Extension possible et résolution

Publié le par david castel

D'après le professeur Gérald Steinberg, chercheur associé au Centre d'études stratégiques Begin-Sadate pro-israélien, une intensification du conflit est à craindre. « Le résultat des dernières attaques est qu'Israël est susceptible d'envoyer des forces d'intervention qui pourront aller jusqu'au désarmement du Hezbollah » et que « le Liban continue d'autoriser des activités terroristes sur son territoire, et qu'ainsi le Gouvernement libanais joue un rôle-clé dans la récurrence de ce genre d'événement. » [1]

Sur la toile, le site DEBKAfile rapporte qu'Ali Larijani, conseiller pour la sécurité nationale iranienne et négociateur pour les affaires nucléaires, s'est envolé pour Damas.

Selon ce rapport, il restera sur place pour toute la durée de la crise, en liaison avec le pacte Iran-Syrie d'assistance mutuelle, et il considèrera toute attaque contre la Syrie comme une agression envers l'Iran.

DEBKAfile rapporte également que le Hezbollah "a agi sur les ordres de Téhéran afin de créer un deuxième front contre Israël, afin de diminuer la pression militaire exercée par Tsahal sur le Hamas dans la bande de Gaza ».

D'après les dires de DEBKAfile, l'Iran entreprend aussi cette action pour détourner l'attention du G8 qui va bientôt se réunir pour aborder l'affaire nucléaire iranienne. Pour terminer, ils indiquent que les armées de ces deux pays ont été placées en alerte avancée. [2]

Pendant ce temps, Israël a envoyé un avertissement aux populations vivant dans les banlieues chiites de Beyrouth-sud, la capitale du Liban, pour leur demander de partir.[2] Il considère toute cette zone comme une base opérationnelle du Hezbollah.

Comme le Hezbollah agit à visage découvert au Liban et qu'il siège au gouvernement actuel, Israël tient le gouvernement libanais dans son ensemble comme responsable, aussi prend-il pour cibles des sites stratégiques à travers tout ce pays.

Selon le porte-parole du Ministère des affaires étrangères en Israël, Mark Regev, le Hezbollah tente actuellement de transférer les soldats israéliens enlevés en Iran. Regev a gardé confidentielle la source de cette information[3]. Mais un porte-parole des affaires étrangères iraniennes a infirmé cette accusation la qualifiant de « simple absurdité »."[4]

La situation se complique par la présence de milliers de ressortissants étrangers qui parcourent le pays. Bien qu'au moins 15 000 touristes et citoyens libanais aient fui par la route vers la Syrie le 13 juillet, l'entrée et la sortie du pays ont été rendus plus difficiles par un raid israélien sur cet axe de communication.

Le 14 juin, le premier ministre israélien Ehud Olmert a affirmé que les interventions d'Israël prendraient fin à trois conditions :

Ce même 14 juillet, le dirigeant du Hezbollah Hassan Nasrallah a proclamé que le Hezbollah était prêt à une guerre ouverte contre Israël.[6] De plus, Mahmoud Ahmadinejad, président iranien, a promis à Israël une "rétorsion immédiate" de sa part en cas d'attaque contre la Syrie. [7]

Toujours ce 14 juillet, le parti au pouvoir en Syrie, le Baath, a déclaré que la Syrie soutient pleinement le Hezbollah devant ces "agressions barbares israéliennes"."[8]

Un article dans le journal arabe Al-Hayat du 15 juillet fait mention de rumeurs à Washington, DC selon lesquelles existerait un ultimatum israélien exigeant de la Syrie de faire cesser toute activité du Hezbollah près des frontières d'Israël, de libérer les deux soldats enlevés dans les 72 heures, sinon elle s'exposerait à des conséquences facheuses.[9] La source d'Al-Hayat s'est refusée à toute confirmation ou réfutation de ces rumeurs.

L'article poursuit : « une source du Pentagone a averti le monde arabe et la communauté internationale, qu'en cas d'échec de leurs tentatives à persuader la Syrie d'obtenir du Hezbollah qu'il relâche les soldats captifs, et qu'il cesse ses attaques contre Israël, ce dernier prendra pour cible des objectifs au Liban. »

Al-Hayat cite la source en disant que « les États Unis ne peuvent éliminer la possibilité d'une frappe israélienne en Syrie », ceci en dépit du fait que l'administration Bush a demandé à Israël d' « éviter dans toute la mesure du possible, toute intervention militaire qui pourrait faire des victimes parmi les civils ».

Le 15 juillet, en réponse à la possibilité d'un ultimatum israélien, un officier des forces armées israéliennes a affirmé : « nous ne sommes pas des malfaiteurs qui tiraillent n'importe où. Il ne serait pas bon d'inciter la Syrie à entrer dans le conflit »[10].

Réactions internationales
  • Le 14 juillet, le Conseil de sécurité a « reconnu, à la majorité de ses membres, la responsabilité du Hezbollah dans la crise au Liban tout en condamnant le soutien dont ce groupe bénéficie de la part de certains régimes et le caractère disproportionné de la risposte israélienne ».

Voir aussi

Notes
  1. "'Israel may have to take alarming force'", Jerusalem Post, 2006-07-12.
  2. "'Iran’s national security adviser Ali Larijani flies to Damascus aboad special military plane Wednesday night as war tension builds up around Hizballah abduction of two Israeli soldiers'", DEBKAfile, 2006-07-12.
  3. "Israel Claims Hundreds of Hits in Lebanon", Associated Press, 2006-07-13.
  4. "Israel hits Hezbollah stronghold", BBC, 2006-07-13.
  5. "Olmert orders new Lebanon strikes", BBC, 2006-07-14.
  6. "Ahmadinejad: Israel would not dare to move against Iran", Haaretz, 2006-07-14.
  7. "Syria says fully backs Hizbollah against Israel", Reuters, 2006-07-15. URL accessed on 2006-07-15.
  8. (ar)"The Pentagon does not rule out Israel striking "vital targets" in Syria", Al-Hayat, 2006-07-15.
  9. "IDF officer: Israel has no plans to attack Syria", Haaretz, 2006-07-15. URL accessed on 2006-07-15.
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