Le Brésil à l’italienne

Publié le par david castel

COPA AMERICA / BRESIL - ARGENTINE : 3-0 Le Brésil à l'italienne
PANORAMIC
COPA AMERICA / BRESIL - ARGENTINE : 3-0
Le Brésil à l’italienne
Olivier DE LOS BUEIS - lundi 16 juillet 2007 - 01h00

Le Brésil a conservé dimanche son titre de champion d’Amérique du Sud en dominant largement l’Argentine à Macaraibo (3-0). Le foot réaliste de Dunga a triomphé du jeu bien léché des coéquipiers de Messi. 

Feuille de match


Copa America / Finale
BRÉSIL - ARGENTINE: 3-0

Stade Jose Pachenco Romero de Macaraibo
25 000 spectateurs
Temps nuageux
Pelouse en bon état

Arbitre
M.Amarilla (PAR): 7

Buts : Julio Baptista (4eme), Ayala (40eme, csc) et Daniel Alves (69eme) pour le Brésil

Avertissements : Alex (37eme), Doni (51eme), Gilberto (54eme), Julio Baptista (68eme), Josué (83eme) pour le Brésil – Mascherano (44eme), Tevez (75eme) pour l’Argentine

Expulsion : Aucune

Brésil
Doni : 7
Maicon : 6,5
Alex : 6,5
Juan (cap) : 6
Gilberto : 6
Mineiro : 7
Elano : non noté
(Daniel Alves, 34eme : 7)
Josué : 7
Julio Baptista : 7
Robinho : 5,5
(Diego, 90eme)
Vagner Love : 6
(ernando, 90eme)

N'ont pas participé
Helton (g)
Kléber
Alex Silva
Naldo
Anderson
Afonso

Entraîneur : Dunga

Argentine
Abbondanzieri : 4
J.Zanetti (cap) : 5
Ayala : 4
G.Milito : 4,5
Heinze : 5,5
Mascherano : 5
Cambiasso : 4,5
(Aimar, 59eme)
Veron : 3
(Luis Gonzalez, 67eme)
Riquelme : 4
Tevez : 4
Messi : 5,5

N'ont pas participé
Orion (g)
Carrizo
Diaz
Burdisso
Ibarra
Gago
Palacio
Crespo
D.Milito

Entraîneur : A.Basile
// Visual basic helper required to detect Flash Player ActiveX control version information Function VBGetSwfVer(i) on error resume next Dim swControl, swVersion swVersion = 0 set swControl = CreateObject("ShockwaveFlash.ShockwaveFlash." + CStr(i)) if (IsObject(swControl)) then swVersion = swControl.GetVariable("$version") end if VBGetSwfVer = swVersion End Function

 

On attendait beaucoup de ce Brésil-Argentine. Les spectateurs de Macaribo (Venezuela) ont été servis d’entrée de jeu. On ne joue que depuis quatre minutes quand Julio Baptista se débarrasse d’Ayala côté gauche de la surface et trouve la lucarne opposée d’Abbondanzieri d’une frappe enroulée du droit. Cinq minutes plus tard, la réponse du berger à la bergère : sur une remise de la tête de Veron, Riquelme met une superbe frappe de demi-volée du gauche sur le poteau droit de Doni. Le match est parfaitement lancé, sur des bases très élevées. Leo Messi enchaîne les dribbles avec aisance, mais sans véritable efficacité. Le Brésil se contente d’attendre les Argentins en empêchant, grâce au marquage des trois milieux défensifs  Elano (puis Daniel Alves) Josué et Mineiro, Riquelme et Veron de délivrer des bons ballons pour Tevez et Messi.

Parfaitement organisés, les Auriverde attendent un contre pour faire la différence. La vitesse des Brésiliens met plusieurs fois la défense centrale argentine en difficulté : à cinq minutes de la mi-temps, Ayala est moins heureux que Milito ou Heinze qui ont manqué l’autogoal de peu auparavant. Le capitaine trompe Abbondanzieri sur un centre parfait de Daniel Alves. A 2-0, la messe est dite ou presque. Coco Basile doit changer ses batteries. D’abord intense techniquement, le jeu est devenu bouillant physiquement, les beaux gestes laissant place aux duels acérés et à quelques coups tordus. A l’heure de jeu Pablo Aimar remplace Esteban Cambiasso pour remettre la sélection Albiceleste dans le bon sens. L’entrée de la Lechuga semble redonner du peps aux Argentins : mais c’est à ce moment-là que Vagner Love, transparent jusque-là, sort de sa boîte. En contre, son accélération et son service pour Daniel Alves sont parfaits : le Brésilien du FC Séville tue le match (3-0, 69eme).

Dunga peut être fier de lui : malgré l’absence de plusieurs stars (Kaka ou Ronaldino), le sélectionneur a su tirer le meilleur de son équipe, n’hésitant pas à pointer du doigt les faiblesses de ses hommes pour les piquer au vif. Si la Seleção version Dunga est loin du style chamarré de celle d'un Tele Santana, elle a le mérite d’être solide physiquement et habile tactiquement. Les Brésiliens ont en effet su éteindre les Argentins, quasiment à l’italienne, avec un marquage attentif et sérieux. Une fois adossés à cette défense solide, avec un excellent gardien en prime, Doni, les individualités de devant ont fait la différence devant. Si Robinho n’a pas été cette fois décisif, Julio Baptista et Vagner Love eux, ont su prendre le relais du gamin du Real Madrid, meilleur buteur d'une compétition riche en buts jusqu'au bout. Voilà comment le Brésil a su renverser la tendance et fait taire tous les pronostics : comme le disait Dunga avant le match : « Les Argentins sont favoris, mais c’est sur le terrain que tout se joue. »

Publicité

Publié dans Foutballe

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article