" cellule élyséenne "

Publié le par david castel

Les nominations, élections et mouvements [lundi 21 mai 2007]  imprimer   envoyer par e-mail
 


NEWLETTER SPECIALE


JEAN CHICHIZOLA, MATHIEU DELAHOUSSE, MARIE-CHRISTINE TABET.
 Publié le 18 mai 2007
Actualisé le 18 mai 2007 : 17h13

En complément




Le président de la République, Nicolas Sarkozy, a nommé plusieurs de ses proches aux postes clés de l’Élysée. Voici ses principaux collaborateurs :



Claude GUEANT, 62 ans, devient, sans surprise, le nouveau Secrétaire général de l’Elysée, tant l’intéressé souhaitait rester auprès de son mentor et " jouer la complémentarité ". Il succède à ce poste à Frédéric Salat-Baroux. Ce préfet hors-cadre, licencié en droit et diplômé de Sciences-Po Paris, a été affecté au ministère de l’Intérieur à sa sortie de l’ENA (1971, promotion Thomas More). Devenu directeur de cabinet du préfet du Finistère (1971-1974), il s’envole pour la Guadeloupe en qualité de secrétaire général pour les affaires économiques. Il reste en poste trois ans, jusqu’en 1977, date à laquelle Christian Bonnet en fait l’un de ses conseillers techniques (1977-1981). Il cumule ensuite, dix années durant, les postes de secrétaire général de préfecture : Centre (affaires régionales), Hérault, Hauts-de-Seine. En 1991, Claude Guéant est promu préfet des Hautes-Alpes. Il devient, deux ans plus tard, directeur adjoint de cabinet de Charles Pasqua, ministre de l’Intérieur. Il n’occupe cette fonction que peu de temps puisqu’il devient, Directeur général de la Police nationale (1994-1998). Il consacre les années 1998-2002 à la fonction préfectorale : Franche-Comté puis Bretagne. Depuis 2002, Claude Guéant n’a cessé de suivre Nicolas Sarkozy : d’abord au ministère de l’Intérieur, puis à l’Economie, au conseil général des Hauts-de-Seine, de nouveau à l’Intérieur. Il était directeur de campagne du chef de l’Etat jusqu’au 6 mai dernier.


François PEROL, 43 ans, quitte la banque Rotschild où il était associé gérant depuis janvier 2005. Il est nommé secrétaire général adjoint de la présidence de la République. Il épaulera Claude Guéant (lire supra) dans cette tâche hautement politique. Affecté à l’inspection générale des finances en 1990, François est muté, en 1994, à la direction du trésor, d’abord comme chargé de mission, ensuite comme secrétaire général adjoint du comité interministériel aux restructurations industrielles (CIRI) de 1994 à 1996. Il reste dans cette direction à différents postes jusqu’en mai 2002. Francis Mer, ministre de l’Economie et des Finances, en fait son directeur adjoint de cabinet. Il reste en place quand Nicolas Sarkozy succède à Francis Mer à Bercy. François Pérol est diplômé d’HEC, de Sciences-Po Paris et énarque (1990, promotion Jean Monnet)


Le vice-amiral d’escadre Edouard GUILLAUD 53 ans est maintenu dans ses fonctions de chef d’Etat-major particulier du président de la République. Il avait été nommé par Jacques Chirac en octobre 2006. Diplômé de l’École navale, Edouard Guillaud a commandé de nombreux bâtiments : un dragueur de mines, le "Lobelia", un aviso-escorteur "Enseigne de vaisseau Henry" et surtout le porte-avions "Charles de Gaulle" (1999-2001). Il a également assuré les fonctions de préfet maritime de la Manche (2004-2006). Edouard Guillaud est diplômé de l’École supérieure de guerre navale et du cours supérieur interarmées, du Centre des hautes études militaires (CHEM). Il est enfin ancien auditeur de l’Institut des hautes études de la défense nationale.


Henri GUAINO devient, à 50 ans, le conseiller spécial du président de la République. Ce Conseiller maître à la Cour des comptes a débuté sa carrière au Crédit Lyonnais, en qualité d’économiste (1982-1986). Il devient ensuite chargé de mission à la direction du Trésor (1987-1988) et secrétaire adjoint général du Club de Paris (1987-1988). Il se reconvertit, un temps, dans le secteur privé, d’abord auprès du groupe Louis Dreyfus en qualité de " responsable de la recherche finance ", puis au sein du groupe MAAF comme " responsable des activités banque d’affaires et gestion des participations ". Parallèlement, il est nommé maître de conférences à Sciences-Po Paris (1988-2003). En 1993, Philippe Séguin, président de l’Assemblée nationale, l’appelle à ses côtés. Un an plus tard, Henri Guaino conseille Charles Pasqua au ministère de l’Intérieur, puis devient, en 1995, commissaire général au Plan. Après la dissolution, il cède son siège à Jean-Michel Charpin (1998). Il est alors chargé d’élaborer une charte d’aménagement et de développement du territoire des Hauts-de-Seine (1999-2000). Conseiller scientifique de l’Agence pour la diffusion de l’information technologique-Adit (2002-2004), Henri Guaino va devenir la " plume " du chef de l’Etat. Eurosceptique, ancien séguiniste et ancien chiraquien, ce fils de femme de ménage est l’auteur de nombreux ouvrages dont La Sottise des modernes (2002) et La France est-elle soluble dans l’Europe (1999). Il est par ailleurs chroniqueur aux Echos et à La Croix.


Raymond SOUBIE, 66 ans, est nommé conseiller du président de la République. Après une licence en droit, Sciences-Po Bordeaux et l’ENA (1964, promotion Blaise Pascal), Raymond Soubie est devenu chargé de mission auprès du préfet de la région Rhône-Alpes (1964-1969). Il intègre ensuite le cabinet de Joseph Fontanet, ministre du Travail et de l’Emploi (1969-1972), puis ministre de l’Education nationale (1972-1974). Jacques Chirac, devenu Premier ministre, en fait son conseiller pour les affaires sociales et culturelles. Il reste en poste quand Raymond Barre succède à Jacques Chirac à Matignon. En 1981, Raymond Soubie devient professeur au Celsa et dirige parallèlement le groupe Liaisons sociales. Il est, depuis 1992, P-DG d’Altedia, un cabinet de ressources humaines. Considéré comme un référent en matière sociale, le président du Conseil d’orientation pour l’emploi a été président de l’Opéra de Paris (1987-1988).


Catherine PEGARD devient à 52 ans, conseillère du président de la République. Cette journaliste politique a débuté sa carrière en 1977 au quotidien J’informe dont l’existence n’a pas dépassé quelques numéros. En 1978 elle collabore au Quotidien de Paris dirigé par Philippe Tesson. Mais c’est à l’hebdomadaire Le Point où elle est entrée en 1982 qu’elle accomplit la majeure partie de sa carrière Elle gravit les échelons un à un, jusqu’au poste de rédacteur en chef. Depuis octobre 2004 Catherine Pégard co-anime également l’émission "Les Femmes et Les Patrons d’Abord" sur Paris Première au côté d’Alexandra Golovanoff. Selon son confrère Jean-Michel Apathie, elle est " une journaliste qui compte et qui contribue à la formation du jugement des citoyens ".



Jean-David LEVITTE qui aura 61 ans le 14 juin prochain, devient le conseiller diplomatique et sherpa de Nicolas Sarkozy. Après ses humanités à Sciences-Po Paris et à l’École nationale des langues orientales (il parle chinois et indonésien), Jean-David Levitte a été affecté au Quai d’Orsay (1970) avant de rejoindre Hong Kong comme vice-consul (1971) et Pékin comme troisième secrétaire (1972-1974). Il revient en France, en 1974, à la direction des Affaires économiques et financières du ministère des Affaires étrangères. Puis il est nommé chargé de mission au secrétariat général de la présidence de la République (1975-1981. L’élection de François Mitterrand le mute à New York pendant trois ans. Il revient en France comme sous-directeur de l’Afrique occidentale du Quai d’Orsay (1984-1986). Jean-Bernard Raimond, ministre des Affaires étrangères, en fait, sous la première cohabitation, son directeur adjoint de cabinet. En 1988, à la réélection de François Mitterrand, Jean-David Levitte est nommé ambassadeur, représentant permanent de la France auprès de l’Organisation des Nations unies à Genève (1988-1990). Promu directeur " Asie et Océanie " au Quai d’Orsay, il dirige ensuite les relations culturelles, scientifiques et techniques du ministère tout en présidant l’Agence pour l’enseignement du français à l’étranger (1993-1995). Jacques Chirac élu à l’Elysée en fait son conseiller diplomatique jusqu’en 1999, date à laquelle Jean-David Levitte est nommé ambassadeur à l’ONU à New York (1999-2002). Il était jusqu’au 15 mai dernier, ambassadeur de France à Washington.



Emmanuelle MIGNON, 39 ans devient la directrice de cabinet de Nicola Sarkozy. Cette maître des requêtes au Conseil d’État, a débuté sa carrière professionnelle au sein de l’institution juridique du Palais Royal, tout en enseignant à Sciences-Po Paris et à l’Essec (1997-2002). Elle croise la route de Nicolas Sarkozy en mai 2002, quand celui-ci devient ministre de l’Intérieur. Il en fait sa conseillère juridique. Il la conserve à ses côtés quand il est nommé à Bercy, au ministère de l’Economie et des Finances. En avril 2004, Christian Jacob, ministre délégué aux PME, l’appelle pour exercer une fonction identique à celle qu’elle occupait à Bercy. Nommé directrice des études de l’UMP en décembre 2004, elle retrouve Nicolas Sarkozy en juin 2005, place Beauvau. Elle devient alors sa conseillère. Emmanuelle Mignon est diplômée de l’Essec, de Sciences-Po Paris. Elle est sortie major de l’ENA en 1995 (promotion René Char).


Georges-Marc BENAMOU est nommé conseiller à la présidence de la République. Ce journaliste français né en 1957 en Algérie a débuté sa carrière à La Provence avant d’entrer au Quotidien de Paris. Il y reste cinq ans puis fonde, en 1985, avec l’aide de Pierre Bergé le mensuel Globe, un journal de gauche, pro-mitterrandien. Le journal cesse sa parution en 1994. Pendant toutes ces années, il a rencontré François Mitterrand à plusieurs reprises. Il en fera un ouvrage, Le Dernier Mitterrand adapté à l’écran par Robert Guédiguian sous le titre Le Promeneur du Champ-de-Mars (2005). En 1995, Georges-Marc Benamou devient directeur de la rédaction de l’hebdomadaire L’Evénement du Jeudi qu’il rebaptise L’Événement et dirige jusqu’en 1999. Georges-Marc Benamou est ensuite éditorialiste à Nice-Matin. Entre deux chroniques, il a écrit de nombreux ouvrages : C’était un temps déraisonnable (1999) ; Jeune homme, vous ne savez pas de quoi vous parlez (2000) ; Un mensonge français (2003) ; Le Fantôme de Munich (2007).


Patrick OUART, 48 ans, est nommé conseiller de Nicolas Sarkozy. Ce magistrat, titulaire d’une maîtrise de droit privé et diplômé de l’Ecole nationale de la magistrature, a été affecté au tribunal de grande instance (TGI) de Lille (1982-1986) puis à la directrice des affaires civiles à la Chancellerie. En 1987, il est nommé secrétaire général de la Mission interministérielle de lutte contre la toxicomanie (Milt). Deux ans plus tard, il devient chef de cabinet au maire-adjoint de Paris chargé de la prévention et de la sécurité (1989-1993). Edouard Balladur, Premier ministre, en fait un de ses conseillers techniques à Matignon. Patrick Ouart est nommé, en 1995, secrétaire général de la Grande chancellerie de la Légion d’honneur. Il reste trois ans en poste avant de regagner le secteur privé. Il entre chez Suez comme directeur (1998-2003) puis secrétaire général (2003-2004) et enfin comme conseiller du président. Il est depuis 2005 membre du comité exécutif du groupe LVMH.



David MARTINON devient, à 36 ans, le nouveau porte-parole de l’Elysée. Celui qui dit de Nicolas Sarkozy que " c’est une drogue dure avec accoutumance immédiate " a été chargé de communication aux "États généraux de l’opposition" en 1990, puis conseiller en communication politique et marketing électoral à la société Acte Public Communication (1991-1994). Il est appelé par François Léotard, ministre de la Défense, comme chargé de mission pour la communication (1995). Il intègre ensuite l’ENA d’où il sort lauréat en 1998 (promotion Valmy). Il est affecté au Quai d’Orsay d’abord comme porte-parole adjoint (1998-2001) ensuite comme rédacteur à la sous-direction des affaires communautaires. En mai 2002, Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur, en fait son conseiller diplomatique. Il occupe une fonction identique (conseiller technique pour les affaires internationales et européennes) quand Nicolas Sarkozy rejoint Bercy. David Martinon retrouve son poste de conseiller diplomatique quand son mentor revient place Beauvau. Il cumulait cette fonction avec celle de directeur des relations internationales de l’UMP. David Martinon est diplômé de Sciences-Po Paris et titulaire d’un DEA en économie et politiques publiques.


Cédric GOUBET devient, à 37 ans, le nouveau chef de cabinet du chef de l’Etat. Titulaire d’une maîtrise d’économie internationale, diplômé de Sciences-Po Paris et énarque (1998, promotion Valmy), Cédric Goubet a été directeur de cabinet de trois préfets : d’une part, Claude Guéant alors préfet de Franche-Comté (1998-2002), d’autre part Jean-Marie Rebière et Thierry Klinger, préfets du Finistère (2000-2002). En juillet 2002, Cédric Goubet effectue sa mobilité à l’inspection des finances. En avril 2004, Claude Guéant, directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy à Bercy, l’appelle à ses côtés en qualité de chargé de mission. Cédric Goubet avait rejoint le cabinet de Nicolas Sarkozy en juin 2005 comme conseiller technique.


Jérôme PEYRAT est nommé conseiller politique du président de la République. Cet administrateur de la ville de Paris de 44 ans a débuté sa carrière comme responsable du secteur Europe-Amérique à la direction des relations internationales de la ville de Paris (1991-1993). Il est ensuite nommé chargé de mission auprès du directeur général de cette structure administrative. Jacques Chirac l’appelle à ses côtés en 1995 à l’Elysée. Il y occupe successivement les fonctions de conseiller pour la presse internationale et diplomatique puis de porte-parole adjoint (1995-1998). En 1998, il repart à la mairie de Paris comme directeur général de l’information et de la communication. Nommé directeur de la communication du RPR en 2000, il occupe parallèlement les fonctions de directeur de cabinet de Michèle Alliot-Marie et de Serge Lepeltier présidents du RPR. Promu directeur général de l’UMP en décembre 2004, Nicolas Sarkozy en fait, en juin 2005, son conseiller politique au ministère de l’Intérieur. Jérôme Peyrat qui est titulaire d’une maîtrise de droit, diplômé de Sciences-Po et énarque est maire de la Roque-Gageac en Dordogne, depuis 1995.

Les secrétaires d’État



Roger KAROUTCHI a été nommé secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement, auprès du Premier ministre. Cet inspecteur général de l’Éducation nationale a animé la campagne de Nicolas Sarkozy. Les deux hommes se connaissent bien. Il est d’ailleurs l’un des rares fidèles du couple Sarkozy à avoir conservé l’amitié de Nicolas et Cécilia. Roger Karoutchi , qui a dirigé le cabinet de Philippe Séguin quand il était président de l’Assemblée nationale, a été conseiller municipal de Nanterre (1989-1995) puis de Boulogne-Billancourt (1995-2001). Il est depuis 1992 conseiller régional d’Île-de-France. Entre 1997 et 1999 été député européen. Secrétaire national de l’UMP, chargé de l’animation, de la formation et des fédérations, il est sénateur des Hauts-de-Seine depuis 2007. Roger Karoutchi est titulaire d’une maîtrise de droit et agrégé d’histoire. Il a rédigé en 2006 un biographie sur Jean Zay.


Pour la gauche c’est le prix de la trahison. Pour la droite c’est un gage d’ouverture. Dans tous les cas, Eric BESSON est nommé secrétaire d’État à la Prospective et de l’évaluation des politiques publiques, auprès du Premier ministre. Ce consultant en ressources humaines de 49 ans a été responsable de la zone export Afrique et Chine de Renault véhicules industriels (1983-1985), puis rédacteur en chef du magazine Challenges (1985-1986). Il a également œuvré dans le secteur privé à la compagnie générale des eaux, devenue depuis Vivendi. Il a aussi collaboré dans le secteur social, auprès de la fondation Agir contre l’exclusion. Elu député socialiste de la Drôme en 1997, il a été porte-parole du PS de janvier à mai 2003 puis secrétaire national du PS chargé de l’économie et de l’emploi et des entreprises (décembre 2004-novembre 2005), puis de l’économie et de la fiscalité (novembre 2005-février 2007). En février 2007, il avait claqué la porte du PS en fustigeant le manque de perspective économique de la candidate, Ségolène Royal. Il avait enfoncé le clou en publiant un livre acide sur la compagne de François Hollande : Qui connaît Madame Royal ? Aux dernières élections présidentielles, Nicolas Sarkozy a recueilli la majorité des suffrages exprimés à Donzère, ville dont il est le maire depuis 1995.


C’est la caution " raffarinienne " du gouvernement. Dominique BUSSEREAU cède son ministère de l’Agriculture à Christine Lagarde (lire Lettre n° du 18 mai 2007). Il récupère le poste de secrétaire d’État aux Transports, auprès d’Alain Juppé, ministre de l’Écologie, du Développement et de l’Aménagement durable. Après Sciences-Po, Dominique Bussereau est devenu chargé de mission auprès de Michel Poniatowski, ministre de l’Intérieur (1974-1976). Il sert également Jean-Pierre Soisson ministre de la Jeunesse et des Sports (1978-1979) en qualité de conseiller technique. Promu secrétaire général de l’Office franco-québécois pour la jeunesse (1979-1982), il anime la campagne de Valéry Giscard d’Estaing en 1981 comme directeur adjoint de cabinet. Un temps membre de la direction commerciale voyageurs de la SNCF (1982-1983), il dirige ensuite les relations extérieures de Sup de Co Paris. (1984-1986). Entre-temps, il s’est lancé en politique. Il est adjoint au maire de Royan (1983-1989) puis maire de Saint-Georges de Didonne (1989-2002), conseiller général (depuis 1985) et député de Charente-Maritime (depuis 1986). C’est tout naturellement que cet ami de Jean-Pierre Raffarin, passionné de transports, décroche son premier maroquin en 2002 en qualité de secrétaire d’État aux Transports (mai 2002-mars 2004). Il ne passe que six mois à Bercy comme secrétaire d’État au Budget et à la Réforme budgétaire puis remplace Hervé Gaymard au ministère de l’Agriculture en novembre 2004. Ancien secrétaire général adjoint du Parti républicain, cet homme de 54 ans est un Tintinophile passionné. Son nouveau bureau devrait, comme à l’Agriculture, être " tapissé " de reproductions du célèbre reporter belge.


Il est considéré par ses amis de gauche comme un autre " transfuge ". Le parti socialiste est d’autant plus amer que Jean-Pierre JOUYET, nouveau secrétaire d’État aux affaires européennes, auprès du ministre des affaires étrangères et européennes est un proche de Ségolène Royal et François Hollande qu’il a connus sur les bancs de l’ENA. Tous trois sont issus de la même promotion (1980, promotion Voltaire). Ils ont également eu comme coreligionnaires Dominique de Villepin et Renaud Donnedieu de Vabres. Jean-Pierre Jouyet, 53 ans, est inspecteur général des finances. Il a débuté sa carrière à Bercy. En 1988, à 34 ans, directeur de cabinet de Roger Fauroux, ministre de l’Industrie et de l’Aménagement du Territoire. En 1991, il dirige le cabinet de Jacques Delors, président de la Commission européenne. Il effectue en 1995, à l’élection de Jacques Chirac et à la fin de mandat de Jacques Delors, un passage dans le secteur privé, comme avocat associé. En 1997, Lionel Jospin l’appelle à ses côtés comme directeur adjoint de son cabinet. Il reste à ce poste jusqu’en juin 2000. Il est ensuite promu directeur du Trésor (juin 2000-juin 2004) puis mbassadeur chargé de questions économiques internationales (juin 2004-2005). Nommé Chef du service de l’inspection générale des finances en novembre 2005, il est vice-président du conseil d’administration de l’Institut Pasteur. Jean-Pierre Jouyet est diplômé de Sciences-Po et titulaire d’un DEA de droit public.




Martin HIRSCH devient Haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté. Âgé de 43 ans, l’actuel directeur général d’Emmaüs France a intégré le Conseil d’Etat à sa sortie de l’ENA (1990 promotion Jean Monnet) puis a été affecté à la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) jusqu’en 1992, en qualité de conseiller juridique. A cette date, il rejoint le cabinet de Bernard Kouchner, ministre de la Santé et de l’Action humanitaire, en qualité de conseiller juridique. Un an plus tard, sous le gouvernement d’Edouard Balladur, Martin Hirsch est promu secrétaire général adjoint du Conseil d’Etat. Un temps directeur de la pharmacie centrale des Hôpitaux de Paris (1993-1995), il devient ensuite directeur de cabinet de… Bernard Kouchner, secrétaire d’Etat à la Santé dans le gouvernement de Lionel Jospin. Il est, en même temps, conseiller au cabinet de Martine Aubry, ministre de l’Emploi et de la Solidarité (1997-1999). Il est ensuite promu directeur général de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (août 1999-avril 2005). Il a fondé et dirige depuis 2006 l’Agence nouvelle des solidarités actives. Martin Hirsch est diplômé de Normale Sup, titulaire d’une maîtrise de biochimie et d’un DEA de neurobiologie. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages : Ces peurs qui nous gouvernent (2002), Manifeste contre la pauvreté (2004) et La Pauvreté en héritage (2006)
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Publié dans Politique Politicienne

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