Les réformes de Marianne (3/7) : restaurer la République

Publié le par david castel

Troisième série de propositions de la rédaction de Marianne, parues dans le numéro 507 du 6 janvier 2007.
Tous vos commentaires, critiques et suggestions sont les bienvenus !


La devise de la République est d'évidence bafouée dès lors que la «fraternité» est minée par l'exclusion, «l'égalité» contredite par l'aggravation vertigineuse des fractures sociales creusant de 1 plus de 1000 la différence des revenus entre les citoyens du très bas et ceux du très haut, «la liberté» et le pluralisme contredits par l'emprise forte des puissances d'argent sur les grands moyens d'expression et l'intervention de plus en plus multiforme de l'Etat dans la vie des citoyens. Parallèlement, les ségrégations ethnico-sociales exacerbent les communautarismes et l'économie de jungle, dont les migrations sauvages et incontrôlées ne constituent qu'un des aspects, débouche sur une explosion des violences et des insécurités, dans le travail comme à l'école ou dans la rue. D'où la nécessité de réaffirmer clairement ces principes.

Mêmes devoirs, mêmes droits.

La toi est la même pour tous à quelque communauté qu'on appartienne et de quelque religion qu'on se réclame. Elle doit s'appliquer, de la même façon, suc toutes les parties du territoire national. L'Etat se doit de garantir, partout, et pas seulement dans les espaces dévolus aux plus favorisés, la sécurité des personnes en tant qu'elle est la condition de la liberté réelle des plus pauvres et des plus fragiles. Mêmes droits, mêmes devoirs: c'est-à-dire, d'un côté, lutte implacable contre toute ségrégation et, de l'autre, refus de mule impunité. Le concept de «Tolérance zéro» n'est pas un gros mot s'il signifie qu'à tout délit doit correspondre une sanction proportionnée, quelle que soit la personne qui le commette, jeune délinquant d'une cité de Seine-Saint-Denis ou délinquant adulte et fortuné d'une résidence des Alpes-Maritimes, immigré clandestin ou président de la République.

L'assistanat n'est qu'un pis-aller.

Tout citoyen a le devoir de faire profiter la société tout entière de sa force de travail ou de son talent, mais il a également droit - un vrai droit opposable - à une existence autonome libre et décente par son travail. A cet égard, l'assistance ne doit pas constituer un système - l'assistanat -, mais manifester l'obligation faite à - la société de compenser un manquement et un dysfonctionnement. On ne saurait donc admettre un renoncement malthusien (ou bêtement gauchisto-libertaire) à l'objectif du «plein-emploi», encore moins le sacrifice de l'emploi sur l'autel d'un profit spéculatif rapide et maximal.

Les différences sociales, idéologiques, religieuses, ne sauraient contredire l'appartenance à une même nation. Mais cette unité nationale minimale exige que la répartition de la richesse nationale n'excède pas une marge d'inégalité (où même d'injustice) au-delà de laquelle l'idée de patrie commune n'est plus qu'un leurre. D'où la nécessité absolue d'une action redistributrice au profil du travail productif et au détriment de l'enrichissement spéculatif. Le rapport de la part du PIE qui va au capital et au travail doit être très sensiblement rééquilibré, compte tenu de la forte dégradation qu'il a connue depuis vingt ans. La morale républicaine n'exigerait-elle pas que nul ne puisse bénéficier de rémunération plus de 200 fois plus forte (ce qui est déjà considérable et pour beaucoup scandaleux) que le salaire minimum d'un employé à plein-temps (et plus de 50 fois plus forte à l'intérieur de la même société).

Immigration et intégration

En matière d'immigration, tout Etat a le droit non seulement de maîtriser mais également de réduire fortement ses flux d'émigrations et le devoir d'empêcher l'installation illégale, sur son territoire, de personnes ou de groupes qu'attirent, utilisent et pressurent les exploiteurs de travail clandestin. Il n'existe pas de droit absolu à s'installer en France (ou ailleurs) mais, en revanche, il existe un droit (de l'homme) absolu à l'égalité de salaire pour le même emploi, à l'égalité dans l'accès au logement et à l'égalité de traitement, c'est-à-dire à des conditions de vie décentes, quelle que soit son origine. Or, on ne saurait sacrifier ce droit absolu-ci à ce non-droit absolu-là. La pire réponse à apporter à ce problème, dont l'importance n'a cessé de croître, compte tenu de ses effets induits, consiste à stopper toute immigration de type humanitaire ou familial, ce qui serait immoral, pour encourager, en revanche, «l'immigration de travail» qui vise, à la demande de la fraction la plus régressive du patronat, à importer de la main-d'œuvre étrangère pour éviter des augmentations de salaire ou des améliorations des conditions de travail dans les secteurs où le marché de l'emploi est favorable au salarié (demande plus forte que l'offre).

De toute façon, et c'est ce qui s'est passé sous la présidence de Georges Pompidou, une immigration de travail, même circonscrite à un secteur, entraîne nécessairement une immigration familiale et encourage l'un migration clandestine. Il est, en outre, tout à fait scandaleux d'encourager l'exode des travailleurs qualifiés, des cadres ou des cerveaux des pays en voie de développement qui en ont besoin.

En revanche, les mesures en faveur de l'intégration (droit de vote en particulier), de l'égalité de traitement, de salaire, de logement et visant à la mise hors la loi de toutes les formes de ségrégation et de discrimination doivent être rapides, concrètes et radicales.

Casser les ghettos urbains.

Voilà qui implique une nouvelle politique de logement et d'urbanisme. Elle doit permettre, en s'émancipant ponctuellement, s'il le faut, de la loi du marché en matière mobilière et surtout foncière, de casser les cités ghettos. Cela signifie qu'il convient d'imposer de la mixité sociale, aussi bien en faveur des plus pauvres dans les cités dites riches (en exigeant partout la construction d'au moins 25% de logements sociaux sans possibilité de dérogation, et en préemptant des terrains) qu'en faveur des classes moyennes dans les cités les plus pauvres, par le biais de sociétés mixtes permettant à l'Etat d'entraîner le secteur privé en prenant, par exemple, à sa charge les investissements d'infrastructure.

Dans les quartiers où le quota de 60% de logements sociaux est dépassé, il faut pouvoir imposer la construction de logement pour classes moyennes ou moyennes supérieures. La loi devra donc désormais obtenir que tous les grands ensembles construits intègrent des types de logements différenciés qui permettent la mixité sociale. En même temps devra être, tout aussi obligatoirement, planifiés sur dix ans la réhabilitation, le désenclavement et la déghettoisation (grâce à l'adjonction d'immeubles de relatif confort à des prix très attractifs) des grands ensembles existants.

Pour le retour au plein-emploi.

L'objectif numéro un de toute action politique doit être le retour au plein - emploi condition de la dignité des citoyens et seule façon de rétablir les finances publiques en transformant une partie des dépenses sociales en recette fiscale, tout en relançant la croissance par la consommation. Le plein-emploi constitue, avec la valorisation des bas salaires et la lutte contre les gaspillages (y compris capitalistes), l'outil le plus efficace, même s'il n'est pas suffisant, pour supprimer les déficits publics et réduire la dette. Les efforts de productivité, de compétitivité et, en conséquence, l'innovation technologique, doivent être poursuivis et encouragés, à la seule condition de ne pas constituer des fins en soi mais de dégager des marges permettant d'investir dans le développement, la recherche et la création d'emplois. C'est pourquoi les cotisations sociales devraient être assises sur la valeur ajoutée créée par l'entreprise, et non plus sur la masse salariale.

Tout passage du travail humain à la robotisation totale devra donner lieu à une surcotisation versée à un fonds de retour à l'emploi. Il s'agit non seulement de privilégier le travail humain par rapport au «travail machine», mais aussi, et surtout, de freiner une tendance à la déshumanisation de la vie quotidienne par la suppression de toute altérité de personne à personne (un monde où l'on ne serait plus confronté qu'à des appareils automatiques payés par les cartes bancaires). Répétons-le, car la démarche est essentielle: il conviendra, certes, d'effectuer un audit général, sans tabou, de l'efficacité (en matière de développement et d'emploi) de la dépense publique et, en particulier, de l'utilité ou de la pertinence de toutes les subventions et aides, y compris aux associations, afin non seulement de réduire les déficits, mais également de réorienter certaines dépenses qui s'apparentent à de pures gabegies.

Cela étant dit, le plein emploi, seule garantie de stabilité et de sécurité sociales, ne pourra être atteint que par un renversement des priorités: non plus l'emploi sacrifié à des impératifs budgétaires monétaristes, mais l'équilibre budgétaire restauré par la priorité absolue donnée à la création d'emplois stables et rémunérateurs, cette priorité seule permettant de substituer le travail créateur de richesses et producteur de recettes à l'assistance aux personnes, ruineuses pour les finances du pays et déplorables pour le moral des populations. Le plein-emploi ne pourra pas, en outre, être restauré par des mesures malthusiennes du type 35 heures, qui consistent à se serrer de plus en plus dans la même boîte à sardines, mais par la dynamique d'une nouvelle croissance repensée en fonction des nouveaux besoins individuels et collectifs (dont le service aux personnes) et capable d'intégrer toutes les nouvelles formes d'activités, y compris sociales, associatives, mutualistes et culturelles.



Pour atteindre cet objectif, il faudra:

- Moduler fortement l'impôt sur les sociétés, en le réduisant à 20%, afin de favoriser l'investissement dans le développement, la recherche et l'embauche, mais taxer plus lourdement, en revanche (à 40%), l'utilisation des profits à des fins d'enrichissement personnel. D'autant que tout encouragement au développement de l'entreprise augmente, hors dividendes, la valeur des parts détenues par les actionnaires.

- N'utiliser l'outil des baisses de charges sociales que dans le cadre d'un donnant donnant. Ce qui signifie: a) repartir de zéro en annulant toutes les baisses qui ont été consenties; b) cibler ces baisses sur le seul secteur de l'artisanat et des PME, effectivement créateurs potentiels d'emplois; c) consentir, alors, des réductions plus fortes, mais en échange d'embauchés effectives et contrôlées, du type de 30% de réduction sur quatre salaires contre la création d'un cinquième. En ce qui concerne l'artisanal, toute création d'un troisième emploi pourrait bénéficier d'une réduction de 50% de charges; d) en faire profiter non plus les seules basses rémunérations (véritables trappes à bas salaires) mais celles qui représentent jusqu'à trois ou même quatre fois le Smic.

Les salaires inférieurs au Smic ne devraient, en revanche, bénéficier d'aucune baisse de charges.

- Favoriser le travail à temps complet en augmentant le Smic et les barèmes des conventions collectives de 30% lorsque les emplois sont à mi-temps ou au-dessous, et de 20% entre le mi-temps et le trois-quarts temps.

- Toute société ayant bénéficié d'une aide publique à l'implantation dans une région donnée devra s'engager à rester sur place pendant dix ans au minimum, sauf à devoir rembourser le montant de l'aide.

- Une entreprise qui délocalise pour augmenter ses marges sera assujettie, sauf engagement à investir dans un autre projet de développement, à une surtaxation de l'impôt sur les bénéfices et devra continuer, pendant un laps de temps donné, à payer sur place la taxe professionnelle.

- Il n'est pas possible de revenir sur les 35 heures dont l'application rigide fut une erreur. Nous proposons, en revanche, que soit généralisée la possibilité de travailler 40 heures, les trois heures au-delà des 35 heures étant valorisées de 30%, la quatrième de 35% et (a cinquième de 40%, payées cash, c'est-à-dire sans qu'elles puissent eue transformée en congés compensatoires. En revanche, sauf dans certains secteurs à définir très précisément, on ne pourra effectivement travailler plus de quarante heures tant que le chômage restera supérieur à 5%.

- Le travail le dimanche ou les jours fériés, sur des bases absolument volontaires, sera autorisé, mais payé 100% de plus.

- La création d'entreprises, petites et moyennes, sera encouragée grâce à la création d'une banque d'investissement semi-publique, dotée d'une agence par département, habilitée à consentir. Jusqu'à un montant de 350 000 Euros, des prêts à taux zéro (mais en tenant compte de l'inflation.) sur présentation de projets précis devant être examinés dans les six mois.

- Seront expérimentées des mesures favorables au capital-risque en général, particulièrement à la création de sociétés nouvelles par appel à l'épargne publique. Cela nécessitera que les procédures actuelles, trop lourdes, soient simplifiées et allégées. Un fonds national d'investissement pourra être créé sur le modèle des fondations américaines. Toute création d'entreprise bénéficiera pendant deux ans d'une franchise fiscale. En revanche, sera créée une surtaxe spéciale frappant les processus financiers de fusion-acquisition, et en particulier les OPA.

- En cas de licenciement dit «de confort» (la société étant sensiblement bénéficiaire), les salariés licenciés bénéficieront d'indemnités revalorisées de 50% et devant atteindre une année de salaire pour plus de vingt ans de présence.

- Dans le cas d'une reprise d'une société par un fonds de placement, ce qui rend difficile ou impossible l'identification des propriétaires et la visibilité de leur stratégie, les salariés auront la possibilité de faire jouer la clause de conscience qui donne droit à indemnités de départ.

- D'une façon générale, toutes les formes passives de traitement social du chômage devront être transformées en instruments actifs de création d'emplois effectifs. Ainsi, dans les zones prioritaires particulièrement frappées par la désindustrialisation, la puissance publique pourra s'engager, à proportion de 30% du capital, dans des projets créateurs de plus de 200 emplois.

- Le Plan sera réhabilité en tant que moyen de prendre des décisions, à horizon de dix ans et plus, qui permettront d'anticiper l'évolution du marché de l'emploi et de prévoir les effets des grandes mutations technologiques.

- L'assistanat ne doit pas constituer un système, mais représenter une réparation. Pour éviter une quasi-égalité destructrice entre la rémunération du travail et celle du non-travail, tout salaire devrait être au moins supérieur de 30% aux minima sociaux cumulés. Un contrôle devra permettre de réagir à toute installation plus ou moins volontaire dans le RMI.

- En revanche, une franchise annuelle de l'ordre de 500 euros, compensée par l'Etat, sera consentie sur les factures de gaz et aussi d'électricité en faveur des sans-emploi et des précaires. Une forme de compensation provisoire devra également être prévue pour ceux dont la rémunération est si faible que leur loyer risque de représenter plus de 40% de leurs revenus totaux.

- Le code du travail devra être simplifié, et les CDI redevenir la norme. En revanche, pourront être instaurés, sous contrôle, des «contrats de projet» (.engagement, à un salaire valorisé d'au moins 20%, pour la durée d'une mission précise, fixée à l'avance).

- Une commission paritaire devra faire le point sur l'amplitude des salaires, des rémunérations, des revenus et proposer des mesures de plafonnement pour rendre impossible, en général et à l'intérieur de la même entreprise, des inégalités de rétribution aussi indécentes que celles qui ont été atteintes ces dernières années.

- Les Français qui s'exileront fiscalement à l'étranger ne pourront plus bénéficier, en France, de la moindre prestation sociale (Sécurité sociale, allocations familiales, indemnisations ou retraites).

- Les stock-options ne seront autorisées que comme forme de participation à la valorisation de l'entreprise. Tous les salariés d'une entreprise devront donc pouvoir en profiter. Mais même les plus hauts cadres supérieurs, PDG compris, ne pourront toucher l'équivalent de plus de 250 000 Euros d'actions sous forme de stock-options.

- Les familles bénéficiant de revenus supérieurs à 15 000 euros par mois ne toucheront plus les allocations familiales.

Lundi 22 Janvier 2007
La rédaction de Marianne



Posté par kerjean le 22/01/2007 17:19
Plein de choses interessantes.
Pourquoi limiter le droit de retrait au seuls salariés des entreprises rachetées par des fonds de pension. J'ai vecu trois rachats(un par multinationale, un par un particulier, un par une grosse sarl), tous aussi traumatisants, tous aussi ruineux, j'y ai perdu mon temps et ma santé. J'aurai aimé faire jouer immédiatement un droit de retrait. S'il faut protégé les emplois de ceux qui le veulent, il est inadmissible que des salariés soient "rachetés" comme des machines.
Il n'y a pas que les fonds de pensions dont les vues stratégiques et les compétences soient opaques.
D'autant plus que le LBO se pratique même à un tout petit niveau.
LBO: levier, cela consiste à acheter une boite à crédit et à lui faire payer les échéances de son propre rachat.

Posté par Lancelot le 22/01/2007 19:51
Quel programme, Marianne dites-moi !

Mais pourquoi ne pas vous présenter ??
Merde, je suis con, vous avez déjà une candidate, Mme Royal ...
http://777socrate.blogspot.com

Posté par Edouard BRILLANT le 22/01/2007 20:16
Il serait bon que Marianne établisse des budgets types pour un train de vie minimum ou élémentaire, selon la composition des ménages.

A partir de cet éclairage, il paraîtra probablement que le montant de la toute dernière proposition (très mal formulée) devrait être révisé en baisse en fonction du nombre de personnes qu'on met derrière le mot " famille"

Il importe de créer une assurance veuvage-divorce au bénéfice des mères qui auront le courage de s'occuper prioritaireemnt de leurs enfnats au lieu d'aller "s'épanouir" dans un travail professionnel qui n'est pas toujours marrant .

Posté par Grall le 22/01/2007 20:44
Bon d'accord, mais pour mettre tout cela en action comme il est nécessaire et urgent... il nous faut un "Chef" de haute stature.
C'est tout le problème.
Et j'ai bien dit "mettre tout cela en action".
L'armée a des règles bien définies, des principes stratégiques bien structurés, des hommes biens préparés etc...
Et bien sans "Chef" tout s'écroule.
Alors Marianne au boulot maintenant pour le trouver.
Car même si quelques uns sont des gens de valeur, m'est avis que compte tenu du niveau requis niveau requis il ne figure pas parmi les gens du serail politique que nous connaissons.

Posté par dhaussy le 22/01/2007 21:43
AU SECOURS!!!!!!
LA REDACTION DE MARIANNE DISJONCTE COMPLETEMENT....
RETOUR AUX INVECTIVES SOIXANTE- HUITARDES ET INCANTATIONS MORALISATRICES ne rendront pas ces"propositions" plus acceptables,sauf à eriger une muraille ,non pas de CHINE(je laisse cela à l'oie blanche,mais pleine de justitude cynisante...) mais style MAGINOT?pour pallier les vagues du monde tel qu'il est ,et non tel que vous le dessinez!
OUVREZ les yeux,ne faites plus jouer telle ou telle clause de conscience,cessez de copiner avec tel ou tel homo POLITICUS,renoncez aux privileges fiscaux journalistiques,rappelez nous les petits avantages de la fonction tels que notes de frais,revenus plutot agreables....
cessez ces postures de justicier...l'abbé vient de mourrir...prenez de la graine de modestie et d'humilite.
nous pourrons alors vous ecouter,dialoguer,et peut-etre souscrire à des projets communs,sans messianisme litteraire..à fortiori illuminé

merci de m'avoir mis en fureur!ca soulage....

Posté par jerome gagniarre le 22/01/2007 21:58
Il y a de la recherche. C'est interessant, je te propose:
pensee-unique.over-blog.com pour refaire le monde
jeromedijon@yahoo.fr , je serai sur messenger demain si tu veux
http://pensee-unique.over-blog.com

Posté par Dif le 22/01/2007 22:13
Je suis d'accord, dans l'ensemble, sur ce projet.

Je rappellerai simplement que l'application de la doctrine de la république: Liberté, Egalité, Fraternité, ne va pas de soi que ces termes sont, au moins partiellement, antagonistes; il revient à l'Etat de promouvoir leur équilibre judicieux. La liberté, n'est pas une, mais elle est multiple et certaines libertés s'opposent les unes aux autres; la liberté d'informer s'oppose au respect de la personne humaine, la liberté d'entreprendre remet souvent en cause l'égalité, la fraternité ne se cantonne pas à la charité individuelle, elle suppose une solidarité collective. Loin d'être brocardé, comme il l'a été depuis plusieurs décennies, le rôle régulateur de l'Etat doit être réhabilité et le politique doit primer sur l'économique.

Le principal droit des citoyens, au delà des droits partiels tel que le droit au logement, est évidemment le droit à un travail suffisamment rémunérateur pour assurer la vie dans la dignité. L'assistanat, indispensable pour faire face aux périodes de difficultés temporaires, n'est pas une solution sur la durée. Il faut récuser fermement l'idée d'une société à deux vitesses. Tout homme doit pouvoir se valoriser à ses propres yeux en exerçant une activité utile. La recherche du plein emploi est donc une exigence absolue et devrait primer sur le maintien de la valeur de la monnaie. En conséquence, des mécanismes devraient être mis en place afin de coordonner la politique monétaire avec la politique économique et non pas subordonner la seconde à la première comme c'est le cas en Europe avec l'indépendance de la banque centrale; cette indépendance devrait être assortie de conditions rendant ses prérogatives au politique émanation des suffrages populaires.

La défense de l'environnement, la relance économique par la recherche-développement et de grands travaux supposent une réflexion, une action et un engagement de l'Etat à long terme, comme ce fut le cas pendant les trente glorieuses. Il faut revenir à la planification souple qui prévalait alors et recréer un Commissariat au Plan modernisé. On peut le vérifier tous les jours, les entreprises sacrifie généralement le long terme à la rentabilité à court terme; c'est naturel car le calcul économique ne favorise pas la mise en oeuvre des projets à rentabilité différée, pourtant essentiels. J'ajouterai que l'existence d'un plan, facteur de visibilité, réduirait le risque et rendrait rentables des projets d'investissement qui aujourd'hui sont rejetés à cause des taux de rendement élevés justement exigés par les investisseurs, dans l'environnement cahotique où nous vivons.

Si les partisans du libéralisme étaient conséquents avec eux-mêmes, ils devraient militer pour l'ouverture de tous les marchés et non pas seulement celle des marchés financiers et des marchés des biens et des services. Il en résulterait qu'aucun frein ne devrait être mis au déplacement des populations et que les politiques d'immigration devraient être proscrites. C'est évidemment une absurdité; mais si l'on juge légitime la régulation de l'immigration, on doit, pour être conséquent, admettre aussi celle des autres marchés.
Il n'est évidemment pas admissible que les pays pauvres soient dépouillés de leur main d'oeuvre la plus qualifiée pour venir combler le déficit des pays riches au risque d'élargir encore le fossé entre le monde développé et le Tiers Monde. Mais on doit tout autant déplorer que des délocalisations privent d'emploi la population de nos pays. Il faut donc revenir à un contrôle raisonnable des flux sans doute par le contingentement plutôt que par les tarifs douaniers.

Le communautarisme n'a pas sa place dans notre république; il doit être combattu par la mise en oeuvre d'une politique résolument égalitaire qui supposera la mixité dans les quartiers, des efforts pour assurer l'égalité des chances en faveur des plus démunis, ce qui ne passe certainement pas par une discrimination qui pour être positive n'en demeure pas moins une discrimination. Je suis donc d'accord avec l'idée d'imposer, sans aucun échappatoire possible, la construction d'une proportion suffisante de logements sociaux dans toutes les municipalités.

Le droit de vote devrait être accordé à toute personne vivant régulièrement et de façon permanente sur le territoire francais dès lors qu'elle y paie ses impôts. N'oublions pas que les parlements on vu le jour d'abord pour autoriser la puissance publique à lever l'impôt et pour en contrôler l'utilisation. Je serais donc aussi favorable à ce que le droit de vote soit retiré à toute personne qui quitte son pays pour échapper au fisc. Il n'est pas admissible que de tels aigrefins votent par procuration les impôts que doivent acquitter ceux qui restent.

Pour finir, la préoccupation ultime de tout pouvoir devrait être le maintien de la cohésion sociale ce qui n'est possible que dans un monde où chacun peut vivre dignement de son travail et où les manquements, quelle que soit leur nature, l'endroit où ils se produisent et aussi haut placés soient les auteurs, sont sanctionnés avec une sévérité suffisante pour dissuader.
http://jean.dif.free.fr

Posté par Christou le 22/01/2007 22:35
Lu: le retour du plein emploi et sa réponse par les libéraux de l'UMP dans Marianne: impossible.

Oui, c'est impossible si on maintient le libre échange international, donc le non contrôle des Etats sur l'économie. Il n'y a pas d'autre alternative que l'économie de marché (le laisser faire économique total). Penser autrement c'est ringard. Le problème, ceux qui disent cela en connaissance de cause pètent dans la soie. "Fini le bordel! les riches en auto et les pauvres à vélos!", titre de Charlie Hebdo et un dessin de GéBé en 1974 avec Giscard et Baladur comme ministre des finances (prof d'éco. libéral).

Donc, c'est la grande difficulté de créer des emplois à peu près à la même vitesse que l'on peut en perdre dans des activités qui se banalisent et qui peuvent se faire ailleurs dans les pays en développement.

A cette époque, en 1974, il était plus facile de fermer les mines et les industries lourdes en payant les chômeurs en longue durée au lieu de d'uitiser ces fonds dans la formation de plus haute technologie. On a laisser faire le marché...

Dire qu'en 1978, un cadre dynamique BCBG-costume trois pièces-attaché case- calvitie naissante- lunettes dorées- HEC du groupe Creusot Loire (la caricature!)m'avait expliqué et démontré en 1978 ce que nous vivons aujourd'hui.

La République a formé nos élites pour nous détruire au même titre que le clergé avait la main mise sur l'Enseignement avec le Concordat en 1803 et a combattu la République à la base:l'enseignement.

Or le libéralisme est une idéologie comme le marxisme à la différence que le libéralisme économique ne porte aucun projet humaniste même si le marxisme a été de ce point de vue une imposture.

Tendre vers le plein emploi est un défit International. Il n'est plus national et quels emplois?

La consommation de bien effrénée est dévoreuse d'énergie et polluante. Ce que l'on est bien obliger de dire que le grand capital s'en moque éperdûment. Et la théorie de l'offre (Smith) est plus dévoreuse que la théorie de la demande (Keynes) qui peut être régulé par la puissance publique.



Posté par Uguen le 22/01/2007 23:19
C'est trés bien de faire plein de propositions sur tous les sujets.

Mais qu'est-ce que vous faîtes? Un programme de parti politique pour des élections législatives ou un projet présidentiel?

Nous savons que dans ce régime ambigü et "batard" tout est mélangé. En fait c'est le régne de l'irresponsabilité politique le plus total.

Dans le cadre de la première élection qui se présente (présidentielle) vous feriez oeuvre de pédagogie en vous concentrant sur les pouvoirs et compétences présidentielles et en favorisant la sortie de cette ambiguité de régime. (Présidentiel, semi présidentiel ou parlementaire.)

En ne le faisant pas, vous participez à la confusion générale.

Qu'estce que vous allez faire au moment des législatives. ressortir un autre programme ou le même?

Changer la République. C'est la chose la plus importante au moment présidentiel.


http://changerlarepublique@over-blog.com/

Posté par Cabassol le 22/01/2007 23:48
III RESTAURER LA RÉPUBLIQUE.
Je crois qu'il est temps et je suis entièrement d'accord sur bcp de vos propositions.

Moduler fortement l'impôt sur les sociétés.
Assez de cadeaux aux entreprises sans aucune contrepartie comme certains se préparent à le faire encore, d'accord sur la baisse sous conditions comme vous le prévoyez, mais tout profit spéculatif qui ne sert pas l'entreprise mais seulement quelques individus déjà bien servis par ailleurs est scandaleux et doit être taxé fortement.

N'utiliser l'outil des baisses de charges sociales que dans le cadre d'un donnant donnant.
J'imagine que lorsque vous parlez de salaires inférieurs au Smic, c'est dans le cadre d'un temps partiel, car sur un temps complet ça me paraît inadmissible.

Dans le cas d'une reprise d'une société par un fonds de placement….
La possibilité pour les salariés de faire jouer la clause de conscience ne me paraît pas entièrement satisfaisante…mais je ne vois pas comment se défendre contre de tels investisseurs….sauf peut-être s'ils sont français mais ça n'est pas sans risque.

Les français qui s'exileront fiscalement à l'étranger ne pourront plus bénéficier, en France de la moindre prestation sociale.
C'est une mesure à prendre d'urgence mais à ma connaissance, aucun parti ne la propose.
Il y a d'autres exilés dont on ne parle pas, ce sont ceux qui après avoir fait de brillantes études en France vont valoriser leurs diplômes à l'étranger parce qu'ils sont un peu plus payés ou moins imposés (et ceux-là uniquement) ; je pense qu'il serait sain que ces personnes remboursent le prix des études faites en France au delà de la scolarité obligatoire ; il existe déjà un dispositif similaire pour des écoles comme Polytechnique et j'imagine, St Cyr dont les élèves doivent obligatoirement faire un certain nombre d'années d'armée mais qui peuvent racheter cette contrainte en remboursant (partiellement ou complètement ?) leurs études ; une reconnaissance de dette signée avant la remise du diplôme permettrait de rendre leur salaire français plus attractif.
J'ai connu la guerre de 39/40 et je ne peux pas m'empêcher de me poser la question sur ces exilés fiscaux : ou auraient-ils été pendant l'occupation de notre pays ? je ne peux pas répondre à cette question mais je crois qd même savoir ou ils n'auraient pas été.

Les familles bénéficiant de revenus supérieurs à 15000 € par mois ne toucheront plus les allocations familiales.
Je ne suis pas favorable à une telle mesure "couperet" ; il me semble que cette mesure doit être appliquée sur le quotient familial et pas sur le perçu par la famille ; d'autre part il me semble qu'il devrait y avoir une diminution de ces allocations, cette diminution partant de plus bas (2500€ par exemple) pour disparaître totalement à partir d'un quotient familial de 4000 € par exemple, soit pour une famille standard 12000 €.
Quel pourcentage de revenus représentent les AF à ces niveaus de revenus ?

L'assistanat ne doit pas constituer un système
C'est en fait une vraie humiliation que l'on doit faire disparaitre en revenant au travail à temps complet pour tout le monde (mais oui ça a existé) et je suis d'accord que pour ceux qui ne rentrent pas dans ce cadre, on parle de réparation car c'est l'Etat qui n'a pas rempli son contrat moral (mais certains de nos hommes politiques et de nos grands patrons savent-ils encore ce que le mot MORALE veut dire ?).

Posté par Donald11 le 23/01/2007 00:13
Merci d'avoir rappelé la devise de la France et ces notions "vieillotes", mais fondamentales, de Liberté, d'Egalité, et de Fraternité qu'on a tendance à oublier.

La fraternité n'est pas seulement bafouée par l'exclusion, mais aussi par la compétition imposée à chaque individu dans cette économie de jungle généralisée.

Si chacun pouvait se loger, se nourrir et se vêtir décemment sans avoir recours à l'assistanat, je ne serais pas choqué par les rémunérations des "grands patrons". La morale républicaine se doit d'imposer des minima économiques pour que chacun conserve sa dignité d'être humain.

Cordialement

Posté par jac le 23/01/2007 01:33
AH ! ! ! Enfin ! Je vous retrouve ! Vous voyez ? quand vous voulez....
Vous me faites plaisir !
Rien à dire sur l'ensemble... (même en cherchant la petite bête). J'adhère à 100%.
(J'apprécie particulièrement le début du châpitre sur "l'assistanat n'est qu'un pis aller" : tout citoyen a le devoir (s'il veut) de faire profiter la société toute entière de sa force de travail ou de son talent,... etc"
Vous pensiez à moi ? ?? merci beaucoup... (je suis un peu mombriliste parfois, mais modeste); c'est vrai que 600 euros d'AAH c'est pas cher payé à côté de certains droits d'auteur.... Bon, on le fait quand ? ce projet... (pour que je sois rémunérée décemment s'entend...)

Posté par jac le 23/01/2007 01:48
Autre chose, Kergean a parfaitement raison. Il faudrait le rajouter.
Mais il faudrait aussi prévoir, pour les "petits entrepreneurs" qui ont le courage de créer des entreprises, quelques garanties de sécurité en cas d'échec (non prévu) pour l'entrepreneur lui-même (équivalentes au chômage des salariés) ainsi qu'aux salariés victimes de ces échecs. Car pourquoi toujours, en France, punir l'échec ? Il faut ainsi bien distinguer les patrons qui investissent en fonds propres et les patrons voyous... Alors que c'est après des échecs qu'on devient plus fort et plus fiable. C'est à peu près une des rares choses sensées qu'on puisse prendre au système libéral américain (le droit d'échouer quelque part et de recommencer ailleurs) sauf qu'il faudrait y apporter de l'aide à la française (en mieux) qui prévoit une assistance pour limiter les échecs.

Posté par ricky-james fotso guifo le 23/01/2007 02:22
www.commentvoteronsnousdemain.pdf

Une idée pour enrichir la partie institutionnelle de vos intéressantes réformes.

Au plaisir

http://myspace.com/ricyjames69

Posté par serge le 23/01/2007 07:29
Globalement les propositions sont cohérentes.

En ce qui concerne l'assistanat, il me semble nécessaire de remplacer l'appellation d'assistante sociale par celle de délégué à la solidarité. C'est un détail hautement symbolique !

Il y a une contradiction entre le développement de la recherche, la stimulation de l'investissement industriel et la critique du machinisme. Les deux premiers conduisent pour une part importante au troisième. De plus, la recherche conduit souvent à faire financer par la République des recherches qui bénéficient à des investissements à l'autre bout du monde compte tenu de la vitesse de circulation de l'information.
Pour recréer des emplois en France et en Europe, le transfert du financement des protections sociales des salaires à la valeur ajoutée est urgent. Elle ferait contribuer la valeur ajoutée des machines et des produits importés au mêmes titre que les productions nationales rétablissant ainsi une certains loyauté de la concurrence.

Afin de permettre un contrôle démocratique de la dépense publique il est nécessaire de donner une représentativité officielle aux associations de contribuables comme celle dont dispose les associations de consommateurs. Il faut aussi qu'elles puissent saisir les chambres et la cour des Comptes pour faire du « préventif » et qu'elles puissent engager des appels aux audits des chambres lorsque ceux comportent de manifestes insuffisances. (pour les curieux je peux produire des exemples)

Il faut revoir les modalités de la création monétaire. Aujourd'hui déléguée aux banques commerciales par l'intermédiaire du crédit, cette délégation de service éminemment publique est assurée à leur profit exclusif. La banque centrale européenne devrait être la seule à disposer de ce pouvoir. Les intérêts étant la source exclusive du budget européen.

Les stock options ne pourront être valorisée par la direction que sous certaines conditions de développement de l'entreprise et notamment de l'emploi.

http://www.u3c.org

Posté par musashi le 23/01/2007 09:17
LES AMIS J AI PEUR!
Bigornau 76 n'a pas posté depuis 24H. Je suis persuadé qu'il a lu le programme ci-dessus et il en a fait une attaque.
Bigornau, si tu me lis, rassures moi!!!
C'est qu'on s'y habitue à notre sarkosiste de service.
Des fois, je me demande si c'est pas la rédac de Marianne qui a payé un retraité au black histoire d'agiter le forum.

Posté par Citoyen Louis Peretz le 23/01/2007 09:25
Cher J.F.K ne nous faites pas croire que vous êtes un grand naïf. Vos propositions sont effectivement très bonnes. Mais il y en a des centaines d'autres, qui se rejoignent quelque part. Comment penser qu'il sera possible de réaliser toutes ces bonne résolutions, tous ces « Ya ka ». Il a fallu trente ans pour que le néolibéralisme s'installe partout. Le Capital va-il se détruire de lui-même comme l'a prédit Marx ? Il faudrait 30 ans également pour faire disparaître le néo-libéralisme (cet effet pervers du système libéral).
Tout est bel et bon, mais, il y a deux énormes omissions :

1 - ces propositions ne sont pas chiffrées
2- il n'est dit pas par quels moyens, évidemment politiques, on peut les mettre en pratique.

Notamment comment faire pièce au fameux mur d'argent que les Multinationales et autres groupes de pressions ont lentement érigé, en utilisant l'argument massue qui fait peur aux politiques, le chantage à l'emploi.
La solution c'est que les citoyens reprennent la main. Donc changer fondamentalement les institutions c'est-à-dire inscrire dans le marbre, dans la Constitution, les moyens qui manquent à ces politiques. Le petit groupe de citoyens de base, que nous avons formé, est en train de rédiger une autre Constitution. Il suffit d'avoir des bonnes idées, un peu d'imagination. Là ou vous avez raison, c'est que le fer de lance, ce sera Internet.

http://pierrebelle.org

Posté par Lacabanne max le 23/01/2007 09:42
Beaucoup de ces propositions sont intéressantes, mais le grand probléme pour que notre pays redevienne compétitif c'est de faire de vraies économies:
Diminution du nombre de nos députés car il y à des députés européens.
Diminution du nombre de sénateurs.
Choix entre conseils régionaux et généraux, il faut se mettre à l'heure européenne.
Ou donner de vrais pouvoirs à la cours des comptes ou la supprimer.
Supprimer les ministéres obsolétes.

Posté par gilles le 23/01/2007 10:04
Très beau programme, je suis entièrement d'accord avec tout. Mais deux bémols ( symphonie inachevée )

. quel candidat ou candidate propose cela : aucun !
Et cela depuis 20 ou 25 ans; Ils préfèrent se chamailler
sur le montant de leur Isf ( Dans l'histoire de l'humanité y a t il eu un seul non riche président ou ministre ? ) et défiler devant les caméras en affichant leur sourire de marchands de savonnettes et cirer les pompes du medef (pas de majuscules ).
. Quid de l'Europe ?????
C'est pourtant là que tout, en matière économiqe et sociale se décide. C'est ce qui explique l'insignifiance des 3 principaux candidates et candidats, simples porteurs d'eau de la Commission européenne, et la pauvreté de leurs programmes. Les Barroso, Prodi, N.Kroes, et autres émules du Dr.BNolkenstein veillent au grain. Et votre programme n'est pas vraiment leur tasse de thé.
au contraire c'est plutôt leur "horreur économique " à eux. Tant qu'un programme ne mettra pas au centre de son action le désir d'infléchir ( Je dirai le stopper, mais cela tient du rêve ) l'ultra libéralisme totalement idéologique de Bruxelles, tout le reste ne sera que d'agréables discours. Relisez les déclarations de Mr.Bernanke, Gouverneur de la banque centrale des USA - la fed, depuis 09/2006 ( elles étaient disposnibles sur le site de l'université du Kansas encore récemment ) même lui n'y croit plus. Notre Trichet national lui oui, il persiste et signe !!
Et Mme.Royal et Mr.Sarkozy ont prévu dans leurs premières mesures s'ils sont élus de refaire voter le traité de constitution rejeté par un vote. De la démocratie??? Vous voyez bien qu'ils sont à des années lumière de votre programme et qu'ils se fichent totalement de liberté égalité et fraternité
De tristes laquais qui se moquent bien de nous.
Alors on peut tjrs rédiger des programmes, ou alors comme le dit un internaute, présentez vous, mon vote vous est déjà acquis. Ca m'évitera de voter LePEn par dégoût et dépit


Posté par Erod le 23/01/2007 10:43
Ce catalogue de bonnes mesures satisfait l'esprit.
Oui si tout ceci était appliqué, sûr que la France irait mieux.
Le problème est de savoir si le peuple dans son ensemble est encore capable d'adhésion au pacte Républicain conçu sur les principes de la Révolution?
La devise nationale ne peut-être prise au mot de la lettre, si on adhère à l'utopie, la réalité socio-culturelle, la compétition du milieu ,nous incite à descendre du piedestal.
Pourquoi le peuple a t'il adhéré dans son histoire au pacte Républicain? parce qu'il n'avait pas le choix!
L'ennemi menaçait aux frontières, le pouvoir était discrédité, les finances étaient au bord de la banqueroute, l'injustice était le seul moteur de l'action, la famine décimait les campagnes.
Celà ne vous interpelle t'il pas ? notre situation actuelle est dans le même scénario.
Ou la République se refonde en prenant en compte que l'ennemi est à la fois économique et religieux,que l'Etat n'existe plus dans sa légitimité actuelle, que l'injustice est devenue insupportable, et que la cohésion nationale n'existe plus qu'en virtualité, que la planète est en danger de mort, ou elle meure comme a vécu la Royauté en France.
L'enjeu Républicain est donc devenu un enjeu de survie.
Qui est prêt à sacrifier sa vie comme l'ont fait nos anciens, pour un idéal?
Qui est prêt à sacrifier son confort de vie pour des sacrifices d'autant plus difficiles à consentir que des générations nous ont habitué à une vie facile dans un jardin d'abondance?
Qui est prêt à abandonner ses convictions sur l'équité , sur la morale sur le fait religieux? au nom de la pluralité ?
Nous sommes en guerre et nous ne le savons pas, l'ennemi parce qu'il est partout , n'est plus discernable,la planète parce qu'elle est surexploitée n'est plus cette corne d'abondance. L'équilibre est rompu, l'écosystème est déséquilibré, la loi de la jungle s'est substituée à l'intelligence constructive de l'homme.
Même en paraphant un chiffon de papier écologique et de développement durable, nos candidats à la Présidence ne pourront inverser une course à l'abîme.
Toutes les civilisations comme toute Entreprise nait,se développe et meurt,victime de son environnement ,de sa mauvaise gestion, ou par un phénomène d'usure de ses connections neurologiques et de la fatigue de ses tissus.
Le monde est malade , la France parce qu'en avance conceptuelle sur les autres, comme toujours dans le passé, est confrontée à une réalité tellement difficile à appréhender et à circonscrire qu'elle se demande comment s'en sortir.
L'enjeu n'est plus local, n'est plus Républicain, n'est plus le fait d'un homme ou d'une femme , il est planétaire.
Proposer des remèdes dans ces conditions relève d'une nouvelle utopie certes respectable et constructive , mais combien disproportionnée aux enjeux?
A la guerre il faut répondre par une mobilisation de la totalité des énergies, les hommes y sont -ils prêts,avec quels moyens? sous la conduite de quel chef?sur quelles nouvelles valeurs autre que l'instinct de survie ,les hommes vont-ils se fédérer?
Questions sans réponses tant est forte la menace.
Publicité

Publié dans Découpage électoral

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article