les seuls actes antisémites, la décrue est de 48 % (504 actes contre 974). Des chiffres qui demeurent cependant élevés en valeur absolue, et qui ne prennent en compte que les délits qui ont fait l’objet d’un signalement à la police, d’où une sous-estimation chronique qui vaut d’ailleurs aussi pour les actes racistes. Comme les années précédentes, le rôle de l’extrême- droite dans les actes racistes anti-arabes et anti-musulmans demeure essentiel et ce courant politique est responsable de 43 % de la totalité des actes et menaces racistes et antisémites. Elle est également à l’origine de 36 % des menaces antisémites mais de seulement 10% des actes antisémites, lesquels sont commis à 41 % par des individus « arabo-musulmans » (c’est le terme utilisé par la CNCDH) tandis que les auteurs demeurent dans 47 % des cas non-identifiés. Un des éléments les plus marquants du rapport concerne la levée du tabou touchant ce que nombre de sondés appellent le racisme anti-français. Le nombre de ceux qui désignent « les Français » comme victimes du racisme a doublé. En même temps, 63 % estiment que « certains comportements peuvent justifier des réactions racistes » et une majorité (56 %) pense qu’il y a trop d’étrangers dans l’Hexagone. Le nombre de ceux qui pensent que les Musulmans sont des Français comme les autres chute de 11 points : 63% pensent le contraire. On objectera sans doute que ce sondage a été effectué juste après les violences dans les banlieues, à l’automne 2005, de sorte que l’attente de mesures sécuritaires et l’attrait pour le discours xénophobe ont pu être renforcés. Il n’empêche, le climat général concernant le racisme et l’antisémitisme se dégrade indiscutablement. Sur la question de l’antisémitisme en particulier, un des sujets majeurs de préoccupation est d’ailleurs l’indifférence de nos concitoyens. Par exemple, un sondage a été effectué sur la perception du racisme en milieu scolaire. Or, si 54% des interrogés citent les « Arabes » comme premières victimes du racisme à l’école, 29% mentionnant les Noirs et 20% « les Français », rien n’est dit des juifs, alors même que l’antisémitisme reste élevé dans nos écoles. Plus grave encore, dans la hiérarchie des craintes des Français pour la société, les préoccupations économiques sont très élevées, suivies par toute une série de problèmes comme la sécurité, le terrorisme ou l’intégrisme religieux, mais seulement 2% des sondés citent l’antisémitisme. De toute manière, ce rapport, qui ne porte que sur l’année civile 2005, doit être considérablement relativisé par la tendance à la reprise des actes antisémites constatée depuis l’affaire Halimi. Lesquels, souligne la CNCDH, ne sont plus directement reliés à la situation au Moyen-Orient. | |
| Jean-Yves Camus | |
Publicité
