Le message est là, manque le messager

Publié le par david castel

Lundi 07 Novembre 2005

[pour la première fois, Shalom Arshav obtient par décision de justice la
démolition d¹une colonie sauvage. Le ministre de la Défense s¹est engagé à
la respecter. Attendons pour savoir si cette décision sera suivie d¹effet]


Jerusalem Post, Ha¹aretz, 7 novembre 2005




Shaul Mofaz, ministre de la Défense, s¹est engagé à démolir en janvier 2006
les neuf logements en dur abritant 30 familles de l¹avant-poste illégal
d¹Amona, en Cisjordanie. Cette décision vient en réponse à une action en
justice intentée en juillet par Shalom Arshav (La Paix Maintenant) auprès de
la Haute cour de Justice (voir notre article du 3/7/2005
http://www.lapaixmaintenant.org/article1094 ­ ce lien renvoie aussi vers
d¹autres articles, en particulier sur le rapport Sasson)

Mais Shalom Arshav ne saute pas de joie : "fin janvier, c¹est très loin. Et
pourquoi cela a-t-il pris si longtemps ?", se demande Yariv Oppenheimer,
secrétaire général de Shalom Arshav.

L¹avocat de Shalom Arshav, Michael Sfard, a déclaré que l¹Etat avait déjà
confirmé devant la cour que la construction était illégale. La réaction de
la cour a été de d¹exiger de Mofaz un calendrier des démolitions.
Aujourd¹hui que le désengagement est derrière nous, la cour presse de
nouveau Mofaz pour qu¹il fournisse un calendrier.

L¹armée s¹attend à des heurts violents avec les colons d¹Amona. Néanmoins,
l¹annonce de la décision stipule que "les démolitions n¹auront lieu que si
la situation sécuritaire le permet".

Dans un rapport commandé à l¹avocate Talia Sasson par le gouvernement et
publié en mars dernier, Amona fait partie d¹ une liste de 105 avant-postes
non autorisés. Avant même le rapport Sasson, des ordres de démolition
avaient été donnés, dès octobre 2004.

Amona, créé en 1996 sur un sommet de colline en face de la colonie d¹Ofra,
se considère comme le "premier avant-poste". Amona a été construit sur des
terres appartenant à des Palestiniens, et le ministère du Logement a financé
la construction de ses infrastructures à hauteur de 2,1 millions de shekels,
sans autorisation du gouvernement.

En août dernier, Ilan Paz, commandant sortant de l¹Administration civile en
Cisjordanie, déclarait : "Amona est un échec de l¹Etat de A à Z. Cet
avant-poste est situé sur une terre privée palestinienne, et nous n¹arrivons
pas à remplir notre mission qui consiste à protéger les droits de
l¹individu, même s¹il se trouve que cet individu est palestinien. Là, il y a
des terres palestiniennes dont les propriétaires ne peuvent pas profiter, et
nous restons les bras croisés".

Dror Etkes, de Shalom Arshav, constate par ailleurs que dimanche, la
construction n'était toujours pas stoppée à Amona.

Dimanche 06 Novembre 2005
Daily Star, 27 octobre 2005
(en collaboration avec Common Ground News Service
(article repris sur le site d'Arab News le 4 novembre 2005)


par Naomi Hazan

Trad. : Gérard pour La Paix Maintenant


Le conflit israélo-palestinien est devenu prisonnier des sondages et de ceux
qui les manipulent. Les résultats des sondages sont montés en épingle,
alternativement, pour soutenir l¹inaction, pour justifier une politique
critiquable, ou pour défendre la paralysie. Cette fonction changeante des
sondages d¹opinion en dit plus long sur ceux qui en usent et en abusent que
sur le véritable état d¹esprit des gens concernés.

Peu de monde discutera le fait que l¹opinion israélienne, à cette croisée
des chemins post-désengagement, est bien plus ouverte au changement que ses
dirigeants. Depuis un an, une majorité importante et en constante
augmentation indique sa préférence pour une solution négociée du conflit.
Une moyenne de 60% se prononce en faveur de négociations pour parvenir à un
accord définitif (85% d¹après un sondage de mars 2005 de l¹institut Truman,
66% le 28 août 2005 pour Market Watch, 70% ce mois-ci pour Panorama - Shalom
Arshav, et entre 51,7% et 61,5% d¹après l¹Index de la Paix du centre Tami
Steinmetz).

Bien que, depuis l¹effondrement du processus d¹Oslo il y a cinq ans, les
Israéliens aient été sans discontinuer exposés au slogan "il n¹y a personne
à qui parler, ni rien à discuter", près de la moitié d¹entre eux (46%)
pensent qu¹il existe un partenaire crédible de l¹autre côté. Les sondages de
l¹institut Truman montrent que 70% des Israéliens pensent qu¹il est possible
de parvenir à un accord avec l¹actuelle direction palestinienne. De même,
deux tiers des Israéliens reconnaissent qu¹il y aura un Etat palestinien et
une majorité approuve les principes d¹un accord définitif définis par
l¹Initiative de Genève, s¹il débouche sur la cessation du conflit. 59% des
Israéliens (et 60% des Palestiniens), sondés il y a quelques mois,
soutiennent la "Feuille de route" et son objectif d¹une solution de deux
Etats viables. 73% des Israéliens sont convaincus que le retrait de Gaza
n¹est que le premier pas d¹une série de retraits menant à la création d¹une
Palestine indépendante aux côtés d¹Israël.

Ainsi, il y a en Israël un large et ferme consensus ­ qui se retrouve en
miroir du côté palestinien, dans une large mesure ­ sur l¹objectif de deux
Etats, la reprise des négociations, avec au bout la réconciliation entre
Israéliens et Palestiniens (consensus qui atteint quelque 80% des deux
côtés). Si le problème ne réside pas dans une opinion réticente, qu¹est-ce
donc qui explique l¹hésitation, pour ne pas dire l¹immobilisme, qui
caractérise la politique israélienne ?

L¹explication la plus évidente appartient au domaine volatil des émotions.
Les Israéliens et les Palestiniens ont élaboré des narrations
contradictoires faites de méfiance, d¹acrimonie, de scepticisme et de
soupçons mutuels. Alors qu¹ils sont eux-mêmes ouverts au changement, ils
mettent sérieusement en doute cette qualité chez l¹autre côté. Résultat :
ils sont usés, sans énergie et fatalistes. Seuls 27% des Israéliens croient
que le conflit sera résolu dans les prochaines années. Et 36% pensent qu¹ils
ne verront pas cela arriver de leur vivant.

Derrière cette usure, il y a un leadership national guidé davantage par la
gesticulation que par la volonté politique. Bien qu¹Ariel Sharon ait
man¦uvré de main de maître dans le retrait de Gaza comme dans ses suites, ni
lui ni aucun de ses concurrents principaux n¹a manifesté le moindre désir de
bâtir sur des sentiments existants pour initier un quelconque geste
significatif en direction d¹une résolution globale du conflit. Ces leaders,
qui peuvent se targuer d¹un large soutien électoral, n¹ont pas le courage
nécessaire pour aller de l¹avant. Et ceux qui ont cette vision d¹une paix
possible n¹ont pas la popularité nécessaire. Résultat : personne, dans le
paysage politique d¹aujourd¹hui, n¹est soit capable soit désireux de
s¹emparer de la dynamique créée par désengagement et de la transformer en
une stratégie de paix.

Ce vide au niveau du leadership se retrouve structurellement dans le fossé
qui sépare les courants populaires des cadres des partis existants. Le parti
au pouvoir, le Likoud, est toujours affecté par son traumatisme
post-désengagement. Sharon continue à dépendre d¹une opposition incapable de
mobiliser un nombre suffisant d¹électeurs pour pouvoir mener sa propre
politique. Et spéculations mises à part, il est très peu probable que la
carte politique se reconfigure radicalement.

Les Israéliens sont unis autour d¹un message de lucidité et d¹espoir qui
appelle à grands cris un messager dévoué et crédible capable de lui donner
une traduction politique. Chacun des candidats au poste de premier ministre
en cette année électorale pourrait se servir de cette dynamique, tout en
appelant ouvertement à davantage d¹intervention de la part des Etats-Unis
pour promouvoir un accord (avec le soutien de 55% des Israéliens).

Pour pouvoir tirer une leçon de ces derniers mois, il faut attendre que les
choses se consolident. Au lieu de disséquer constamment ce que l¹autre côté
devrait ou ne devrait pas faire, les dirigeants israéliens, et, en
l¹occurrence, leurs homologues palestiniens, doivent arrêter de se fabriquer
des excuses et suivre les instincts extraordinairement sains de leurs
électeurs. Ceux-ci ont montré qu¹ils veulent et qu¹ils soutiendront tout
progrès à venir vers une paix juste et durable.


Naomi Hazan est professeur de science politique à l¹Université Hébraïque de
Jérusalem. Ancienne vice-présidente (Meretz) de la Knesset, elle est
signataire des Accords de Genève

Samedi 05 Novembre 2005
This oughta upset everybody:



Below are the actual voting records of various Arabic/Islamic
States which are recorded in both the US State Department and

United Nations records:

Kuwait votes
against the United States 67% of the time
Qatar votes
against the United States 67% of the time
Morocco votes
against the United States 70% of the time
United Arab Emirates votes
against the U. S. 70% of the time.
Jordan votes
against the United States 71% of the time.
Tunisia votes
against the United States 71% of the time.
Saudi Arabia votes
against the United States 73% of the time.
Yemen votes
against the United States 74% of the time.
Algeria votes
against the United States 74% of the time.
Oman votes
against the United States 74% of the time.
Sudan votes
against the United States 75% of the time.
Pakistan votes
against the United States 75% of the time.
Libya votes
against the United States 76% of the time.
Egypt votes
against the United States 79% of the time.
Lebanon votes
against the United States 80% of the time.
India votes
against the United States 81% of the time.
Syria votes
against the United States 84% of the time.
Mauritania votes
against the United States 87% of the time.

U S Foreign Aid to those that hate us:

Egypt, for example, after voting 79% of the time against
the United States, still receives
$2 billion annually in US Foreign Aid.

Jordan votes 71% against the United States
and receives
$192,814,000 annually in US Foreign Aid.

Pakistan votes 75% against the United States
receives
$6,721,000 annually in US Foreign Aid.

India votes 81% against the United States
receives
$143,699,000 annually.

Perhaps it is time to get out of the UN and give the tax savings back to the
American workers who are having to skimp and sacrifice to pay the taxes (and gasoline).
Vendredi 04 Novembre 2005
 
Israël : Rabin et le mystère de la 3e balle Alors qu'Israël célèbre les 10 ans de l'assassinat de son Premier ministre, un documentaire diffusé par la télévision révèle qu'il aurait en fait été atteint de trois balles. Une thèse qui remet en cause l'enquête officielle, qui a conclu à deux impacts.

Créé le 04 novembre 2005  
Mis à jour le 04 novembre 2005 à 11h09  
Pour aller plus loin
  Un jardin Yitzhak Rabin à Paris (05/11/2000)
  Israël : 6e anniversaire de la mort d'I. Rabin (04/11/2001)
  100.000 personnes ont commémoré la mort de Yitzhak Rabin (03/11/2002)
  Le camp de la paix se souvient de Rabin (02/11/2003)
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Assassiné le soir du 4 novembre 1995 à Tel-Aviv, Yitzhak Rabin est mort selon l'enquête officielle de deux balles tirées à bout portant dans son dos par Yigal Amir, un extrémiste juif opposé aux accords de paix d'Oslo signés en 1993 avec Yasser Arafat. Les investigations ont établi que, si Yigal Amir avait bien tiré trois balles, seules deux avaient atteint Rabin, la troisième ayant touché un de ses gardes du corps.
Cette version a déjà été remise en cause par Yigal Amir pour demander la révision de son procès. Elle l'est également dans un documentaire diffusé jeudi soir par Channel 2. Selon la chaîne privée israélienne, la chemise maculée de sang que portait ce soir-là le Premier ministre a été perforée par trois balles : deux derrière et une devant.  Pour Alex Peleg, expert en balistique, "il n'est pas possible qu'il y ait un tel (troisième) trou et qu'il n'y ait pas eu de trace sur le corps, et il n'est pas possible que ce trou n'ai pas été causé par une balle. Il en conclut que ce troisième trou semble avoir été causé par une balle totalement différente de celles qui ont été extraites du cadavre de la victime.
Le légiste maintient sa version
Le soir du meurtre, le ministre de la Santé de l'époque, Ephraïm Sneh, avait annoncé que Rabin avait été "touché par trois balles : une à la poitrine, une à l'estomac, et une dans la moelle épinière". Interrogé après la diffusion du documentaire, il a souligné qu'il n'avait pas vu le corps du Premier ministre assassiné, et que cette information lui avait été transmise par le directeur de l'hôpital Ichilov de Tel-Aviv, où Rabin avait été admis.
De son côté, Yehuda Hiss, le médecin légiste qui avait examiné le corps, a de nouveau confirmé avoir seulement "trouvé deux balles". "Je les ai extraites (...) J'ai examiné chaque centimètre du corps de Rabin et il n'y avait aucune autre blessure que celles causées par ces deux balles" explique-t-il.
Dix jours d'hommage

Israël a commencé jeudi à commémorer la mort de Yitzhak Rabin. Les célébrations, qui s'étaleront pendant une dizaine de jours, ont débuté par une cérémonie organisée à la présidence. Le président Moshe Katzav a ainsi allumé une bougie, tandis qu'un choeur d'enfants chantait sous le regard ému de Dalia Rabin-Philisof, fille du Premier ministre assassiné.
Après la cérémonie à Jérusalem, un millier de ballons noirs ont été lâchés à Tel-Aviv, sur la place Yitzhak-Rabin -l'ancienne place des Rois-d'Israël, où a eu lieu l'assassinat.
(photo d'archives-afp, André Brutmann : Yitzhak Rabin lors de son dernier discours, quelques minutes avant d'être assassiné)
Jeudi 03 Novembre 2005

par Walid Salem

Source : http://www.mideastweb.org/


1er novembre 2005

Sur le plan personnel, en tant que Palestinien engagé de façon responsable
depuis 31 ans, y compris 5 années passées en prison en tant que prisonnier
politique, il est très difficile pour moi de continuer comme si rien ne
s¹était passé en entendant le président d¹un Etat musulman revenir aux
slogans des années 60 et 70 qui réclamaient l¹élimination d¹Israël. A cette
époque, c¹étaient les slogans des mouvements arabes nationalistes, ainsi que
des organisations palestiniennes marxistes. Aujourd¹hui, ces slogans sont
devenue de la propagande politique islamiste mise au goût du jour par les
Iraniens et par différents mouvements politiques qui utilisent l¹islam comme
idéologie de façade.

Les dangers de pareils slogans ne tiennent pas seulement à leur rôle
d¹incitation à la haine, mais aussi au fait qu¹ils expriment une absence de
vision stratégique sur une question liée également à l¹après désengagement
en Palestine, à savoir : comment aborder la "question juive" dans les
contextes israélo-palestinien et israélo-arabe/musulman ?

Le premier point à examiner à cet égard est la "question juive" elle-même.
Nous, au Moyen-Orient, nous posons-nous cette question ? A l¹exception d¹un
livre écrit il y a quelques années par un journaliste libanais, Joseph
Samahah, je n¹ai vu aucun écrit arabe qui reconnaisse qu¹il existe une
"question juive", non seulement en tant que problème européen, mais aussi en
tant que problème arabo-musulman.

Le deuxième point découle du premier. Si la question juive est reconnue,
alors, il faut en discuter. Et il faut poser très franchement certaines
questions. Les droits des Juifs ont-ils été garantis à travers les siècles
dans les pays arabes et musulmans ? Si la réponse est oui, alors pourquoi
les Juifs de ces pays ont-ils choisi d¹émigrer en Israël ? Ne s¹agissait-il
que de propagande sioniste ? Et si la seule propagande sioniste les a
poussés à émigrer en Israël, alors pourquoi une partie importante des Juifs
israéliens originaires des pays arabes et musulmans adoptent-ils des
positions de droite à l¹égard des Palestiniens et des Arabes ? De plus,
qu¹ont fait les pays arabes et musulmans pour maintenir de bonnes relations
avec ces Juifs une fois ceux-ci émigrés en Israël ? Ces questions appellent
des réponses claires, et si nous continuons à justifier les dénis et les
omissions, il en résultera une détérioration encore plus grande dans les
relations entre Israël et les Palestiniens, et plus généralement, entre
Israël et le Moyen-Orient.

Le troisième point concerne la stratégie vis-à-vis d¹Israël. Ahmadinejad et
les autres de son espèce pensent-ils que ce genre de propagande aide les
Palestiniens ? Pensent-ils aider Israël à s¹intégrer au Moyen-Orient ? Ou
bien cette attitude ne fait-elle que renforcer ces tendances qui appellent
Israël à faire partie de l¹Occident et à se déconnecter des liens avec
l¹Orient et de la culture orientale, si l¹on met à part ces sortes de liens
faits de domination et d¹hégémonie ? Ces déclarations aident-elles à
apporter la paix au Moyen-Orient, ou davantage de haine, de violence, et de
prolifération de l¹arme nucléaire ? Ahmadinejad espère-t-il utiliser ces
armes pour éliminer Israël ? Bien plus, se rend-il compte qu¹une réaction
israélienne pourrait provoquer l¹élimination de l¹Iran et probablement
d¹autres pays du Moyen-Orient ? Pourquoi alimenter une dynamique de
militarisation et de prolifération des armes de destruction massive, et non
une dynamique de paix ? De quelle sorte de stratégie s¹agit-il ? Et
qu¹est-ce que cela dit sur nos dirigeants ?

Le quatrième point concerne notre rôle dans la résolution de la "question
juive". Bien sûr, le problème est né en grande partie créé en Europe, mais
puisque l¹Etat juif a été créé au Moyen-Orient, il nous incombe de répondre
à la question : allons-nous accepter le défi qui consiste à intégrer Israël
dans cette région ? Ou bien voulons-nous créer d¹autres problèmes pour la
simple raison que nous ne portons pas de responsabilité dans la naissance du
problème ? Même si la création d¹Israël n¹est pas de notre responsabilité
directe, il existe malgré tout une responsabilité humaine globale qui nous
oblige à trouver une solution au problème des Juifs, et non à traiter les
souffrances créées par la création d¹Israël en infligeant des douleurs au
peuple juif ! Ce sont des questions auxquelles n¹a pas pensé Ahmadinejad à
cause de l¹aveuglement de sa stratégie, incapable de voir l¹humanité de
l¹autre côté. 

Enfin, je me demande si ces actions reflètent bien l¹islam. Est-ce cet islam
tolérant que connaît tout citoyen, de cet islam qui reconnaît "l¹Autre" ?
Est-ce cet islam qui défend l¹égalité des droits sans distinction de
religion, de sexe ou de couleur de peau ? Ces idéologies aveugles n¹ont rien
à voir avec l¹islam. Elles ne font que provoquer le contraire de ce que
défend l¹islam : la haine des différences de religion et, partant, les
guerres de religion.

Sur tous ces points, il faut appeler les musulmans modérés à faire entendre
leur voix. Les musulmans modérés doivent crier fort, vociférer même, contre
ces stratégies aveugles. Ils doivent réclamer un débat réel et intensif
autour de la question juive et de la position d¹Israël au Moyen-Orient. Sans
un pareil débat, profond et fructueux, jamais le conflit israélo-palestinien
ne sera complètement résolu.


Walid Salem est directeur de Panorama, centre pour la diffusion de la
démocratie et du développement communautaire, basé à Jérusalem Est. Site web
de Panorama : http://www.panoramacenter.org/index.asp
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