Municipales 2008 : le calendrier de la subordination
| Les élections municipales de 2008 seront masquées encore plusieurs mois par les élections présidentielles et législatives. Le calendrier des élections locales est manipulé pour des raisons de politique nationale. Les raisons de la gestion publique locale sont ignorées du public et méprisées du tandem médias-politiques.
Les municipales auront donc lieu au printemps 2008. Et contrairement, aux apparences, le vrai problème n’était pas la succession de ces quatre élections en 2007, mais de cinq. Cela a donné lieu à une belle bagarre menée par les socialistes. La cinquième, ce sont les sénatoriales, et il n’était pas question à gauche de faire des sénatoriales avant le renouvellement des grands électeurs consécutif aux cantonales et surtout aux municipales. Le compromis a pris la forme de deux lois, la première loi organique 2005-1562 a pour objet de repousser les sénatoriales à septembre 2008, et la seconde, la loi 2005-1563, repousse d’un an le terme normal de l’élection des élus municipaux et de la moitié des conseillers généraux. Néanmoins, ce calendrier reste incertain parce que le candidat Sarkozy a clairement annoncé que, s’il était élu, les élections municipales et cantonales seraient avancées à septembre 2007. L’ancien premier ministre Raffarin était hostile à cette succession trop rapprochée des élections nationales et des municipales parce que cela risque d’entraîner une alternance à tous les échelons de la représentation politique, ruinant ainsi tous les effets modérateurs traditionnels des différents niveaux d’administration. Nicolas Sarkozy semble préoccupé au contraire d’avoir une situation dégagée des rendez-vous électoraux le plus vite possible pour conduire sa politique. La contrainte budgétaire devrait induire le calendrier électoral On observera que tout cela répond à des préoccupations politiques nationales et que, malgré de nombreux discours en faveur de la décentralisation, le calendrier politique des décideurs locaux et des collectivités territoriales ne préoccupe pas véritablement le législateur. Et, pourtant, septembre ou mars, cela ne saurait être neutre sur la gestion des collectivités publiques locales. En effet, l’immense majorité des communes votent leur budget à la fin du mois de mars, parce que les montants des dotations versées par l’État et les données fiscales ne leur sont transmises qu’au début du mois de mars. Il est tout à fait absurde de voter un budget quand on ne sait pas qui va l’exécuter. Les communes ont le choix entre deux mauvaises solutions : voter un budget minimaliste appelé à être complété significativement après l’élection, ou ne pas voter de budget et, dans ce cas, si une nouvelle majorité arrive par les urnes elle doit voter un budget dans la précipitation et généralement sans aucune maîtrise réelle de sa décision financière. Il est donc incontestablement préférable de procéder aux élections municipales en automne. Mais même celui qui défend cette position n’est en rien motivé par des raisons de gestion publique locale. Il est vraiment temps que les électeurs et leurs représentants locaux portent un peu plus la décentralisation. |
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| par Céline Ertalif | ||
| lundi 25 septembre 2006 | Envoyer l'article | |
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| > Municipales 2008 : le calendrier de la subordination par La Taverne des Poètes (IP:xxx.x34.117.178) le 25 septembre 2006 à 11H58 Je suis d’accord avec vous: le principe constitutionnel de libre administration des collectivités locales devrait empêcher que l’on change l’échéance électorale locale pour des raisons de calculs de la classe politique nationale. Mais surtout je trouve choquant que dans une démocratie, on prolonge d’un an les mandats de nos élus sans consulter le peuple, ce qui fait une année de pouvoir sans légimité. http://citoyensajc.unblog.fr/ Réagir à l'article | Réagir au commentaire | Signaler un abus > Municipales 2008 : le calendrier de la subordination (IP:xxx.x5.32.52) le 25 septembre 2006 à 12H04 Ne pas modifier le calendrier electoral aurait posé un autre grave problème à nos chers politiques: Mener de front 2 campagne à la fois. Beaucoup de députés exercent aussi un mandat local. Il est plus facile pour eux de défendre un mandat, puis l’autre. Pour moi, c’est ici la principale motivation du report des elections. A quand le mandat unique pour les députés? Réagir à l'article | Réagir au commentaire | Signaler un abus > Municipales 2008 : le calendrier de la subordination par Vincent (IP:xxx.x35.52.252) le 25 septembre 2006 à 12H07 La prolongation d’un an est une version officielle maintenant Sarko l’a dit et les socialistes le feront aussi, s’ils sont élus, ils avanceront les élections municipales à l’automne de façon à avoir des majorités certaine, les parti gagnant surfera sur sa victoire des présidentielle et des législatives. En effet ils ne seront au pouvoir que depuis quelques mois et n’auront pas eu encore le temps de faire des conneries, ou nous ne le saurons pas encore. Donc ce calendrier sera avancé, c’est une quasi certitude. Réagir à l'article | Réagir au commentaire | Signaler un abus > Municipales 2008 : le calendrier de la subordination par Voltaire (IP:xxx.x24.192.14) le 25 septembre 2006 à 12H55 Le calendrier de ces élections municipales est un vrai casse-tête! D’un côté, il était normal de différer ces élections en raison du calendrier déjà chargé de 2007 (difficile de faire une campagne municipale en plein milieu de la campagne présidentielle...), de l’autre, il aurait aussi été politiquement injuste de voir les sénateurs réélus par les mêmes grands électeurs (majoritairement conseillers municipaux) qu’à l’élection précédent, d’où ce décalage vers 2008. Mais bien sûr cela rajoute un an de mandat à des élus sans véritable légitimité citoyenne. L’UMP et le PS souhaitent maintenant ramener ces élections à l’automne 2007, pour des raisons électoralistes (en espérant profiter de la vague bleue ou rose qui suivra l’élection du prochain président), mais cela entraînerait un immense avantage pour les élus sortants (bien difficile de faire campagne entre juin et septembre pour les oppositions...). La moins mauvaise solution me semble donc de conserver ces élections en 2008, mais comme vous l’avez décrit, cela pose le problème d’une vraie décentralisation: tant que les budgets locaux seront dépendants des subventions de l’état, le problème ne sera pas résolu; il est temps d’assurer une véritable autonomie de gestion (et donc de recettes) aux collectivités locales. Réagir à l'article | Réagir au commentaire | Signaler un abus > Municipales 2008 : le calendrier de la subordination par Marcel Patoulatchi (IP:xxx.x38.167.159) le 25 septembre 2006 à 13H44 Je vois mal le lien entre le «décentralisation» et le calendrier des élections. http://riesling.free.fr Réagir à l'article | Réagir au commentaire | Signaler un abus > Municipales 2008 : le calendrier de la subordination (IP:xxx.x28.162.15) le 25 septembre 2006 à 14H27 Je trouve INADMISSIBLE que des hommes politiques allongent leur durée de mandat, même si cela est décidé de façon indirecte. On les a élu pour 5 ans, pas pour 6. C’est un déni de démocratie. Am. Réagir à l'article | Réagir au commentaire | Signaler un abus
> Municipales 2008 : le calendrier de la subordination par gem (IP:xxx.x55.117.250) le 25 septembre 2006 à 15H43 1) je ne vois pas bien qui ça dérange de voter 5, 10 ou même 50 fois dans l’année. Quitte à modifier les conditions de vote dans un autre bureau que celui de rattachement, pour ne pas bloquer tous le monde tous le temps près de chez soi... 2) On peut aussi déconnecter l’élection et la prise de fonction: il peut parfaitement s’écouler plusieurs mois entre les deux, moyennant quelques précautions. Ainsi, on pourrait avancer la présidentielle à Noël et les législative à février 3) enfin, on peut parfaitement se passer des "élections générales" et échelonner les élections dans le temps, au lieu de les regrouper! Enfin, si on me demandait mon avis, je dirais que le mieux c’est de faire les élections en commançant par la moins importante, et non pas la plus importante! Donc dans l’ordre: cantolnale, régionale, municipale, législative, européenne et enfin présidentielle. Réagir à l'article | Réagir au commentaire | Signaler un abus > Municipales 2008 : le calendrier de la subordination par La Taverne des Poètes (IP:xxx.x86.241.218) le 25 septembre 2006 à 23H01 On ne peut pas tolérer, sur le plan démocratique, que les élus s’accordent un an de mandat supplémentaire. Encore, s’il y avait des raisons tenant à un cas de force majeure (guerre ou autre)! Mais non! Simple arrangement personnel, pour leur confort. Seul l’écourtement du mandat est possible par exemple par dissolution de l’Assemblée nationale. (Je rappelle que l’on ne peut pas dissoudre le Sénat) Laissez faire cela, laissez les députés s’auto amnistier comme ils l’ont fait déjà, laissez votre mémoire oublier des atteintes graves, laissez encore plein d’autres choses, et il ne sera pas même question d’envisager un début de démocratie participative, vu que vous ne vous sentez déjà pas concernés par la démocratie représentative actuelle. http://citoyensajc.unblog.fr/Réagir à l'article | Réagir au commentaire | Signaler un abus
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Le Parlement a modifié le calendrier électoral parce qu’il apparaissait impossible de cumuler au printemps 2007 présidentielles, législatives, municipales et cantonales. Le mariage des élections locales municipales et cantonales est devenu la norme : municipales et cantonales en 2001, régionales et cantonales en 2004. Mais on ne mélange jamais élections nationales et locales, à croire qu’il y a les torchons et les serviettes dans notre « République décentralisée ».



