Six possibilités pour sortir de la crise en Italie

Publié le par david castel

Romano Prodi pourrait se voir offrir une deuxième chance. Mais avec une autre équipe.
7SUR7 CONTEXTE   Six scenarii de sortie de crise sont possibles en Italie après la démission du président du Conseil Romano Prodi, dont le plus probable est sa reconduction par le chef de l'Etat, selon la presse de ce jeudi.

En vertu de la Constitution italienne et des traditions politiques, le président de la République Giorgio Napolitano prendra sa décision après avoir consulté les chefs des deux chambres du parlement et des principaux partis du pays ainsi que ses prédécesseurs.

Vote de confiance
Il peut demander à M. Prodi, dont il n'a pas encore accepté la démission réservant sa décision, de retourner devant le parlement avec le même gouvernement pour un vote de confiance afin de vérifier s'il dispose de la majorité nécessaire. Cette solution semble peu probable, le gouvernement de M. Prodi ayant été mis en minorité au Sénat mercredi lors d'un vote sur la politique étrangère.

La seconde possibilité pour M. Napolitano est d'accepter la démission de M. Prodi et de son gouvernement en lui offrant un second mandat et en le chargeant de former une nouvelle équipe. Selon la presse, cette hypothèse semble assez probable.

Gouvernement "technique"
La troisième possibilité est de nommer un autre président du Conseil appartenant à la majorité de centre-gauche, mais ce scénario est peu crédible, les ténors de la gauche continuant à soutenir Romano Prodi. La quatrième possibilité est un gouvernement "technique" dont la formation serait confiée à une personnalité qui ne serait pas marquée politiquement, une solution qui plaît à l'opposition de droite de Silvio Berlusconi. Ce gouvernement aurait une durée de vie limitée et sa tâche principale serait de préparer et de faire voter une nouvelle loi électorale avant un nouveau scrutin.

Nouvelles élections
La cinquième possibilité est une dissolution du Sénat mais cette solution semble injouable car elle pourrait aboutir à l'élection d'une chambre haute d'une majorité différente de celle de la Chambre des députés et donc à l'impossibilité de gouverner le pays. La sixième et dernière possibilité est de dissoudre les deux chambres et de convoquer de nouvelles élections générales, bien avant donc l'échéance prévue de l'actuelle législature en 2011, mais cette solution apparaît très peu probable actuellement.

Ni la majorité ni l'opposition n'ont vraiment envie de se soumettre à nouveau au verdict des urnes avec l'actuelle loi électorale. Celle-ci a donné une large majorité au centre-gauche à la Chambre des députés mais une marge infime (une voix) au Sénat, et elle est considérée comme un obstacle à la stabilité politique du pays. (belga)
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Publié dans a l'étranger

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