Des députés et des ministres israéliens commencent à douter
[« Attention à ne pas perdre pied dans le bourbier libanaisS» Des ministres
et des députés d¹horizons divers commencent à s¹inquiéter d¹une possible
accélération de l¹engagement au Liban, où Israël avait, en d¹autres temps,
épuisé ses forces vivesS]
http://www.haaretz.com/hasen/spages/741690.html
Ha¹aretz, dimanche 23 juillet 2006
Des députés et des ministres israéliens commencent à douter
par Mazal Mualem
trad. Tal pour La Paix Maintenant
Plusieurs ministres et députés ont commencé ces derniers jours à faire
entendre des réserves concernant une opération terrestre d¹envergure au
Liban. Parmi ceux qui ont tenu à s¹exprimer publiquement, on trouve les
ministres Méir Chétrit, du parti [majoritaire] Kadima, et Ophir Pinès-Paz,
du Parti travailliste, qui ont souligné que l¹opération avait été planifiée
compte tenu de ce qu¹une incursion terrestre n¹était pas nécessaire.
D¹autres ministres ont exprimé leur mécontentement de ce qu¹aucune
initiative diplomatique n¹ait encore été proposée. «Il est important de
poursuivre les efforts diplomatiques parallèlement aux opérations
militaires, et le fait que le monde nous laisse prolonger ces dernières ne
devrait pas nous pousser à croire qu¹il n¹est pas besoin de dialogue et d¹un
plan diplomatique», a déclaré O. Pinès-Paz à notre journal samedi. Des
députés du parti travailliste et du Meretz ont également pris position,
critiquant l¹abandon de la voie diplomatique et exprimant leurs
préoccupations concernant l¹éventualité d¹opérations terrestres massives au
Liban.
Pour le député travailliste Dany Yatom, maintenant qu¹il apparaît clairement
que l¹armée de terre intervient au Liban, nous devons nous interroger sur
l¹envergure des opérations. Membre de la commission des Affaires étrangères
et de la Défense à la Knesseth, il entend y soulever la question à la
prochaine réunion de la commission, demain lundi : «Je veux un rapport net,
et non vague, sur ce que l¹armée de terre fait au Liban, sur le nombre de
soldats engagés, et sur l¹existence ou non de plans visant à étendre les
opérations. Je m¹oppose vigoureusement à l¹envoi en nombre de troupes au
Liban. Cela n¹est pas encore venu en discussion, et si cela se produit, je
veux être prévenu. Nous devons nous montrer vigilants», a dit Yatom.
«Jusqu¹à présent, nous avons accordé notre soutien. Nous sommes tous
solidaires des opérations militaires, mais le moment est venu de poser
quelques questions aux responsables», a déclaré un autre député du même
parti.
À l¹issue d¹une réunion portant sur les combats au nord, jeudi dernier, les
dirigeants du Meretz ont appelé le gouvernement à tenter d¹obtenir un
cessez-le-feu et à entamer des négociations.
Catégorique, la députée Zéhava Gal-On, responsable de la discipline du
groupe Meretz à la Knesseth, déclarait qu¹Israël devrait agir en fonction
des intérêts du pays et ne pas laisser les soldats israéliens se muer en
chair à canon au service du président américain George W. Bush.
Toujours au Meretz, selon le député Haïm Oron, la question ne se pose pas du
droit d¹Israël à défendre sa souveraineté, «mais cela ne justifie pas
n¹importe quelle opération militaire. Je crains que cette guerre ne déborde
des limites que nous lui avions assignées à l¹origine. Nous devons nous
garder de nous enliser de nouveau dans le bourbier libanais.»
et des députés d¹horizons divers commencent à s¹inquiéter d¹une possible
accélération de l¹engagement au Liban, où Israël avait, en d¹autres temps,
épuisé ses forces vivesS]
http://www.haaretz.com/hasen/spages/741690.html
Ha¹aretz, dimanche 23 juillet 2006
Des députés et des ministres israéliens commencent à douter
par Mazal Mualem
trad. Tal pour La Paix Maintenant
Plusieurs ministres et députés ont commencé ces derniers jours à faire
entendre des réserves concernant une opération terrestre d¹envergure au
Liban. Parmi ceux qui ont tenu à s¹exprimer publiquement, on trouve les
ministres Méir Chétrit, du parti [majoritaire] Kadima, et Ophir Pinès-Paz,
du Parti travailliste, qui ont souligné que l¹opération avait été planifiée
compte tenu de ce qu¹une incursion terrestre n¹était pas nécessaire.
D¹autres ministres ont exprimé leur mécontentement de ce qu¹aucune
initiative diplomatique n¹ait encore été proposée. «Il est important de
poursuivre les efforts diplomatiques parallèlement aux opérations
militaires, et le fait que le monde nous laisse prolonger ces dernières ne
devrait pas nous pousser à croire qu¹il n¹est pas besoin de dialogue et d¹un
plan diplomatique», a déclaré O. Pinès-Paz à notre journal samedi. Des
députés du parti travailliste et du Meretz ont également pris position,
critiquant l¹abandon de la voie diplomatique et exprimant leurs
préoccupations concernant l¹éventualité d¹opérations terrestres massives au
Liban.
Pour le député travailliste Dany Yatom, maintenant qu¹il apparaît clairement
que l¹armée de terre intervient au Liban, nous devons nous interroger sur
l¹envergure des opérations. Membre de la commission des Affaires étrangères
et de la Défense à la Knesseth, il entend y soulever la question à la
prochaine réunion de la commission, demain lundi : «Je veux un rapport net,
et non vague, sur ce que l¹armée de terre fait au Liban, sur le nombre de
soldats engagés, et sur l¹existence ou non de plans visant à étendre les
opérations. Je m¹oppose vigoureusement à l¹envoi en nombre de troupes au
Liban. Cela n¹est pas encore venu en discussion, et si cela se produit, je
veux être prévenu. Nous devons nous montrer vigilants», a dit Yatom.
«Jusqu¹à présent, nous avons accordé notre soutien. Nous sommes tous
solidaires des opérations militaires, mais le moment est venu de poser
quelques questions aux responsables», a déclaré un autre député du même
parti.
À l¹issue d¹une réunion portant sur les combats au nord, jeudi dernier, les
dirigeants du Meretz ont appelé le gouvernement à tenter d¹obtenir un
cessez-le-feu et à entamer des négociations.
Catégorique, la députée Zéhava Gal-On, responsable de la discipline du
groupe Meretz à la Knesseth, déclarait qu¹Israël devrait agir en fonction
des intérêts du pays et ne pas laisser les soldats israéliens se muer en
chair à canon au service du président américain George W. Bush.
Toujours au Meretz, selon le député Haïm Oron, la question ne se pose pas du
droit d¹Israël à défendre sa souveraineté, «mais cela ne justifie pas
n¹importe quelle opération militaire. Je crains que cette guerre ne déborde
des limites que nous lui avions assignées à l¹origine. Nous devons nous
garder de nous enliser de nouveau dans le bourbier libanais.»
Publicité