François Fillon lance la bataille des législatives

Publié le par david castel

 

 

François Fillon lance la bataille des législatives

REUTERS | 19.05.2007 | 16:41

 

 

François Fillon a lancé dès vendredi soir la bataille des législatives en affirmant que la première de ses priorités serait de gagner les élections des 10 et 17 juin. /Photo prise le 17 mai 2007/REUTERS/Pascal Rossignol

PARIS (Reuters) - François Fillon a lancé la bataille des législatives en affirmant que la première de ses priorités serait de gagner les élections des 10 et 17 juin.

Le Premier ministre, qui sera candidat dans la cinquième circonscription de la Sarthe, dont il fut député de 1981 à 2002, s'est rendu samedi, au lendemain de la formation de son gouvernement, dans son fief pour y lancer sa campagne.

Il a dit faire partie des hommes et des femmes politiques qui pensent que la légitimité politique "s'acquiert par l'élection" et a fait l'éloge du "consensus" en politique.

"Dans la communauté de communes de Sablé-sur-Sarthe, il n'y a jamais eu de conflits idéologiques. On gère avec des maires de gauche sans même savoir qu'ils sont de gauche. Ces sujets sont secondaires, ce qui importe c'est l'intérêt général", a-t-il souligné.

Sitôt nommés, les membres du gouvernement ont pris leurs fonctions. Deux ministres, Rachida Dati (Justice) et Michèle Alliot-Marie (Intérieur), se sont rendues vendredi soir sur le terrain.

La nouvelle garde des Sceaux a visité le centre des jeunes détenus de Fleury Mérogis, dans la banlieue parisienne, pour se rendre compte par elle-même de l'activité des agents de l'administration pénitentiaire et des conditions de détention des mineurs.

Michèle Alliot-Marie s'est rendue pour sa part au commissariat central du XVIIIème arrondissement de Paris, avant de rencontrer des fonctionnaires des polices urbaines puis de participer, hors caméras, à une patrouille de la Brigade anti-criminalité (BAC) pendant la nuit.

Samedi, Brice Hortefeux, ministre de l'Immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du co-développement a visité un centre d'accueil de demandeurs d'asile (CADA) à Paris puis la zone d'attente des personnes en instance de reconduite à la frontière (ZAPI) de Roissy (Seine-Saint-Denis).

"La première de mes priorités, c'est de gagner la bataille des élections législatives parce que si nous n'avons pas de majorité à l'Assemblée nationale, nous ne pouvons rien faire des engagements que le président de la République a pris", avait déclaré François Fillon vendredi, lors de sa première intervention télévisée depuis sa nomination la veille.

Le Premier ministre a promis un "changement radical de la vie politique française" et a jugé "lamentables" les critiques du Parti socialiste contre l'ouverture au centre et à gauche de son gouvernement.

"SARKOZY MANOEUVRE"

Mais les socialistes dénoncent une "pseudo ouverture à gauche" qui ne vise, selon eux, qu'à les affaiblir en vue des élections législatives.

L'ancien Premier ministre Lionel Jospin a estimé vendredi soir à Brest que la présence de personnalités de gauche dans le gouvernement relevait non pas de l'ouverture mais de la "manoeuvre politique".

"M. Sarkozy n'ouvre pas, il manoeuvre (...) S'ouvrir aux autres, c'est d'abord les respecter. M. Sarkozy ne respecte pas les autres formations, pas plus ses propres amis", a-t-il avancé.

"Ce n'est pas une ouverture vers les socialistes que de débaucher individuellement un certain nombre de personnalités, il s'agit d'une manoeuvre politique", a-t-il ajouté.

"L'opération, très certainement habile sur le plan de l'image et d'une pseudo modernité, ne marque en rien un infléchissement de l'orientation politique de la droite", a estimé Olivier Dartigolles, porte-parole du parti communiste.

"Ces ralliements se font au service du programme du candidat de l'UMP", a-t-il ajouté en jugeant "choquante" la présence au sein du gouvernement de personnalités issues du Parti socialiste.

Pour Jean-Marie Le Pen, "le clou du spectacle est Bernard Kouchner."

"Soixante-huitard emblématique, icône de la pensée unique, il symbolise à lui seul ce que fustigeait Nicolas Sarkozy pendant sa campagne. Le nouveau ministre des Affaires étrangères et européennes est un européiste de gauche, qui méprise la nation et même la langue française", écrit le président du Front national dans un communiqué.





AP | 18.05.2007 | 22:09

 

 

François Fillon met le cap sur les législatives. Le Premier ministre, lui-même candidat dans la Sarthe, a expliqué vendredi soir lors de sa première intervention télévisée depuis sa nomination que sa priorité immédiate était de gagner les élections des 10 et 17 juin.

"La première de mes priorités, c'est de gagner la bataille des législatives. Si nous n'avons pas de majorité à l'Assemblée nationale, nous ne pouvons rien faire des engagements que le président de la République a pris", a expliqué sur TF1 M. Fillon quelques heures après la formation de son gouvernement.

Le Premier ministre a fait déposer vendredi en préfecture sa candidature dans la cinquième circonscription de la Sarthe, dont il a été le député de 1981 à 2002, avant d'être élu sénateur en 2005. "Le chef du gouvernement doit faire confirmer sa légitimité par le suffrage universel", a-t-il expliqué.

M. Fillon est attendu samedi dans sa ville Sablé-sur-Sarthe pour lancer sa campagne. Lundi matin, il réunira à Matignon les responsables de la campagne nationale de l'UMP, et mardi les parlementaires sortants de la majorité présidentielle.

Interrogé sur la répartition des compétences avec Nicolas Sarkozy, le Premier ministre a confirmé que son rôle serait celui d'un exécutant dans un régime de facto présidentiel. "On a un président de la République qui a une légitimité exceptionnelle. On a un projet tranché par les Français de façon très claire. Le rôle du chef du gouvernement et le rôle des ministres, c'est de mettre en oeuvre scrupuleusement les projets politiques de Nicolas Sarkozy", a-t-il expliqué.

"On va avoir une équipe complètement soudée, avec un président de la République engagé dans la mise en oeuvre des réformes (...) On sera beaucoup plus efficace et les Français auront beaucoup plus confiance que dans un système qui pouvait donner l'impression parfois qu'il y avait deux voix", a-t-il ajouté.

M. Fillon a exclu de faire des conférences de presse mensuelles comme son prédécesseur Dominique de Villepin. "Il faut faire des conférences de presse quand on a des choses à dire", a-t-il lâché.

Sur le fond, le Premier ministre a confirmé que le Parlement se réunirait en session extraordinaire "immédiatement" après les élections législatives pour commencer à mettre en oeuvre les engagements de Nicolas Sarkozy. Lors de cette session seront votés les projets de loi "déjà prêts" sur l'instauration de peines plancher pour les multirécidivistes, et l'abaissement de la majorité pénale à 16 ans. Le gouvernement présentera le texte promis par Nicolas Sarkozy pour exonérer de charges fiscales et sociales les heures supplémentaires.

Un projet de loi fiscal sera examiné pour supprimer les droits de succession pour la "quasi-totalité" des patrimoines et permettre aux ménages propriétaires de leur logement de déduire de leurs impôts les intérêts d'emprunt.

Le Premier ministre a estimé que son gouvernement d'ouverture était la première preuve de la "rupture politique" incarnée par l'élection de Nicolas Sarkozy. "Tous les engagements sont tenus: la parité repectée, le gouvernement resserré", a-t-il affirmé. "Toute à l'heure à la table du conseil des ministres j'étais un peu perdu, on a dû enlever la moitié des rallonges."

Il a assuré que son gouvernement serait "libre" et que "chacun pourra s'exprimer" et "débattre au sein du conseil des ministres". "Ce sera un gouvernement ouvert, mais ce sera un gouvernement qui mettra en oeuvre scrupuleusement le projet politique de Nicolas Sarkozy", a-t-il répété pour ceux qui n'auraient toujours pas compris.

Déjà en campagne, le Premier ministre a déploré les commentaires "lamentables" du Parti socialiste sur l'entrée de Bernard Kouchner dans son gouvernement. "Les socialistes, il n'aiment l'ouverture que quand elle est autour d'eux", a-t-il accusé. AP

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Publié dans Législatives 2007

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