L¹option syrienne : le moment de vérité

Publié le par david castel

Pour Gershon Baskin, pas de solution durable sans la participation de la
Syrie]

Yediot Aharonot, 8 août 2003


Par Gershon Baskin

Trad. : Gérard pour La Paix Maintenant


Il semble que nous approchions de la fin du cycle actuel de combats au
Moyen-Orient. Une fin à cette "guerre sans nom" au nord pourrait offrir de
nouvelles opportunités de parvenir à des accords à long terme, qui
placeraient la région sur le chemin de la paix.

Le premier ministre Olmert , en évoquant les conséquences finales de la
guerre, a parlé d¹un changement des règles qui ont cours au Moyen-Orient.
Cet objectif ne sera pas atteint par la campagne militaire. Les règles du
jeu ne changeront que lorsque certaines des personae non gratae seront
invitées à table.

Quand ils perdent le contrôle d¹un incendie, les politiques ont du mal à
voir au-delà de la fumée, mais le test d¹un véritable homme d¹Etat est la
capacité de transformer des désastres en occasions, et de changer des
positions rigides souvent exprimées avec une grande conviction.


La Syrie est la clé

Pour changer les règles, la clé est la Syrie. Pour mettre fin au conflit au
Liban sans risquer une reprise des hostilités ou une implosion du Liban par
une nouvelle guerre civile, il faut amener la Syrie à entrer dans un
processus de paix avec Israël. Cela mettrait fin à l¹alliance Iran ­ Syrie.

La Syrie doit être intégrée au processus afin de permettre au gouvernement
libanais de maîtriser le Hezbollah et au Hezbollah de devenir un mouvement
politique qui ne soit pas un Etat dans l¹Etat. Et le gouvernement libanais
ne pourra pas maîtriser le Hezbollah si la Syrie ne soutient pas ce
processus.

La Syrie peut être intégrée au processus si les Etats-Unis donnent aux
Syriens assez de garanties qu¹ils en bénéficieront de manière significative,
par des investissements et un soutien financier des Etats-Unis et de
l¹Occident, et par  l¹assurance que le plateau du Golan leur seront rendu en
échange de la paix avec Israël.


Le chemin à parcourir

Les Etats-Unis doivent indiquer qu¹ils sont prêts à soutenir la Syrie sur le
plan diplomatique, publique et secrète. La Syrie doit faire preuve de ses
bonnes intentions en fermant sa frontière avec l¹Irak et en y empêchant
l¹insurrection. Elle doit stopper immédiatement la livraison d¹armes au
Hezbollah et fermer les bureaux du Hamas et du Jihad islamique à Damas.

Les Américains doivent répondre à ces gestes en sortant du placard le
"dispositif Rabin" concernant la paix israélo-syrienne.

Israël doit recevoir des Américains l¹assurance que le Golan demeurera
démilitarisé et qu¹une force internationale robuste et efficace garantira la
paix sur le Golan.

Ces gestes doivent permettre à Israël et au Liban de parvenir à un
cessez-le-feu et à un accord de paix qui inclura les sept points du premier
libanais Fouad Siniora, la résolution du Conseil de sécurité des Nations
Unies, une force multinationale efficace et solide au Sud Liban et la mise
en ¦uvre complète de la résolution 1559 du Conseil de sécurité des Nations
Unies. 

Quant au Liban, le Hezbollah doit faire partie de l¹accord, quel qu¹il soit.
Il semble qu¹en l¹état actuel des choses, la meilleure option pour les
combattants du Liban soit d¹être intégrés à l¹armée libanaise. Cela ferait
probablement monter le pourcentage des chiites de l¹armée à 80% environ. Le
Hezbollah rejettera tout accord qui tente de le marginaliser et la Syrie
soutiendra la position du Hezbollah
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