Une lettre de Sam Bahour
[Des nouvelles de Sam Bahour. Vous avez été nombreux à réagir à notre
article sur Sam Bahour, ce Palestinien de nationalité américaine empêché de
rentrer chez dans son pays, la Palestine (1). Gershon Baskin nous transmet
sa lettre. Si son cas personnel semble (provisoirement) réglé, peut-être
grâce à la presse (article de Gershon Baskin, article du Monde, d'autres
aussi - et peut-être même pour un peu notre traduction de Baskin, allez
savoir...), ce n'est pas le cas de centaines de ses compatriotes, et Sam
compte bien agir]
4 octobre 2006
Une lettre de Sam Bahour
Trad. : Gérard pour La Paix Maintenant
Chers amis,
Il y a quelques heures, je suis revenu d'Amman en Palestine, via le pont
Allenby [point de passage entre la Jordanie et les territoires
palestiniens].
Après que les Israéliens m'eurent fait attendre trois heures et qu'on m'eut
dit qu'un officier israélien de la sécurité devait me parler, j'ai été
appelé au guichet du fonctionnaire de l'immigration, qui m'a posé des
questions sur ma femme et mes enfants. Puis on m'a donné mon passeport qui
portait un tampon pour 3 mois. Je n'ai vu aucun officier de sécurité.
Pendant que j'attendais, de nomreux amis qui tentaient de passer depuis
Amman se sont joints à moi. Certains se sont assis avec moi par solidarité.
D'autres ont attendu leur propre autorisation d'entrer dans leur pays,
d'autres encore, s'ayant vu refuser l'entrée, sont retournés en Jordanie.
Pour moi personnellement, et pour la campagne que nous menons, ce jour est
un petit signe que nos efforts commencent à porter leurs fruits, mais nous
sommes encore loin du compte. Quand j'étais à Amman, j'ai rencontré 14
personnes qui se sont vu interdire l'entrée. Certains cas sont très
douloureux, comme celui de cette femme dont les 7 enfants et le mari sont en
Palestine et qui n'est pas autorisée à entrer, en raison de sa nationalité
américaine.
Dans quelques jours, nous allons tester une action sur laquelle nous
travaillons depuis longtemps, et nous demanderons à tous de tenter de
rentrer en Palestine (2).
Soyez assurés que nous ne resterons pas les bras croisés tant que l'accès à
la Palestine ne sera pas libre et sans entraves.
Encore une fois, je vous remercie tous pour vos appels, votre engagement et
vos efforts. je demande seulement que nous redoublions d'efforts afin que
cessent une fois pour toutes cette humiliation et cette punition collective.
J'ai à l'esprit les sourires et les câlins de mes filles quand elles m'ont
trouvé à la maison à leur retour de l'école.
Sam
(1) "La triste histoire de mon ami Sam Bahour"
http://www.lapaixmaintenant.org/article1386
(2) Sam Bahour joint à sa lettre un plan d'action détaillé. Il n'est pas
certain qu'il soit prudent ni utile de le publier ici.
article sur Sam Bahour, ce Palestinien de nationalité américaine empêché de
rentrer chez dans son pays, la Palestine (1). Gershon Baskin nous transmet
sa lettre. Si son cas personnel semble (provisoirement) réglé, peut-être
grâce à la presse (article de Gershon Baskin, article du Monde, d'autres
aussi - et peut-être même pour un peu notre traduction de Baskin, allez
savoir...), ce n'est pas le cas de centaines de ses compatriotes, et Sam
compte bien agir]
4 octobre 2006
Une lettre de Sam Bahour
Trad. : Gérard pour La Paix Maintenant
Chers amis,
Il y a quelques heures, je suis revenu d'Amman en Palestine, via le pont
Allenby [point de passage entre la Jordanie et les territoires
palestiniens].
Après que les Israéliens m'eurent fait attendre trois heures et qu'on m'eut
dit qu'un officier israélien de la sécurité devait me parler, j'ai été
appelé au guichet du fonctionnaire de l'immigration, qui m'a posé des
questions sur ma femme et mes enfants. Puis on m'a donné mon passeport qui
portait un tampon pour 3 mois. Je n'ai vu aucun officier de sécurité.
Pendant que j'attendais, de nomreux amis qui tentaient de passer depuis
Amman se sont joints à moi. Certains se sont assis avec moi par solidarité.
D'autres ont attendu leur propre autorisation d'entrer dans leur pays,
d'autres encore, s'ayant vu refuser l'entrée, sont retournés en Jordanie.
Pour moi personnellement, et pour la campagne que nous menons, ce jour est
un petit signe que nos efforts commencent à porter leurs fruits, mais nous
sommes encore loin du compte. Quand j'étais à Amman, j'ai rencontré 14
personnes qui se sont vu interdire l'entrée. Certains cas sont très
douloureux, comme celui de cette femme dont les 7 enfants et le mari sont en
Palestine et qui n'est pas autorisée à entrer, en raison de sa nationalité
américaine.
Dans quelques jours, nous allons tester une action sur laquelle nous
travaillons depuis longtemps, et nous demanderons à tous de tenter de
rentrer en Palestine (2).
Soyez assurés que nous ne resterons pas les bras croisés tant que l'accès à
la Palestine ne sera pas libre et sans entraves.
Encore une fois, je vous remercie tous pour vos appels, votre engagement et
vos efforts. je demande seulement que nous redoublions d'efforts afin que
cessent une fois pour toutes cette humiliation et cette punition collective.
J'ai à l'esprit les sourires et les câlins de mes filles quand elles m'ont
trouvé à la maison à leur retour de l'école.
Sam
(1) "La triste histoire de mon ami Sam Bahour"
http://www.lapaixmaintenant.org/article1386
(2) Sam Bahour joint à sa lettre un plan d'action détaillé. Il n'est pas
certain qu'il soit prudent ni utile de le publier ici.
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