A VIEUX PROBLEMES, EQUATION NOUVELLE
publié par David CASTEL dans: Peace in Middle East
[L'affaiblissement des partis au pouvoir, avec la scission du Likoud en
Israël et le recul du Fata'h sous la poussée du H'amas aux élections locales
dans les Territoires, la formation de deux nouveaux partis, Kadimah sous
l'impulsion d'Ariel Sharon et Mustaqbal faisant la part belle à une
génération palestinienne qui a fait ses classes en prison, vont-ils changer
durablement la donne ?
Bitterlemons consacre cette semaine son dossier à ces bouleversements de
l'échiquier politique au Moyen-Orient. De ces regards croisés, nous avons
extrait l'article d'Akiva Eldar, commentateur au journal Ha'aretz, dont nous
publions aujourd'hui la traduction ; et une interview de Mahdi Abdul Hadi,
directeur de la Palestinian Academic Society for the Study of International
Affairs, que nous donnerons dans une prochaine livraison.]
______________________________________________
www.bitterlemons.org
publié sur la liste de Bitterlemons, le 19 décembre 2005
(titre original : New frameworks for old problems)
par Akiva Eldar
(Trad. Tal pour LPM)
A l'approche des élections en Israël comme dans les Territoires, des deux
côtés des bouleversements surviennent qui remettent en question tant les
concepts que la carte politiques. Les partis au pouvoir, le Likoud et le
Fata'h, paient au prix fort leurs difficultés à adapter leur idéologie aux
changements d'état d'esprit dans la société israélienne et la rue
palestinienne.
Le catalyseur premier de ces changements est le Premier ministre israélien,
Ariel Sharon, et la décision qu'il a prise de se retirer unilatéralement de
la bande de Gaza et de supprimer quatre implantations du Nord de la
Cisjordanie. Qu'il ait réussi à déplacer 7 000 colons et à libérer Israël de
la responsabilité de plus d'un million et demi de Palestiniens a changé les
priorités des partis au pouvoir en Israël et dans les Territoires. Ce pas
décisif jette le doute sur la politique classique du Likoud, et a mené au
schisme entre idéologues purs et durs et réalistes ou opportunistes.
En Palestine, c'est l'inverse qui s'est produit : cette démarche unilatérale
a coupé l'herbe sous les pieds des pragmatiques, les partisans d'Oslo qui
prônent une approche politique, et les a rendus obsolètes. Cela a joué en
faveur à la fois du H'amas, qui s'oppose au compromis politique avec Israël,
et des jeunes du Fata'h < qui savent exploiter l'impuissance de leurs aînés
à persuader leurs « partenaires » israéliens de leur accorder des
concessions, même maigres, comme la circulation de convois entre Gaza et la
Cisjordanie, la suppression de check-points et la libération de prisonniers.
La scission au sein du Likoud et le passage en masse au nouveau parti,
Kadimah, sont susceptibles de mettre un terme au règne du Likoud et de
pousser l'autre parti traditionnel de gouvernement, les Travaillistes, à la
seconde place. Quoi qu'en disent la plupart des analystes israéliens, et en
dépit des incertitudes récentes concernant la santé de Sharon, le programme
proposé par Kadimah conservera la faveur publique ; le parti ne disparaîtra
pas quand Sharon quittera l'arène politique. Kadimah pourrait perdre un peu
de son soutien dans l'opinion, mais sa stratégie l'a déjà inscrit au centre
du débat en Israël. Des électeurs de gauche voteront pour Kadimah parce
qu'ils ne croient pas que le Likoud veuille sortir des Territoires < ni que
les Travaillistes le puissent.
Le Likoud symbolise la stagnation du processus de paix, alors que les
Travaillistes promettent de le faire renaître. Les sondages nous disent
qu'une grande majorité des Israéliens soutiennent la reprise des
négociations mais ne croient pas en l'existence d'un partenaire palestinien.
Kadimah propose de se séparer de la majeure partie des Palestiniens sans
attendre l'émergence d'un partenaire avec lequel négocier. Les doutes qui
subsistaient quant à l'absence de partenaire palestinien ont disparu avec la
scission au sein du Fata'h et le succès massif du H'amas lors des élections
à l'échelon local.
Dans les Territoires comme en Israël, le public ne supporte plus
l'establishment politique du fait de l'image que renvoient ses dirigeants :
des politiciens corrompus et assoiffés de pouvoir. Des années durant, les
leaders de Kadimah, à commencer par Sharon, ont fait partie intégrante de
cette même bande. Mais ils ont su se débarrasser de cette image négative et
la coller, au contraire, sur le comité central du Likoud. Leur apparente
détermination à démanteler la plupart des implantations et à isoler les
Palestiniens derrière une barrière a consolidé leur nouvelle image.
Outre le facteur idéologique et le mode d'organisation, l'élément humain
intervient des deux côtés. La détermination de Sharon à mener le
redéploiement à bien a fait de lui la personnalité israélienne la plus
populaire en Israël depuis David Ben-Gourion. On le voit comme seul capable
de mettre en oeuvre des avancées politiques majeures tout en sauvegardant le
consensus national et un soutien international enthousiaste. Ni Benyamin
Natanyahou ni Amir Peretz n'ont à proposer comme Sharon une combinaison de
charisme, d'expérience et de relations serrées avec le président américain,
le tout emballé dans un parti tout frais tout nouveau où l'on trouve en vrac
droite, gauche et centre, un défenseur de la laïcité aux côtés d'un
ultra-orthodoxe militant, des dirigeants syndicalistes avec des capitaines
d'industrie.
Le leadership traditionnel du Fata'h souffre de l'absence d'un chef tel que
Sharon, capable de chausser les souliers de Yasser Arafat. Terne et dénué de
charisme, Abu Mazen (le président Mah'moud Abbas) n'a pas su remplir le
vide. Sharon et le président Bush n'essaient pas de l'aider, et le H'amas ne
manque aucune occasion de l'épingler et de marquer des points.
Quoi qu'il en soit, au bout du compte les forces politiques en Israël et
dans les Territoires s'alignent, et l'évolution de la carte politique des
deux côtés ne paraît rien annoncer de bon pour les électeurs.
Israël et le recul du Fata'h sous la poussée du H'amas aux élections locales
dans les Territoires, la formation de deux nouveaux partis, Kadimah sous
l'impulsion d'Ariel Sharon et Mustaqbal faisant la part belle à une
génération palestinienne qui a fait ses classes en prison, vont-ils changer
durablement la donne ?
Bitterlemons consacre cette semaine son dossier à ces bouleversements de
l'échiquier politique au Moyen-Orient. De ces regards croisés, nous avons
extrait l'article d'Akiva Eldar, commentateur au journal Ha'aretz, dont nous
publions aujourd'hui la traduction ; et une interview de Mahdi Abdul Hadi,
directeur de la Palestinian Academic Society for the Study of International
Affairs, que nous donnerons dans une prochaine livraison.]
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publié sur la liste de Bitterlemons, le 19 décembre 2005
(titre original : New frameworks for old problems)
par Akiva Eldar
(Trad. Tal pour LPM)
A l'approche des élections en Israël comme dans les Territoires, des deux
côtés des bouleversements surviennent qui remettent en question tant les
concepts que la carte politiques. Les partis au pouvoir, le Likoud et le
Fata'h, paient au prix fort leurs difficultés à adapter leur idéologie aux
changements d'état d'esprit dans la société israélienne et la rue
palestinienne.
Le catalyseur premier de ces changements est le Premier ministre israélien,
Ariel Sharon, et la décision qu'il a prise de se retirer unilatéralement de
la bande de Gaza et de supprimer quatre implantations du Nord de la
Cisjordanie. Qu'il ait réussi à déplacer 7 000 colons et à libérer Israël de
la responsabilité de plus d'un million et demi de Palestiniens a changé les
priorités des partis au pouvoir en Israël et dans les Territoires. Ce pas
décisif jette le doute sur la politique classique du Likoud, et a mené au
schisme entre idéologues purs et durs et réalistes ou opportunistes.
En Palestine, c'est l'inverse qui s'est produit : cette démarche unilatérale
a coupé l'herbe sous les pieds des pragmatiques, les partisans d'Oslo qui
prônent une approche politique, et les a rendus obsolètes. Cela a joué en
faveur à la fois du H'amas, qui s'oppose au compromis politique avec Israël,
et des jeunes du Fata'h < qui savent exploiter l'impuissance de leurs aînés
à persuader leurs « partenaires » israéliens de leur accorder des
concessions, même maigres, comme la circulation de convois entre Gaza et la
Cisjordanie, la suppression de check-points et la libération de prisonniers.
La scission au sein du Likoud et le passage en masse au nouveau parti,
Kadimah, sont susceptibles de mettre un terme au règne du Likoud et de
pousser l'autre parti traditionnel de gouvernement, les Travaillistes, à la
seconde place. Quoi qu'en disent la plupart des analystes israéliens, et en
dépit des incertitudes récentes concernant la santé de Sharon, le programme
proposé par Kadimah conservera la faveur publique ; le parti ne disparaîtra
pas quand Sharon quittera l'arène politique. Kadimah pourrait perdre un peu
de son soutien dans l'opinion, mais sa stratégie l'a déjà inscrit au centre
du débat en Israël. Des électeurs de gauche voteront pour Kadimah parce
qu'ils ne croient pas que le Likoud veuille sortir des Territoires < ni que
les Travaillistes le puissent.
Le Likoud symbolise la stagnation du processus de paix, alors que les
Travaillistes promettent de le faire renaître. Les sondages nous disent
qu'une grande majorité des Israéliens soutiennent la reprise des
négociations mais ne croient pas en l'existence d'un partenaire palestinien.
Kadimah propose de se séparer de la majeure partie des Palestiniens sans
attendre l'émergence d'un partenaire avec lequel négocier. Les doutes qui
subsistaient quant à l'absence de partenaire palestinien ont disparu avec la
scission au sein du Fata'h et le succès massif du H'amas lors des élections
à l'échelon local.
Dans les Territoires comme en Israël, le public ne supporte plus
l'establishment politique du fait de l'image que renvoient ses dirigeants :
des politiciens corrompus et assoiffés de pouvoir. Des années durant, les
leaders de Kadimah, à commencer par Sharon, ont fait partie intégrante de
cette même bande. Mais ils ont su se débarrasser de cette image négative et
la coller, au contraire, sur le comité central du Likoud. Leur apparente
détermination à démanteler la plupart des implantations et à isoler les
Palestiniens derrière une barrière a consolidé leur nouvelle image.
Outre le facteur idéologique et le mode d'organisation, l'élément humain
intervient des deux côtés. La détermination de Sharon à mener le
redéploiement à bien a fait de lui la personnalité israélienne la plus
populaire en Israël depuis David Ben-Gourion. On le voit comme seul capable
de mettre en oeuvre des avancées politiques majeures tout en sauvegardant le
consensus national et un soutien international enthousiaste. Ni Benyamin
Natanyahou ni Amir Peretz n'ont à proposer comme Sharon une combinaison de
charisme, d'expérience et de relations serrées avec le président américain,
le tout emballé dans un parti tout frais tout nouveau où l'on trouve en vrac
droite, gauche et centre, un défenseur de la laïcité aux côtés d'un
ultra-orthodoxe militant, des dirigeants syndicalistes avec des capitaines
d'industrie.
Le leadership traditionnel du Fata'h souffre de l'absence d'un chef tel que
Sharon, capable de chausser les souliers de Yasser Arafat. Terne et dénué de
charisme, Abu Mazen (le président Mah'moud Abbas) n'a pas su remplir le
vide. Sharon et le président Bush n'essaient pas de l'aider, et le H'amas ne
manque aucune occasion de l'épingler et de marquer des points.
Quoi qu'il en soit, au bout du compte les forces politiques en Israël et
dans les Territoires s'alignent, et l'évolution de la carte politique des
deux côtés ne paraît rien annoncer de bon pour les électeurs.
publié par David CASTEL dans: Peace in Middle East
Friends,
This is the scenario that the Americans,under Condoleeza
Rice, have dreamed up. We will open the Gaza Strip and let
35,000 Gazan Arabs in with no security checks. We will let
thousands of trucks from Gaza come through to the West Bank
with no checks. We will get, instead, videos of the trucks
and people coming through (and we haven't even gotten that.
The Americans say that's not a reason to stop them from
coming in, it's just faulty equipment, we'll fix it...) And
then there will be elections in Gaza. Free democractic
elections. Even if the people want to elect an organization
whose only goal is to wipe us off the planet. Whose goal is
the one state solution, better known as the Final Solution.
Below, a Hamas election video (read my book The Covenant for
information about this Nazi organization) forwarded by
Itamar Marcus and Palestinian Media Watch. What are they
thinking? Truly, a situation that is beyond belief. And
there is no one to stand up to them and say: No Way! And
the Road Map? The clause that says that terror
organizations have to be dismantled? Forget that.. Forget
about enforcing or reminding anyone of any clause that you
can't push the Israelis to comply with, because the
Palestinians aren't playing and the Americans can't do
anything about it.
And on a completely different subject, is there anyone out
there that believes the explosions in London were an
"accident?" And how is it that before any investigation,
immediately, before anyone checked it out,it was declared an
"accident?" Curious, no?
Naomi
_____
Palestinian Media Watch Bulletin
December 12, 2005
Contact details here <>
View this bulletin online here
<http://www.pmw.org.il/Latest%20bulletins%20new.htm#b121205>
Hamas Election Video: Armed
struggle until destruction of Israel
By Itamar Marcus and Barbara Crook
In a new Hamas pre-election video, the terror organization
again declares that it will not give up its armed struggle
until Israel is destroyed.
The Hamas message likewise celebrates its love of death as
superior to the Israeli love of life. It also expresses
support for those Israeli Arabs that wish to destroy Israel
"from the interior." Hamas looks forward to a day when its
flag will fly over not only Jerusalem, but over all Israeli
cities, including Acre and Haifa.
The release of the new video on the Hamas website,
reiterating its goal of destroying Israel, coincides with
two polls this week showing Hamas turning into a major
political force, with between 32% and 45% of Palestinians
saying they will vote for Hamas in January's parliamentary
elections. What are the implications for peace, should
nearly 50% of the Palestinian Authority parliament be open
supporters of Israel's destruction?
It will be interesting to see if the continuing Hamas
election campaign calling for Israel's destruction will
prompt a change in United States or European Union policy.
The US State Department has made clear that while it
continues to transfer hundreds of millions of dollars of
support to the PA, it will make no demands on it to prevent
the Hamas from participating in the upcoming elections. The
EU and United Nations have also agreed that Hamas can
participate in the elections.
To view the Hamas
<http://www.pmw.org.il/asx/PMW_Hamas061205.asx> election
video calling for Israel's destruction, click here
The following are the words on the new Hamas video:
"We succeeded, with Allah's grace, to raise an ideological
generation that loves death like our enemies love life. We
will not abandon the way of Jihad and Shahada [Martyrdom] as
long as one inch of our holy land is in the hands of the
Jews.
"Congratulations to our people of 1948 [Israeli Arabs] on
the liberation of Gaza. You wish to destroy them [the
Israelis] from the interior. We will never forget you, and
never leave you. A day will come when our flag will fly
above all the quarters of our land. Our flag will fly on the
minarets of Jerusalem, and the walls of Acre, and the
quarters of Haifa."
[Hamas website, December 12, 2005]
_____
Please feel free to forward this bulletin, crediting
Palestinian Media Watch
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Incitement of children
<http://www.pmw.org.il/tv%20part1.html> to Shahada
Teaching hatred with
<http://www.pmw.org.il/tv%20part11.html> music
Children as combatants
<http://www.pmw.org.il/tv%20part3.html> in PA ideology
Denying Israel's right
<http://www.pmw.org.il/tv%20part7.html> to exist
Incitement to <http://www.pmw.org.il/tv%20part6.html>
genocide
Support for <http://www.pmw.org.il/tv%20part9.html>
terrorism
Understanding <http://www.pmw.org.il/tv%20part10.html>
Shahada
Mothers joy at sons'
<http://www.pmw.org.il/tv%20part4.html> Shahada
Hatred of America and
<http://www.pmw.org.il/tv%20part8.html> the West
Holocaust <http://www.pmw.org.il/tv%20part5.html> denial
Clarifying <http://www.pmw.org.il/tv%20part2.html> history
Arab world <http://www.pmw.org.il/tv%20part12.html> TV
_____
Contact Palestinian Media Watch:
p:+972 2 625 4140
e: pmw@pmw.org.il
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This is the scenario that the Americans,under Condoleeza
Rice, have dreamed up. We will open the Gaza Strip and let
35,000 Gazan Arabs in with no security checks. We will let
thousands of trucks from Gaza come through to the West Bank
with no checks. We will get, instead, videos of the trucks
and people coming through (and we haven't even gotten that.
The Americans say that's not a reason to stop them from
coming in, it's just faulty equipment, we'll fix it...) And
then there will be elections in Gaza. Free democractic
elections. Even if the people want to elect an organization
whose only goal is to wipe us off the planet. Whose goal is
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Below, a Hamas election video (read my book The Covenant for
information about this Nazi organization) forwarded by
Itamar Marcus and Palestinian Media Watch. What are they
thinking? Truly, a situation that is beyond belief. And
there is no one to stand up to them and say: No Way! And
the Road Map? The clause that says that terror
organizations have to be dismantled? Forget that.. Forget
about enforcing or reminding anyone of any clause that you
can't push the Israelis to comply with, because the
Palestinians aren't playing and the Americans can't do
anything about it.
And on a completely different subject, is there anyone out
there that believes the explosions in London were an
"accident?" And how is it that before any investigation,
immediately, before anyone checked it out,it was declared an
"accident?" Curious, no?
Naomi
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December 12, 2005
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Hamas Election Video: Armed
struggle until destruction of Israel
By Itamar Marcus and Barbara Crook
In a new Hamas pre-election video, the terror organization
again declares that it will not give up its armed struggle
until Israel is destroyed.
The Hamas message likewise celebrates its love of death as
superior to the Israeli love of life. It also expresses
support for those Israeli Arabs that wish to destroy Israel
"from the interior." Hamas looks forward to a day when its
flag will fly over not only Jerusalem, but over all Israeli
cities, including Acre and Haifa.
The release of the new video on the Hamas website,
reiterating its goal of destroying Israel, coincides with
two polls this week showing Hamas turning into a major
political force, with between 32% and 45% of Palestinians
saying they will vote for Hamas in January's parliamentary
elections. What are the implications for peace, should
nearly 50% of the Palestinian Authority parliament be open
supporters of Israel's destruction?
It will be interesting to see if the continuing Hamas
election campaign calling for Israel's destruction will
prompt a change in United States or European Union policy.
The US State Department has made clear that while it
continues to transfer hundreds of millions of dollars of
support to the PA, it will make no demands on it to prevent
the Hamas from participating in the upcoming elections. The
EU and United Nations have also agreed that Hamas can
participate in the elections.
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"We succeeded, with Allah's grace, to raise an ideological
generation that loves death like our enemies love life. We
will not abandon the way of Jihad and Shahada [Martyrdom] as
long as one inch of our holy land is in the hands of the
Jews.
"Congratulations to our people of 1948 [Israeli Arabs] on
the liberation of Gaza. You wish to destroy them [the
Israelis] from the interior. We will never forget you, and
never leave you. A day will come when our flag will fly
above all the quarters of our land. Our flag will fly on the
minarets of Jerusalem, and the walls of Acre, and the
quarters of Haifa."
[Hamas website, December 12, 2005]
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Children as combatants
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Denying Israel's right
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publié par David CASTEL dans: Peace in Middle East
démocratie au Moyen-Orient), plaide ici pour que les médias, tant
palestiniens qu'israéliens, fassent preuve de rigueur et de responsabilité.
Par-delà les peurs et les rancoeurs, les idées préconçues et les fausses
impressions, il leur appartient de "passer de l'autre côté du miroir et de
ramener, des deux côtés, l'opinion publique à la réalité": celle de deux
sociétés prêtes, depuis 2003, à une solution négociée sur la base des
frontières de 1967.]
______________________________________________
http://www.commongroundnews.org
Common Grounds News Service, jeudi 15 décembre 2005
par Lucy Nusseibeh
(Trad. Tal pour LPM)
L¹une des causes majeures du manque de confiance qui mena en définitive à
l'échec des pourparlers de Camp David et au retour de la violence en
septembre 2000 fut l'incapacité du processus d¹Oslo à s'adresser à l¹opinion
publique. L¹opinion israélienne est aujourd¹hui otage des questions de
sécurité, mais il n¹y aura de sécurité véritable qu¹avec une paix véritable,
ce qui suppose un État palestinien souverain viable c¹est-à-dire jouissant
de son intégrité territoriale. Quand, des deux côtés, l¹opinion publique
verra que chacun d'eux a le même besoin de sécurité, et le même besoin d¹un
État, la paix sera possible. Pour qu¹un processus de paix puisse réussir, il
faut aider l¹opinion à comprendre l¹évolution réelle de chacune des deux
sociétés, et à considérer de nouveau les autres comme des êtres humains.
Actuellement, les fausses impressions semblent dominer de part et d'autre,
perpétuant ainsi les tensions symétriques et les sentiments de victimisation
et d¹insécurité.
De quelque côté que ce soit, une opinion publique négative exaspérant les
peurs et les haines alimente le conflit et perpétue le cycle de la violence,
au niveau du peuple comme des dirigeants. A l¹inverse, dans cette petite
région prompte aux revirements, une opinion publique privilégiant une juste
résolution du conflit peut contribuer à pousser les dirigeants à un accord
de paix. Etant donné l¹équilibre des forces en présence, si puissamment en
faveur d¹Israël, l¹opinion publique israélienne est l¹une des clefs de la
paix, et l¹une des clefs essentielles pour accéder à cette opinion est
l¹idée qu¹elle se fait de l¹opinion publique palestinienne. Pour que
l¹opinion israélienne penche vers la paix, on doit la convaincre de
l¹existence d¹un irrépressible et sincère désir de paix parmi les
Palestiniens.
Alors que les restrictions de circulation en Cisjordanie et à Gaza empêchent
de fait tout contact entre Israéliens et Palestiniens, à l¹exception des
plus déterminés, les médias jouent un rôle crucial dans la propagation et la
manipulation des représentations et des opinions publiques dans ce conflit.
Quand l¹un ne lit venant de l¹autre que des propos furieux, ou même anodins
mais dépeints comme rageurs ou menaçants, la peur et la tension vont
croissant. Les déclarations de Gazéens disant « l¹an prochain en
Cisjordanie » ont été décrites comme une menace, mais auraient tout aussi
bien pu l¹être comme un message d¹espoir en un authentique règlement
négocié après tout, ils ne disaient pas « l¹an prochain à Tel-Aviv », ils
demeuraient strictement dans les limites de la feuille de route.
La presse israélienne peut s¹emparer de la question du Hamas, ou bien
rappeler à ses lecteurs que le président palestinien a été élu sur un
programme de paix, et qu¹au cours des deux années écoulées il s¹est
constamment élevé, en paroles comme en actes, contre la violence. Les
élections palestiniennes ont montré une opinion publique puissamment
favorable à une reprise du processus de paix. Voilà certainement l¹occasion
d'élaborer une paix globale sur le long terme plutôt qu'un simple
désengagement de Gaza. Si l¹on sait encourager les Israéliens à voir, non
les souffrances liées au démantèlement des implantations, mais les chances
pour eux d¹une vie plus libre, plus paisible et moins empreinte de peur
grâce à un désengagement clairement conçu comme une première étape,
l¹opinion publique aussi bien que les dirigeants palestiniens pourraient se
sentir de nouveau partie prenante d¹un processus de paix, plutôt que
victimes d¹un désengagement unilatéral.
Il appartient au cercle vicieux des conflits que des aspects négatifs, telle
l¹agression, soient aisément projetés sur l¹autre, aggravant ainsi la
radicalisation et la diabolisation (nous sommes tous bons, les autres tous
mauvaisŠ) tandis que les deux parties se réfugient dans des forteresses
mentales collectives. Cette polarisation se reflète et s¹amplifie au sein
des opinions publiques, rendant plus difficile aux uns et aux autres de se
voir mutuellement comme des êtres humains, et donc comme des partenaires de
paix en puissance. Aussi l¹un des préalables à la paix est-il de passer de
l¹autre côté du miroir et de ramener l¹opinion à la réalité, loin des
projections et des reflets. La réalité est que, depuis 2003, les opinions
publiques des deux côtés se sont déclarées (à plus de 72%) en faveur de la
paix à peu près sur les mêmes bases les frontières de 67, se partager
Jérusalem, etc. mais l¹obstacle principal demeure l¹idée que chacun se
fait de l¹opinion publique de l¹autre.
La société palestinienne a connu une mutation ces dernières années, il y a
une vague d¹intérêt pour la non-violence, mais combien de gens, et en
particulier combien d¹Israéliens le savent ? L¹impact du stéréotype négatif
selon lequel tous les Palestiniens sont violents compte parmi les plus
importants dans l¹opinion publique tant israélienne qu¹internationale (en
faveur d¹Israël dans un rapport de 4 à 1). Pourtant, la déclaration appelant
à la fin du bain de sang et à une nouvelle intifada non-violente, signée à
la suite de l¹assassinat de Cheikh Yassine, en mars 2004, par plus de 150
notables palestiniens du courant dominant, est un cri du coeur de la société
palestinienne pour l¹arrêt de la violence, mentionnant spécifiquement la fin
des attentats suicide. Fait significatif, après cette déclaration, ces
attentats cessèrent six mois durant. On aurait pu faire usage de cette
proclamation pour convaincre l¹opinion israélienne qu¹elle avait
effectivement un, et même de nombreux, partenaires de paix. Grâce à cette
perception nouvelle et positive de l¹opinion palestinienne, les Israéliens
auraient pu lancer un vibrant appel à la paix, donnant des deux côtés aux
dirigeants le feu vert de leurs opinions publiques respectives pour faire de
vrais progrès sur la voie de la paix.
Les médias peuvent et devraient corriger les fausses impressions de
l¹opinion publique en parlant du commun désir de paix et en atténuant les
peurs au lieu de les attiser ; en crédibilisant les voix qui s¹élèvent
contre la violence et l¹exploitation du conflit ; et, par-dessus tout, en
montrant à chacun la dimension humaine de l¹autre, en des termes qu¹ils
puissent tous deux entendre.
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